26/03/2014

Hauptwer IV : dysfonctionnements et absence de doc en français, une bonne raison d'utiliser le "crack"

hw-box.jpgPrécisions :

Des précisions s'imposent à propos d'une traduction du manuel Hauptwerk en français

Mon site Hauptwerk passe en tête de Google

Soit dit en passant mon site http://fr.hauptwerk.free.fr/ intitulé Hauptwerk et GO : risques et arnaques arrive en seconde position sur Google en tapant simplement "hauptwerk". Juste derrière hauptwerk France de Adamczewski. On ne peut plus le louper ! Et ça doit grincer des dents chez les marchands de console.

J'ai évité de citer des noms, non par peur d'un procès mais parce que cela m'a valu des récriminations hargneuses auxquelles il a fallu répondre. Certaines étant entachée d'une bonne dose d'hystérie et ayant engendré un véritable harcèlement, c'est excessivement désagréable quand une certaine irrationalité, un trait assez "féminin", se rencontre chez des hommes jeunes.

A propos d'une distributeurs de consoles polonaises

J'ai supprimé tout ce qui concernait un "sudiste" en délicatesse avec son ex employeur (l'affaire est au Prudhommes) non parce qu'il serait atteint d'un cancer et qu'il faudrait le ménager mais parce que les renseignements obtenus auprès du Conservatoire de Marseille ne sont pas entièrement fiables. En effet j'ai eu le dossier de la plainte qui montre que les absences ont été justifiées. En revanche, le clergé a laissé faire des travaux générateurs de poussière en couvrant des statues minables mais sans veiller à protéger l'orgue qui a beaucoup souffert. Là aussi j'ai les preuves (des photos). Mais je ne veux pas m'en mêler.

A de rares exceptions près je considère le clergé français comme n'étant qu'une bande de chapons, en partie entretenue par nos deniers dans le cadre d'un "semi concordat" et non d'une "séparation", je suis prêt à collaborer avec des curés musiciens ou mélomanes et intelligents mais hélas ils sont rares. 

Pour en revenir à l'élève que j'avais mis en cause à propos de son association avec un parisien, son professeur a changé d'attitude quand la polémique a pris une tournure musclée. Il dénonce les licences prises par les Maires qui aboutissent à des massacres d'orgue et ces massacres lorsqu'ils sont constatés par les tribunaux se traduisent par des amende salées. Il tient les Maires pour "intouchables". Personnellement, je ne pense pas que ce soit le cas, encore faut-il prendre le risque de recevoir des coups. Bref je ne m'explique pas pourquoi ce professeur dans le cas de l'orgue qui est en cause n'ait pas usé de son influence auprès de l'évêché pour intervenir. C'est toujours pareil, pour être intègre, il faut prendre le risque de se faire jeter de partout et il ne faut pas vivre de l'orgue.

C'est ce professeur qui avait traité l'organiste auquel je pense d'escroc, en ne manquant pas de dire pis que pendre à propos de ses qualités d'organiste. Mais si ce n'est pas un spécialiste de la musique ancienne, il a quand même obtenu une licence de virtuosité et celle-ci est réelle et quand même enviable si même j'en tirerais autre chose de de la musique de style "pompier"... Je soupçonne donc pas mal de partialité.

Mais si j'ai dénoncé le travail d'arabe datant d'une certaines époque, le revendeur auquel je pense est devenu le distributeur de consoles polonaises souvent moches et très chères. A en juger par cette débauche de modèle l'Eglise polonaise est richissime et effectivement je sais qu'outre le fait qu'elle a gardé une influence considère en l'absence de révolution, elle a bénéficié de la part de l'Europe d'une aide et d'une manne considérable. j'ai du reste pu voir que les prêtres polonais présents en France ont bien du mal de s'adapter à notre réalité et soit dit en passant j'ai constaté que l'abbé qui est sous les ordres du curé auquel je pense et qui fait l'objet d'une note par ailleurs est de plus en plus détesté de certains paroissiens de sorte que les jugements que j'ai prononcé il y a de cela des années sont en train de faire l'unanimité. Les gens comprennent vite mais il faut les leur expliquer pendant longtemps, en moyenne durant 6 à 8 ans...

Propos sur l'Eglise de France

 

Je maintiens donc mon verdict, en France vu la paupérisation des églises sauf grandes métropoles, dépenser des dizaines de milliers d'Euros pour un instrument virtuel est une folie. Le virtuel oui s'il existe dans la paroisse quelqu'un qui soit capable de concevoir la console et de l'entretenir sans frais excessif. On m'a signalé d'autre part que le revendeur en question diffuserait pour 150 € une banque constitue d'échantillons gratuits (?) alors qu'il s'en trouve en Allemagne qui sont distribuées gratuitement. Si les gens ne se renseignent pas, on n'y peut rien !

De la nécessité d'être autonome pour émettre des jugements impartiaux

Pour finir, sur les points évoqués ci-dessus, je vois qu'on ne peut pas s'allier avec qui que ce soit et qu'il faut garder son indépendance si l'on veut faire oeuvre utile. Mis à part tel membre de la Commission Nationale et la nécessité de s'entendre avec les techniciens conseils sur certaines mesure à prendre, il est impossible de se fier à des particulier. Le milieu organistique est essentiellement hétérogène et proprement ingouvernable ! Il y aurait tout un travail de sociologie à faire pour répertorier certains types humains caractéristiques qui impliquent parfois des boursouflures hautement comiques.

Concernant la traduction en français de la doc de Hw4

Un ami vient de me signaler qu'il existe un manuel en français traduit par un certain Gerard Lefranc (que j'ai cité dans mon manuel, voir :

http://g.lefranc.pagesperso-orange.fr/WANADOO.WEB/orgues/orgues.html).

Mais ce manuel personne ne le connait car il faut avoir un accès au forum français d'Adamczewski qui nécessite de montrer patte blanche pour savoir qu'il existe. Or plusieurs amateurs m'ont questionné pour savoir où trouver cette doc et j'ai du leur conseiller de se démerder avec le manuel français de la version 3.3 que je leur ai fourni car apparemment on ne le trouve plus nulle part.

A propos de "patte blanche", premièrement j'ai du ruser pour avoir un accès à ce forum. Une premier pseudo a échoué, j'ai compris après pourquoi : il s'agissait d'un nom appartenant à une nation qui est l'ennemi héréditaire de la Pologne mais je me souviens qu'il devait y avoir également d'autre raisons. Comme je ne me suis pas connecté depuis 2010, j'avais oublié avec quel compte mail je m'étais abonné. Comme j'utilise une papardelle de comptes pour diverses activités que je ne désire pas mélanger, il m'a fallu un temps considérable pour retrouver mon sésame.

Apparemment ce manuel est mal référencé et il s'agit d'une initiative privée qui a reçu l'aval de Milan Audio et n'a sans doute bénéficié d'aucune rémunération. Il est donc normal qu'un cercle ce la soit réservée et si j'étais à la place de l'auteur, j'aurais apposé un mot de passe sur le pdf et l'aurait donné sans le forum.

J'ai estimé à 2500 € les frais de traduction, c'est vraiment un prix d'ami pour 318 pages de laïus hermétique d'autant plus que l'auteur semble avoir repris la mise en page originale. Or s'il a du imprimer le document en *.doc pour en récupérer le texte, il a fallu non seulement le traduire mais également remonter la mise en page avec un logiciel comme Xpress. Lui a t-on seulement fourni le fichier original en anglais ?

j'ai fait des sondages dans cette traduction, les choses les plus ésotériques sont citées, mais si vous voulez comprendre armez vous quand même d'un kilo d'aspirine ou de paracétamol et d'une bonne dose de patience. Inutile de vous dire qu'il faut l'imprimer pour pouvoir lire confortablement. Vous n'avez qu'une page sous les yeux, pour naviguer dans un document numérique vous ne pouvez pas réserver la page en cours par un doigt dans le cahiers et chercher ailleurs pour obtenir telle ou telle précision. Concernant audio output vous avez 46 occurrences. Je vous souhaite bien du plaisir...

Ce travail vaut largement 5000 €, visiblement s'il n'est pas sur le site de Milan Audio c'est que l'éditeur de Hauptwerk IV n'a pas acheté les droits. N'étant pas propriétaire de cette traduction, on ne peut pas considérer qu'il a satisfait aux exigences de la loi française. Dans ces conditions mon propos demeure valable.

Un original anglais merdique

Certes le travail est bien fait en temps que traduction servile mais l'original en anglais est de toutes façon merdique. Il n'existe pas d'explications clair des concepts utilisés comme floating division et autres singularités sans lien avec l'ergonomie d'un orgue réel. Il faut s'infliger toute une diarrhée verbale pour essayer de comprendre à quoi ça rime.

Les marchands américains sont généralement des exploiteurs et des "fumiers"

C'est l'occasion de constater que les marchands américains sont généralement des "fumiers". Pour faire de l'argent ils sont forts mais pour rémunérer les diffuseurs de leur produits en Europe, ils sont particulièrement radins sauf quand il s'agit d'informatique grand public où il sont contraint de proposer des conditions décentes. Je pourrais citer un exemple relatif à la distribution en Europe depuis la Hollande de produits américains de bonne qualité certes mais la marge, pour celui qui voudrait constituer un point de vente français est ridicule. Ce n'est pas 30% qu'il faut donner mais au moins 50 car il faut préciser qu'au lieu de les acheter en Hollande par Internet on a plus court de les commander aux Etats Unis où sur une plate forme qui groupe la quasi totalité des produits existants dans le domaine, les prix sont moins chers qu'auprès de l'antenne européenne de la firme en Hollande.

J'ai été consulter un peu en tant qu'expert en cette autre matière par quelqu'un qui a voulu se lancer dans ce commerce, je lui ai conseillé de laisser tomber et de passer la main. Il faut ne faire que cela, payer un sous traitant pour gérer le stock et faire les envois (environ 6 € + le port par colis) et ça n'est rentable que sur une échelle considérable. Or comme il n'y a guère d'intérêt à commander en France et que l'Europe a été conçue par les américains pour faciliter la libre circulation des marchandises (les flux de TVA se régulent par des compensations entre Etats...) et les douanes n'ont pas à intervenir, la France ayant été condamnée suite à certain blocus, je ne vois pas l'intérêt de s'emmerder pour si peu. Mais j'ai quand même passé l'annonce de la personne concernée dans une circulaire interne touchant plusieurs centaines de personnes. Je suis sûr de l'échec...

Dans le cas qui vient d'être évoqué on retrouve la même politique d'exploitation du bénévolat. Dans l'autre cas que je viens d'évoquer on paie les traductions en nature par un code de réduction que le traducteurs peut utiliser pour ses amis ou ses clients. Avec 20% de réduction, c'est plus avantageux les USA en plus je n'utilise que peu d'articles de la marque concernée...

En conclusion, du point de vue de juriste qui est le mien, cette traduction est réputée inexistante. J'informerai l'auteur du contenu de cet article et j'espère qu'il ne sera pas assez con, passez moi l'expression pour accepter une misérable petite banque de sons comme paiement en nature. Soyons clairs ! Les américains avec les accords transatlantiques se préparent à NOUS ENCULER A SEC, il n'est que de voir comment les entreprises canadiennes et mexicaines sont traitées en cas de litige. Il est normal d'être "ulcéré" par les moeurs commerciale de ce peuple de prédateurs planétaires !

Renseignez vous au sujet de l'histoire de l'Europe

C'est un vieux projet américain et nous sommes sur le point d'être totalement asservis. 

Il est vraiment grand temps de se réveiller !

Voir : http://guerre.libreinfo.org/manipulations/histoire-tronqq...

Maintenant chacun fait ce qu'il veut, on a le droit d'être masochiste, je ne fais pas de prosélytisme, je m'exprime car c'est le seul moyen de se soulager et au final je me lave les mains de toutes ces histoires de brigands.

En tous les cas ce n'est pas à moi de faire la publicité de la doc évoquée. J'indique où et comment la trouver c'est déjà bien bon de ma part...

Remarques générales sur Hauptwerk IV

J'ai la licence de la version 3.30 pro avec harmonisation et dongle, il m'aurait fallu dépenser du fric pour passer à la IV. Et qui plus est changer un disque devenu trop exigu...

J'ai donc attendu de découvrir l'existence d'un crack pour tester la version IV. Toujours la même usine à gaz avec comme seule nouveauté une simplification dans la déclaration des clavier, on clique droit sur chaque clavier et on active l'auto-detect. On appuie la première et la dernière touche de chaque clavier et on enregistre en cliquant sur Done.

Quant aux menus flottants, c'est un déluge, beaucoup d'options sont opaques et on ne sait pas à quoi elles servent, je ne rentre pas dans le détail mais c'est un truc de dingue car évidemment il faut se plier à la logique des informaticiens qui s'imaginent être tellement géniaux que l'ergonomie auquel un organiste est habitué, ils s'en foutent ! J'ajoute que c'est impardonnable car Martin Dyde est organiste, il devrait donc savoir quoi faire pour rendre ses commandes intelligibles.

Ma dernière aventure

J'ai reçu récemment un excellent petit Silbermann (Zöblitz) en deux versions. Je l'installe. Tout baigne !

Ces jours-ci je fais des essai sur l'audio output, accessible de différentes manières pour tenter d'améliorer le fonctionnement car la version premium est plus lourde. Et donc je joue sur le Sound delay (buffer size ...) autrement dit les paramètres de nombre de tuyaux simultanés qui joue sur la latence (variant de 6 ms à 44 ms si je me souviens bien).

En effet si avec 8 Gigas de RAM la banque passe largement, vu le nombre d'échantillons par tuyau réel, si en plus on ajoute des accouplements en 16 ou 4 ça fait vite beaucoup de monde à gérer, on arrive vite à une saturation d'un processeur à double coeur. Il s'agissait donc d'expérimenter toutes les variations possible pour obtenir le meilleur rendement car avec le tutti ça coïnçait.

J'ai joué sur tous les audio output device possible et en particulier les deux possibilités en Asio. Ça ne fonctionne qu'avec Asioall V2 un utilitaire externe au logiciel est à la carte, une Créative. A éviter comme la peste mais bon je vais pas la jeter puisque je m'en débrouille moyennant une "prothèse".

Donc je m'arrête sur l'option habituelle et le paramètre 1 qui marche le mieux. Et je joue quelques heures sans problème. Je quitte en sauvegardant les dernière modifs de combinaisons générales et pendant quelques jours, je vaque à d'autres occupation. Pas le temps de travailler.

Aujourd'hui je relance la bête et mon Silbermann, le voilà muet. Je vais dans le "Sortie audio" en bon français et je teste plusieurs réglages de latence sur la version standard. Je retrouve du son mais en mono seulement mais c'est pas stable. Je me dis que c'est un mauvais contact dans la fiche de mon casque branchée sur un convertisseur. C'est une merde, je le sais, en le triturant la stéréo revient mais ça ne tient pas.

Je passe à la version premium, ça marche mais assez mal avec des craquements... Ce n'est donc pas un problème de faux contacts puisque j'ai la stéréo sans problème, simplement c'est haché. Je triture côté latence. Je change de banque et je reviens : plus de son etc...

Explication

Je finirai par m'apercevoir que la sortie Asio était restée programmée sur l'Asio de la carte. Je remets mon Asio externe et ça remarche impec. 

Puisque j'ai quitté ma banque et qu'elle fonctionnait aussi bien qu'elle le peut sur une machine qui manquerait simplement de "muscle" (processor) pour traiter de très grosses banques, je retour au réglage Asio optimum aurait du être enregistré. Or il ne l'a pas été. Normalement il devrait l'être quand on clique sur OK ou à défautsoit par l'invitation à sauver des changements, soit, s'agissant d'un réglage général et non propre à chaque banque, et au plus tard automatiquement lors de la fermeture du programme.

Donc ça a merdé et comme on n'a aucune espèce de documentation en français et que de toutes façon la doc en français de la version 3.30 que j'ai imprimée et lue jusqu'à la dernière ligne est opaque et ne dit pas tout, il est heureux que j'ai l'expérience de près de 30 ans (29 exactement) sinon je défie quiconque de s'en sortir !

Evidemment, il suffit de parcourir les forums dédiés pour constater que personne n'est capable de répondre à pareil problème si d'aventure la question était posée. J'en ai fait plusieurs fois l'expérience en m'inscrivant sous un pseudo lambda pour déjouer le tri qui a court sur l'un d'eux.

Obligation de documenter le programme en français

Il existe chez nous une loi qui oblige tout vendeur de marchandise à fournir un manuel dans notre langue. C'est bien la moindre des choses. S'il s'agit d'un produit alimentaire ou médicamenteux, la composition doit figurer en français sur l'emballage. A défaut un feuillet de traduction doit être fourni avec la désignation du produit sinon la DGCCRF frappe et elle frappe dur, ce son des malades qui répugnent à confirmer la conformité d'un produit à la réglementation et qui préfèrent laisser les commerçants patauger pour éventuellement les allumer.

J'en déduis que le produit appelé Hauptwerk IV n'est pas vendable sur le marché français et il ne le sera que lorsque l'on aura fait l'effet de fournir une documentation expliquant le but de chaque commande dans notre langue. Maintenant si on me file au moins 2500 € payable cash, je suis prêt à la faire si une personne qualifié chez Milan Audio s'engage à me fournir les explications que je pourrais demander. Mais comme j'ai peu de chance d'obtenir une réponse à ma proposition, je vous dit ceci :

Hauptwerk IV n'est pas vendable en France et en l'état

Il existe un crack très simple. Il suffit d'installer le fichier disponible sur le site de Milan Audio et de remplacer un fichier par son homologue en 32 ou 64 bits selon le système. La cloche disparaît et il fonctionne en version complète mais en revanche le dongle, à ce que l'on m'a dit n'est plus pris en compte de sorte que l'on ne peut plus jouer les banques cryptées.

Maintenant, si vous n'êtes pas trop cons et puisque Sonus Paradisi qui résistait jusqu'à présent à la pression va tout crypter et qu'il s'oriente vers de grosses banques nécessitant des ordinateurs pourvus de 64 à 128 gigas de RAM et d'un processeur avec un maximum de "coeurs", il faut être sage et carrément bouder cette démesure qui ne vous apportera rien et ne vous fera pas progresser.

A propos du piratage 

Il semble du reste que les affaires aillent mal car Sonus vient de mettre à disposition un petit orgue que l'on peut télécharger et ne payer que si on le trouve à son goût. J'apprends par ailleurs que cet éditeur serait bien informé sur le piratage en France mais on n'a pas voulu me dire ce que recouvrirait cette assertion par trop vague. J'imagine qu'il a fait des statistiques et en a tiré certaines conclusion où qu'il relève et traduit la provenance des IPs des gens qui télécharge et fait le compte de ceux qui paient pour chaque pays par rapport aux chiffres de téléchargement. Mais qu'est-ce que l'on s'en fout. La plupart d'entre nous ont des IPs qui changent à chaque connexion de sorte qu'il n'en pourrait rien faire...

Et du Dom Bedos de Bordeaux...

La seule chose regrettable est qu'on n'ait point ses statistiques comptables par pays et par banques parce qu'on pourrait en tirer toutes sortes de conclusions intéressantes à propos de la docilité des diverses nations envers un certain mercantilisme.

Tirer la conclusion que les français seraient par nature des "tireurs au flanc" serait excessif, chez les jeunes peut-être mais les gens de ma génération acceptent de payer quand les prix sont raisonnables et que la politique du vendeur respecte certaines exigences. Je rappelle qu'il n'est pas normal que des étrangers viennent piller des instruments historiques et fassent beaucoup d'argent dessus sans qu'on ne leur impose aucune condition.

