17/07/2014

Recherche le CD des chants notés pour l'assemblée

Chants notés.jpgCe CD comprenant des accompagnements simples existe depuis quelques années. Et au moment où je décide de me procurer cette édition annoncée depuis plus de 15 ans il m'aura fallu ramer deux heures sur Internet pour apprendre en fin de compte qu'il est épuisé chez l'éditeur, en l’occurrence Bayard. Cela n'empêche par un site dédié à la liturgie catholique de continuer à publier un bon de commande. Quant aux procure locales, elle ne savent même pas que l'article a existé.

Puisque l'éditeur n'est pas foutu de le rééditer (peut-être que ça ne rapportait pas assez de fric et qu'il ne pouvait pas se "gaver" comme il le fait avec des tas d'éditions papier de "musiques" plus ou moins ineptes, je prie ceux qui posséderaient cet "oiseau rare" de bien vouloir m'en faire une copie ou de s'activer pour en emprunter un exemplaire dans leur entourage.

Un grand merci d'avance, je compte en effet reprendre du service et je n'ai pas envie de passer du temps à devoir écrire mes accompagnements car bien évidemment au lieu de donner une basse chiffrée selon les principes anciens les plus rationnels, on ne nous fourgue des accompagnements plus ou moins pianistiques et très mal foutus ou des chiffrage pour ces maudites guitares dont je n'ai rien à cirer ! A ce propos j'attends toujours que l'on m'indique les moyens rationnels de trouver une basse cohérente d'après ce genre de système. Soit dit en passant, j'ai cherché dans les traiter anciens un semblant de méthode pour, à partir d'un chant, trouver une basse et bien force et de constater que ça n'existe pas!

Organ Builder, un nouvel logiciel de création d'ODF pour "Grand Orgue"

OrganBuilder.pngL'auteur de ce logiciel  (Vincent Forman) vient de m'annoncer la parution de la version 1.00 avec fichier d'aide :

Ça y est, j'ai mis en ligne une première version:  http://mydisk.com/forman/webpage/OrganBuilder.html Il y a un fichier d'aide, le programme est traduit en français et en anglais, avec une version portable et une version installable.

Je ne l'ai pas essayé encore mais il m'a paru très clair.

Fausse manoeuvre...

Ayant entrepris d'alléger ce blog de notes devenues redondantes sur Hauptwerk IV et les banques de sons, il se trouve qu'à la suite d'allers et retours entre le texte de chaque note et les index (listes) chronologiques desdites notes, certaines d'entre elles se sont retrouvées cochées involontairement par erreur en plus de celles qui étaient réellement candidates à la suppression de sorte qu'elles ont disparu dans la foulée.

De la malfaisance des informaticiens 

Une fois de plus, on se trouve piégé à son insu par l'incompétence des informaticiens et la malfaisance qui en résulte. S'il ne tenait qu'à moi, je ferai un hécatombe de cette sale race car, à de rarissimes exceptions près, ils ont l'arrogance de se croire géniaux quoique n'étant que rarement capables de produire une parfaite ergonomie. Et il n'est que de voir à quoi ressemble l'espèce d'usine à gaz baptisée Hauptwerk IV pour le constater...

Je ne vous parle pas de cette saloperie immonde qu'est le code html : vous vous retrouvez avec des différences de taille de caractère sans savoir pourquoi et il faut corriger à la main dans ce fatras qu'est ce code au risque de se crever les yeux !

Mise à jour de la page sur l'organiste de Nay

J'en profite pour signaler que j'ai mise à jour la note sur l'organiste de Nay. Là encore, on découvrira que le personnage était loin d'être intéressant car en ce qui concerne son litige avec son curé, il s'avère que les torts étaient assez largement partagés. Mais il y a bien un problème récurrent entre les organistes et leurs employeurs et je me suis efforcé d'en donner une analyse aussi objective que possible en ne citant pas de noms.

Sauvegarde imparfaite

Par chance j'avais une page encore ouverte avec les dernières notes parues et je l'ai sauvegardée. Je n'en ai pu reconstituer a peu près correctement qu'une partie. D'autre notes referons surface plus tard, pour l'instant je sature. Ecrire des articles et les corriger avec des outils aussi mal ficelés cela devient une souffrance surtout avec les connexions de plus en plus pourries de Free ! Un coup le téléphone marche mais pas Internet ou c'est Internet et pas le téléphone, enfin il arrive des moments où ça déconne complètement. Nous vivons dans une société de l'escroquerie permanente. Enfin on ne va pas me dire que c'est moi qui suis incompétent : je pratique l'informatique depuis 30 ans et j'ai tenu pendant 7 ans un service au sein d'une université alors je connais le métier !

La dernière razzia de Sonus Paradisi

logo.jpgCette synthèse annule et remplace les notes précédentes devenues redondantes.

Il manque manifestement une figure de rapace pour couronner le logo de cette société.

Lorsque j'ai découvert le pillage de St Omer j'ignorais qu'il s'était agi d'un simple hors d’œuvres. Je suis allé de découvertes en découvertes si tant est que quelque chose puisse encore me surprendre. Mon tempérament consistant à régler les choses sur l'heure, je n'ai pas eu la patience d'entreprendre une enquête minutieuse de tout noter et d'attendre de pouvoir faire une synthèse car il m'a fallu du temps pour découvrir qu'on est en face d'une véritable razzia. Il en résulte des longueurs, le moment est venu de résumer sinon les lecteurs risques de se lasser.

13 décembre 2013 : L'orgue monumental de St Omer est accordé pour la Noël. J'apprendrai plus tard qu'une demande de numérisation avait été adressée à l'association qui régit les concerts autour de cet orgue, que le président s'étant déclaré incompétent trois ans plus tôt avait renvoyé la demande à la Mairie, la ville étant propriétaire de l'instrument s'agissant d'une cathédrale qui n'est plus en fonction.

15 décembre 2013 : j'apprends par Laurent Chalaux qu'un projet de numérisation a été concocté par lui, son compère Frédéric Munoz avec la bénédiction de Formentelli qui vise St Pons de Thommières, un autre Micot et St Guilhem du Désert. On m'annonce que l'on exigera des "compensations". Lesquelles ? Mystère!  En fait il allait s'agir de "compensations personnelles" ou si vous préférez de "commissions en nature" (licences gratuites, matériel informatique, que sais-je ?).

Ce que j'ignorais ce 15 décembre et que j'allais découvrir en juin de l'année suivante, c'est qu'à cette date St Omer était probablement en cours de captage. Pour éviter d'avoir à payer l'accord et de manière à n'alerter ni le facteur ni le technicien conseil, Sonus s'est débrouillé pour profiter du contrat d'entretien. Tout colle, il fallait bien 5 à 6 mois pour confectionner la banque.

Question : Est-ce que MM. Munoz et Chalaux ignorait ce qui était en train de se faire à St Omer ? J'en doute sérieusement. Tout indique qu'il existait un plan bien arrêté et que tout a marché comme sur des roulettes. Sauf que Chalaux a vendu la mèche et que j'ai fait du tintouin dans le blog. Réalisant qu'il aurait mieux fait de se taire, Mister Chalaux a rompu des relations épisodiques qui durent depuis 2007. Je me suis illusionné en pensant que vu le tapage que j'avais fait on allait quand même prendre des précautions et exiger un minimum de retours en faveur des organistes et étudiants français. Notez que j'avais alerté le Maire de St Guilhem. J'ai proposé un scénario avec des conditions d'usage. On s'est foutu de ma g.... en faisant semblant d'y adhérer plus ou moins mais tout était déjà programmé.