Je sais que Sonus rêve toujours de numériser le Dom Bedos de Bordeaux mais je vous fiche mon billet que ça ne se fera pas sans qu'il s'engage sur un certain nombre de conditions...

Il s'étonnerait que ses appels à l'Europe afin d'obtenir des crédits pour numériser les orgues que recèlent les états de l'UE sont restés sans écho.

Sachez que l'Europe est occupée à négocier en catimini les accords transatlantique de libre circulation des marchandise et je vous prédis que les entreprises française vont souffrir. Elles crèvent déjà quand les fonds de pensions américains s'en empare mais çà va être pire. Et ce n'est pas fini : vous allez sans doute apprendre dans quelque temps qu'un rapport a été remis aux président qui prescrit de mettre les régions et les communes sous tutelle afin de les contraindre à des économies, mais obliger l'Etat au niveau parisien n'est pas au programme. Et ça risque de se faire car si ça ne fait pas c'est l'UE qui en imposant ses gestionnaires se mêlera de nous obliger à l'austérité la plus drastique. Mais pas question de revenir sur la loi Gicard/pompidou/Raothschild de 1973 ni sur l'article 156 du Traité de Madrid.

Comme les américains poussent à la roue depuis les années 1890 (voyez du côté de Annie Lacroix-Riz) pour faire l'Europe en vue d'étendre leur commerce et que ce sont encore eux qui son derrière l'Ukraine en vue d'un rattachement à l'Europe, la mainmise du commerce américain commence vraiment à nous emmerder sérieusement. L'Amérique comporte des "gens bien" comme partout mais les fondateurs ont été des aventuriers, des commerçants révoqués par l'Edit de Nantes et mus par un désir de vengeance (la révocation a été une connerie phénoménale due à l'influence d'une "bonne femme" dévote sur le "Grand Roi"), des hérétiques puritains et complètement fadas, le tout accompagnés de quelques putes (voyez les saloon dans les aventures de Lucky Luke), bref on en a assez de l'impérialisme yankee ! Je ne parle pas de Monsanto et Cie qui empoisonnent la planète entière...

Alors basta ! Il faut résister chaque fois qu'on le peut. N'oubliez pas que le plan Marshall n'a pas été une oeuvre philantropiques et que le rôle du capitalisme industriel américain a financé le réarmement de l'Allemagne. Oui l'histoire qu'on vous enseigne est une méchante supercherie mais hélas les "conspirationistes" racontent aussi pas mal de conneries qui les discréditent alors la désinformation règne en maître et brouille tout !

Cela dit, je veux bien payer 125 € pour mettre à jour ma version 3.30 mais j'exige une vraie documentation en français. Mais je ne vais pas publier non plus les coordonnées du crack... Ou alors on peut me payer pour la faire. 

30/01/2014

Dominique Lacaud et ses banques de sons merdiques !

Oloron1.jpgJ'ai connu l'existence du site de ce personnage par Jean-Luc Derouineau qui est un des informaticiens travaillant au développement de "GO". Il a fait avait fait un manuel sommaire. Aussi lorsque j'ai demandé des explications sur l'usage de certains panneaux, il n'a pas été foutu de me répondre et a objecté le manque de temps. En fait, il s'avère qu'il fut incapable de répondre...

J'ai téléchargé quelques banques, notamment de clavecin que je n'ai pas trouvé sublimes mais on sait que les instruments à cordes pincées sont d'une numérisation très ingrate. J'ai noté beaucoup de latence, bref, j'ai laissé tomber...

J'ai téléchargé Moret sur Loing, et il est allé direct à la poubelle... 

Puis je découvre le Cavaillé d'Oloron. Ayant eu vent par le titulaire, Jeff Ouilhon d'un projet de numérisation, j'ai pensé que c'en était la concrétisation. Donc j'installe la chose : pire qu'une merde, un horreur ! Même pas la qualité des anciennes soundfont ! Alors je me retourne vers le titulaire qui est aussi le conservateur de l'instrument qui me dit que Lacaud n'a jamais mis les pieds à la tribune et n'a pas pu numériser l'engin !

Effectivement, il s'agit d'une "reconstitution virtuelle" et sur une composition erronée par dessus le marché.

J'avais appris ces jours-ci que Lacaud est suspecté d'utiliser des samples dont il n'est pas l'auteur pour composer ses instruments. En témoigne cet échange qui m'a été transmis par quelqu'un qui a édite de bonnes banques de sons gratuites :

-----Original Message-----
From: Lars Palo [mailto:XXXXXXXXXXXXX]
Sent: dimanche 17 novembre 2013 3:31
To: XXXXXXXXXXX; JLD
Subject: SV: [Ourorgan-developers] Possible fraud, or what?
 
Hi!
 
>
>>  I would support actions but we first need to be absolutely sure.
>>  Lot of Bourdons sounds similar out there!
>
> Version : libsndfile-1.0.25
>
> ========================================
> File : s3/rohrfloete8/37-C4.wav
> Length : 692258
> RIFF : 692250
> WAVE
> fmt  : 16
>   Format        : 0x1 => WAVE_FORMAT_PCM
>   Channels      : 2
>   Sample Rate   : 44100
>   Block Align   : 4
>   Bit Width     : 16
>   Bytes/sec     : 176400
> data : 687960
> cue  : 52
>   Count : 2
>    Cue ID :  1  Pos : 19462  Chunk : data  Chk Start : 0  Blk Start : 0 
Offset
> : 19462
>    Cue ID :  2  Pos : 170376  Chunk : data  Chk Start : 0  Blk Start : 0 
Offset
> : 170376
> LIST : 134
>   adtl
>     ltxt : 20
>     ltxt : 20
>     labl : 1 : Schleife 1
>     labl : 2 : Cue 02
>     note : 22
> smpl : 60
>   Manufacturer : 0
>   Product      : 0
>   Period       : 22675 nsec
>   Midi Note    : 72
>   Pitch Fract. : 0
>   SMPTE Format : 0
>   SMPTE Offset : 00:00:00 00
>   Loop Count   : 1
>     Cue ID :  1  Type :  0  Start : 19462  End : 148149  Fraction :     0 
Count
> :     0
>   Sampler Data : 0
> *** inst : 8 (unknown marker)
> PAD  : 3960
> End
>
> ----------------------------------------
> Sample Rate : 44100
> Frames      : 171990
> Channels    : 2
> Format      : 0x00010002
> Sections    : 1
> Seekable    : TRUE
> Duration    : 00:00:03.900
> Signal Max  : 5693 (-15.20 dB)
>
> Version : libsndfile-1.0.25
>
> ========================================
> File : s38/8/37-C4.wav
> Length : 688652
> RIFF : 688644
> WAVE
> fmt  : 16
>   Format        : 0x1 => WAVE_FORMAT_PCM
>   Channels      : 2
>   Sample Rate   : 44100
>   Block Align   : 4
>   Bit Width     : 16
>   Bytes/sec     : 176400
> data : 687960
> *** SAUR : 512 (unknown marker)
> smpl : 60
>   Manufacturer : 0
>   Product      : 0
>   Period       : 22675 nsec
>   Midi Note    : 72
>   Pitch Fract. : 0
>   SMPTE Format : 0
>   SMPTE Offset : 00:00:00 00
>   Loop Count   : 1
>     Cue ID :  1  Type :  0  Start : 19462  End : 148149  Fraction :     0 
Count
> :     0
>   Sampler Data : 0
> cue  : 52
>   Count : 2
>    Cue ID :  1  Pos : 19462  Chunk : data  Chk Start : 0  Blk Start : 0 
Offset
> : 19462
>    Cue ID :  2  Pos : 170376  Chunk : data  Chk Start : 0  Blk Start : 0 
Offset
> : 170376
> End
>
> ----------------------------------------
> Sample Rate : 44100
> Frames      : 171990
> Channels    : 2
> Format      : 0x00010002
> Sections    : 1
> Seekable    : TRUE
> Duration    : 00:00:03.900
> Signal Max  : 5693 (-15.20 dB)
>
> This looks really too similar.
>
 
It's as I suspected. Also the Montre 4 of the same sampleset appears
identical to Koppelflöte 4 of the prospectum samples. Obviously he has
opened the sample in Wavosaur and saved it again (possibly cut it a little
at the end and maybe removed some metadata.
 
This is just sad, such behaviour really has no place in the vpo world,
neither on the free or commercial side.
 
Kind regards
 
XXXX

 

Conclusion

Oloron2.jpgLa plupart des banques sinon toutes les banques de Lacaud sont des "reconstitutions". Elles n'ont avec les originaux de commun que la composition, à l'exception peut-être de quelques uns d'entre elles. Il faut des yeux de lynx pour comprendre qu'il s'agit de "faux".

Utiliser des samples existants pour faire un instrument composite, ça n'est pas interdit mais encore faut-il avec l'honnêteté de mentionner ses emprunts. Des instruments composites ont été composés à partir de démos de Sonus, c'est non seulement concevable mais quand c'est bien fait c'est utile.

Mais là quand c'est pour en arriver à des banques d'une aussi mauvaise qualité, çà rime à quoi ?  Contrairement à ce que j'avais indiqué Lacaud n'a jamais fait partie des développeurs de "GO", il avait reçu une habilitation pour la mise à jour du Wiki recensant les banques disponibles pour "GO" et elle vient de lui être enlevée en raison de ses "emprunts"...

Si j'ai une suggestion à faire c'est celle de dénoncer les malversations de ce personnage. Le Cavaillé d'Oloron je ne le connais pas, je suis monté à la tribune un samedi ou un dimanche soir à l'occasion d'un échange technique avec un homéopathe très connu à l'époque, c'était au début des années 80, il n'avait pas été restauré et il ne m'a laissé aucune impression particulière mais c'est un instrument qui a maintenant la réputation d'être exceptionnel.

La pseudo reconstitution de Lacaud est un véritable massacre et il faut qu'il arrête le genre de conneries qu'il pratique. Cela ne peut que nuire aux instruments qui lui servent de modèles et qui plus est cela n'est pas bon quant à la réputation d'un logiciel comme "Grand Orgue".

Je ne peux que vous inciter à ignorer les banques proposées par ce singulier personnage qui pour agir ainsi doit avoir je ne sais trop quel "problème existentiel"... Bref, cela relève de le plus pure incompétence. Et ça ne rime à rien ! Il y a assez de bonnes banques, y compris gratuites, pour que l'on puisse se dispenser d'encombrer l'espace d'horreurs pareilles. 

Siège de l'horreur : https://sites.google.com/site/orgueatuyaux/125-oloron-ste...

Notez que sous la double semonce du titulaire et de votre serviteur, cette page vient d'être enlevée et il ferait bien de faire la même chose à propos de Moret sur Loing. En fait je viens de voir que tous les autres instruments sauf peut-être deux (et çà reste à vérifier) sont des "reconstitutions virtuelles" donc sans liens avec les sonorités d'origine. C'est archi nul ! A oublier !!!!!!!!!!!!!!!!

23/01/2014

hauptwerk et Cie : logiciels, banques, consoles Midi, le point sur la simulation

console.jpg

 

 

 

 

MAJ de la page http://fr.hauptwerk.free.fr/

Je viens de publier une version que j'espère définitive et qui est susceptible d'éviter toute polémique. Rappelez-vous j'ai été menacé d'un procès par un jeune blanc bec. Ce n'est point que j'ai peur d'une condamnation mais je n'ai pas envie de perdre de l'énergie à devoir expliquer que "Windaube" a des limites et que ce n'est pas un système d'exploitation susceptible d'être embarqué dans une console plus ou moins fermées.

J'ai donc résumé ma doctrine maintenant si des gens veulent passer outre en finissant par s'en mordre les doigts et bien je m'en réjouirai.

J'ajoute que j'ai modifié le titre de la page comme elle arrive presque en tête sur Google, ce titre va attirer l'attention mais pour l'instant, il y a peu de visites et peu de demandes de pdfs preuve qu'en France la simulation ça patine.

J'ai donc évité toutes précisions superflues sur les fournisseurs (4 en France). Je précise qu'une association peut réclamer un n° de TVA pour des achats intracommunautaires afin de commander toute pièces (claviers, circuits Midi et autres) en Europe... 

Généralisation du cryptage des banques

Sonus, vous le savez a fait un référendum pour décider du cryptage. Le oui a dominé parce que les "blaireaux friqués" veulent jouir en croyant faire partie de l'élite et en se pavanant à propos de banques sophistiquées. Race maudite qu'elle crève !

En réalité le cryptage sous prétexte de piratage n'était nullement justifié pour 2 raisons :

Une recherche sur les moteurs de recherche uTorrent montre qu'en fait on ne trouve que quelques banques anciennes (H1) pour la plupart abandonnées, à une exception près (http://recherche-francais.org/Hauptwerk.html)

Les éditeurs s'acheminent vers des mégas banques avec relâchements multiples vendues actuellement de 700 à + de 1000 €. Ces banques nécessitant d'investir dans des ordinateurs hors de prix car il faut à présent 64 à 128 gigas de RAM de sorte que le marché va se restreindre de plus en plus et la décision va s'avérer contre productive.

Sonus vient de recourir a un prétexte pour crypter les banques qui ne l'étaient pas. Le petit malin qui prétendait que les banques françaises encore non cryptées ne le seront pas s'est fourré le doigt dans l'oeil. Toutes vont y passer.

Deux niveaux de cryptage

Il semble qu'il existe deux niveaux de cryptage. Un cryptage ne nécessitant pas de MAJ du dongle. Je suppose en effet que les de banques gratuites ne vont pas s'astreindre à communiquer à chaque fois un petit fichier à insérer dans le dongle... Un cryptage "individualisé" réclamant une actualisation de ce gadget avec tous les risques que cela suppose, à savoir la perte du dongle risquant de ne plus fonctionner. 

Des solutions sont à l'étude pour permettre d'émuler le dongle et de conserver la maîtrise du logiciel en cas de perte ou d'avatar de la clef mais ce n'est pas de la tarte...  

Concernant le décryptage des banques afin de pouvoir les utiliser sous "Grand Orgue", j'ai consulté un spécialiste qui m'a répondu ceci :

La technique est simple :

- Il faut dé-compiler hauptwerk, 

- l’exécuter en ligne à ligne sur une version fonctionnelle. 

- une fois arrivé au code qui décodage de la banque son, il est possible de retrouver l’algorithme de décodage

- créer un programme de décryptage des banques depuis cet algo.

Je connais la théorie, mais je n'ai jamais pratiqué ce genre de choses... 

Un programme dé-compilé se lit en assembleur (ce qui est assez pénible et illisible. Toutes les variables/fonctions du code deviennent des variables dont le nom est généré aléatoirement, ce qui rend la lecture et la compréhension du code peu intuitive.

En plus, bien souvent pour ces programmes coûteux, les développeurs appliquent des "obfuscateurs" afin que le code soit encore moins lisible à la décompilation.

 

Je me sens malheureusement totalement incapable à ce jour d'effectuer une telle manœuvre, bien que cela soit super instructif.

Il va de soi que personne ne vas s'amuser à ce petit jeu.

Je vous donne donc la consigne de refuser d'acheter des banques cryptés car rappelez vous que si vous perdez votre dongle ou qu'il foire et devient inutilisable, ce qui malheureusement peut se produire, vous devrez repasser à la caisse ou il ne vous restera que vos beaux yeux pour chialer. Vous aurez tout perdu. Enfin vous voilà prévenus.

ODFs pour Grand Orgue

On m'a signalé qu'il existe un "crack" de HW4 qui supprime la sonnerie et libère complètement le logiciel. Il parait que ça marche. Cela dit je ne suis pas tenté de le tester car je me suis fixé une limite et je préfère utiliser "GO" qui, à condition de faire des ODFs, marche très bien et comporte non seulement l'utilisation du 24 bits mais également quelques fonctions d'harmonisation.

harmo_2014-01-12-21-42-52-375.jpgJ'ai un peu planché sur le logiciel basic "MakeODF"' de Jean-Luc Derouineau, ça reste compliqué et il semblerait qu'un éditeur de banques gratuites va le modifier pour faire une interface plus conviviale.

Je suis en train de rassembler les ODFs pour "GO" existants pour les banques de Sonus Paradisi. Jean-Luc Derouineau a développé un logiciel pour les faire et a produit un ODF pour la plupart des démos existantes. Un ODF existe pour la version complète de St Michel en Thiérache et j'ai ai un pour la demo de Marcussen qui peut suffire à bien des organistes. Il reste à faire l'ODF d'un orgue composite réalisé à partir de plus démos.

Plus de 150 banques de sons disponibles

Si vous voulez faire le tour des banques disponibles voyez :

http://www.pcorgan.com/SampleSets.html

La 3ème liste des banques gratuites dont des banques composites faites à partir de démo de Sonus, gérables pour l'instant sous HW4 ce n'est point un problème insoluble.

Mais je ne saurais vous garantir que la liste soit complète. Vous pouvez ordonner les tableaux selon le critère de votre choix et le troisième tableau se rapporte aux banques gratuites. Notez qu'avec les orgues composites formés à partir de démos de Sonus, il y a largement de quoi faire sans avoir à se ruiner.

Il ne manque dans certains cas que des ODFs pour "Grand Orgue", on va s'efforcer de les fournir pour vous éviter de vous mettre en infraction avec la loi en craquant HW4....

Il faut à cet égard noter la politique stupide de certains créateurs de banques gratuites, non seulement, ils ne produisent que des fichiers de définitions HW4 mais ils cryptent, rendant impossible toute utilisation hors du logiciel américain. J'ai en vue un éditeur polonais qui veut éviter que l'on n'utilise ses samples pour faire des orgues composites. Qu'est-ce qu'il peut bien en avoir à foutre ?

Cloud pour échange de gros fichiers

Plusieurs fournisseurs de banques gratuites utilisent :

https://mega.co.nz

Ce site met à disposition 50 gigas d'espace gratuitement.

Numérisation des orgues français

Comme vous vous en souvenez, je me suis élevé contre la confiscation des orgues de notre patrimoine par des éditeurs étrangers prêts à les crypter, rien que pour faire du fric car bien évidemment je ne crois pas à une mesure de conservation selon la thèse d'un ex aide de Zurek.

J'ai donc alerté le "grand chef" de la Commission parisienne des Orgues et mon alerte a été prise en considération.

Je vais certes me faire mal voir de quelques uns mais je m'en fous !

04/01/2014

Voeux et divers

console.jpgQuelques mots pour conclure cette "annus horribilis" qu'aura été 2013 à tous égards... Politiquement, le bilan est assez catastrophique au plan politique. Quand on voit qu'un humoriste de talent, et c'est le cas du célèbre Dieudonné, en vient à semer un tel cirque au point qu'on est surtout occupé à disserter sur le sens caché d'une "quenelle" inventée il y a une dizaine d'année, on en vient à se frotter les yeux. Les agents du "Système" supportent les insultes à la rigueur mais ils sont complètement pris au dépourvu quand une majorité de citoyens, faute de mieux, en sont réduit à leur rire au nez en leur faisant un "bras d'honneur".

Le Père Noël a du s'inscrire au chômage

Mais occupons nous seulement de musique...

Comme je l'avais prévu mon annonce d'offrir les banques d'orgues français non cryptés dont je dispose n'a eu aucun succès. J'ai eu en tout et pour tout une demande qui n'a pu être satisfaite car à partir du moment où j'ai demandé le n° de téléphone de l'intervenant pour savoir ce qu'il voulait exactement, je n'ai plus eu de nouvelles.

Je savais qu'en exigeant qu'on me fasse parvenir un disque dur pour faciliter la copie, je plaçais la barre trop haut... Il y a une explication psychologique à cela : je savais que je n'aurais pas à me fatiguer car si certains aiment à resquiller, il n'était pas évident de se reconnaître "pirate" en demandant, sans autre forme de procès à être satisfait en tant que tel. J'ai donc tenté l'expérience en toute connaissance de cause et en sachant qu'elle me donnerait la possibilité d'en tirer argument pour dire que Sonus Paradisi n'avait aucune raison d'invoquer le "piratage" pour justifier le cryptage.

Ce piratage est extrêmement réduit pour la bonne raison que d'une manière générale, en France particulièrement, la simulation n'a pas la côte, l'immense majorité des enseignants, quand il savent que cela existe (mais le savent-ils tous dans les Conservatoires ?) méprisent le numérique et c'est là un dénigrement assez "franco-français" et pas du tout réaliste...

Quant au seul amateur potentiel qui s'est manifesté, il ne voulait pas nécessaire une copie de mes archives mais avait besoin d'un orgue d'étude, or il aurait pu être satisfait par la simple fourniture d'un ODF "GO" destiné à l'activation d'une "démo" existante. Un particulier a créé un orgue de synthèse avec une partie des démos de Sonus.

Bref, je laisse l'annonce du "cadeau de Noël" et j'y apposerai un renvoi vers cette note car il y a bien des leçons à tirer de cette expérience, à savoir que ce qui est tragique dans notre monde, c'est une certaine culpabilisation ambiante. La copie et la reproduction pour l'usage privé est une exception de notre "droit d'auteur" mais si elle n'existe pas pour les logiciels et si cette dérogation est une invention calamiteuse d'un certain Jacques Lang, elle ne s'applique pas à une "banque de sons" car une banque de son n'est pas un logiciel à proprement parler. Mais ça ne fait rien ! Ce qu'il est important de constater en l’occurrence c'est cette culpabilisation qui règne sur les esprits car dans le cas d'espèce, on pouvait recourir à un biais et demander une seule banque en faveur d'un étudiant ou d'une personne peu fortunée et il était possible de satisfaire de telles demandes sans enfreindre quoique ce soit rien qu'en recourant à ce qui existe gratuitement. Mais à partir du moment où on demande à la personne de se découvrir et bien les gens se sauvent comme des malpropres.

Et bien je dois dire au final que cela m'arrange car j'ai de moins en moins envie de me faire chier pour des contemporains que je trouve, sauf exceptions (et heureusement cela arrive parfois...) de plus en plus méprisables...

Mais çà ne m'empêchera jamais de dénoncer ou l'incompétence ou le merchandising sous toutes ses formes. Ainsi je n'éprouve pas le besoin de justifier cela par le service rendu tellement je me vois entouré d'un peuple de "moutons" parmi lesquels les loups prospèrent et comme c'est devenu une espèce protégée, on ne s'en sort plus. Et oui, habitant la campagne pas très loin du Mercantour, je m'attends toujours à croiser non pas seulement un sanglier (mon animal totémique...) mais bien un redoutable prédateur...

16/12/2013

Projet de numérisation de 3 orgues classiques français au bénéfice de Sonus Paradisi

St Pons.jpg

Apprenant qu'un projet de numérisation de 3 orgues français est envisagé par plusieurs collègues organistes j'ai proposé à ces derniers de se mettre d'accord sur une sorte de "charte" que devront respecter le ou les candidats à l'édition de nouvelles banques de sons portant sur des orgues du patrimoine français.

Et j'ai le plaisir d'annoncer qu'après une discussions serrée et un peu houleuse avec l'un des initiateurs du projet à cause de malentendus survenus faute d'avoir pu nous joindre au téléphone, nous nous tombés d'accord sur un certain nombre de principe.

Les conditions pourraient porter sur les point suivants :

  1. Dépôt de la numérisation réalisée entre les mains du Patrimoine.
  2. Contrôle du prix de vente avant réalisation.
  3. Absence de cryptage.
  4. Obligation de générer un ODF pour GO pour tous les orgues du patrimoine français de Sonus Paradisi si ce dernier est retenu comme opérateur.
  5. Acceptation d'une direction artistique du projet sous la forme d'un cahier des charges rédigés par quelques organistes, les titulaires et  un ou deux collègues dont moi-même.
  6. Possibilité pour la collectivité locale propriétaire ou n'importe quel citoyen français de diffuser publiquement copie de ces banques si le candidat déroge à ses engagements.

Le projet évoqué concerne le Micot de St Pons de Thommières, le Cavaillé de Saint Guilhem et celui de l'abbaye de Vabres.

En ce qui concerne le point 4, savoir la qualité artistique du projet il faut se mettre d'accord sur plusieurs points qui sont les suivants :

  1. Prévoir 3 versions, une version de près (et non pas sèche, Ménestérol pouvant servir de modèle), une version humide à moyenne distance et une version surround puisque c'est la mode et que çà ne mange pas de pain si des amateurs veulent payer un supplément et dispose de l'appareillage technique nécessaire (carte son à 4 canaux et enceintes adéquates).
  2. Se mettre d'accord à l'avance sur des extensions, du pédalier par exemple et le porter au moins à 30 notes si nécessaire, même chose pour les claviers.

Dans ce domaine le purisme a conduit à des décisions contestables qui obligent les organistes à collectionner les banques pour tout jouer. Par exemple la première version de Zwolle ne permet pas de jouer tout Bach. Il est possible que cela ait été corrigé mais je n'en ai rien su. Autre détail, St Michel en Thiérache ne permet pas de jouer tout Grigny et j'ai fait corriger ce défaut dans l'ODF pour "Grand Orgue" le logiciel gratuit.

Concernant le projet de numérisé deux Micot, il ne me semble pas valide. Il vaut mieux se centre sur St Pons et éventuellement le compléter par des emprunts à ses deux frères mais n'ayant pas jeté un coup d'oeil sur leur composition, je note simplement que la multiplication des banques n'est pas une solution. En revanche, il est souhaitable, pour des raisons de conservation d'archiver un maximum de numérisations et elle peut s'étendre aux trois frères de la portée Micot.

Je n'ai pas d'objections à faire quant à la candidature de Zurek que son expérience recommande mais c'est à la condition et s'assurer le respect du contrat selon les modalités évoquées. Il n'y a pas lieu de prévoir des redevances au bénéfice de la collectivité propriétaire ou du patrimoine qui de toutes façons seraient assez illusoires dans la mesure où si le contractant est étranger nous ne serions pas en mesure de contrôler sa comptabilité. Mais il y a moyen d'oeuvrer malgré tout en faveur de la démocratisation de l'orgue en faisant en sorte que de telles banques restent économiquement abordables.

C'est qu'il ne faudrait pas tomber dans le travers de certaines bibliothèques qui imposent des droits de reproductions exorbitants pour la publication de partitions de leur fond quand elle présente un intérêt purement régional peu susceptible de donner lieu à des ventes faramineuses mais qui méritent d'être sauvées.

J'ajoute que l'on devrait sans doute pour la bonne règle publier un appel d'offre et solliciter une candidature française mais s'il existe des techniciens capables de réaliser la prise de son correctement, je ne connais personne qui ait l'expérience et la disponibilité pour mettre en forme la banque et les ODFs et en supposant qu'une société commerciale veuille investir dans le domaine, le prix de vente s'en ressentirait. C'est pourquoi ma préférence va à Sonus Paradisi qui pourrait trouver là une occasion de se mettre en règle avec la norme que j'ai préconisée (publication d'un ODF dédié "GO" pour tous les orgues français de son fond et absence de cryptage).

Il reste à espérer qu'en raison de l'unanimité qui semble se dessiner assez franchement, les décideurs sans qui rien ne peut se faire voudront bien examiner notre projet avec un a priori favorable. 

11/12/2013

Cadeau de Noêl : libéralisation des banques de sons d'orgues français

Boizard.jpg

Je rappelle que l'ODF de St Michel en Thiérache est prêt et on peut obtenir les échantillons en prime !

Considérant que Sonus est sur le point de crypter toutes les nouvelles banques de sons alors que nous sommes tous co-propriétaires de l'ensemble de notre patrimoine historique, j'ai décidé de mettre à la disposition des amateurs toutes les copies de toutes les banques de sons que je possède, à l'exception de celles dont les éditeurs ont respecté certaines règles éthiques consistant, par exemple, à pratiquer des tarifs raisonnables afin de seulement couvrir leurs frais.

Outre la menace de cryptage des banques futures chez Sonus, on constate que ce sont des étrangers qui pillent notre patrimoine et qu'à une ou deux exceptions près les français n'ont pas été capables de numériser leurs propres instruments. J'estime que cette odieuse plaisanterie engagée sous influence américaine des plus mercantiles doit être sabordée et tuée dans l'oeuf.

Ne désirant pas me condamner à passer mon temps à dupliquer des DVDs, opération longue, fastidieuse et aléatoire, les amateurs devront m'adresser un petit disque dur formaté en NTFS. Cette opération aura bien sûr un coût modique et forfaitaire car il est malgré tout nécessaire de passer du temps pour vérifier les cheksums des fichiers et s'occuper de la rééxpédition et je me trouverai sans doute obligé de confier l'opération à un jeune moyennant une petite rémunération.

Je donnerai la préférence aux étudiants des conservatoire et aux retraités désargentés et à toute personne disposant de moyens modestes. Aussi sera t-il nécessaire de faire la demande par mail avec adresse, profession et téléphone et je prendrai contact pour savoir avec qui j'ai à faire. Vous comprendrez sans doute que je ne souhaite pas être submergé.

Sur le plan juridique mon action se fonde sur des principes intangibles. Il est légitime lorsque l'on se lance dans une numérisation de recouvrer ses frais de sorte que ce devrait être des associations et non des sociétés commerciales (surtout étrangères) qui devraient se charger de la besogne moyennant des droits modestes. A ce propos nous avons plusieurs exemples d'initiatives, souvent nordiques, concernant des orgues parfois importants dont les banques sont proposées à moins de 100 € et souvent beaucoup moins. En revanche, il est exclu que des instruments dont nous sommes tous co-propriétaires puissent courir le risque d'être cryptés et donc confisqués par des intérêts privés.

Je rappelle que si les règlements intérieurs interdisent la photo dans les musées, ces règlements n'ont strictement aucune valeur légale car il n'existe pas de disposition légale de portée nationale susceptible d'avoir consacré cette interdiction de fait. La seule chose qui peut être interdite c'est le flash et certains éclairages pour des raisons de sécurité de conservation. En revanche, lorsqu'on publie la photo d'un objet appartenant au domaine public, la moindre des politesse implique éventuellement de demander une autorisation et à tout le moins de signaler la chose et enfin de mentionner l'identité et le point de conservation de l'objet. Point barre !

A l'évidence, la loi sur la propriété intellectuelle (appelée "droit d'auteur" chez nous) ne s'applique pas au objets dont il est question. Et si elle s'appliquait ce ne pourrait être qu'au bénéfice du facteur restaurateur dans l'hypothèse où celui-ci ne se serait pas borné à une restauration fidèle c'est-à-dire servile de l'instrument, un cas fort rare en France soit dit en passant. Or comme je l'ai indiqué, les numérisations ont été faites souvent en dépit du bon sens et à l'insu des propriétaires et des responsables. Propriétaires et responsables qui devaient de toutes façons s'abstenir d'aliéner des biens publics comme on tend à le faire de sorte que dans l'hypothèse où des autorisations auraient été données sans être assorties d'une charte impliquant des conditions à respecter, je suis en droit de considérer ces actes comme inexistants juridiquement.

Je rappelle également et toujours en droit que dans la mesure où une numérisation vise la fidélité à l'original, il ne peut s'agir que d'une oeuvre dite "servile" donc non susceptible de protection au titre du droit d'auteur. Or en France le droit du copyright (qui est un droit du producteur et non un droit d'auteur) n'a strictement aucune validité chez nous, à moins qu'il ne serve à "recouvrir" un type de droit existant chez nous. L'apposition de la mention (C) signifie "tous droits réservés", encore faut-il que ces droits existent...

Comme je l'ai expliqué dans un texte sur le droit d'auteur appliqué à la musique (voir : http://musicreprints.free.fr/Droit_auteur_musique.pdf), j'ai mentionné page 2, le cas des attributs de la propriété que j'appelle "ordinaire" (celle des meubles, un manuscrit par exemple et des immeubles) selon l'article 544 du Code Civil. Jusqu'alors, on considérait que le droit sur l'image d'un meuble ou immeuble était un droit absolu et perpétuel au bénéfice du propriétaire et c'est sur ce fondement que les bibliothèques taxent les ouvrages qu'elles possèdent d'un "droit de reproduction" qui est devenu exorbitant.

Je pourrais citer un cas auquel je me suis heurté : j'ai voulu reconstituer l'oeuvre d'un organiste qui a harmonisé des cantiques bretons. Malheureusement, toutes les partitions accessibles sont dans une bibliothèque et le bibliothécaire voulait m'imposer les droits en usage à la B.N., j'ai évidemment hurlé et l'ait envoyé au bain car en fait on devrait plutôt nous payer pour faire revivre cette musique sachant qu'elle n'intéresse qu'un pelé et trois tondus et qu'on ne peut pas gagner d'argent là-dessus...

Pour en finir avec les bibliothèques, je préconise à l'adresse de ceux qui daignent me demander conseil, d'user librement de la reproduction d'ouvrages anciens et sans mention d'origine (ni de "collection particulière) dès lors qu'ils ne sont pas connus comme étant des "unicums", cas particulier des manuscrits les seuls documents pouvant donner lieu à des réclamations car dans le cas d'ouvrages imprimés existant encore à plusieurs exemplaires non seulement il faudrait que la bibliothèque prouve que l'on a mis à contribution son exemplaire et en tout état de cause elle ne serait pas assurée de pourvoir exiger quoique ce soit.

En effet, j'ai numérisé quantité de partitions et en particulier les célèbres "Archives des Maître de l'Orgue" et comme je n'avait pas pris la peine de filigraner mes images, on ne les a piquées et on en a fait cadeau sur certains sites en estiment justement que puisque les gravures ne sont plus protégées, je n'avais aucun droit sur mon travail.

J'ai donc consulté un grand cabinet parisien spécialisé en droit de propriété intellectuelle qui m'a répondu en me citant des exemples que la jurisprudence de la Cour de Cassation tendant depuis quelques années à considérer que le droit sur l'image d'un bien patrimonial culturel si l'oeuvre est tombée dans le domaine public n'est plus opposable par le propriétaire de l'objet. En d'autres termes, il m'a été répondu que mes numérisations ne pourraient être protégées que dans le cas où j'aurais constitué des anthologies (éventuellement accompagnées de textes) mais ce serait peine perdue pour l'excellente raison où on pourrait littéralement démembrer ce travail. J'ai donc pris mon parti de la situation et arrêté de faire des numérisations et je précise que Musicreprints vend un DVD à 35 € à peu près tous les 3 mois, d'abord parce qu'une collection de pièces pour harmonium ça n'intéresse vraiment que quelques oiseaux rares et pour le reste on copie allègrement. Ce qui, je dois le dire, ne me dérange pas outre mesure. Bref, pour qu'un tel travail de rassemblement de la production organistique des "petits maîtres" du XIXème siècle puisse être menée de façon exhaustive et avec méthode, il faudrait disposer de subventions qui permettent d'entretenir la motivation et de diffuser gratuitement le résultat sur un Web.

Dans ces conditions et compte tenu de l'évolution jurisprudentielle indiquée, les attributs de la possession de l'image l'audio et visuelle d'un meuble ou immeuble par nature tel un orgue sont devenus pratiquement inexistant à partir du moment où l'on considère que le meuble ou l'immeuble appartenant au patrimoine historique d'une nation constituerait par nature et destination un "bien universel". Une différence doit cependant être faite entre la copie fidèle et donc servile des sons d'un orgue et sa photographie. Une photographie pouvant être prise sous divers angles et éclairages, elle implique un minimum de créativité mais il n'en va pas de même d'un numérisation dont le but est d'offrir une réplique aussi parfaite que le peut permettre la technique des sons originaux.

On m'objectera que le réalisateur d'une telle numérisation doit pouvoir protéger son travail et son investissement. Soit mais on a vu ce qu'il en est pour une collection de partitions du domaines public. C'est là précisément que le droit du copyright qui met en avant les droits du producteur sur ceux d'un éventuel auteur présente un avantage et est à mon sens plus réaliste que le droit dit d'auteur avec ses droits moraux très contraignants qui finalement ont souvent pour seule conséquence de faire fuir les éditeurs.

Mais si le droit du copyright possède une logique et des aspects plus concrets et en un certain point préférable à notre droit local, non seulement il ne s'applique pas chez nous mais il donne lieu à des abus tout aussi redoutables. Et là encore je vais citer un exemple qui sort du domaine musical. Les gens qui me connaissent bien savent que je ne m'occupe pas que de musique, loin s'en faut. J'ai publié, il y a deux décennies, un dossier sur les pratiques d'un gourou assez immonde et qui a fait de nombreuses victimes au sein d'un milieu intellectuel qui passe pour assez huppé puisqu'il est censé constituer la référence doctrinale ultime en matière de "métaphysique intégrale". Un procès retentissant a eu lieu aux U.S.A. qui a causé un scandale immense mais des universitaires renommés étant impliqués en tant qu'admirateur dudit "gourou", l'affaire a été plus ou moins étouffée. J'ai donc décidé d'enquêter, plusieurs versions successives ont paru et j'ai pu me procurer des photographies de certains rites au demeurant plus ridicules que pornographiques. J'ai été contraint de diffuser les pièces justificatives à part et la "secte" a réuni a faire effacer toutes les images ayant paru dans des forums.

Bref, ce que je veux souligner c'est qu'au U.S.A. il suffit de déposer une série de photos à la librairie du Congrès quand bien même on n'en serait pas l'auteur pour arguer d'un copyright et s'en servir pour empêcher la manifestation d'une vérité. Or en France, ne dispose d'un droit sur une photo que celui qui est en mesure de prouver qu'il était l'auteur du cliché (possession du négatif ou de la diapositive originale). Bien évidemment avec la photo numérique, si on veut prouve sa qualité d'auteur, il faut déposer ses clichés dans un recueil au titre du dépôt légal. Mais enfin dans le cas de photos anciennes et dans la mesure où on fait en sorte d'empêcher l'identification des acteurs excepté le délinquant, la réaction normale d'un juge serait de déclarer que seul l'auteur de la photographie dispose d'un intérêt à agir. Tout cela est pour dire que dans le système américain, il est facile de voler les droits de quelqu'un et d'apposer son propre copyright sur ce dont on n'est pas propriétaire. Or cette mentalité mercantile tend de plus en plus à déteindre de l'Ouest en Est.

Je pense donc avoir fait la démonstration que ma décision se trouve être parfaitement justifiée et elle a du reste reçu la caution morale d'un ancien facteur d'orgue qui le cas échéant plaidera dans le même sens auprès de la Direction du Patrimoine, Bureau des Orgues qui est actuellement tenu par Jacques Prévost et tout le monde s'accorde à dire que depuis qu'il a remplacé un certain Loïc Métrope, la commission fonctionne de façon nettement plus efficiente. les techniciens conseil, MM. Brottier, Lutz, Colin, Semenoux et Galtier seront informés de la nécessité de réglementer par un charte les numérisations futures des orgues français classés et je ne doute point que ces MM. reconnaîtront de la nécessité d'agir dans le sens préconisé.