Arrive juin 2014, tout le monde découvre le pillage de St Omer, le titulaire et ses collègues sont écœurés lorsqu'ils apprennent de ma bouche qu'ils ont été trompé et que l'opération est à sens unique. La Mairie n'a rien vu venir. L'autorisation a été donnée mais existe t-il un contrat avec contrepartie. Les élus ont changé : se mobiliseront-ils pour retrouver le dossier ? L'avenir nous le dira. J'annonce qu'une fois de plus la France a perdu une bataille contre des parasites comme on en fait tant dans les pays de l'Est mais on a bien du rire en pensant à ce que je n'allais pas tarder à découvrir.

Un moment plus tard, je téléphone à Roland Galtier le technicien conseil. C'est toujours un peu délicat quand on est un simple particulier même si l'on est connu comme étant l'auteur d'un ouvrage que tous les spécialistes de l'orgue à commencer par les facteurs connaissent. C'est alors que j'apprends que l'orgue de St Pons de Thommières a été numérisé dans le dos du technicien conseil en charge de l'instrument. On a fait appel à un certain Berger qui n'a pas le droit de toucher à l'instrument pour l'accord. Je passe sur les risques pour l'instrument, cet intervenant s'est-il borné accorder seulement les anches ? A t-il réaccordé jeu par jeu les fonds et le plein jeu, ce qui ne se fait pas car un plein jeu ou une cymbale accordé sans les fonds va sonner différemment avec, c'est question de baisse de pression.

J'apprends alors que Chalaux a fait carrière comme organiste à Notre Dame des Tables, un centre marial, que lors de la fermeture de l'église pour raison de sécurité (des travaux étaient en cours), le sacristain avec la complicité du curé de l'époque a pillé l'église. Le Recteur, le Père Michel Bertès m'a confirmé qu'un inventaire de 7 pages a été dressé à l'initiative de la municipalité. Des calices en or de toute beauté, la lustrerie, des ornements sacerdotaux, des tableaux, retables ont disparu. 

Le curé en question aurait été simplement déplacé, j'avais cru comprendre que quelqu'un, le sacristain, aurait fait de la taule mais cela ne m'a pas été confirmé. En revanche j'ai appris que le moteur de la soufflerie de l'orgue de Notre Dame étant poussif, Chalaux qui avait été organiste à Sète aurait piqué le moteur neuf qui se trouvait à son ancien poste pour le remonter à Montpellier. C'est une des malversations qui ayant suscité un conflit entre les deux Maires concernés à déterminé la municipalité de Montpellier et l'évêque, Mgr Thomazeau, à obtenir l'exclusion de Chalaux. Et c'est donc le Père Bertès devenu recteur qui a signifié, sur ordre, à l'ex titulaire, de décamper. Il s'en est suivi une procédure au terme de laquelle Chalaux n'a pas obtenu gain de cause. Il prétendait qu'on était en train de lui enlever son gagne pain mais il a été pris à son propre piège : quoique donnant des leçons en veux tu en voilà, il n'avait rien déclaré au Fisc...

Je passe sur les lettres anonymes d'insultes, une histoire de bénédiction d'un autre orgue, l'officiant ayant menacé de ne pas bénir l'instrument si c'est Chalaux qui devait l'occuper... 

On m'informe que les travaux de restauration ordonnancé par le trio sur l'orgue sont contestables qu'un tiers de l'instrument est devenu muet. Et aujourd'hui j'apprends sous la plume de Chalaux en personne que le sacristain aurait été un élève du dernier Puget et donc facteur à ses heures. Il y avait bien un atelier de facture à la tribune et des interventions plus ou moins orthodoxe d'un certain Bancells lui sont reprochées.

Je me demandais alors comment Chalaux avait pu financer les travaux qu'ils se vantait en 2012, dans une vidéo publié par Munoz d'avoir mené à bien sans subventions et je crois deviner l'explication. Le produit de la vente des objets volés dans le sanctuaire (et je rappelle que la liste fait 7 pages !) pourrait bien avoir servi pour partie à une pseudo restauration... Enfin qu'importe...

Le sacristain que Chalaux m'a présenté comme un ange incarné est mort peu après que Chalaux se soit fait jeter par le nouveau curé lors de la réouverture du sanctuaire. J'ai du mal comprendre l'histoire de la "taule". Personne ne semble avoir été incarcéré alors j'avais pensé que c'est le remords qui avait tué le sacristain. Et bien pas du tout ! Il s'agissait d'un ivrogne invétéré qui est décédé d'une cirrhose du foie. On a retrouvé un tas de cadavres (bouteilles de Champagne vides) dans le clocher du sanctuaire. La fine équipe fêtait le 14 juillet avec forces libations sur une terrasse de l'édifice !

Pour en finir avec Chalaux, après son éviction il s'est recasé à l'abbaye de Sylvacane mais le Père Gouzes en a eu vite assez et a du se débarrasser du personnage à son tour. 

Je ne savais rien sur Frédéric Munoz. Etant très intuitif ce que j'ai vu de ce personnage m'avait laissé une assez mauvaise impression par son excès d'aisance. J'avais discerné dans son visage une certaine dureté. Il n'a visiblement peur de rien. Cependant on me l'a décrit comme étant un pur "affectif" et à supposer qu'il ait tendance à planer au dessus des contingences, ce qui m'étonnerait de la part d'un pharmacien, mes interventions en décembre dernier, aurait du l'inciter à la plus élémentaire prudence. Et à présent que j'ai découvert son site (http://www.fredericmunoz.org/) je peux mettre des faits derrière l'espèce de répulsion diffuse qu'il m'inspirait. Il aura du reste fallu tout cette histoire pour que je me décide à chercher son curriculum. Je n'ai plus de contacts réguliers avec les milieux baroques depuis que j'ai fermé mon atelier de clavecin.

Né dans une famille de pharmaciens d'origine espagnole doublé de musiciens, il a bénéficié des conditions les plus favorables pour dès son plus jeune âge étudier la musique et l'orgue particulièrement dans conditions idéales disposant de très confortables moyens financiers pour voyager et se produire aux 4 coins de l'Europe. Si ce n'est pas un crime de disposer d'une fortune et d'avoir été une sorte de "golden boy", c'est un délit d’aliéner des biens publics en vue d'en tirer un avantage strictement personnel et il lui faudra sans doute un jour rendre des comptes, ou à défaut la justice immanente pourrait le conduire au bord de la fameuse roche tarpéienne... 

Mais c'est, pour la musique baroque, un bon organiste et je l'avais pris pour un "pro". Il m'a fallu apprendre qu'il a des intérêts dans ce qui serait la plus grosse pharmacie de Montpellier pour prendre la mesure des moyens dont dispose ce personnage. Ses disques il les a enregistrés à compte d'auteur et il a ce genre de personnage impressionne et n'a sûrement pas eu besoin de graisser des pattes pour convaincre des journalistes et des critiques de lui faire la réclame.

Il s'agit donc pour résumé d'un notable bourré de fric. Cela ne l'empêche pas d'exiger de se faire payer par les religieuses qui ont la main sur l'église contenant l'orgue de Saint Guilhem et comme il semble vendre ses services assez chers, elles ont du renoncer à la musique pendant les dimanches de l'hiver. Ainsi, non content d'avoir la jouissance d'un orgue prestigieux, il lui faut encore se faire rémunérer plus ou moins grassement. Et j'apprends qu'il cumule plusieurs poste puisqu'il est en même temps organiste du Temple d'Alès un orgue d'esthétique saxonne qui a fait partie du lot et ceci près que s'agissant d'un orgue qui est une propriété privée, nous n'avons rien à dire à ce sujet. J'ai pris contact avec le responsable pour savoir si une diffusion gratuite a été prévue en faveur des organistique. A supposer que ce soit le cas, cela ne changerait rien à celui des orgues classés qui sont propriété collective de tous les citoyens français. 