Je prévois également de faire connaître ma décision à toutes les classes de Conservatoire. Voilà en quelque sorte un cadeau de Noël et je souhaiterais que l'on ne tarda point à en profiter car il n'est pas sûr que d'ici quelques mois j'aurai encore envie de rendre service à mes chers confrères organistes. Il faut dire qu'à peu d'exceptions près, je ne nourris pas une estime débordante pour la plupart de mes confrères musiciens, des gens parfois assez "caractériels" et qui se prennent souvent à tort pour des stars. J'espère que ces réserves n'intimideront pas trop les candidats potentiels mais on peut être assuré d'une bonne fin si on le mérite. Enfin je le répète, il se peut que le Père Noël ne passe pas deux fois de suite. 

La "viola organistica" de Léonard de Vinci c'est incarnée...

L'instrument réalisé et présenté récemment par un pianiste polonais n'est pas à proprement parler une "première mondiale" mais cette initiative laisse augurer une relative multiplication de cet instrument.  

viola.jpgIl faut noter en effet qu'il a eu des précédents, à commencer par un exemplaire conservé au Musée instrumental de Bruxelles qui lui vient de la cathédrale de Tolède où il était resté en service assez longtemps.

Un japonais avait construit également un prototype assez fruste et limité en étendue.

L'instrument polonais ayant le mérite d'être tout à fait abouti et les instruments postérieurs à celui de Fra Raymondo Truchado daté de 1625 ne sont en fait que des sortes de copies car pour l'interprétation du manuscrit le terrain avait été passablement défriché.

Praetorius a publié l'image d'un Geigenwerk qui, la direction mise à part, n'est pas différent de l'exemplaire actuel dont on parle. Le constructeur polonais a du reste reproduit la pédale d'activation des cylindres tournants. Voir http://bachtrack.com/nov-2013-da-vinci-viola-organista

geigenwerk.jpg Leonardo3-EdoardoZanon-LeonardoDaVinci-Claviviola-Clavi-Viola-Organista-strumentiMusicali-prototipo.jpgIl existe une autre reconstitution inspirée de Léonard de Vinci :

http://it.wikipedia.org/wiki/Clavi-viola

Jiri Zurek (Sonus Paradisi) s'inquiète, il y a de quoi !

vote.jpgJe vous livre la traduction de son dernier message :

Le sondage sur l'utilisation du chiffrement pour les nouveaux ensembles d'échantillons Sonus Paradisi se terminera bientôt - dans environ 24 heures à partir de maintenant. En ce moment, 25% des utilisateurs inscrits ont exprimé leur souhait sur ​​cette question , le résultat est fortement inclinée vers le cryptage.

25 % cela faisait hier 277 pour contre 75 contre le cryptage. Cela fait 375 suffrages exprimés et il faut multiplier par 4 le chiffre pour avoir le nombre de clients de Sonus soit environ 1400 acheteurs. Nul doute que l'affaire nourrit son homme ou du moins y contribue...

Mais il y a 75 autres % des utilisateurs enregistrés qui n'ont pas donné leur vote . Donc, les choses peuvent changer complètement si tout le monde décide d'exprimer le point de vue sur l'utilisation du chiffrement sur ​​Sonus Paradisi . Bien sûr, je comprends que certains utilisateurs ne souhaitent pas voter, c'est tout à fait correct et je suppose qu'ils ne se soucient pas de cette question.

Mais depuis que je voudrais vraiment entendre l'opinion du reste, je le répète mon plaidoyer : s'il vous plaît,votez.

Visiblement Zurek aspire à ce que les choses changent car il sent que le vent du boulet se rapproche puisque je l'ai mis au courant de ma décision. Mais de toutes façons avec ou sans encryptage, il va se concrétiser d'une façon ou d'une autre. Enfin il est parfaitement conscient que le vote ne sera pas représentatif. On voit bien qu'il ne désire pas crypter mais qu'il subit une pression de la part de Milan Audio mais il ne tient qu'à lui de s'y soustraire purement et simplement. Toujours l'alibi de la "démocratie" qui est bien le pire piège à cons qui existe et n'est valide qu'avec le tirage au sort des élus. A ce propos je rappelle que si on est dans la merde avec la dette publique c'est parce qu'en 1973 la loi dite Pompidou Rothschild a en quelques mots anodins portant sur les effets de commerce de la Banque de France (réunion des principales banques privées sous Napoléon) a confisqué la création monétaire au profit des seuls banquiers privés. Les politiques qui continuent à soutenir cette trahison mériteraient tout simplement d'être fusillés sans autre forme de procès. Je recommande à ce propos les conférences d'Etienne Chouard mais il y en a d'autres... Alors la "démocratie" telle qu'on la conçoit je lui pisse au cul, en long en large et en travers. Amen !

Vous pouvez toujours souhaiter lire quelques réflexions avant de prendre la décision de voter . Voir l'entrée de blog correspondant. Il y a aussi une énorme discussion sur le forum Hauptwerk sur ce problème. S'il vous plaît , votez pour l'option qui est meilleur convenant à vos besoins. Je suis absolument ouvert à suivre ce vaste majorité de mes utilisateurs me demandent de le faire, je suis prêt à commencer le chiffrement, mais je suis également prêt à continuer à distribuer les ensembles d'échantillons dans un format non crypté . S'il vous plaît, dites-moi ce que vous attendez de moi.

On peut se demander pourquoi 75% ne daignent pas voter, c'est que tout simplement, ayant acheter une banque pas cher ils ont pu éprouver des difficultés avec la simulation et se désintéresser de la suite. Mais qu'importe ! 

Je trouve ces discussions et ces polémiques vaines car non seulement le cryptage sur des biens historiques et la privatisation de ces biens ne se justifie pas mais pour des raisons pratiques, les clefs de décodage sont vulnérables (perte, vol, déprogrammation) et on est à la merci de tas d'accidents.

En conclusion, ces numérisations, en l'absence du moindre reversement en faveur de l'entretien ou des restaurations c'est tout simplement du pillage et les "pirates" ce ne sont pas ceux qui se refilent les banques mais les trafiquants qui squattent ces biens historiques et publics au mépris de tout semblant d'éthique. Donc je vais rétablir l'équilibre en sanctionnant cet abus à ma façon ! On ne demande pas aux gens d'être des philanthropes mais il y a des limites quant aux usages à sens unique. Notez que là encore certains éditeurs reversent aux collectivités propriétaires des royalties sur la cession des banques tout en pratiquant des prix raisonnables. j'ai donc bien des motifs surabondants de faire un exemple !

Bref, à l'approche de Noël ce n'était pas le moment de lancer un tel vote surtout que les gens qui n'avaient pas commandé depuis l'ouverture de la boutique n'ont été informé de rien.

Pédalier à vendre : 290 € (et consoles à transformer)

pédalier.jpgCette annonce vient de m'être signalée, il s'agit d'un pédalier de 30 notes avec toutes l'électronique Midi à monter, toutes les pièces étant fournies. L'organiste ne fait pas d'envoi et il faut aller quérir le lot à Strasbourg.

http://www.leboncoin.fr/instruments_de_musique/584611677....

C'est une bonne affaire que je regrette de ne pouvoir faire par manque de place car j'ai un grand clavecin français à terminer qui occupe tout mon espace libre. Il s'agit d'un français de Bédart et si ça intéresse quelqu'un on peut s'inscrire sur la liste des acheteurs potentiels.

Annonces de consoles

http://www.leboncoin.fr/instruments_de_musique/544332882....

500 € pour le pédalier et la récupération du meuble et éventuellement des claviers (analogique à midifier)

http://www.leboncoin.fr/instruments_de_musique/578198625....

Allen 3 claviers à 1800 € : annonce valide si sortie Midi Out autrement ne conviendrait pas pour la simulation. On ne va pas reconditionner un orgue de cet qualité en état de fonctionner tel quel !

Enfin voici des annonce entre 1200 et 1500 € comportant une console à 2 claviers et pédaliers. Faut voir s'il existe une sortie Midi mais en raison du prix des pédaliers ça reste jouable même s'il faut midifier entièrement ces consoles et ne réutiliser que les claviers :

http://www.leboncoin.fr/instruments_de_musique/297421098....

http://www.leboncoin.fr/instruments_de_musique/555045647.... 

Ce dernier est sans doute analogique...

Une console intéressante pouvant être transformée jusqu'à 3 ou 4 claviers 

http://www.leboncoin.fr/instruments_de_musique/581690498....

Un Ahlborn : http://www.leboncoin.fr/instruments_de_musique/575337476....

Un Garrel : http://www.leboncoin.fr/instruments_de_musique/468793872.... pas de sortie Midi c'est sûr mais peut acceuillir un troisième clavier. J'ai transformé le même.

http://www.leboncoin.fr/instruments_de_musique/556099587.... : est-il Midi ? 

Enfin si vous cherchez seulement un meuble il existe des tas d'annonces parfois à moins de 100 € d'instruments de variétés qui peuvent supporter 2 à 3 claviers.

09/12/2013

Menace de cryptage des échantillons de Sonus Paradisi


logo copie.jpg

Dernières nouvelles : j'ai pu accéder au vote mais c'est peine perdu on est à 277 pour le cryptage contre 75 contre. Un résultat aussi calamiteux s'explique. La majorité des acheteurs sont des "blaireaux friqués" clients de Milan Audio qui aspirent à briller et n'ont pas intérêt à ce que le système se démocratise. Certains aiment à briller au volant de voitures de luxe ou de sport, d'autres se contentent d'une console d'orgue quand ils n'ont pas l'âme sportive. ce vote est donc une imposture et une tromperie pour les raisons susdites.

C'est triste mais si Zurek cède à la pression des américains ma parole, il ne l'emportera pas en paradis! Je le répète: je n'ai rien à foutre des nouvelles banques qui sortiront, je constate qu'elles sont toujours plus ou moins "loupées" à l'exception de Ménéstérol qui présente deux versions bien complémentaires enregistrée de près et une de loin. St Michel en Thiérache est un bel orgue mais je le trouve finalement assez "plat", alors si c'est pour continuer ainsi dans la médiocrité sans progresser, il m'indiffère que les futures banques soient ou ne soient pas cryptées mais je demeure attaché à certain principe et je veillerai autant que faire se peut à ce que l'on ne puisse plus approcher un orgue historique français sans devoir s'engager sur le respect d'une charte qui resterait à définir et c'est au techniciens conseils en charge des instruments de l'élaborer et de veiller à son respect.

Si je devais mettre ma menace à exécution, je vois mal Sonus Paradisi intenter un procès. Sur quelle bases ? La plupart des numérisations ont été faites sans concertation ou autorisées par des gens qui n'avaient pas voix au chapitre ou par des imbéciles qui n'avaient aucune conscience des abus qu'ils ont autorisé. En France, c'est toujours la même histoire, les administrations emmerdent parfois pour le plaisir mais s'avèrent incapables de faire respecter notre patrimoine. Les bibliothèques réclament des fortunes pour des droits de reproduction de livres du domaine public mais on laisse filer sans contrôle l'image sonore de notre patrimoine organistique en permettant à des aventuriers de se faire du fric sur le dos des élèves et des musiciens attachés à leur instrument.

Cette confiscation au seul bénéfice de nantis et de gens plus ou moins pourris de fric est tout simplement haïssable. Je me rappelle de l'époque où il fallait être pratiquement fils d'un notable fortuné (industriel ou médecin) pour pouvoir fréquenter le temps requis toutes les classes d'un Conservatoire. Je pensais cette époque révolue mais elle ne l'est pas car alors que l'instrument allait devenir abordable, on fait tout pour maintenir les inégalités. Et dans le cas présent, comme par hasard c'est encore un ressortissant de l'Europe de l'Est qui tire les marrons du feu et profite de notre richesse locale. C'était tolérable tant que cet éditeur maintenait des prix abordables et ne cryptait pas ces banques mais à l'avenir çà ne le sera plus et ce sera la guerre ! Et comme je l'ai indiqué il faudra envisager de rendre aux français et à ceux qui partagent notre culture ce qui appartient à la France !

Qu'on se le dise !   

==========================

Il vient de m'être signalé que Sonus Paradisi qui jusqu'à présent résistait aux pressions de Milan Audio envisage de crypter ses banques. 

Voir http://www.sonusparadisi.cz/en/blog/encryption-and-sonus-...

Je ne peux pas voter mais je hurle NON et NON, pas de cryptage !

Ne peuvent votre contre que ceux qui ont commandé et si j'ai commandé autrefois, je n'ai pas eu l'occasion d'ouvrir de compte avec mot de passe.

Mais ça ne m'empêche pas de me faire entendre !

Je suis évidemment non seulement contre mais HOSTILE à ce cryptage pour des milliers de raisons. D'abord les risques de pertes du dongle et pas seulement.

Le piratage à bon dos, or il est forcément très limité

Si les banques étaient vendues un prix raisonnable les gens ne pirateraient pas ! Et en France on pirate peu pour l'excellente raison que les systèmes de simulation ne sont pas répandus. Je viens encore de recevoir un email d'une dame qui a visité la boutique de Virtualis et à qui on a proposé une console sèche à 21 000 €, donc le logiciels et les banques sont en plus !  Elle parle du reste de consoles "artisanales" et je ne sais pas ce qu'elle entend par  là.

Je rappelle qu'un retraité s'est laissé refiler 7 claviers haut de gamme pour plus de 7000 €. Il avait un motif sérieux de révoquer la vente, je ne le lui ai pas conseillé car Pétrique a prétendu que s'il était contraint de rembourser, il serait obligé de déposer le bilan. Sachant que l'intéressé voulait les meilleurs claviers, j'ai donc dans un souci de conciliation conseillé d'accepter la livraison car je savais pouvoir l'aider. Je lui ai du reste fournir et la documentation et les explication pour s'en sortir. C'est évidemment de sa faute si j'ai du renoncer ! Au lieu de retrousser ses manches et de prendre le problème à bras le corps je n'ai eu droit qu'à des jérémiades, alors j'ai fini par l'envoyer au bain !

Nous avons là deux personnes qui ont visiblement des moyens et qui peuvent se constituer un instrument potable sans dépenser des dizaines de milliers d'€uros.

Je rappelle ce que j'ai énoncé sur un nouveau site spécial (http://hauptwerk.free.fr/) : la solution de la simulation n'est valable que si l'utilisateur jouit d'un minimum de pratique informatique. J'ajoute que le système créé doit être TRANSPARENT pour son utilisateurs et à défaut il doit pouvoir se faire dépanner par un proche. Cela ne nécessite pas d'être un super technicien en informatique musicale. Il faut seulement avoir des notions de base en micro-informatique et comprendre comment fonctionne le système Midi.

"Numériums" : la garantie passe de 10 à 2 ans, problème !

Hormis ce cas de figure je DECONSEILLE VIVEMENT de se lancer dans l'aventure. Mieux vaudrait acheter un "numérium" clefs en mains. On pourra toujours brancher dessus un ordinateur avec HW4 ou Grand Orgue... Malheureusement, cette solution a un inconvénients. Du temps où j'ai connu M. Lenglet, grand pionnier en la matière et aujourd'hui retraité, cette sorte d'instrument était garanti 10 ans. Cela signifie qu'en cas de grillage d'un circuit il pouvait être remplacé. Lenglet avait même du stock pour des composants de vieux binious analogiques !!!! C'est ainsi que j'ai pu reconditionner un vieux Viscount !

A présent, c'est terminé les garanties de 10 ans, c'est 2 ans m'a t-on dit ! Et bien à ce compte-là même si j'étais millionnaire en € je n'achèterais pas ! Je me rabattrait sur des occasions. Or les occases intéressantes sont de plus en plus rares sur le "Bon Coin".

La véritable raison du cryptage : Grand Orgue est en passe de disposer d'ODFs pour les banques Sonus

A l'évidence, la tentation de crypter les banques de Sonus découle d'une intense pression de Milan Audio. Je ne surveille pas attentivement ce qui se passe mais je me rappelle n'avoir pas trouvé de liens pointant vers le site de Jiri Zurek or ces jours-ci les banques de Sonus étaient de nouveau référencées. Je peux me tromper mais je subodore un chantage : si vous ne cryptez pas (pour faire vendre HW4) pas de pub. Si c'est çà, Zurek aurait tort de céder, personne n'a besoin du site de Milan Audio pour savoir qu'il existe et que certaines de ses banques sont incontournables.

En fait il est très clair que le développement de "Grand Orgue" est une menace pour les ventes du logiciels de Milan Audio. Je suis en train de terminer avec J.L. Derouineau un ODF pour Saint Michel en Thiérache et je compte en faire d'autres. J'ai Hauptwerk mais ce logiciel me sort par les yeux.

Contre la mégalomanie à l'américaine

Milan Audio est engagé dans une entreprise de confiscation des banques d'orgues historiques au seul bénéfice de quelques "blaireaux friqués". J'ai choisi une option diamétralement opposée, à savoir de favoriser autant que faire se peut la démocratisation de l'orgue. Songez qu'à l'époque où j'ai fait mes première études (c'était à Reims avec Arsène Muzerelle, titulaire de l'orgue de Grigny) la classe devait compter une vingtaine d'élèves. Or la classe du Conservatoire de Nice (qui dispose de bâtiments de haute architecture, l'architecte est Jean-Loup Roubert grand prix de Rome, mon principal client rémois à l'époque où j'étais photographe spécialisé en architecture), cette classe aurait entre 4 et 6 élèves... 

Tendances contre productives

Il est donc parfaitement contre productif de vouloir constituer un marché captif basé sur le commerce de console à 25 000 € en moyenne, en vendant très cher logiciels et banques tout en cryptant par dessus le marché.

C'est Sonus Paradisi qui devrait prendre l'initiative de créer des ODFs à destination de "GO" pour élargir ces ventes. Il vaudrait mieux vendre 3 ou 4 fois plus de banques à des prix inférieurs que de pratiquer des prix prohibitifs et par dessus le marché de crypter.

Problème de droit et menace de sabrage

Les éditeurs de banques d'orgues historiques français ne doivent pas oublier une chose : la numérisation des orgues disponibles a été faite à l'insu des facteurs chargés de restauration et des collectivités locales propriétaires des instruments et souvent avec la complicité des curés affectataires. Je puis me vanter d'avoir fait échouer la numérisation du Dom Bedos de Bordeaux en alertant le technicien conseil.

Certains le regretteront qui ont les moyens de se payer tous leurs caprices mais je m'en tape. Bref, si les banques Sonus devaient être crypter, je me fais fort de remuer ciel et terre pour faire interdire toute numérisation sans contrepartie financière. J'ai l'oreille d'un membre important de la Commission Nationale des orgues Historiques et j'aurai vite fait le tour des techniciens conseils !

Bref, il n'est absolument pas normal que l'on pille nos instruments et que ce soit des éditeurs étrangers qui s'engraissent à vendre des copies virtuelles alors qu'en France tout le monde paie pour maintenir ces instruments sans pouvoir en jouir puisqu'il existe un sérieux problème avec certains affectataires et quand il ne vient pas d'eux il vient de Maire autocrate à la solde d'intérêt privé de leur entourage comme à Contes où Martine Raibaldi m'a fait interdire ! Mais bon là j'attends ! Je suis certain d'une chose : la justice immanente existe et elle fera son oeuvre tôt ou tard !

J'engage donc Sonus Paradisi a renoncer à son projet de cryptage, sinon je prendrai la décision de diffuser publiquement et gracieusement par un moyen ou par un autre les banques relevant du patrimoine français pour casser les pattes à ce commerce de riche !