J'ai téléphoné au Maire de Saint Guilhem qui m'a confirmé n'avoir donné qu'un accord verbal qu'il est prêt à matérialiser par écrit. Or il n'a rien contrôlé du tout et il n'y a pas de contrat et donc aucune close de retour à propos de la numérisation. J'ai donc averti ce M. qu'il risquait d'être poursuivi pour faux et usage de faux en écritures publiques et/ou complicité d'abus de bien public. Vu l’âpreté de Munoz au gain, il est clair qu'il n'a pas combiné la razzia que je dénonce de façon purement gratuite...

Pour éviter que ce Maire ne soit tenté de commettre une erreur qui m'obligerait à le faire convoquer devant le Tribunal Administratif pour commencer, j'ai pris langue avec la Présidente de l'association des Amis de Saint Guilhem afin de l'inciter à prendre conscience de la gravité de la situation en pesant de toutes ses forces pour que l'on décide de remédier et je dirai comment plus loin. 

Comment ai-je appris que St Guilhem avait été mis en boîte puisque c'est votre serviteur qui en a informé M. Galtier ? Ce détail je l'ai appris en appelant Michel Ribault à Saint Pons qui m'a révélé qu'un "pack" avait été fait, les trois orgues avaient été capturés entre deux tours des dernières élections municipales donc avant le 30 mars et sans la moindre formalité. Ensuite j'apprends que pour pouvoir engagé Formentelli à Saint Guilhem, Munoz aurait manoeuvré en écartant Galtier parce qu'il aurait imposé le respect de la loi en lançant un appel d'offre. On parle d'une inspection de la Drac. Munoz aurait choisi Decavele (alias Louis XIV) parce qu'en raison de son âge et de ses deux AVC, il aurait été plus malléable. 

La situation me semble assez limpide. Chalaux est à présent "archi grillé", il y a longtemps que j'aurais du le savoir. Il nie être partie prenante dans l'histoire et n'avoir eu qu'une "idée" mais ses propres écrits disent le contraire. Il se dit très malade (myasthénie) ayant frôlé la mort. Malade ou pas malade, même si c'est de l'histoire ancienne et que les faits sont probablement prescrits, il est cependant nécessaire que le milieu organistique sache quel genre de phénomène on peut y rencontrer afin que l'on se décide enfin à faire les choses dans les règles.

Chalaux tire le diable par la queue et un de ses moyens d'existence consiste à emprunter des banques de son à un avocat amateur d'orgue et à revendre des copies en les proposant à moitié prix. S'il est concevable de s'échanger entre particuliers désargentés ce genre de chose dans la mesure où toutes ces numérisations ont toujours été faites à l'insu des propriétaires, des facteurs, des techniciens conseils et des DRAC, un tel commerce dépasse les bornes et Chalaux en collaborant aux manigances de Munoz s'est une fois de plus, tiré une balle dans le pied !  

Il reste donc à "solutionner" le cas de Munoz qui est devenu un personnage terriblement malfaisant puisqu'il est bien responsable d'un truandage qui fait que trois beaux instruments de notre patrimoine ont été vendus par lui à un parasite tchèque sans qu'il n'en résulte la moindre contrepartie pour la communauté organistique. Le cas de St Omer est un peu différent mais s'il existerait un contrat on ignore ce qu'il contient, et de toutes façons, il est donc révisable car il y a eu tromperie puisque l'on a argué d'un avantage pédagogique.

Je ne peux pas croire que Munoz ait agi de façon désintéressée puisque je dispose d'aveux de la part de Chalaux qui mentionne des "contreparties" et j'ai fini par comprendre qu'elles n'ont jamais concerné que le trio. Mais en y réfléchissant bien il est possible que Chalaux, en m'informant du projet, ait signé là sa disgrâce auprès de Munoz en vendant la mèche à un personnage connu pour être un empêcheur de tourner en rond. Il n'est donc pas sûr qu'au final mon informateur aura retiré un bénéfice de toute cette combinaison maffieuse.

Comment rattraper la mayonnaise ?

Mettons les choses au net. Les Maires ont au mieux donné un accord verbal mais n'ont pas pris la précaution de faire signer un contrat comportant des contreparties. En fait l'accord est inexistant. Si Machetel le Maire de Saint Guilhem tient sa promesse de confirmer l'accord verbal par écrit au bénéfice de Munoz, étant informé de l'aliénation, il s'en rendrait complice s'exposant ainsi à deux chefs d'accusation, d'une part un faux en écriture et complicité de ladite aliénation et cela peut aller très loin d'autant plus que la première étape peut se dérouler devant le Tribunal Administratif qui cassera forcément l'acte administratif. Ensuite on peut aller au pénal.

Normalement l'organiste devrait être limogé et en tout état de cause au moins blâmé publiquement. Le problème est qu'il est un acteur important de l'animation organistique du secteur. Je comprends fort bien qu'on ne veuille pas s'en passer. Mais alors dans ce cas, il faut que Munoz et les Maires se gendarment pour exiger la mise à disposition d'une banque basique de qualité téléchargeable gratuitement en échange de la permission de commercialiser des banques sophistiquées.

Pour ce faire il faut que les ayant droit signifient à Zureck une interdiction de commercialisation des banques non parues et obtiennent un engagement aux conditions indiquées, à défaut de quoi il faudra requérir un jugement pour vol de l'image sonore de l'orgue et faire cueillir la fine équipe de Zureck à la frontière lors d'un prochain transport en France, en lançant un mandat d'arrêt. Il est difficile bien sûr d'obtenir un mandat international mais la publicité du jugement suffira à décourager toute récidive.

C'est le seul moyen équitable que l'on puisse trouver afin de pouvoir fermer les yeux sur la question du profit personnel tiré par ceux qui ont mené l'affaire. Si on obtient une contrepartie accessible à tous, l'éditeur a le droit de faire des cadeaux à partir du moment où l'opération est régulière.

J'ose espérer que les Maires en cause vont réaliser qu'ils ont fait une "boulette" gravissime et qu'ils ne peuvent plus laisser les organistes agir comme bon leur semble et doivent se rapprocher des techniciens conseils et des DRACs pour être conseillés correctement.  

Au point où nous en sommes, je pense qu'il serait sage d'interdire toute nouvelle numérisation d'un orgue connu pour son prestige. Il existe assez de banques des différentes esthétiques pour satisfaire tous les goûts et puisque les orgues français ont été pillés au mépris de toute espèce de code de bonne conduite, je tiens à la disposition de ceux qui en feront la demande convenablement motivée (étudiants, écoles de musique) d'une copie des banques françaises qui n'avaient pas encore été cryptées à la condition de me fournir un disque dur et de régler menus frais de copie et de port car ça prend beaucoup de temps (contrôle des CRC32 et MD5). Je ne tiens donc pas à être assailli... 

Rêve ou réalité ?

Après la reconstitution de la viole a clavier de Léonard de Vinci, instrument réel mu par commande informatique ou pure virtualité ? Étonnant et inquiétant à la fois...

Dominique Lacaud et ses banques de sons merdiques !

Oloron.jpgUn note datée du 31 janvier 2014 a fait l'objet d'une protestation de l'intéressé.

La banque jadis consacrée au Cavaillé Coll d'Oloron dont le titulaire est Jeff Ouilhon est une fumisterie. Lacaud n'a jamais mis les pieds dans cette ville et n'a donc pas pu numériser cet orgue. En plus la composition qu'il en donnait était fausse. L'intéressé prétendait avoir supprimé cette banque le 27 décembre alors qu'elle été enlevée sous la pression conjointe du titulaire et de votre serviteurs après le 31 juillet. En réalité elle n'a disparu qu'à moitié. Mon collègue vient de me signaler qu'on trouve encore un install.exe quelque part sur l'ancien site.

D'autre part il est exact que Lacaud a été soupçonné d'avoir "emprunté" des échantillons qui ne sont pas de lui mais je n'ai pas jugé utile d'enquêter sur cet aspect de la question.

Je maintiens ce que j'ai dit et je m'en tiens à l'essentiel : les banques proposées par cet auteur sont merdiques car de très mauvaises qualité. Elles sont gratuites certes mais je ne vois pas l'intérêt de multiplier ce genre de prestations qui ne sont que des reconstitutions virtuelles car les échantillons n'ont pas été réalisés sur les orgues dont il s'agit, leur provenance demeurant est inconnue. 

On peut se passer de ce genre de bricolages, il existe assez de banques de sons gratuites de qualité sans encombrer son "ordi" de ces cochonneries ! D'autre part je n'apprécie guère que le personnage ait fait intervenir un webmestre qui n'est autre que lui-même pour me menacer ! Avec moi, les tentatives d'intimidation ont plutôt tendance à produire des effets contraires à ceux qui sont recherchés. Qu'on se le dise !

11/12/2013

La "viola organistica" de Léonard de Vinci c'est incarnée...

L'instrument réalisé et présenté récemment par un pianiste polonais n'est pas à proprement parler une "première mondiale" mais cette initiative laisse augurer une relative multiplication de cet instrument.  

viola.jpgIl faut noter en effet qu'il a eu des précédents, à commencer par un exemplaire conservé au Musée instrumental de Bruxelles qui lui vient de la cathédrale de Tolède où il était resté en service assez longtemps.

Un japonais avait construit également un prototype assez fruste et limité en étendue.

L'instrument polonais ayant le mérite d'être tout à fait abouti et les instruments postérieurs à celui de Fra Raymondo Truchado daté de 1625 ne sont en fait que des sortes de copies car pour l'interprétation du manuscrit le terrain avait été passablement défriché.

Praetorius a publié l'image d'un Geigenwerk qui, la direction mise à part, n'est pas différent de l'exemplaire actuel dont on parle. Le constructeur polonais a du reste reproduit la pédale d'activation des cylindres tournants. Voir http://bachtrack.com/nov-2013-da-vinci-viola-organista

geigenwerk.jpg Leonardo3-EdoardoZanon-LeonardoDaVinci-Claviviola-Clavi-Viola-Organista-strumentiMusicali-prototipo.jpgIl existe une autre reconstitution inspirée de Léonard de Vinci :

http://it.wikipedia.org/wiki/Clavi-viola

18/05/2013

La seconde vie de mon clavecin Khlinkhamer

Clavecin.jpgJ'ai mis un terme à mes activités de facteur de clavecin en 2003 car la ville de Nice ayant repris le local commercial qu'elle m'avait alloué par un bail précaire (pour n'en rien faire, la fenêtre en a été murée bien que minue de barreaux ???) j'ai été bien aise de mettre fin aux soucis que m'avaient occasionnés cette activité particulièrement ingrate.

Cet instrument bien rodée pendant plusieurs années a bourlingué, il a même accompagné Pavarotti à la salle Garnier à Monte Carlo. Ce n'est pas ce qu'il afait de mieux, je revois toujours le personnage durant sa répétition suant le cou entouré d'une grande serviette de bain s'époumonant à chanter une aria baroque qui ne lui allait pas du tout. Cet instrument était plus à sa place avec l'ensemble de Jordi Savall, bref il a servi à de nombreux concerts de prestige et est même passé à France Musique à deux ou trois occasions.

Revenu à l'orgue mon premier instrument, j'ai donc résolu de m'en séparer après lui avoir refait une laque et des filets digne de lui car jusqu'alors sa robe était assez minable de près puisqu'il servait surtout dans des fosses d'orchestre. Les papiers flamands sont fait de simple photocopies sur une carte imitation parchemin, le tout recouvert d'un vernis à la gomme laque d'un bien meilleur effet que le papier que l'on vend fort cher...

L'instrument est arrivé à l'atelier en 1986 sous la forme d'une caisse nue, à corder. Il restait à percer le sommier, placer les registre, terminer les claviers (placage, finition, équilibrage), place les sautereaux (modifiés) et harmoniser. En fait le plus difficile car pour un ébéniste la caisse et la table ce n'est pas ce qu'il y a de plus difficile à faire quand on est bien outillé en machine. Il faut seulement savoir amincir la table et en écrouir les fibres aux endroits stratégiques. Je me souviens qu'une demi journée passé chez Alain Anselm et quelques échanges téléphonique m'ont permis d'obtenir la réponse à des questions restées en suspens. Enfin la taille des becs réclame une assez long exercise, il ne faut surtout pas les gratter.

Il a été acquis par Georgy Blagodatov claveciniste de Saint Péterbourg pour son ensemble Prattica terza. Il a voyagé au péril de sa vie dans une toute petite voiture mais est arrivé à bon port. A présent il joue sous les doigts et en compagnie des meilleurs interprêtes. Voici quelques unes de ses performances :

C'est le contrapunctus 14 de l'art de la fugue de j'inbcontournable J.S. Bach...

Vladimir Radchenko. Deux sonates pour clavecin Galuppi

Dommage qu'il ne soit pas parfaitement accordé dans l'aigu, les unissons ne sont pas parfaits,  ...

Vous trouverez les autres vidéos sur la chaîne de Dmitri Vologdin. cette chaîne est fort intéressante pour la musique baroque et on y voit du Molière en français avec la diction d'époque.

J'ai listé ci-après les liens correspondants :

Sonata Prima "La Bernabea" op. IV

И. С. Бах — Бранденбургский концерт №2

И. С. Бах — Бранденбургский концерт №3

Dommage que la prise de son soit assez mauvaise.... Et l'entourage bruyant... Comme au temps de la royauté française et l'on se souvient des affronts faits à Mozart par les dames qu'ils était censé divertir...

La suite avec la même interprête :

http://www.youtube.com/watch?v=dy_Ml87xo3k&list=UUpw_...

http://www.youtube.com/watch?v=7FDyyrmy4SQ&list=UUpw_...

Chez pas ce sont des partitas de Biber... La suite :

http://www.youtube.com/watch?v=IHj59V_logk&list=UUpw_...

http://www.youtube.com/watch?v=vV7UAIgl32U&list=UUpw_...

http://www.youtube.com/watch?v=yxWA3fGlo4s&list=UUpw_...

 

EARLYMUSIC 2009: Paolo Pandolfo & Maria Uspenskaya - J. S. Bach - Sonata

EARLYMUSIC 2009: Paolo Pandolfo & Maria Uspenskaya - M. Marais

2009 c'est l'année où il quitta le comté de Nice pour sa nouvelle patrie, je n'aurais pas pu rêver meilleure suite que cette nouvelle vie dans les plus prestigieux palais, églises et salles de concerts.

Quelques enregistrements de l'auteur de ce blog...

Mpouzon49.jpgJe n'ai pas conservé d'enregistrement de clavecin. D'une part le clavecin est un instrument très difficile à enregistrer et l'acoustique de l'atelier n'était pas le lieu idéal pour cela. Ensuite il faut dire que je ne connais rien de plus déprimant que d'enregistrer car on se trouve toujours des défauts.

A l'orgue, avec le système Hauptwerk, c'est nettement plus aisé car c'est du "direct to disk" et l'on n'a pas à se soucier des bruits parasites. J'ai des banques de clavecin, mais elles sont toujours plus décevantes que les banques de sons d'orgue qui font vraiment illusion. Les claviers d'orgues ne descendent pas assez bas ce qui limite à certaines pièces.