Quant à Milan Audio, qu'il se contente de s'occuper de ses propres banques. Les autres éditeurs sauf Organart Media qui est le principal complice de l'arrogance dénoncée, ont tout intérêt à ne pas crypter. Enfin il y a pléthore de banques et ça finit par conduire à collectionner et à s'amuser plus qu'à travailler. Il est des banques que j'ai désinstallées les ayant jugé à l'usage peu intéressantes. Finalement, je n'en ai conservé qu'une demi douzaine, c'est dire !

Il va sans dire que compte tenu de la façon dont les choses tournent, je ferai payer les ODFs que je suis susceptible de réaliser. Quitte à fournir gracieusement les banques correspondantes pour casser ce sale commerce que je dénonce depuis des années !!!!!!!!!!!!!!!! 

Mais je ne le répéterai jamais assez, les histoires de piratage sont en partie chimérique, la clientèle intéressée par la simulation d'orgue par ordinateur n'est pas une clientèle jeune, c'est d'abord une clientèle âgée peu férue d'informatique de sorte que si l'on continue à proposer des consoles hollywoodiennes et par dessus le marché des banques cryptés à des prix aussi faramineux, on va tout simplement rendre encore plus impopulaires un système qui a déjà très mauvaise presse en française du fait d'une sorte de "chauvinisme" envers le "tout mécanique" !

J'invite tous ceux qui ont des problèmes à se rapprocher et à me les exposer. Malheureusement, on me consulte souvent après avoir fait une "boulette" et j'ignore l'audience des mes nouveaux sites. Mais enfin s'ils découragent quelques visiteurs de persévérer en compagnie des lascars que j'ai pointé, c'est tant mieux même si je n'en sais rien !

24/11/2013

Simulation : GrandOrgue (ex MyOrgan) et Hauptwerk IV, le point de la situation

MenesterolConsoleL.jpg

 

 

 

 

Nouvelle version du 24 /II/2013

Ci-contre la console graphique de l'orgue de Ménestérol (Voir http://www.montpon-les-orgues.fr/70313763). La banque de son de Sonus Paradisi est jouable avec un ODF conçu pour "Grand Orgue". Voir à la fin.

J'ai expliqué dans la version précédente de ce post pour quelles raisons j'ai été amené à créer un site spécial autour des système de simulation d'orgue. Il s'agissait de rendre service aux particuliers qui risquent d'être menés en bateau par trois fournisseurs qui se sont entichés de l'usine à gaz nommé "Hauptwerk IV" de Milan Audio.

Bien mal m'en a pris, outre le fait que je n'ai eu pour salaire que les jérémiades d'un organiste qui avait réclamé la constitution de ce site de mise en garde, voici qu'en plus du fait que les gens qui me demandent conseil ne suivent pas mes avis et font autre chose que ce que je dis de faire, voilà que les choses se compliquent.

Jusqu'à présent, j'avais passé sous silence la tendance de la nouvelle mouture de "Grand Orgue" (successeur de "MyOrgan") à ressembler également à une usine à gaz, voici que les efforts déployés en vue de la création d'un ODF pour la banque Sonus Paradisi de St Michel en Thiérache se heurte à des problèmes d'échanges du au fait que les "logs" listés en court de chargement ne peuvent pas être sauvegardés. Il n'est donc pas possible de les communiquer par émail, ce qui rend impossible tout échange d'information entre développeurs et les personnes susceptibles d'en contrôler le fonctionnement, de réaliser "à la main" ou de suggérer des modifications...

Je me suis heurté à des problèmes de "cache" qui font que j'ai perdu des heures en vain. j'ai donc pris le parti de me fâcher et de traiter d'imbéciles et d'abrutis ces développeurs imbus d'eux mêmes et dont j'ignore le nom et qui sont à l'origine de la création de panneaux complètement aberrants. Avec le programme en Basic créé par Jean Luc Derouineau, on était sur le point de pouvoir contourner les "conneries" que je viens d'évoquer. Hélas comme je l'ai indiqué faute de pouvoir transmettre la description des causes d'échec (logs) je me retrouve complètement bloqué. Il est possible que le maléfice vienne d'un problème local mais comment le savoir quand l'outil basique de contrôle fait défaut.

Comme j'ignore l'identité des responsables de la situation et que l'on ne me donne pas le moyen de les contacter, j'ai décidé de m'affranchir de tout scrupule diplomatique. Tant pis si la concurrence ne manquera pas de se réjouir car elle-même ne l'emportera pas en paradis. Dans un cas comme dans l'autre, le résultat est que la cause de la simulation d'orgue à tuyaux se trouve, en France, du moins complètement bloquée et il m’apparaît que le seul moyen qui reste de tenter de faire sauter ce "bouchon" c'est de dire la vérité, toute la vérité, sans égard pour qui que ce soit !

Comme je l'ai indiqué je demeure prêt à aider quiconque en fera la demande mais ce ne peut être qu'après réception d'un don en faveur de Musicreprints (personne morale), don proportionné au service attendu. Il est malheureux d'avoir à constater que la gratuité conduit inévitablement à des abus mais il faut être réaliste.

Tous les détails sont sur le principal site, à l'avenir les pages faisant office de "miroirs" renverront à une page unique pour faciliter les mises à jour. Ainsi ma conscience sera tranquille, j'aurai fait tout ce qui est en mon pouvoir pour mettre en garde les intéressés contre les aléas auxquels ils peuvent se heurter d'où qu'ils viennent ! A présent je me lave les mains quand aux conséquences. Je rappelle que j'ai supprimés les manuels existants, il faudra me les réclamer.  

Voir http://hauptwerk.free.fr

14/11/2013

L'organiste de Nay refuse de rester sur la touche...

Nay.jpgJe vous convie à visiter cette page :

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2013/10/21/l-organi...

Vous verrez que je ne suis pas le seul à avoir des ennuis avec certains curés, quoique mon "look" n'ait jamais été "décalé". Je suis plutôt un "classique", rien en tout cas de l'apparence d'un "baba cool" avec ou sans queue de cheval...

Titulaire de l'orgue depuis plus de deux ans, Antoine Giovanini (35 ans) a vu son contrat de bénévolat rompu par l'abbé Pierre Haramburu dans une lettre du 19 août dernier. Le curé de la paroisse reproche à l'organiste "des dérives inacceptables de (sa) conduite" sans préciser les "motifs graves et répétés" qui justifient cette résiliation.

On sait seulement que le curé a traité son organiste de "drogué" et lui a envoyé les gendarmes pour une perquisition. C'est grave ! Ont-ils seulement agi avec en main une commission rogatoire. J'en doute un juge n'aurait pas été assez bête pour délivrer pareil mandat sans s'être rencardé avant d'agir. Mais les braves gens s'imaginent qu'on serait tenu d'ouvrir sa porte aux flics et aux gendarmes quand eux-mêmes décideraient d'une visite domiciliaire. Bref, le juriste souhaite que la victime aille au bout de la procédure et la hiérarchie ne semble pas y être hostile, quoique devant des journalistes on se doit de respecter certaines formes... Peut-être la victime obtiendra t-elle que le curé de choc auquel il est affronté soit viré, c'est-à-dire prié d'aller se faire voir dans une autre paroisse. Mais ne rêvons pas trop !

Reste à déterminer en quoi consistaient les mystérieuses "dérives inacceptables" et "non motivées".

Le jeune homme reconnaît bien un langage parfois fleuri et s'être laissé aller à quelque insulte à consonance homophobe à l'encontre d'un apprenti diacre lors d'une empoignade à propos de matériels de l'église. Pas de quoi fouetter un chanoine, selon ses amis.

Ben oui, voilà sans doute le fond du problème : un apprenti diacre est soupçonné d'être un peu "pédé" sur les bords ! Effectivement, il n'y a pas de quoi fouetter un chanoine et pour cause, il suffit de lire Christianisme, tolérance sociale et homosexualité d'un certain John Boswell pour se rendre compte que l' "homo-sensibilité" a toujours eu très bonne presse parmi les clercs. Normal, dans une religion où Eve s'est vue attribuée le plus mauvais rôle les mecs sont assez naturellement prédisposés à s'arranger entre eux. Je me souviens avoir lu le livre il y a peut-être quinze ans et certains préceptes d'un saint Anselm de Rielvaux me sont restés gravés en mémoire, parlant des amours adolescentes il disait que ces choses là doivent être tolérées tant qu'il ne s'y glisse rien de frivole... J'ai retenu la formule car c'est une petite merveille littéraire de style ecclésiastique dans le genre "emballé avec du papier de soie".

Bien sûr les avis divergent et il n'entre pas dans mon propos de trancher la question. je note que toutes les occasions de rire sont bonne à prendre. Un point c'est tout ! Certes la "pédophilie" c'est un peu plus problématique car c'est un effet du littéralisme dominant à propos du laissez venir à moi les petits enfants... Le littéralisme étant devenu un problème assez fondamental en matière d'exégèse touchant des texte d'un caractère nettement plus sibyllin, on est bien loin d'être sorti de l'auberge. Enfin le seul problème c'est que MM. les clercs campent sur le faites ce que je dis mais pas ce que je fais ! Alors ça ne peut plus aller et effectivement rien ne va plus !

L'organiste lésé a des chances d'être réhabilité, il a des soutiens, personne excepté le curé ne veut se passer de lui. Je n'ai pas autant de chances, je n'ai pas achoppé dans mes relations ecclésiales sur des "bagatelles" et je m'en fiche complètement. J'ai eu un patron qui avait une femme cachée, ce ne fut pas le plus mauvais et j'ajoute bien au contraire ! Je ne peux que le louer pour sa loyauté, mais il n'avait plus le vent en poupe du côté municipal et comme je le reconnaissais comme seul maître, j'ai partagé la détestation dont il a été l'objet. Je rappelle qu'on a pendu une fausse soutane à un réverbère accompagnée il me semble d'un balai pour lui signifier son congé. C'était du Don Camillo en mode sinistre ! Mais nous avons survécu !

Mon cas est sans doute plus problématique que celui de mon collègue, j'ai été amené à poser des problèmes majeurs et pas seulement celui des dérives en matière de musique liturgique. Je parle des relations de l'Eglise et de l'Etat, c'est-à-dire de la fausse séparation et du semi concordat qui est cause de problèmes généralement insolubles. Soit les curés sont intraitables et ne veulent pas de concerts susceptible de faire de l'ombrage à leurs offices assez minables sauf dans les grandes paroisses des métropoles, soit ils négligent de faire valoir leurs droits en tant qu'affectataires et ils se laissent suborner par le pouvoir temporel et c'est ce qui est arrivé me concernant.

Enfin je note que mon collègue jean-François Ouillon de Saint-Oloron fait partie des supporters de mon infortuné collègue. Il me semble bien avoir relaté ses propres aventures. Oui les accrochages entre organistes et curés sont fréquents et il faut cesser de prendre cela au tragique. Il serait tant que MM. les ecclésiastiques réalisent qu'on n'est plus sous l'Ancien Régime et que l'on en est rendu à un régime se voulant démocratique.

En l’occurrence, ils doivent se souvenir d'un vieil adage Vox populi Vox Dei ! Il est applicable en la circonstance. Et que cela saute ou à défaut que le Diable emporte le Père Haramburu. C'est un basque ! Satan en personne aura du mal à le circonvenir mais faisons lui confiance, il en viendra à bout ! 

Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit

Amen 

01/11/2013

Guéguerre autour de l'orgue Valoncini de Contes : un "miracle" de Notre Dame de la ceinture

contes6.jpgJ'ai du enlever cette note provisoirement parce qu'au bout du compte je constate que le Doyen de Contes, un prêtre d'origine polonaise et accessoirement son vicaire s'avèrent en définitive en grande partie responsable de ce que j'ai du prendre le mors aux dents.

Je rappelle très brièvement les faits : en 2003 j'arrive dans le secteur et je relance le projet de restauration de l'orgue Valoncini de Contes en consacrant du temps à deux ou trois réunions avec le Maire Francis Tujague auquel j'ai fourni la meilleur marche à suivre. C'est moi qui ait proposé Michel Colin comme technicien conseil.

Sept ans plus tard en 2010, alors que l'orgue vient d'être restauré et va être inauguré, on m'en refuse l'accès pour en tâter au motif que je me serais apprêter à "investir" (sic) l'instrument. Le Doyen est contraint ; on lui fait dire qu'il est d'accord pour limiter de son côté l'accès à une personne très active dans la paroisse (une certaine D.T. professeur de musique m'a t-on dit ??) qui ne demeure pas sur place. Le Doyen me confirme qu'on l'a mis devant un fait accompli, que ne me connaissant pas il n'a rien contre moi. Je verrais l'orgue un seul après midi.

Je n'ai eu aucun mal à deviner que l'opposition venait d'une certaine Martine Raibaldi, très en honneur de sainteté parmi tous mes collègues s'occupant de musique ancienne. Passons sur les détails : le milieu musical est rempli de gens qui tissent toutes sortes d'intrigues pour écarter ceux qui pourraient leur faire de l'ombre. Mais en l’occurrence, il n'y avait aucun risque. Je ne suis pas exhibitionniste et les concerts c'est pas ma tasse de thé. Je préfère travailler à la restauration de la liturgie mais les conditions sont à tous égards défavorables du fait de Vatican II et d'une mentalité d'Ancien Régime de la part de beaucoup de prêtres sans parler de leur hiérarchie. Faut-il rappelle que dans un évêché le second personnage n'est pas appelé "Secrétaire Général" mais "Mr le Chancelier"... Il est en général très difficile d'être entendu par un curé quand un problème se pose. La plupart n'aiment pas les organistes et d'une manière générale, ils trouvent toutes sortes d'occasions pour fuir leur cure et la hiérarchie aime à les occuper (réunionite aiguë de l'appareil administratif).

Bref, je laisse tomber pendant 3 ans et je fini par proposer un concert à l'usage des maisons de retraite et apprenant que l'orgue n'est plus joué je propose sans engagement de jouer aux messes. Une répétition et une messe plus tard arrive le 19 septembre date d'un concert en l'honneur de la fête patronale de Notre Dame de la Ceinture. Le matin même on a appris la condamnation du Maire après 17 ans de procédure dans une affaire immobilière. Le concert a lieu mais sans l'organiste italien et l'orgue bogue. J’interprète ces trois signes comme un miracle en ma faveur.

A l'issue du concert, le prêtre apparaît amnésique, on me doit deux réponses. Oublié le concert, c'est troublant. Je demande s'il y a eu des réactions. On me signifie que oui. Moi et mon collègue ne sommes pas passés inaperçus, les fidèles nous ont entendu avant et pendant une messe. Donc ça a forcément jasé, c'était un événement inhabituel.

rentré à la maison j'écris aux deux prêtres par email en disant que j'attends toujours mes deux réponses et qu'il s'agit de savoir si on daigne profiter de l'offre pour avoir de la bonne musique et avoir une chance d'étoffer l'assistance réduite pour l'heure à deux pelés et trois tondus... Scandale ! Le vicaire saisit cette question de forme pour rompre le dialogue et exiger des excuses. Je refuse persiste et signe. Je réponds au fait que si la musique est pour la gloire de Dieu quand aux fidèles on n'attrape pas les mouches avec du vinaigre et je publie ma première note. Il est clair que si le vicaire qui me faisant languir depuis deux ou trois semaines n'avait pas agi de la sorte, je n'aurais rien publié car visiblement c'était mort.

Sur ce je reçois une convocation de police et je pense immédiatement après élimination des autres possibilité à une plainte pour diffamation. Je suis convoqué hors de ma résidence. Curieux ! En fait il s'agirait d'une vieille affaire sans gravité et je pense à un accrochage en scooter pour lequel le Conciliateur a obtenu gain de cause en ma faveur. Effectivement c'est une "vieille affaire".

J'aurais certes pu attendre avant d'en parler mais qu'importe, ça fait des mois qu'on me lanterne. Je téléphone au Doyen, ce que je n'ai jamais fait. Je ne harcèle jamais les gens et je les laisse libre de répondre ou pas et n'ai eu l'email de mes interlocuteurs que depuis peu. Le Doyen me reproche d'avoir parlé d'une réaction du Maire preuve qu'il n'a pas lu attentivement. Je demande qui a fait quoi ! On me met tout sur le dos mais il ressort en définitive que les organistes (sic) auraient réagi, mais lesquels je n'en connais qu'un et il est étranger à la paroisse. J'apprends cependant qu'après le 21 octobre date de ma première version de note les organistes auraient fait connaître au curé l'url du post qui le mettait pour partie seulement en cause. C'est la seule chose qu'il ait retenu. Evidemment, il se retrouve dans ses petits souliers puisqu'il a témoigné de rapports difficiles avec le temporel. Notez bien que je pourrais donner un détail remontant à trois ans (une histoire de "navette"), en fait une demande de service qui n'était pas due par la municipalité...

Quant à la réaction d'avant le 19 octobre les gens de l'association aurait rappelé au curé qu'il se serait engagé à n'admettre personne qui ne soit délégué par elle ce qui constitue un abus de pouvoir. On a donc eu vent de l'intervention d'organistes non agréés mais sans forcément savoir que j'étais en cause.

De sorte que si c'est bien le cas, si en deux mots on m'avait dit de quoi il retournait et si d'une manière générale, on ne tournait pas autour du pot parce qu'on est incapable de prendre une décision et de rappeler que le curé est maître dans son église, qu'il est assez grand pour savoir à qui faire confiance etc... on n'en serait pas arrivé au merdier.

Enfin, le principal fautif dans cette histoire c'est le Doyen qui n'a pas voulu prendre le taureau par les cornes, affirmer ses droits alors que je lui avais rappelé la jurisprudence de la Cour de Cassation qui donne toujours raison à l'affectataire. Au total, a vouloir ménager la chèvre et le choux, il s'est retrouvé pris entre deux feu et prétendait m'interdire de faire état de ses confidences au sujet de ses difficultés. Mais peu être faudrait-il également qu'il comprenne que le temporel n'a qu'une obligation, entretenir l'église et ce qu'elle contient. Or de ce point de vue, le Maire n'a jamais manqué. Des gosses ont failli foutre le feu à l'édifice et le plafond et les fresques ont été noircies par la suie d'un feu de bougies. Les dégâts ont été effacés en un tournemain.

Je pense que pour prix du fait que le Doyen et son acolyte auront saisi le prétexte des plaintes relatées de la part de collègues pour se dédouaner et me foutre toutes la responsabilité du fiasco sur le dos, la Mairie va sans doute offrir le goûter prévu à l'issue du concert proposé. C'est ce goûter en fait qui a nécessité qu'il réfléchisse à la date qui était le seul point restant à fixer. J'imagine que s'il est allé quémander une aide du côté de la Mairie on lui aura demandé qui allait opérer lors de ce concert.

Enfin j'en suis réduit aux suppositions et on ne peut pas me reprocher d'essayer de comprendre ce qui a pu se passer. Pour finir je ne serais pas étonné d'apprendre un jour que le goûter a eu lieu dans une certaines salle municipale où l'on réunit une fois par mois les ancêtres qui sont servis par le personnel employé pour la cantine scolaire.

Toujours est-il que si le 19 octobre, le Doyen a été ravi de me dire qu'il continue de penser que le concert proposé était une excellente idée, il se fera désormais sans moi. Et bien, qu'il s'ache que je m'en tape. Cela me libère d'un souci et puisqu'il s'apprête à quitter la paroisse je lui souhaite d'aller voir en Pologne si j'y suis et comme je n'y suis pas, je lui souhaite bon vent ! Et le plus tôt sera le mieux !

Tout ce qui arrive est le fait d'un défaut de communication et d'une maladie à base de pusillanimité. Les pasteurs chrétiens excellent à porter au pinacle des genre d'héroïsme plus ou moins gratuit que l'on nomme "sainteté" mais quand il s'agit pour ces MM. de faire preuve d'un peu de virilité soit on tombe dans un autoritarisme qui n'est plus de saison ou on mégote en favorisant toutes sortes de malentendus. J'ajoute qu'on prend prétexte d'une forte charge de travail pour fuir d'éventuelles difficultés et les esquiver. Or cette charge est en partie grandement artificielle. La plupart des curés sont toujours hors de leur paroisse, se défaussent sur des répondeurs ou des permanence en face desquelles ont est obligé de s'humilier à fournir des motifs devant des dames plus ou moins patronnesses.

Je constate après en avoir parlé à plusieurs fidèles qu'on est assez d'accord avec mon analyse et que beaucoup reconnaissent que la hiérarchie a tendance à se mélanger les pinceaux (sic). Cela a été le cas avec la malheureuse affaire du "mariage pour tous", objet d'une hystérie phénoménale de part et d'autre et quand on évoque la possibilité du mariage des prêtres dans Nice Matin, un Monseigneur connu pour hanter les couloirs du Vatican n'est pas foutu de rectifier en disant que :

  1. Le mariage des prêtres n'est pas canonique, ce qui l'est c'est l'ordination des hommes préalablement mariés. 
  2. M. les curés sont moins stupides que les "homos", ils se soucient de mariage comme d'une guigne, ce sont en réalité les maîtresses de curés qui veulent leur reconnaissance.
  3. Elles n'ont aucune chance d'aboutir car l'ordination des hommes mariés n'est plus économiquement viable. Le dernier du culte est en faillite. On comptait sur une réforme calamiteuse de la loi de 1905 qui aurait permis au catholicisme déjà bien pourvu (les curés ne paient pas de loyers pour les églises) de réclamer des compensations. 
  4. Les règles de pureté rituelle inspirées de celles qui régissaient la vie des Lévites juifs excluent l'émission de sperme dans la nuit précédant le sacrifice eucharistique. Dans ces conditions, les prêtres pourraient bien être mariés mais sans pouvoir baiser puisque la messe est désormais une obligation quotidienne.

Voilà c'est pesé et enlevé, même en se mariant avec des femmes riches, il n'y a pas de solution. A moins de considérer ce qui concerne le cul comme n'étant que "bagatelles" mais c'est mal parti. Enfin dans toute religion ou tradition qui se respecte les rites sacrés sont séparés du monde profane justement par des règles de pureté rituelle. Sauf dans l'Islam où cela ne concerne que le Ramadan mais seulement dans le jour car dès le soleil couché on s’empiffre. Ce semi carême n'est pas bien méchant et il existe des dispenses pour raisons médicales avec possibilité de report...

Nous organistes souffrons particulièrement d'une fausse séparation de l'Eglise et de l'Etat qui n'est en réalité qu'un semi-concordat ou l'Eglise logée à l'oeil et pas nourrie ni blanchie heureusement se trouve en fait dans la position d'une femme entretenue. Je me rappelle d'un chanoine de Sainte Réparate qui m'avait déclaré que ladite séparation avait été une excellente affaire pour l'Eglise puisque même les athées et les agnostiques participent à son entretien. Nul doute que le régime germanique avec sa dîme que l'on peut dédier au développement durable si aucune religion ne trouve grâce à nos yeux est nettement plus sain. Mais il faudrait quand même y regarder de plus près.

Ici on prononce le nom prénom du Doyen  polonais non pas "j'ai soif" mais "j'y soif"... Qu'il retrouve donc son vin de messe local et qu'on n'en parle plus ! 

Enfin et puisque nous avons désormais un "Président normal", j'espère qu'il me sera donné un jour prochain d’œuvrer sous les ordres d'un "curé normal" et musicien de surcroît...

25/08/2013

Hauptwerk, MyOrgan création d'un site pour lutter contre les abus

hauptwerkpeg.jpeg

Le pdf annoncé le 25 courant vient d'être modifié : corrections, ajout d'une nouvelle marque de claviers et activation des liens urls. Pour en user au mieux télécharger le fichier sur votre bureau, les liens activeront votre navigateur. Ces liens fonctionne quand on lit le pdf sur site mais vous perdez la page du pdf. C'est pas pratique...

******

Ces dernières années plusieurs organistes m'ont contacté pour me faire part de leurs déboires avec le système Hauptwerk et les ensembliers qui le commercialisent.

Ils arrivent sur ce blog après avoir fait des "boulettes".

J'ai donc résolu de créer plusieurs sites spéciaux qui devraient normalement être trouvé facilement par les moteurs de recherche.

 Voici les deux premières adresses urls de ces sites

http://fr.hauptwerk.free.fr/

http://fr.hauptwerk.go.free.fr/

Ils comportent un nouveau pdf d'instruction qui résume mon expérience de ces dernières années. Il comprend tous les liens nécessaires et actualisés.

Une publicité sera faite en direction des Conservatoires et des évêchés pour contrer les abus du à l'incompétence et/ou à la proposition de projets pharaoniques et inadaptés.

N'oubliez pas de faire un don même modique. Merci d'avance !

24/05/2013

Coquilles, fautes d'orthographes, imperfections diverses etc...

aspirine_0.jpgOn me signale des coquilles et des fautes, je m'en excuse je n'ai pas toujours le temps de corriger. Elles seraient évitables si on pouvait préparer ses textes confortablement sous Word, faire passer ProLexis dessus et injecter dans le blog.

Mais ça pose d'invincibles problèmes de formatage typographique à cause de cette merde infame qu'est le code html qui donne lieu à des surprises à s'arracher les cheveux! Ce n'est pas faute de compétence j'ai été 7 ans en charge d'un service informatique en milieu universitaire mais j'en ai ras le bol des gestionnaire de sites qui sont des esprits compliqués, tordus et parfois pervers totalement incapables de se mettre à la place de l'utilisateur, tellement ils sont persuadés d'être géniaux.

Ah si j'étais employeur, j'en aurais fait souffrir et licencier quelques uns notamment dans le domaine de l'informatique musicale. Je rappelle que Hauptwerk quoique fonctionnant très bien reste une usine à gaz et faut pas s'attendre à ce que ça change. 

J'ai maintes fois demandé à (censuré) qui gère le site d'ajouter une commande de déformatage afin que les commandes de styles puisse agir sur du basique. Impossible de se faire entendre. On nous emmerde en nous demandant des avis sur le site par questionnaire mais quand on fait une proposition intelligente on n'en tient aucun compte. Alors merde....

Si vous savez pas ce que c'est que de naviguer dans du code html moi je sais. Et j'ai pas le temps ! Je n'accorde pas assez d'importance à ce blog pour m'y crever les yeux pendant des heures.

Enfin j'ajoute qu'il faut laisser un os à ronger à ceux qui grincent des dents à l'idée du fond afin qu'ils aient quelque chose à dire sur la "forme", il faut les laisser taper dans le vide si cela peut les consoler !

Enfin je n'ia pas envie de bouffer de l'aspirine c'est mauvais pour l'estomac... Je pare au plus pressé...

Exemple (simplissime) de code htm pour régler la typo, il y a bien pire : 

<p style="text-align: justify;">On me signale des coquilles et des fautes, je m'en excuse je n'ai pas le temps de corriger. Elles seraient évitables si on pouvait préparer ses textes sous Word, faire passer ProLexis dessus et injecter dans le blog. Mais ça pose d'invincibles problèmes de formatage typographique à cause de cette merde infame qu'est le code html.</p><p style="text-align: justify;">J'ai maintes fois demandé à&nbsp;<span style="font-size: 11px;">(censuré) qui gère le site d'ajouter une commande de déformatage afin que les commandes de styles puisse agir sur du basique. Impossible de se faire entendre. On nous emmerde en nous demandant des avis sur le site par questionnaire mais quand on fait une proposition intelligente on n'en tient aucun compte. Alors merde....</span></p><p style="text-align: justify;"><span style="font-size: 11px;">Si vous savez pas ce que c'est que de naviguer dans du code html moi je sais. Et j'ai pas le temps ! Je n'accorde pas assez d'importance à ce blog pour m'y crever les yeux pendant des heures.</span></p><p style="text-align: justify;">Enfin j'ajoute qu'il faut laisser un <em>os à ronger</em> à ceux qui grincent des dents à l'idée du fond afin qu'ils aient quelque chose à dire sur la "forme", il faut les laisser&nbsp;<em>taper dans le vide</em> si cela peut les consoler !&nbsp;</p>

22/05/2013

Autres aventures organistiques et clavecinistiques (suite)

Histoire d'un curé grand amateurs de jupons

Escarne.jpgIl me semble avoir déjà raconté une histoire qui a eu pour théâtre la paroisse de l'Escarène, célèbre pour son orgue de Grinda et son festival de musique ancienne.

J'ai occupé cette tribune pendants deux ans et demi voici plus d'une décennie. Mon premier patron était un curé du nom de Paul, un maltais. Assez sympathique au demeurant, je n'ai jamais eu le moindre problème avec lui. C'était un sportif amateur de moto et de plongée sous-marine. Il s'était singularisé en pratiquant un mariage sous marin en bordure de Roba Capeou, cette partie de la premonade du bord de mer située sous le château de Nice.

Mariages sous marins et culte de la déesse Moto

Chaque année il procédait à une bénédiction de motos et de motards. La moto du curé, telle une déesse remplaçant provisoirement la Sainte Vierge, trônait sur l'autel et un jeune chanteur de rock officiait. Imaginez du Nivers ou du Couperin mêlé à cette sorte de prestation "exotique". Dur dur ! Ce fut l'occasion d'apprendre que le chanteur n'était autre que le fils naturel du curé (à ce que l'on m'a fait comprendre). Lequel curé avait une maîtresse dans le village. Vous me direz que c'est somme touite moins grave que d'être pédophile et de s'en prendr eaux enfants du catéchisme et je vous l'accorderai bien volontiers. Je reviendrai sur ce curé atypique.

Un successeur pas sympa

J'ai été chassé de cette paroisse par le successeur de ce curé, un curé qui se pique de symbolisme et a comparé la flamme du cierge pascal à celle des jeux olympiques. Faut oser !

Un (censuré) qui aurait pu s'appeler "Madame Soleil" et que son nom aurait plutôt prédestiné à se faire diseur de bonne aventure. Il s'est laissé manipuler à propos d'une histoire de clefs. Dans un premier temps, on a profité d'une absence pour neutraliser la soufflerie de l'instrument afin que la fille appelée à me remplacer ne puisse jouer. Pour cela on a déplacé le spoids sur le soufflet afin qu'il se dégonfle dès les premiers accords. J'ai évidemment deviné qui avait fait le coup, il fallait à l'auteur disposer des clefs de l'église et avoir été initié au fonctionnement de l'instrument alors qu'il avait 17 ans. Un détail précis livré par son mentor dont on sait que quoique marié il a beaucoup aimé ses semblables quoique pas très chrétiennement... J'avais un "micro" à deux pattes dans le conseil presbytéral, il m'était donc très aisé de savoir qui ce qui se fomentait. Le premiers essais a foiré, le curé a refusé mais là ayant été confronté à une panne et n'ayant rien voulu savoir de la manoeuvre, il m'a limogé sauvagement. 

Cabale depuis un méchant rocher

A l'origine il y eut une cabale fomentée par sujet princier des environs, sujet qui a fini par être supplanté dans l'association locale où il était partie prenante par René Saorgin qui, lorsque je suis entré en fonction, jurait ses grands dieux qu'il ne voulait plus s'investir à l'Escarène.

Il m'était reproché comme titulaire de vouloir être seul maître à bord et de vouloir faire obstacle aux concerts. C''était doublement faux, je n'étais pas "titulaire" mais j'avais été nommé "conservateur à titre bénévole" et je ne me suis jamais opposé à ce que d'autres jouent. Il existait un jeu de clefs à la sacristie  J'ai du reste tenté d'attirer des camarades mais comme il n'y avait rien à gratter je n'ai pas eu de succès. Simplement j'ai refusé de m'investir dans l'organisation de ces concerts estimant que si l'orgue jouait trop souvent la subvention en vue du relevage que j'avais préconisée serait refusée.

J'ai pardonné à ce trublion (auteur d'un "politicus circus" à base de nez rouges princiers) car il m'a finalement déchargé d'un gros souci. j'ia même fini par le trouver assez sympathique. C'est qu'il me fallait risquer rma vie deux fois par semaine sur une route fréquentée par des dingues qui coupaient les virages. Depuis lors on a planté des "bites" aux endroit litigieux mais on a mis des années pour cela. En attendant j'ai eu plusieurs fois la peur de me vie...

Signe particulier, cet organiste n'a pas deux sous de technique mais il a des idées en tant qu'improvisateur et compositeur mais a du recourir à un nègre germanique pour enregistrer un certain CD qui ne peut pas être de lui. Autre signe particulier, lors d'un réveillon d'un fameux Noël, il n'a pas cessé de tenir des propos aigrillards aux gamines de la personne chez laquelle nous étions reçus. Je n'irai pas jusqu'à prétendre qu'il serait pédophile mais ce que j'ai appris par la suite  c'est que les dirigeants de l'association paraliturgique ont été ravis de pouvoir s'en débarrasser au bénéfice de Saorgin car il tenait là encore des propos inconvenants aux filles de la maison, filles d'une genre Gretchen assez raide... 

Découverte de curieux antécédents "ésotériques"

Plus récemment, j'ai appris qu'un de mes meilleurs amis avait connu ce personnage auteur d'une "lettre ouverte" dirigée contre votre serviteur qui a fait très mauvais effet. Claudine Grisi n'a pas du tout apprécié qu'on diffame son élève de l'époque et Cabourdin s'est fendu d'une réponse assez cinglante ! Cet organiste a fait partie d'un groupe patronné par un "mage noir" qui a été lié à la personne qui m'a invité à Nice et m'a hébergé dans une sorte de château de l'arrière pays, savoir la demeure du premier préfet niçois en 1860. Une demeure aujourd'hui murée et qui tombe en ruines. Elle comporte une chapelle et se trouve situé près d'un ancien moulin et appartient à une famille d'antiquaire.

C'était un endroit idyllique qui a hébergé toutes sortes de gens dont un escroc qui  collectait du fric au nom du Dr Schweitzer. Endroit hanté comme il se doit mais en ce qui me concerne je dois avoir le don de pacifier les fantômes car ils me foutent une paix royale. Mais il n'en est pas allé de même pour l'ami qui m'a révélé avoir connu celui qui a souhaité le premier que je débarrasse le plancher.

Quant au "mage noir" je ne l'ai pas connu, il avait été interdit de séjour avant mon arrivée, m'a t-on dit, à cause d'histoires de moeurs, en l'occurence un détournement de mineur. J'ai rencontré l'autre jour à Clans, un village contenant également un Grinda, un écrivain niçois spécialisé dans les affaires ésotériques (un certain G.T.) qui m'a bien confirmé la liaison du trublion avec un groupe qui a comporté un autre personnage qui m'a suscité bien des ennuis et s'est trouvé à l'origine de voies de faits, un certain R. P. qui demeurait rue de Russie. Je dois arrêter là ma relation car il y aurait un livre à écrire puisque j'ai été accusé par mon hôtesse d'avoir été à l'origine d'un incendie criminel après qu'elle m'eut chassé par jalousie envers mon charisme.

Un dernier détail. J'ai vécu là une des aventures les plus tramatisantes de mon odyssée puisqu'ayant fait passer une annonce dans un gratuit rémois pour trouver à mon hébergeuse des clients pour une location d'été, mon départ à été suivi par l'arrivée de mon ancien avocat avec lequel je m'étais fâché. Et ce sont ses gosses qui en jouant avec des allumettes ont failli faire flamber tout. Heureusement, j'avais un alibi béton, j'étais sur une plage à ce moment là. J'ai été abonné à des séries de coïncidences extraordinaires. Car l'annonce a été passée par une amie pianiste vivant dans la ville des Sacres, or son patron était l'avocat en question et elle ne fut pas peu surprise d'avoir à me signaler que ledit patron avait coché l'annonce passée sur ma demande...

L'accusation n'a pas porté chance à la dame, une certaine Maryse S. petite nièce du principal collaborateur d'un dictateur italien qui a fini pendu à un crochet de boucher. Trois ou six mois plus tard, elle était poursuivie par le Fisc sur dénonciation d'un de ses locataires qui avait hébergé mes affaires en attendant que je puisse trouver un point de chute. Quand elle revint à Nice ce fut pour se faire serrer par les gendarmes suite à une plainte au pénal pour escroquerie et elle a fini par crever d'un méchant cancer. 

Curé Chippendale

Laissons cela et revenons à l'Escarène deux décennies plus tard. L'orgue s'est retrouvé orphelin et l'est toujours. Quelle ne fut point ma surprise d'avoir à l'approche des dernières fêtes des nouvelles de mon premier "patron". Me voilà invité pour le nouvel an par un personnage très sympathique dont j'avais fait la connaissance devant Sainte Réparate dans le vieux Nice. Je n'en dirai rien si ce n'est qu'il s'agit d'une personne assez peu ordinaire qui a connu des aventures hautes en couleurs. J'apprends donc que mon premier curé qui avait été déplacé dans la périphérie niçoise a menacé de se suicider du haut de son clocher par suite de problèmes avec une de ses conquêtes. Comme il avait tendance à les jeter un peu trop facilement l'une d'elles l'a séireusement mis en difficulté d'où son désir d'en finir. Il parait que les pompiers sont venus et qu'il en a été question dans Nice-Catin ! Ma foi je n'en ai rien su car j'ai été longtemps privé de journal.

Enfin cerise sur le gateau, j'ai appris qu'il faisait partie du groupe qui organise une fête pour chaque nouvel an. Disons qu'il s'agit d'un petit groupe d'étude politiques d'amis d'âge plutôt canonique. Cette année là le divertissement avait consisté pour les hommes à se déguiser et à singer les chippendales. Par respect pour le ministère de mon ex patron, on avait négligé de l'inviter mais ayant eu connaissance du projet il a tenu à participer à la représentation et quoique les photos aient été interdites il s'est trouvé quelqu'un pour envoyer un des clichés à l'évêché...

Quelle rigolade ! Enfin, il n'était pas à la dernière fête, la seule que j'ai connue et où la représentation consistait en des choses plus ordinaires : un défilé de majorettes hors d'âge.... Mais bon les prestations du traiteur local ont été excellentes et le champagne a coulé à flot et en bon champenois, j'ai fait l'échanson car ça me rend malade de voir des gens agiter des bouteilles de ce nectar... 

Actuellement la paroisse de l'Escarène aurait à sa tête un curé qui aurait fait des études musicales, il s'est montré capable d'accompagner au pied levé une sopraniste mais je ne le connais pas encore. Espérons qu'il s'agit d'un homme intelligent qui lorsque son église aura été restaurée et l'orgue remonté m'y refera une petite place.

Explosion providentielle d'un clavecin à particule

bombe.pngComme indiqué dans le précédant post, je dois à Huguette Grémy-Challiac d'avoir été promu facteur de clavecins et d'avoir bénéficié d'un local mis à ma disposition par la ville. J'ai eu droit à deux ou trois articles dans Nice-Matin qui traient quelque par dans un vieux dossier.

Est organisé un symposium de flûte à Acropolis. Je n'avais à l'époque d'un seul clavecin à louer. Il était normal que l'on ait emprunté les trois Dowd du Conservatoire. Mais alors que j'avais la charge de leur entretien et de leur accord régulier, on a préféré faire descendre de Paname Monseigneur Rheinardt Von Nagel, imaginez la facture ! Je n'ai pas manqué de protester mais le mal était fait.