Enfin, on a absolument besoin du toucher mécanique d'un vrai clavecin alors que le toucher des bons claviers midi n'est pas du tout gênant pour un orgue tant la plupart des orgues sont mal réglés avec beaucoup de flexion. Je ne parle pas des machines Barker des orgues romantiques, pour un claveciniste c'est l'horreur absolue...

La photo ci-dessus a été prise il y a quelques années à l'abbatiale de Mouzon.C'est un orgue de Christophe Moucherel (comme celui d'Albi et de Cintegabelle) antiérement refait par Formentelli. Je dois à la vérité de dire que venant de St Michel en Thiérache où les anches sont d'époque mon co-équipier et moi-même avons été un peu déçu par les anches un peu "mates". Cela tiendrait paraît-il à la coupure des pavillons qui ne doivent être ni trop court ni trop long... Formentelli est l'auteur d'unpseudo Dom Bedos qui a été numérisé et qui paraît excellent.

Les enregistrements ci-après sont en mp3 ça implique une perte mais il ets impossible de charger des fichiers de plus de 2 mégas sur Free. Bref, ils emmerdent !

Musique du XVIème siècle

* Cette pièce de clavecin ou pour une régale réclame impérativement la technique et les doigtés anciens du type 3-2,3-2 etc... avec un poignet haut. Elle n'est éxécutable que sur un clavier très léger avec peu d'enfoncement. Elle est interprêtée ici sur l'orgue vénitien de Callido qui comporte des jeux coupés avec la Corneta te le Tromboncini à la m.d.. On a tout intérêt à ne s'occuper que de la régularité du rythme de la m.g. en laissant courir la droite. On a évidemment tendance toujours à faire l'inverse. C'est valable pour toute musique mais surtout pour les dances.

Musique anglaise

musique italienne - Andra Antico - Frottole

Musique française : Henri Dumont

Musique française : Jacques Boyvin

Autres versions :

Musique française : Nicolas de Grigny 

Musique allemande

04/11/2009

Générateur d'ODF pour MyOrgan

mod.jpg

Voyez le nouveau site et son manuel en pdf

http://fr.hauptwerk.free.fr 

Je signale l'existence d'un logiciel permettant la génération d'ODF pour MyOrgan ou Grand Orgue. Il ne coûte que 12 Euros et se trouve sur :

http://www.themysticorgan.com/

Une fois décompressé, copier les éléments du programme dans le répertoire contenant les séries d'échantillons de la banque concernée en reproduisant une architecture de répertoire identique à celle contenant les fichiers de démo du programme.

Lancer le programme, les jeux disponibles dans la banque sont listés à gauche. Vous pouvez les disposer et les renommer à votre guise. Idem pour les tirasses et les accouplements pour lequels je vous conseille d'adopter des intitulés tels POS/GO ou REC/GO en ne suivant pas les propositions du logiciel conçu en anglais.

Je regrette seulement que l'auteur ne se soit pas borné à une trentaine de combinaisons générales en offrant des combinaisons par claviers qui à mon sens sont inutiles mais cet agencement pourrait être corrigé aisément. Vous n'êtes pas obligé de programmer dans le détail chaque combinaison car vous pourrez les modifier sous MyOrgan. En revanche si vous repassez par le logiciel pour modifier l'ODF vous perdrez cette programmation.

Ce logiciel est limité quand au nombre de boutons mais dans la mesure où il servira a améliorer les ODFS originaux de banque de petites dimensions pour lequelles l'éditeur n'a pas proposé de boutons de combinaisons, ce n'est pas gênant. A noter que ce logiciel permet d'assigner à chaque jeu un degré d'intensité variable et donc d'agir sur les équilibres. Il est donc conseillé lorsqu'on décidera de refaire un ODF d'éditer le fichier texte et de reprendre les équilibres adoptés par l'éditeur quitte à les modifier dans un second temps.

09/10/2009

Nouveaux DVDs de PDFs (ORGUE - CLAVECIN)

pdf.jpgLa crise aidant les partitions papier se vendent très mal. Raison pour laquelle j'ai décidé de publier sous forme de pdfs les archives dont nous disposons. Sont disponibles les nouveaux DVDs suivants :

1) CLAVECIN - ORGUES - Fac simile d'ouvrages gravés dont une bonne partie de l'Ecole française

2) ORGUE - HARMONIUM (nombreuses anthologies de pièces assez faciles + BATTMANN et LEFEBURE-WELY)

3) PATRIMOINE ET MEMOIRE DE L'ORGUE - Les 6 volumes sont maintenant disponibles sur CD.

En préparation :

DVD - ORGUE ROMANTIQUE

Soit des milliers de pages de musique à un prix défiant toute concurrence dont une bonne partie sont introuvables sur les sites gratuits...

Rendez-vous pour le détail du contenu sur http://musicreprints.free.fr/Boutique/

Cliquer en haut à gauche, dans le vert, sur "Collections sur DVD" et sur "Patrinoine et Mémoire de l'Orgue".

15:58 Publié dans Boutique | Lien permanent | Commentaires (0)

21/03/2009

Le logiciel Berlioz (gravure musicale) est devenu gratuit !

Berlioz_.gifLe logiciel de gravure intitulé Berlioz est téléchargeable gratuitement.

Voir http://www.berlioz.tm.fr/prix.html

Il existe en 2 versions Mac et PC, la première étant la plus évoluée. Son auteur, Dominique Montel, chercher des volontaire pour un portage de la version Mac sous Windows.

Souhaitons lui de réussir car c'est le seul logiciel au monde à avoir été conçu selon la logique d'un graveur traditionnel. Malheureusement, les "usines à gaz" que sont Finale et à présent Sibelius l'ont tué, ce qui explique que son concepteur ait jeté l'éponge. Ses déboires (Berlioz n'étant utilisé que par de rares éditeurs tels le Centre de Musique Baroque de Versailles) le caractère de l'auteur avait fini par s'en ressentir ce qui ne pouvait guère arranger les choses.

Ceci démontre une fois de plus qu'il ne suffit pas de concevoir un produit intelligent pour l'imposer car le succès d'un logiciel de traitement de texte comme de gravure dépend des possibilités d'échanges de fichiers. Cela signifie que si des millions d'imbéciles ont opté pour le logiciel le plus mal foutu, celui qui veut se mettre à la gravure se trouve obligé de suivre le mouvement sauf cas particuliers. En l'occurence seuls les éditeurs qui ont encore à leur service des graveurs en interne peuvent se permettre de déroger...

Malheureusement et en ce qui me concerne, je crains d'avoir renoncé pour toujours à la gravure car les partitions que l'on peut éditer ne se vendent plus et beaucoup sont devenues gratuites. Néanmoins, je signale la chose et ne peut qu'encourager ceux qui voudraient graver leurs partitions à opter pour Berlioz.

 

09/11/2007

L'énigme du mesurage de Louis Couperin (pièces d'orgue)

4429b8bb192869e81c4f33b78da8796c.jpgLe volume des pièces d'orgue du manuscrit Oldham poublié par l'Oiseau Lyre monégasque contient des pièces qui incitent à se gratter la tête. Pour de multiples raisons d'abord parce que ces pièces ne ressemble pas aux pièces de clavecin du même auteur. Il n'est donc pas étonnant qu'on ait élevé des doutes sur la paternité de l'une ou l'autre série en avançant la thèse qu'elles pourraient bien être de deux Couperin différents.

Il y a bien un problème car les pièces d'orgue dont on parle ne ressemblent à rien de connu. Elles sont certes assez françaises par certains côtés mais aucun autre organiste n'a écrit quelque chose qui s'en rapprocherait.

On s'est posé la question de savoir pourquoi le smesures de Couperin sont souvent inégales. Il y a deux réponses possibles: où bien il s'agit d'un barrage approximatif car on sort d'une époque qui méconnaissait les barres de mesures où ces inégalités ont une signification et l'on doit en tenir compte dans l'interprétation. Mais très franchement, je n'y crois guère car après avoir cherché et cela fait au moins 3 ans que je me pose des questions je n'ai pas trouvé de réponse certaine.

J'ai questionné une élève de Chapuis avec qui j'ai pris quelques leçons durant un été. Ca m'a énormément aidé pour les articulations et bien qu'elle ne m'ait point donné de directive magistrale, j'ai pu établir une liste de principies qui déterminent les bonnes articulations. Quant à la question posée on m'a répondu qu'il y aurait dans certains cas 2 interprétations possibles. Une lente et une rapide...

Prenons un exemple précis : la Fantaisie n° 24 p. 38. Le thème apparaît à nu sur 2 mesures contenant 4 blanches. On est donc tenté de compter à la brève (notre blanche) mais à partir de la 3ème mesure on n'a plus que 4 noires par messures et ça coïnce. Si la brève est l'unité de tactus, c'est la croche qui est inégalisée et non la double. Non seulement les barres exédentaires, dans cette perspective, gênent la lecture mais je me demande si c'est vraiment possible d'inégaliser les croches et de considérer les doubles comme purement ornementales. Ca l'est sans doute mais àa n'est pas aisé pour diverses raisons, e tparticulièrement quand des croches sont superposées à des doubles.  En revanche, si on décide de compter à la noire çà marche très bien. La seule difficulté concerne l'intonation du thème car il faut faire le rapprot entre la pulsation des petites mesure et l'énonciation (qui paraît trop lente) du thème dans les 2 mesures initiales.

Je ne sais pas comment les interprêtes ont résolu ce problème et je n'ai même pas écouté en entier la version de David Moroney car elle me barbe littéralement. Du reste j'ai appris que lorsqu'il a donné l'intégrale en concert à St Michel en Thiérache beaucoup de m'élomanes qui étaient venus de Paris sont sortis avant la fin... On doit à la vérité de dire qu'indépendemment du genre d'énigme que je viens de mentionner, et qui est réelle pour quelques pièces, cette musique est très dense et assez sombre. La rendre intéressante pour l'auditeur est réellement une performance et je connais beaucoup de profs qui se refuse à la jouer car il trouve cette musique chiante.

La plus difficile est sans doute la Fantaisie des duretés. Je la maîtrise parfaitement du point de vue technique sans le concours du pédalier (beaucoup de positions chez Louis Couperin sont très écartées et parfois impossible à toucher sans le pédalier ce qui pose le problème de savoir où il est cohérent de s'en servir...). Ce n'est point que son chromatisme en mésotonique soit choquant mais il est difficile d'arriver à la fin des 2 pages sans s'être emmerdé. On décroche très vite et en fait ce n'est pas une pièce qu'on peut jouer au pied levé n'importe quand. Il faut trouver le style juste et je ne em hasarderais pas à la jouer en concert car il est très malaisé de conserver la "tension" nécessaire jusqu'à la fin. Et si l'exécutant "décroche" même en faisant correctement les notes l'auditeur le sentira sans forcément en prendre conscience de sorte qu'il dira à la fin. Mais qu'est-ce que c'était ennuyeux ! En revanche, si on a été en accord, il dira ceci : c'est de la très belle musique mais je n'aime pas parce que c'est trop sombre pour mon goût personnel...

Pour en finir avec le genre de l'énigme de mesurage. Je propose de considérer la Fantaisie n° 27. On a 4 blanches par mesure du début à la fin. La croche est inéglisée sans nul doute. Et si on y réfléchit bien en récrivant cette pièce à raison d'une noire au lieu d'une croche par battement, on se retrouve exactement dna sle cas de figure de la fantaisie n° 24, à savoir que si l'éinégalisation des double spouvait paraître un peut "chinoise", voire artificelle, la comparaison des deux cas de figure montre que c'est probablement la solution la plus naturelle. En vérité je ne crois guère à l'existence de 36 solutions pour une même pièce et je demande à entendre la  pièce n° 24 pensée avec des croches inégales. Il est des organistes très habiles.

Si ce genre de rubrique intéresse, voici les corrections qu'il faut apporter à la rytmique des thèmes de la Fugue n° 11 p. 16. J'ai noté une faute manifeste dans le ms qui n'a pas été corrigée (seconde page, 1er système, mesure 3 ré do do ré mi au lieu de ré do ré mi fa qui n'a aucun sens...).

En fait il y a peu de chose à dire et voici le secret pou bien éxécuter cette pièce à savoir que le thème lorsqu'il apparait sous la forme ré do ré mi dans toutes ses transpositions doit être franchement inégalisé ce qui implique un subtil décalage d ela première note de cette figure par rapport aux voies qui l'enserrent.

Pour la première mesure d'introduction, le fa de fa mi fa sol est une formule dasns laquelle le premier fa n'est pas une croche mais bien une double inégalisée. Donc quand on arrive à l'entrée de Sib sol Sib la c'est le même cas de figure. Le premier Si b est doublement décalé par rapport au ré de la voix inférieure parce qu'il est une double et de plus elle est inégalisée. A dire vrai le thème tel qu'il est écrit est un non sens. Et le principe énoncé doit être appliqué à toute la pièce. C'est alors qu'elle prend un tour bien différent car telle qu'elle est écrite elle est complètement brouillée... j'aoute que la confirmation de ma thèse d'une écriture négligée se trouve dans la pièce elle-même puisque dans la suite la note initiale du thème ou de ses imitations est une double...

Je peux fournir les pages en pdf à ceux qui n'ont pas l'édition et veulent se pencher sur ces cas de figure. Il suffit de les demander...

18/06/2007

Relations avec les bibliothèques

medium_bibli.jpgLa recherche d'originaux dans les bibliothèques françaises du moins se heurte à toutes sortes d'embûches. Voici quelques cas de figure :

Bibliothèque nationale : si les choses n'ont pas changé, il faut justifier de recherches pour entrer au département de la musique donc d'appuis. Après il y a le coût des copies et les restrictions et complications traditionnelles opposées avec plus ou moins de bonne foi . A noter que j'ai signalé à sa direction un cas d'abus de numérisation présente sur Gallica et j'attends toujours un simple accusé de réception. J'ai téléphoné un jour vers 16 heures 30 avant d'envoyer un mail. La standardiste n'a même pas pu me passer le service juridique. Elle a pédalé dans la choucroute. Finalement on m'a passé le dépôt légal qui s'est surtout préoccupé de savoir si j'ai bien déposé mes éditions. or je connais bien ma législation et on n'est pas tenu à un dépôt quand on tire à la demande et qu'on n'a aucun stock. Dont je déposerai sous le régime du "don" et selon mon bon plaisir car je considère la plupart des bibliothèque de France comme de véritables cimetières. Certes les sépultures sont soignées et les reliques bien entretenus mais leur aura spirituelle ne risquent pas d'atteindre et de convertir les foules. Dans ces conditions... Pour ce qu'il en est du coup de fil, j'ai fini par toucher un magazinier très sympathique qui faisait des heures supplémentaires non payées (et non défiscalisées). Il ne devait plus être très jeune car il m'a indiqué tous les contacts utiles avec leur numéros directs. Mais je n'ai pas insisté. A quoi bon ! 