J'arrive donc un beau matin après la relivraison des trois précieux instruments dans l'ancienne villa de Chauliac servant d'annexe et il m'est donné ordre par l'économe de les accorder en vue de l'Académie d'Eté. J'arrive donc dans une des salles plongée dans la pénombre et je commence à accorder et je décide de lever le couvercle et j'aperçois un reflet bizarre en bout de table à la queue de l'instrument. j'ouvre les volet et je découvre une table éclatée. Or les graves n'étaient pas franchement désaccordés, on avait donc stabilisé l'accord avant que le transporteur de l'emporte.

Je fais part de ma découverte à l'économe qui m'ordonne de lui remettre une expertise avec ma facture. J'investigue en prenant conseil d'un factuer connu et je constate une faute dans la facture, le chevalet au lieu d'avoir été coupé en biais afin que la presssion soit répartie sur 1,5 com de fibres de la table a été coupé parrallèlement à l'éclisse gauche de sorte que la préssion pèse sur une seule des fibres. Un gros choc en laissant tomber la queue sur le piétement et ça pète. Pas mâlin de la part d'un fabriquant qui se flatte de faire dans la "haute facture". Enfin le fait que le clavecin semble bien avoir été réaccordé implique que le maléfice soit survenu lors d'une manutention à Acropolis et non durant le transport. Les transporteurs, je les connais, je les ai utilisé plusieurs fois et je leur ai fait la leçon sur la façon correcte de manipuler un clavecin.

En conclusion, Von Nagel a du voir la fente et a du camoufler la chose en espérant qu'il se passerait un certain temps avant qu'on ne découvre le pot aux roses. Manque de chance, c'est c'est passé autrement!

J'ai eu quelque ennuis avec ce personnage très imbu de lui-même et je ne sais plus en quelle occasion je lui avait écrit que malheureusement sa particule avait tendance à lui monter à la tête ! Enfin le clavecin accidenté est resté longtemps indisponible avant d'être réparé et comme l'économe est parti, j'imagine qu'au lieu de prendre la réparation à sa charge Von Nagel a du se faire payer.

Mais enfin un mauvais sort m'a tout de même vengé un peu de ce que cette espèce de hobereau teutonique soit venu piétiner les plates bandes qui m'avaient été allouées... 

La musique n'a jamais adouci les moeurs

Il s'agit bien d'une légende car on pourrait sans doute remplir un volume des crasses que se sont faites les musiciens entre rien que pour ce qui concerne les organistes. Alain Anselm m'a raconté que du temps où il travaillait pour Haepfer et Hermann des organistes alsaciens appelés à partager la même tribune se faisaient des saloperies. Quand l'un d'eux était jaloux du casuel mieux rempli de son collègue s'il faisait pklus de mariages par exemple, et bien il mettait l'orgue en panne, une chose assez aisée quand il s'agissait d'instruments électropneumatiques. là chose peut se faire discrètement tandis qu'avec un orgue mécanique le moindre sabotage devient très visible. En ce qui concerne celui que j'ai subi, il m'a suffi d'observer les marques dans la couche de poussière sur la partie supérieure du réservoir pour constater le maléfice et remettre les poids à leur place exacte au mm près...

Encouragements...

cathédrale.jpgJe craignais un peu que l'humour un peu noir dont j'ai fait preuve à propos des réflexions que m'ont inspirées mon passage dans la classe d'Huguette Grémy-Chaulliac ainsi que mes considérants sur la double vie du fameux Scott Ross ne suscitent de la gêne, mais apparemment ce n'ets point le cas. On m'encourage au contraire à raconter mes aventures clavecinistiques et organistiques.

J'ai donc reçu deux emails, un email de (censuré) qui m'écrit ceci :

Bonsoir cher ami Ô niçois (qui mal y pense) :)

 
Je dévore et savoure avec délectation votre texte sur vos souvenirs clavecinopédagogiques  et reviens sur ce passage :
 
J'ai cherché ces jours-ci tout ce que je pouvais trouver comme enregistrements et vidéos des inventions à 2 voix de Bach (où les différence de toucher sont aisées à percevoir) et en particulier la première. Je n'ai trouvé qu'un seul mauvais enregistrement de clavecin et pas un seul d'orgue.
 
Continuez cher ami à déboulonner les statues qui le méritent et déballoner les musicastres qui se prennent pour des gourous !
 
Amitiés,
(Censuré)

Voilà en effet deux interprétations de deux sinfonias qui me plaisent assez, certains ayant la maladie de les jouer à vivre allure ce qui en détruit tout l'intérêt. En effet quand on voit les mouvements métronomiques indiqués sur les partitions de piano des pièces de clavecin de Bach, on prend peur !
 
Un autre collègue m'écrit ceci :
 
Cher ami.
Géniale, cette longue page datée du 11/05 dernier ! Ne souffrez plus d'inquiétudes, la plupart des organistes sont plus mécréants que culs bénis. Ci-joint un récit qui m'avait valu les pires aigreurs de l'évêché en son temps. J'avais effectivement eu l'indélicatesse de le faire paraitre dans un bulletin des "Amis de l'Orgue". Depuis ce récit, les curés se sont succédé, mais rien ou presque n'a changé dans le comportement des boeufs locaux. Mais mieux vaut en rire, effectivement. Même si notre humour sombre ne semble pas satisfaire l'unanimité cléricale.
Bon courage à vous, à nous...
 
Jeff Ouilhon

P.S. Découverte d'Hauptwerk 3.22... et numérisation du Cavaillé prévue en septembre prochain. Je vous raconterai...

Soit dit en passant les démêlés de ce collègue ressemble un peu à ce que j'ai moi même expérimenté, sauf  qu'il a connu une situation inverse. Voir :
 
 
Puisqu'on me le demande je vais donner une suite au précédant post au sujet de mes aventures.

18/05/2013

Quelques enregistrements de l'auteur de ce blog...

Mpouzon49.jpgJe n'ai pas conservé d'enregistrement de clavecin. D'une part le clavecin est un instrument très difficile à enregistrer et l'acoustique de l'atelier n'était pas le lieu idéal pour cela. Ensuite il faut dire que je ne connais rien de plus déprimant que d'enregistrer car on se trouve toujours des défauts.

A l'orgue, avec le système Hauptwerk, c'est nettement plus aisé car c'est du "direct to disk" et l'on n'a pas à se soucier des bruits parasites. J'ai des banques de clavecin, mais elles sont toujours plus décevantes que les banques de sons d'orgue qui font vraiment illusion. Les claviers d'orgues ne descendent pas assez bas ce qui limite à certaines pièces.

Enfin, on a absolument besoin du toucher mécanique d'un vrai clavecin alors que le toucher des bons claviers midi n'est pas du tout gênant pour un orgue tant la plupart des orgues sont mal réglés avec beaucoup de flexion. Je ne parle pas des machines Barker des orgues romantiques, pour un claveciniste c'est l'horreur absolue...

La photo ci-dessus a été prise il y a quelques années à l'abbatiale de Mouzon. C'est un orgue de Christophe Moucherel (comme celui d'Albi et de Cintegabelle) antiérement refait par Formentelli. Je dois à la vérité de dire que venant de St Michel en Thiérache où les anches sont d'époque mon co-équipier et moi-même avons été un peu déçu par les anches un peu "mates". Cela tiendrait paraît-il à la coupure des pavillons qui ne doivent être ni trop court ni trop long... Formentelli est l'auteur d'un pseudo Dom Bedos qui a été numérisé et qui paraît excellent.

Les enregistrements ci-après sont en mp3 ça implique une perte mais il ets impossible de charger des fichiers de plus de 2 mégas sur Free. Bref, ils emmerdent !

Musique du XVIème siècle

* Cette pièce de clavecin ou pour une régale réclame impérativement la technique et les doigtés anciens du type 3-2,3-2 etc... avec un poignet haut. Elle n'est éxécutable que sur un clavier très léger avec peu d'enfoncement. Elle est interprêtée ici sur l'orgue vénitien de Callido qui comporte des jeux coupés avec la Corneta te le Tromboncini à la m.d.. On a tout intérêt à ne s'occuper que de la régularité du rythme de la m.g. en laissant courir la droite. On a évidemment tendance toujours à faire l'inverse. C'est valable pour toute musique mais surtout pour les dances.

Musique anglaise

musique italienne - Andra Antico - Frottole

Musique française : Henri Dumont

Musique française : Jacques Boyvin

Autres versions :

Musique française : Nicolas de Grigny 

Musique allemande

La seconde vie de mon clavecin Khlinkhamer

Clavecin.jpgJ'ai mis un terme à mes activités de facteur de clavecin en 2003 car la ville de Nice ayant repris le local commercial qu'elle m'avait alloué par un bail précaire (pour n'en rien faire, la fenêtre en a été murée bien que minue de barreaux ???) j'ai été bien aise de mettre fin aux soucis que m'avaient occasionnés cette activité particulièrement ingrate.

Cet instrument bien rodée pendant plusieurs années a bourlingué, il a même accompagné Pavarotti à la salle Garnier à Monte Carlo. Ce n'est pas ce qu'il afait de mieux, je revois toujours le personnage durant sa répétition suant le cou entouré d'une grande serviette de bain s'époumonant à chanter une aria baroque qui ne lui allait pas du tout. Cet instrument était plus à sa place avec l'ensemble de Jordi Savall, bref il a servi à de nombreux concerts de prestige et est même passé à France Musique à deux ou trois occasions.

Revenu à l'orgue mon premier instrument, j'ai donc résolu de m'en séparer après lui avoir refait une laque et des filets digne de lui car jusqu'alors sa robe était assez minable de près puisqu'il servait surtout dans des fosses d'orchestre. Les papiers flamands sont fait de simple photocopies sur une carte imitation parchemin, le tout recouvert d'un vernis à la gomme laque d'un bien meilleur effet que le papier que l'on vend fort cher...

L'instrument est arrivé à l'atelier en 1986 sous la forme d'une caisse nue, à corder. Il restait à percer le sommier, placer les registre, terminer les claviers (placage, finition, équilibrage), place les sautereaux (modifiés) et harmoniser. En fait le plus difficile car pour un ébéniste la caisse et la table ce n'est pas ce qu'il y a de plus difficile à faire quand on est bien outillé en machine. Il faut seulement savoir amincir la table et en écrouir les fibres aux endroits stratégiques. Je me souviens qu'une demi journée passé chez Alain Anselm et quelques échanges téléphonique m'ont permis d'obtenir la réponse à des questions restées en suspens. Enfin la taille des becs réclame une assez long exercise, il ne faut surtout pas les gratter.

Il a été acquis par Georgy Blagodatov claveciniste de Saint Péterbourg pour son ensemble Prattica terza. Il a voyagé au péril de sa vie dans une toute petite voiture mais est arrivé à bon port. A présent il joue sous les doigts et en compagnie des meilleurs interprêtes. Voici quelques unes de ses performances :

C'est le contrapunctus 14 de l'art de la fugue de j'inbcontournable J.S. Bach...

Vladimir Radchenko. Deux sonates pour clavecin Galuppi

Dommage qu'il ne soit pas parfaitement accordé dans l'aigu, les unissons ne sont pas parfaits,  ...

Vous trouverez les autres vidéos sur la chaîne de Dmitri Vologdin. cette chaîne est fort intéressante pour la musique baroque et on y voit du Molière en français avec la diction d'époque.

J'ai listé ci-après les liens correspondants :

Sonata Prima "La Bernabea" op. IV

И. С. Бах — Бранденбургский концерт №2

И. С. Бах — Бранденбургский концерт №3

Dommage que la prise de son soit assez mauvaise.... Et l'entourage bruyant... Comme au temps de la royauté française et l'on se souvient des affronts faits à Mozart par les dames qu'ils était censé divertir...

La suite avec la même interprête :

http://www.youtube.com/watch?v=dy_Ml87xo3k&list=UUpw_...

http://www.youtube.com/watch?v=7FDyyrmy4SQ&list=UUpw_...

Chez pas ce sont des partitas de Biber... La suite :

http://www.youtube.com/watch?v=IHj59V_logk&list=UUpw_...

http://www.youtube.com/watch?v=vV7UAIgl32U&list=UUpw_...

http://www.youtube.com/watch?v=yxWA3fGlo4s&list=UUpw_...

 

EARLYMUSIC 2009: Paolo Pandolfo & Maria Uspenskaya - J. S. Bach - Sonata

EARLYMUSIC 2009: Paolo Pandolfo & Maria Uspenskaya - M. Marais

2009 c'est l'année où il quitta le comté de Nice pour sa nouvelle patrie, je n'aurais pas pu rêver meilleure suite que cette nouvelle vie dans les plus prestigieux palais, églises et salles de concerts.

11/05/2013

Souvenirs, souvenirs (la classe de clavecin d'Huguette-Grémy Chauliac, Scott Ross etc...)

Chauliac.jpgMa dernière note sur ce blog datait de février (disparition de Marie-Claire Alain) je l'ai effacée sans espoir de retour. Ce n'est pas un acte manqué, je ne l'ai pas connue cette dame, pas de contentieux donc mais les souris et l'informatique c'est traître quand par inattention on clique sur une mauvaise ligne. Et puis les informaticiens sont tellement tarés en matière d'ergonomie, à ceux là s'il m'était donné de les occire au terme de supplices chinois raffinés, je crois que je surpasserai les meilleurs maître pour leur faire payer leur mélange d'arrogance et d'incompétence assez générale. Le sens pratique ma foi les tuerait probablement...

J'ai réclamé à blogspirit, une option de déformatage pour éviter d'aller trifouiller dans le code html. J'attends toujours. Enfin passons... 

Evocation de mes "vies antérieures"

Quand on se rapproche de sa fin et que l'on n'a plus d'avenir, sauf à considérer un quasi sempiternel présent, on aime parfois à revisiter ce que j'appelle nos "vies antérieures", histoire de mesurer le chemin parcouru. Il se trouve que je goûte enfin à la relative sérénité que procure une retraite convenablement préparée alors j'ai eu l'idée, ces jours-ci, de faire des recherches sur Google à propos des personnes que j'ai connues et fréquentées, notamment dans le milieu musical.

Ces divers cheminements m'ont amené à découvrir qu'à 85 ans mon ancienne maîtresse de clavecin, vient de fêter son jubilé et elle continue sa carrière de concertiste de sorte qu'elle vient d'avoir les honneur d'une émission de France Musique, le 8 avril dernier très exactement, émission que vous pouvez encore entendre jusqu'en octobre.

On progresse à tout âge...

Je vous y invite car les quelques pièces qu'ils nous est donné d'y entendre méritent le déplacement. J'ai été particulièrement impressionné par son exécution du tombeau de Blancrocher par Louis Couperin. Et je le dit en toute sincérité tant il est vrai que ce n'est pas mon habitude que de passer la brosse à reluire. On siat en effet que je caresse plus vonlontiers à contresens du poil...

J'ai toujours admiré le jeu précis et racé de celle qui m'a révélé ce qu'est réellement la musique ancienne mais il me semble que le fait d'être libérée des soucis de sa classe l'a encore bonifié et à 85 ans avoir conservé la forme, quand on ne parle plus que d'Alzheimer par ci et de cancers par là, c'est impressionnant de maîtrise.

Une image trop "lisse" de Scott Ross

Quant aux discours, j'aurai à faire quelque petites remarques malicieuses mais comme chacun sait on ne saurait se refaire entièrement. D'autant plus qu'à mon âge on a tendance à rajeunir, mentalement s'entend car pour le reste ça suit son cours.

Scott, dont il sera question plus loin, non content de paraître au 3ème concours de Bruges avec des cheveux fort long et un jeans troué et rapiécé aurait, pour célébrer sa victoire montré son cul (et son bicou comme disent si gentiment les niçois) lors d'un diner donné en son honneur, ce devait être à Montpellier. Et cela pour dire tout le bien qu'il pensait des mondanités faites en son honneur. L'acte serait méritoire si, comme je le montrerai plus loin, il ne recouvriat point une profonde blessure psychique.

Première rencontre avec Huguette Grémy-Chauliac

J'ai connu, enfin aperçu, Huguette Grémy-Chauliac à Paris, à Saint Séverin quand elle débutait avec l'orchestre de Paul Kuentz. C'était dans les années 60. J'allais à Paname une fois par mois pour des séances de psychothérapie d'inspiration psychanalytique. Si ma mémoire est bonne mon analyste était Jean-Luc Donnet avant qu'il ne devienne célèbre pour avoir écrit L'enfant de ça (que je n'ai jamais lu).

Et oui j'étais également et comme Scott, un rebelle, et le médecin de famille ne sachant que faire s'était défaussé sur des "psys". Ce qui fait qu'au total je me suis intéressé très tôt à la doctrine freudienne et j'ai vu assez rapidement qu'elle était basée sur des idées préconçues lien avec la réalité. C'est à présent, à peu près reconnu, excepté des "gardiens du Temple" et de leurs marchands à la Roudinesco.

Ces séances, où je n'avais souvent rien à raconter pendant une heure, me laissaient quelques heures pour flâner... Donc avant de reprendre le train pour retrouver la France profonde à l'Est, j'avais du temps libre.

Alors je louais un studio avec piano à queue (luxe inconnu à la maison) dans le labyrinthe entourant la salle Pleyel (à moins qu'il ne s'agisse de la salle Gaveau mais celle là était un peu loin) ou je visitais des monuments.

C'est donc en entrant à Saint Séverin que j'ai vu celle qui allait m'enseigner le clavecin bien des années plus tard. Je vois encore une petite fille accrochée à droite de l'instrument et j'ai eu l'occasion de parler avec elle plus tard, assez brièvement, alors qu'elle vivait sur une place niçoise rendu célèbre par un boulet de canon turque qui reste enfichée dans une façade du Vieux Nice non loin de l'Eglise du Gesu. J'ai oui dire longtemps après qu'elle aurait quitté notre vallée de larmes.  

Ce fut donc, à dans le Quartier Latin, mon premier contact avec un clavecin en chair et en os, lors d'une répétition. Il m'a marqué comme peut vous marquer un instrument mystérieux parce qu'ancien et rare. Donc des années plus tard, c'est en 1980, l'occasion se présente d'entrer dans la classe de Madame Chauliac alors que je m'étais installé à Nice sur la foi d'une prédiction m'annonçant que si je consentais à faire un grand saut, j'allais pouvoir renouer avec la musique. Les bulles de Champagne n'avait point empêché sa ville royale d'être une cité très bourgeoise et très ennuyeuse, il me fallait changer de décor. J'en voulais également à son Conservatoire n'ayant pu terminer ma classe d'orgue avec Muzerelle parce que je n'avais pas suivi le cursurs obligatoire en solfège. Et impossible de rattraper le niveau. Aussi ai-je été émerveillé d'apprendre que Cochereau avait créé deux classes d'adulte, celle de Wallet (orgue) et celle de Madame Chaulliac.

Aussi je m'empresse de vous dire que si la classe de clavecin a pu survivre c'est en raison d'une forte demande de la part d'adulte. J'avais à l'époque la trentaine un peu passée mais la plupart de mes camarades avaient atteint un âge canonique et je me rappelle d'autre moins trois retraitées. Et à l'exception de Rosie Nègre qui a tenu jusqu'assez récemment l'orgue de Saint Pierre d'Arène avant et après sa refection, j'ai perdu les autres de vue. La décision de fermer cette possibilité pour des adultes a été une décision fort regrattable. Elle a fait l'objet d'une pétition. Pétition mal ficelée car elle se bornait à exprimer ce qui n'était au fond qu'une frustration et dans la mesure où les "frustrés" qui osent dire qu'ils le sont s'exposent de nos jours à se faire foutre d'eux, ça ne pouvait pas aboutir. Mes caamarades m'ont montré après coup le texte mais le mal était fait. 