Fonds musicaux squattés occultement par des particuliers ou institutions : ce cas est celui d'une célèbre bibliothèque provençale fondée par un évêque. La partie du fonds qui nous intéresse n'a pas été inventoriée, du moins officiellement. Il existe un fichier manuel auquel les visiteurs n'ont pas accès. Les tentatives menées par une association officielle afin d'en publier le catalogue semblent s'être heurtées à un mur bien qu'elle se soit entourée des conseils d'un avocat.  Il fut une époque où l'on pouvait consulter librement tel manuscrit de Bach entre des écoliers lisant des Tintins. Mais cette heureuse époque est révolue. Deux conservateurs ont suivi. Une vielle demoiselle avec qui j'ai eu d'excellents rapports parce qu'à l'époque je ne m'intéressais pas encore à certains domaines réservés. deux musicologues locaux s'étaient arrangés avec elle pour avoir l'exclusivité d'une partie du fonds et il n'en est pas sorti grand chose car le reprinter qui s'était arrogé l'exploitation sans partage du fonds lyrique n'a pas tenu ses promesses à l'égard des souscripteurs. En fait la situation est bloquée il ne paraîtra rien de nouveau de ce côté car le principal acteur de la firme se trouve 6 pieds sous terre et sa veuve et sa fille vivent confortablement du catalogue existant. Un nouveau conservateur est en place mais d'après certaines rumeurs qui sont à confirmer la gestion du fonds en question aurait été délégué à une association de droit privé quasi parisienne. Donc on en est toujours au même point et une lettre recommandé posant diverses questions est demeurée sans réponse. Fort heureusement par le passé plusieurs collègues ont pu photocopier de nombreux ouvrages ce qui pour l'instant me dispense de déclencher une offensive judicaire en bonne et due forme. J'ajoute que l'évolution d ela jurisprudence sur l'article 544, si elle a des inconvénients fait bien mon affaire puisqu'elle va permettre d'exploiter l'image d'ouvrages appartenant à des fonds publics sans que le propriétaire de l'original ne puisse invoquer un trouble. Bien au contraire ces fonds sont dans l'incapacité de faire servir leurs richesses au bien commun ! Dans ces conditions il faut s'attendre un jour ou l'autre à quelques surprises...

Fonds musicaux difficilement accessibles fautes de crédit de fonctionnement : Un cas typique est celui de la Bibliothèque humaniste de Sélestat qui détient le fonds Voegli. Le peu de personnel disponible est occupé par l'accueil. Le répertorisation informatique du catalogue manuel est en rade. On y affecte de temps en temps un stagiaire et ça n'avance pas. Résultat il faut aller sur place pour connaitre la composition du fonds. Heureusement, c'est l'un des rares endroits où l'on consent à faire encore des photocopies. J'ai proposé en échange de photocopie de la partie "partitions de claviers" de créer le fichier. J'attends...

Refus de photocopies, imposition de photos numériques et droits exhorbitants : La tendance est à proposer en lieu et place des photocopies des photos numériques. Cela évite le risque d'abimer le document. C'est plus rapide et ça coûte sensiblement moins cher. Mais voilà ! Il y a un hic insurmontable !! Les appareils numériques ne font pas de clichés au trait mais uniquement de la couleur qu'on peut réduire à des niveaux de gris d'où impossibilité d'éliminer le fond d'où comme conséquence mauvaise lisibilité et consommation excessive de toner à l'impression !!! Mais ce n'est pas tout, la profondeur de champ est très limitée. Soit les parties situées sur les bosses du papier sont nettes et les parties en creux floues, soit l'inverse. En plus on photographie au flash frontal et le résultat est une surexposition centrale avec des bords de pages plus sombres. Par dessus le marché dès qu'il est quesiton de reproduction on prétend imposer un droit de 30 euros par page reproduite ! Soit beaucoup plus que la BN qui facture 41 euros avec réduction de 90% en dessous d'un certain tirage. Un cas typique à cet égard est celui de la BM de Saint Brieuc qui détient des oeuvres de Charles Collin. L'un des conservateurs est parfaitement conscient de ce que j'avance et s'il ne tenait qu'à lui il me ferait mes photocopies car il a reçu l'assurance de disposer de plusieurs exemplaires de reprints. Mais vil a au dessus de lui, c'est-à-dire au sein de l'administration municipale je ne sais quel technocrate routinier et rigide qui s'imagine sans doute être un fonctionnaire de l'ancienne administration soviétique imbu de planification aveugle... Sans doute faudra t-il dégoter le nom de cet ..... et lui rentrer dans le lard pour l'amener à la raison. Pour l'instant j'ai trouvé de bonne raisons de n'en rien faire car j'ai pu trouver par mes propres moyens les deux ouvrages du compositeurs qui m'intéressent mais un jour qui ne sera pas fait comme un autre je risque de piquer une Sainte Colère et ce jour là ça fera mal et même très très mal ! ceci est donc un avertissement sans frais !

Il y a sans doute d'autres cas typiques et je compléterai cette note à l'occasion. En attendant j'invite tous ceux qui éprouvent des difficultés d'accès à certains fonds à se rapprocher de votre serviteur et je leur fournirai le cas échéant la méthode et les arguments pour faire sauter les blocages. Malheureusement, De Gaulle n'avait pas tort en affirmant que les français sont des veaux et ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir le savent mieux que personne. Mais il arrive que les veaux se transforment en taureaux furieux et quand ça charge ces bêtes là, ça peut faire des dégâts.

 

17/06/2007

Propriété intellectuelle - actualisation

medium_justice_1_.2.jpgL'article consacré aux questions de droit de propriété intellectuelle en relation avec la musique et spécialement l'édition musicale est dans sa forme quasiment définitive. Voir directement sur le site

http://musicreprints.free.fr/propriete_intellectuelle.html

 

 

 

medium_tribunal.jpgProtéger son travail lorsqu'il comporte une partie servile (comme de simple scans) est devenu une gageure. C'est ainsi que j'ai découvert qu'un individu à qui j'avais vendu un CD en a proposé des copies sur Princeminister. pris sur le fait il a nié la faute sous prétexte que le CD comprenait des oeuvres du domaine public.

A propos de l'article 544 : Cet incident m'a déterminé a tirer au clair certaine thèse fondée sur le droit à l'image dérivé de l'article 544 du Code Civil sur la propriété ordinaire. Entretenant de bonnes relations avec les Editions Leduc chez qui j'aurai pu publier mon livre sur le tempérament si j'avais été moins pressé, j'ai ainsi obtenu les coordonnées de Maître Jean Castelain qui est un des actuels spécialistes en propriété intellectuelle sur la place de Paris.

Me fondant sur la pratique des musées et bibliothèques qui sont censer justifier la perception de droits pour l'exploitation d'images d'oeuvres conservés dans leurs fonds (gravures, manuscrits, oeuvres picturales, partitions musicales) quand bien même elles seraient tombées dans le domaine public, j'avais imaginé d'en appliquer le principe à une collection de numérisations ainsi qu'au reprints. 

Quand je dis "censer justifier" cela veut dire qu'il s'agit d'une déduction complètement extérieure car les discussions qu'ont peut avoir avec certains conservateurs démontrent qu'ils appliquent une routine en confondant le principe évoqué avec un droit d'auteur comme on a pu le voir sur le site de Gallica.

les droits dérivés de l'article 544 permettent en particulier au Musées de protéger la commercialisation de reproductions de tableaux sous diverses formes. Dans ces conditions, lorsque je fais un scan, cette numérisaiton m'est particulière et je peux prouver aisément au pixel près que j'en suis bien l'auteur. Ce travail m'appartient et personne n'est en droit de se l'approprier.

Dérive doctrinale de la Cour de Cassation : Il m'a été répondu en substance que si ma thèse fut, à une certaine époque justifiée, l'évolution de la jurisprudence a tendu à restreindre la protection de l'image d'un bien par un tiers aux seuls cas ou cette utilisation cause un "trouble anormal" au propriétaire du bien. Ce trouble s'appréciant sur le modèle des troubles dits de voisinages (assemblée pleinière du 7 mais 2004). En conséquence l'utilisation commerciale de l'image du bien d'autrui n'est plus condamnée systématiquement par principe instituant je cite : une présomption d'absence de préjudice subi par le propriétaire du bien représenté.

Cette évolution, ainsi que je l'ai noté dans le projet de refonte de mon article sur la propriété intellectuelle, constitue, de mon point de vue, une sorte de perversion et d'extension abusive de la fameuse présomption d'innocence dont on parle en matière pénale. Elle n'est point sans me rappeller l'apparition, dans le fameux catéchisme de l'Eglise Catholique de récente mouture, d'une théorie de la destination universelle des biens. Théorie qui n'est rien d'autre que du "crypto-marxisme". On a insinué pour l'occasion qu'elle viendrait des Pères de l'Eglise, ce qui est un double mensonge car la dénomination n'existe nulle part dans la patristique. En outre, si une notion ancienne qui parait lui ressembler existe bien quelque part, il faut la chercher non point dans la tradition chrétienne mais dans la morale romaine. Il s'agit en fait du concept de "bien public" impliquant dans la perspective en cause le recherche d'une certaine économie. Les attributs du droit de propriété à la romaine que sont l'usus, le fructus et l'abus constituent en fait une extrapolation assez tardive qui s'est cristallée au XVIIème siècle et a été absolutisée au XIXème sous la restauration. Et c'est bien au troisième attribut (qui n'était guère concevable dans l'esprit de la Rome historique) que la jurisprudence contemporaine entend s'opposer mais elle s'y est fort mal prise comme à l'accoutumée...

Effets positifs des dérives perverses : Toutefois, cette évolution quoique fautive par certains côtés présente des conséquences fort intéressantes en ce sens qu'une bibliothèque ou un Musée ne pourra plus guère poursuivre un lecteur qui, ayant obtenu une copie d'un ouvrage du domaine public, le reproduirait contre espèce sonnantes et trébuchantes. Comme il est aisé de prouver qu'on ne peut faire fortune par ce moyen (sauf à s'appeler M. et Cie...), un juge pourra toujours considérer que loin de porter tort au propriétaire de l'ouvrage puisqu'il se trouve en général incapable de faire frustifier son fonds, une telle pratique est à encourager puisqu'elle permettrait à certains de ces ouvrages de retrouver une audience.

La théorie du parasitage et ses limites : Si l'article 544 ne peut guère être invoqué que d'une manière théorie et historique, l'article 1382 permet de poursuivre pour cause de parasitisme et de concurrence déloyale les personnes indélicates qui en s'emparant du labeur d'autrui en tireraient un bénéfice. Ceci a pour conséquence que si même un ouvrage est dans le domaine public, si son éditeur d'origine continue de l'exploiter, la moindre des corrections consiste à s'abstenir de le gêner. A moins que profitant d'une exclusivité de fait, il ne vend l'ouvrage à un prix prohibitif. En fait ce sont là des règles pratiques que tout individu foncièrement honnête peut élaborer empiriquement sans avoir à consulter les codes.

De la myopie des "nouveaux juristes": Ce qui est scandaleux en l'occurence c'est que le tapage fait autour des problème de propriété intellectuelle soit parvenu à faire complètement oublier des limites qu'une simple décence impose. or l'individu qui m'a parasité sur Priceminister prétend être un juriste. En fait ce garçon est d'une parfaite bonne foi à ceci prêt que la mentalité ambiante qui règne est tellement et si foncièrement corrompue d'une sorte de vice public qu'on en arrive, chez les juristes, à voir apparaître une parfaite myopie intellectuelle confiant au crime organisé.

Il faut regretter que l'article 1382 n'implique aucune conséquence pénale. Il est donc difficile d'envisager des ripostes susceptible de moraliser les abus. La théorie du parasitisme est donc limitée raison pour laquelle la solution consisterait à présenter les numérisations de partitions anciennes sous la forme de base de données afin de bénéficier recours au pénal. Cela suppose une mise en forme spécifique du produit qui nécessite de gros moyens. Mais même dans ce cas je ne suis pas sûr que cela puisse être une proteciton efficace. La protection s'applique aux éléments constituant la base de données encore faut-il pouvoir prouver qu'elle en dérive.

Quoiqu'il en soit, à partir du moyen où les abus peuvent survenir en n'importe quel endroit de la planète, il devient impossible de les réfréner.

Si l'on tire les conséquences ultimes de ce qui précède, on s'aperçoit que seule une grosse firme interrnationale pourrait mener à bien le projet initial de Musicreprints qui était de constituer un corpus de la musique de clavier du domaine public. Mais cela n'arrivera pas car les moyens à mettre en oeuvre pour que le produit soit exhaustifs sont disproportionnés avec les retombées qu'on peut en attendre. L'exploitation supra-nationale de la répertorisation des fonds musicaux publics et privés (RISM) semble infiniment plus juteuse, une partie du travail de répertorisation étant assumée locale par des deniers publics de façon directe ou indirecte.  

Parade pratique : Le vente de partitions numérisées n'est plus guère praticable et il y a saturation. Les prix chutent et les vendeurs se recopient mutuellement des compilations ou je retrouve des fichiers qui étaient sur mon site (avec ou sans mention d'origine). Je me suis donc limité aux Archives des Maîtres de l'Orgue accompagnée de plusieurs intégrales vendues à un prix dérisoire.

Le marquage des pdfs ne constitue pas une sécurité absolue. Il ne devient un obstacle que lorsqu'il faut enlever plusieurs mentions sur des centaines de pages. Les jeunes qui compilent leurs larcins sur des sites plus ou moins spécialisés ne sont pas assez désintéressés pour nettoyer des gros fichiers avant remise en circulation. Mais l'opération de marquage, en dépit de l'existence de logiciels spécialisés est une opération manuelle très lourde impliquant du reste des limites au détriment de la qualité d'impression.

C'est la raison pour laquelle, nous nous sommes rabattus sur l'édition papier traditionnelle en dépit des limites (paginaiton limitée, frais d'expédition). Les opérations de redressement de simages scannées impliquant de travailler sur des fichiers convertis en niveaux de gris pour éviter les perte de substance des lignes des systèmes, il en résulte à l'impression un léger tramage qui non seulement individualise l'édition engendre lors d'un scannage ultérieur une perte sensible de qualité puisque l'image se trouve être vidée des demi teintes...

Je regrette d'avoir du renoncer à communiquer des fichiers numérisés sauf cas exceptionnels et au final je ne suis pas fâché d'avoir trouvé le moyen de jouer un bon tour à ces parasites qui compilent sur leurs sites avec ou sans infraction des fichiers plus ou moins miteux qu'on trouve un peu partout. Au moins ils ne seront pas tentés de scanner ce que nous éditons car pour les raisons susdites, il n'en résulterait que de la cochonnerie au plan graphique. Ce qui m'amuse c'est d'être parvenu à se résultat sans le vouloir puisque c'est l'amélioration des numérisations qui était principalement visée.

Est-il besoin d'ajouter que si on trouve bien des choses sur la Toile nous avons tout de même une bonne longueur d'avance quand aux ouvrages que nous sommes seuls à pouvoir proposer. Quand à ceux que nous avons pu récupérer nous les avons améliorés et souvent complétés... Qu'on se le dise !