Souvenirs de classe

Sitôt arrivé dans la classe, je découvre d'abord que Madame Chauliac et moi nous sommes presque jumeaux astrologiques (à 2 jours près) et à 19 ans de différence. Quant à moi j'ai été parachuté en plein débarquement d'extra-terrestres et il me faut vous dire que j'ai toujours eu l'impression de vivre au milieu de fous, plus ou moins furieux (surtout dans le Sud où soleil cogne fort), mes premiers sentiments sont des sentiments d'étrangeté, mais que suis-je donc venu faire dans cette galère me disais-je en regardant tomber la pluie avant même d'aller à l'école...

Ca s'est atténué avec le temps mais en bon natif du Cancer je garde mes distances... Il est vrai que le professeur qu'eurent Scott et votre serviteur, avait des côtés maternels. J'ai du avoir l'heure de naissance de ma "prof" et comme je m'occupais encore un peu d'astrologie à l'époque, j'avais déterminé que le signe Lion était influent et tendait à contrebalancer le côté Cancer. J'étais donc conscient qu'elle était surtout soucieuse de son "image de marque". 

Il est normal qu'elle ait eut une grande influence sur votre serviteur, sa conjonction Soleil/pluton/Vénus tombe à 2° sur mon propre Soleil en mais IX (les hautes études). En ce qui me concerne, Huguette Grémy-Chaulliac m'a toujours rappelé, notamment par des expressions typiques, celles de ma propre génétrice. Peut-être sont ce des expressions du Nord de la Loire, inconnues dans le Midi. Mais je dois dire que ce n'était pas quelqu'un qui vous poussait à vous épanouir et vous lancer. C'était plutôt un genre de conditionnement négatif prolongeant celui dont j'avais souffert dans une enfance marquée par des lendemains de guerre en une portion de la France restée très meurtrie. Il faut se souvenir que la cathédrale de Reims avait été la cible des Allemands et elle avait été décoiffée entièrement...

Cela dit les choses se sont très bien passées jusqu'à ce que je prenne conscience que si elle m'a poussé pour que j'obtienne un local en temps que facteur de clavecin (ou plutôt monteur de kits) c'est parce qu'elle y avait intérêt. Rien de gravissime mais vient un temps où il faut recouvrer son autonomie. A propos de mon activité de facteur, j'ai du corriger bien des conneries des concepteurs. Les barres d'accroche en contrecollé de Klinkhamer ont été une grosse cause de soucis mais il a endossé ses responsbailités. Et moi qui aimait tant la sonorité française, je découvert et aimé une autre facture, l'allemande tellement plus profonde et plus dynamique...

Le Conservatoire ? De quoi vous dégoûter de la musique

Les examens de fin d'année étant une épreuve assez infernale, pour deux raisons.

Primo, plus de trois mois à l'avance "Chocho" comme l'avait surnommée un camarade nous mettait sous haute tension. Nous allions jouer sa réputation. Secundo, il est arrivé que le jury nous fasse poireauter plusieurs heures. Tout était conçu pour créer de toute pièce cette maladie inconnue des musiciens orientaux qu'est le trac. Par la suite, je me suis rendu compte, au contact d'enseignants de l'ANFOL, que tout l'enseignement de l'orgue en particulier marche sur la tête.

Pour le comprendre il suffit de pratiquer l'harmonie au clavier pour constater que l'on allait de la basse chiffrée à l'improvisation par un chemin naturel qui se foutait pas mal des théories ramistes et ne considérait que la règle de l'octave, puis par l'usage progressif des diminutions on arrivait à l'improvisation sans avoir à se farcir une liste impressionnantes d'interdits que l'on apprend notamment dans les classes dites d'écriture, en sus de la théoricaillerie harmoniste, fondée sur une loi de la résonance qui est non naturelle. Voir mon livre dont l'autorité est à présent reconnue puisqu'on le trouve même dans les rayons de la bibliothèque Nationale du Maroc !

Mais bon si en Allemagne et en Angleterre il en va autrement qu'en France, c'est qu'en France nous eûmes notre sacro sainte "révolution" qui a effacé d'un cours d'un seul toute une tradition pédagogique perpétuée dans l'ombre des cathédrales. On fabrique des virtuoses esclaves d'une partoche à la semi-virgule près et l'on ne peut aborder l'impro qu'au terme d'un long cheminement qui n'est guère qu'un attentat contre toute possibilité de spontanéité. Un désastre ! Enfin ça commence à changer très timidement, à Lyon notamment... Ce que j'énonce et qui faisait scandale dans les années 80 est maintenant admis excepté de quelques "fossiles" que l'on ne tardera point à enterrer à nouveau.

Je n'ai donc pas voulu terminer ma scolarité et j'ai fini par couper le cordon ombilical par l'envoi d'une de ces lettres dont je possède le secret. Cette missive a beaucoup fait jaser car la destinataire en a parlé en classe mais comme personne n'a su ce qu'elle contenait excepté un élève portant le même prénom que moi, vous pouvez imaginer combien ces élèves ont pu rire sous cape...

La musique et ses "gourous"

Jusqu'à ces dernières années, les professeurs de musique n'ont eu que trop tendance à se comporter comme de "gourous" en se prenant pour des sortes de "maître spirituels". Du reste on observe le même genre d'attention à une sorte de "succession apostolique" comparable à celle de la religion romaine.

Lors qu'un professeur exerce à titre privé, il est libre d'accepter ou de refuser qui il veut et d'imposer ses tarifs et ses conditions mais dans l'enseignement public, il en va autrement. J'ai soit disant manqué de "reconnaissance" dans ma fameuse lettre. En fait je suis seulement coupable de n'avoir pas accepté une certaine instrumentalisation. Ma reconnaissance matérielle va d'abord à l'établissement public qui permettait d'accéder à de bons maîtres moyennant une inscription d'un coût modique. Un "prof" appartenant au vaste champ de l'Education Nationale envisagée dans un sens large, est payé pour faire un boulot. On lui doit certes le respect mais nullement de se taire pour tout.

Sainte colère

Je me rappelle avoir manifesté ma colère et littéralement "engueulé" Madame Chauliac car elle nous avait fait acheter une partition Urtext de Bach qui était encombrée de doigtés moderne et qui bien entendu coûtait très cher. J'étais furibard de m'être fait couillonner à ce point et d'avoir du recouvrir de blanc tous ces doigtés de merde. Je dis bien doigtés de merde car les doigtés de la collection des "classiques favoris" de Lemoine sont des doigtés très corrects. 

"Chocho" ne savait plus où se mettre et m'a fait la réflexion qu'elle n'avait jamais vu un élève réagir ainsi. Ben oui c'est qu'il faut un début à tout ! Je dois dire qu'il est résulté de cette expérience et d'autres dans le même genre une certaine rage contre les éditeurs et surtout le manque de discernement et de sens critiques des enseignants qui faut d'un minimum d'expérience en gravure musicale sont souvent incapable d'un choix raisonné. On s'est souvent amusé à republier des oeuvres dont l'édition ancienne était satisfaisante, tout ça pour le fric. Et bien la riposte à cette demesure c'est l'informatique et l'Internet qui nous la fournit. On scanne et on s'échange et on refuse de payer. Enfin il y a de quoi faire rien qu'avec les éditions tombées dans le domaine public. Je me suis refusé à acheter des partitions neuves. Si je prends l'édition Heugel des Fugues de Roberday, c'est une catastrophe ! Il faut tourner 36 pages pour en finir une, les notes nagent dans le blanc, c'est ILLISIBLE !  Donc l'édition de Maîtres de l'Orgue que j'ai resuscitée est non seulement suffisante mais graphiquement bien supérieure.

Et oui ça fait un choc quand pendant des années on n'a enseigné que des gens soumis et plus ou moins tremblants devant le "maître", j'allais à peu près dans le même temps me spécialiser dans la "chasse aux gourous", c'était mal tombé...

Avec le Sieur Wallet, lui ne se prenait pas pour un "gourou" mais j'ai remarqué que les aveugles on besoin d'être entouré et qu'on leur fasse la cour. Comme je prenais des licences inconnues de la méthode d'orgue de Dupré, que j'avais été à une école bien supérieure à celle de Wallet avec Muzerelle, ça ne pouvait que coïncer. Je n'ai pas été admis à travailler sur un nouvel orgue d'étude réservé en priorité aux "chouchous" de M. Wallet. Résultat une lettre fulgurante dont il s'est plaint à Dame Chauliac qui lui a répondu qu'elle en était très étonné car nous étions dans les meilleurs termes. Mais cela n'allait pas durer éternellement... Cela dit n'allez pas croire que je suis rancunier mais il arrive toujours un moment où en cas d'abus, il faut que je vide mon sac... 

Je suis mes souvenirs, comme il me viennent, sans beaucoup d'ordre, reprenons une chronologie un peu plus cohérente.

Résurrection radiophonique

Voyons ce qui s'est dit dans la fameuse émission. Le présentateur au début nous décrit ce passage exceptionnel après une longue éclipse comme un événement et demande à son invitée de lui dire si elle a souffert d'avoir été oubliée pendant tant d'années par notre radio spécialisée après avoir été l'interlocutrice de Jacques Merlet il y a fort longtemps.

Et l'intéressée de répondre non non pas du tout ! C'est évidemment faux ! Celle qui nous initia aux secrets de la musique ancienne nous avait donné l'ordre de ne jamais évoquer son enseignement et si possible de ne pas parler d'elle tant elle redoutait la malveillance de ses collègues car elle a terriblement souffert de s'être en quelque sorte mise à l'index en suivant l'enseignement d'Antoine Geoffroy-Dechaume. 

J'ajoute que si elle n'a pas eu la carrière de concertiste qu'elle méritait c'est aussi parce que craignant l'avion, elle n'a jamais voulu jouer aux USA. Or toute consécration internationale suppose d'être ovationné par un peuple impéraliste résultant de la multiplication des descendants d'un ramassis d'hérétiques et d'aventuriers qui mène le monde par sa monnaie de singe adossée à un vie abyssal. 

Les aventures de "casque d'or"

On avait coutume d'organiser après le concours de fin d'année une sorte de goûter chez l'un ou l'autres des élèves qui pouvait recevoir la troupe. C'était l'occasion pour "Chocho" de raconter quelque une de ses plus fameuses aventures alors qu'elle donnait des récitals de château en château. On la félicitait pour sa coiffure qui avait donné lieu à je ne sais plus quel rapprochement mythologique.

Elle traînait son instrument de travail dans une remorque et il lui est arrivé de quasiment verser dans un fossé ou du moins un incident imprévu et elle nous racontait s'en être sortie sans aide et sans égratignure pour elle et pour le précieux engin. Je ne sais si c'était le Deblaise ou le Bédart mais peut importe. C'est ainsi que nous avons eu un reportage du bon goût tel qu'il se pratiquait au Château ou est elevé le fameux Mouton-Cadet Rothschild qui soit dit en passant se trouve en grandes surfaces et n'est plus ce qu'il était. Enfin le foie gras était paraît-il divin. Il n'avait guère de mal à cette époque sachant que celui qu'on trouve actuellement ne vaut même pas un bon paté de foie maison.

Nous eûmes le reportage d'une soirée clavecin à l'Elysée. Je me souviens de l'histoire d'une gaffe faire par un jongleur car cela se passait au moment de je ne sais plus quel tentative d'exploit interplanétaire. Enfin "Chocho" était revenue avec des chandeliers d'argent qu'un expert élyséens avait fait reluire comme des sous tous neufs et mieux encore...

Il y aeut aussi l'histoire de la coupe de champagne qui lui fit découvrir que si ce breuvage aide à la vélocité, elle devient incontrolable. cela se passait je crois à une réception dans le Marais...

Enfin chacun ses goùts, je ne pourrais jouer dans des atmosphère aussi compassée. Je préfère les hautes tribunes et les églises désertes pour jouir des subtiles révervération sans le trouble des bruits de chaises et Cie...

Ascendance mythique

Chauliac avait été pour commencer l'élève en piano d'Yves Nat et chose curieuse j'ai débuté le piano avec une autre élève du même Yves Nat, Suzanne Vercheval. Je m'inscrit donc par deux fois dans ce "succession apostolique" prestigieuse.

Il se pourrait du reste que Frédéric Vercheval qui compose de la musique de film ait été le neveu de Suzanne mais je n'en suis pas sûr, je l'ai entrevu une fois ou deux chez sa tante et l'image que j'en garde est trop floue pour autoriser un rapprochement. Peut-être mes deux maîtresses de musique ce sont-elles croisées. Enfin, d'une certaine façon le monde est petit...

L'ordre qui nous fut donné de taire notre filiation musicale et je me rappelle bien qu'au début des années 80, le solfège ancien et les différentes inégalité, tout cela était un sujet tabou avec ces fameux tempéraments inégaux auxquels j'ai consacré 12 ans de recherches avant d'en faire un livre qui constitue une sorte de "bible" dans le domaine. A ce propos le tirage actuel est sur le point d'être épuisé il en reste encore quelques exemplaires à Marseille à la librairie internationale. J'espère que l'on pourra le réimprimer mais rien n'est acquis pour l'instant...

Madame Chauliac ne s'intéressait pas du tout au "tempérament" et elle accordait en égal, preuve que sa mutation était encore incomplète. Je me souviens bien qu'ayant accordé à Monaco le clavecin bleu d'Anthony Sidey, elle avait trouvé mon Kirnberger III un poil trop grinçant à son goût. Elle ne m'a jamais fait cas de mon livre mais peu importe...

Improbable "complicité"

Revenons au fameux interview, et à ce que raconte Dame Chauliac au sujet de son élève Scott le Rouge, Elle parle d'une complicité entre elle et son fameux élève lors d'un concert qui s'est donné au Mont Saint Michel. Il est vrai que l'on à peine à distinguer les deux clavecins. Certes le métier a favorisé la complicité dans ce cas précis mais par ailleurs ce concept est à reconsidérer.

Ce pauvre Scott donne une version bien différente, version qu'il faut évidemment prendre avec des pincettes car Scott qui était un écorché vif et en voulait à la terre entière car sa mère se serait suicidée et qui plus est le jour de son propre anniversaire. Et ce après l'avoir quasiment abandonné à Nice. On sait qu'il vivait chez l'un chez l'autre tandis que sa mère s'était établie à New York et devait avoir un minimum de moyens. 

A propos de son triomphe au 3ème Concours International de Bruges, l'enfant terrible de la classe racontait qu'il s'était empressé de téléphoner à Nice pour apprendre la nouvelle à celle à qui il devait sa technique. Cela coûtait cher à l'époque, Skype et Internet n'existait pas encore. Scott se plaisait à dire, des années après, qu'il survivait en consommant des boîtes de cassoulet William Saurin parce que c'était pas cher et que ça tient au corps. C'est probablement ce que l'on fait de plus "dégeu" en la matière mais en fait de cassoulet celui de la "Belle chaurienne" est à peine plus relevé mais l'€uro a dans un cas comme dans l'autre fait grimper les prix. Si c'était à refaire Scott mourrait d'inanition.  Enfin passons...

Donc Scott téléphone et notre prof le coupe en lui demandant ce que tel autre claveciniste a obtenu... Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une invention, ce genre de maladresse est bien dans le genre du personnage que j'ai connu. Concernant la complicité, il disait volontiers que si son ancienne maîtresse consentait à recevoir quelques leçons de sa part, elle aurait été parfaite mais là c'est de la pure méchanceté.

La seule chose juste est qu'elle ne paraissait pas connaître ce que nous appelions "hémiole" et dont on faisait grand cas au sein de la Société de Musique Ancienne. Effectivement dans les pièces à 3 temps à chaque fin de phrase ces 3 temps sont étalés sur 2 mesures provoquant un effet de ralentissement et de conclusion naturel. On avait remarqué qu'elle en loupait pas mal en ne faisant pas les liaisons non écrites que cela implique.

Scott a échappé aux séances de "tirage de doigts"

Petite rectification : à l'époque où Scott a fait ses 4 années de clavecin, Madame Chauliac n'enseignait pas encore à tirer les doigts. Tous les témoins me l'ont confirmé. scott n'est donc pas un héritier de Geoffroy-Dechaunme ou il ne l'est que de manière incomplète. C'est venu après avec la génération des Michaela Chetrite et des Martine Raibaldi. Génération postérieure à celle de Scott, génération que j'ai suivie de près. Je dois appartenir à la "troisième fournée". J'ai été parmi les derniers à bénéficier d'un genre de supplice assez particulier consistant à passer de longues heures sur un certain prélude de Gibbons. Avec les élèves qui ont suivi Madame Chauliac a mis de l'eau dans son vin. Déja en ce qui me concerne, elle n'a pas trop insisté sur ce supplique à la Gibbons. 

J'ai beaucoup entendu parler de tendinites à cette époque... Autant que je puisse en juger avec la génération d'après la mienne, celle des Rousson que j'ai seulement croisée, Madame Chauliac avait abandonné le genre d'ascèse enseigné par Antoine Geoffroy Dechaume.

Ai-je vraiment réussi à tirer les doigts et que faut-il penser des poignets hauts ? Et est-ce que notre mentor tirait les doigts en public lors des concerts ? Pas que je sache, du reste je ne l'ai jamais entendu jouer les virginalistes en concert où cette technique s'avère probante à tel point que je me suis profondément ennuyé lors d'un concert de Scott au Musée Chéret où il avait joué quelques pièces anglaises. Si ma mémoire est bonne, il s'agissait d'un concert sur le Pisaurensis qui appartenait à bétrice Clérici. Mais je n'en suis plus très sûr. Que dis-je me suis fait chier, ça n'avançait pas !

Cela dit je viens de découvrir une chaîne sur Youtube ou Scott joue merveilleusement bien des pièces italiennes et les pièces anglaises mais sur les instruments qui conviennent à cette musique :

https://www.youtube.com/watch?v=2sp8n-5QSDw&list=UU7x...

Scott était un personnage à facettes multiples et changeantes, je l'ai connu surtout amer et du genre persifleur, il devait connaître quelques états de grâce lors de la rencontre d'instruments exceptionnels. J'ai pu constater par moi-même qu'il m'est impossible de jouer certaines pièces sur des orgues dont l'esthétique ne convient pas. Je me rappelle avoir joué à Entreveaux un orgue fin XVIIème et m'être mis à inégaliser fortement, et de manière subite, ce que je n'avais jamais fait dans la pièce en question. C'est comme si l'instrument m'avait pris en main et dicté la manière de la faire sonner au mieux. 

Chauliac était impressionnante en cours lorsqu'il s'agissait de monter des gammes avec deux doigts seulement comme il devrait être de règle chez les virginalites. Cela donnait une sorte de crépitement extraordinaire que l'on ne peut obtenir avec les doigtés modernes. Mais elle ne prenait pas de risque en public. C'est que cette technique est terriblement casse gueule. je n'ai vu que deux élèves la maîtriser à peu près correctement. Je n'ai trouvé d'éxécution convaincante de ces virginalistes que chez Pierre Hantaï. Mais ce dernier et Madame Chauliac ne paraissent pas s'être rencontrés. Il a du redécouvrir tout seul la technique dont on parle ou du moins quelque chose d'approchant. Je n'ai jamais eu l'occasion de le voir jouer.

A propos d'un Pisaurensis

J'ai évoqué le Pisaurensis dont Béatrice Clerici était devenue propriétaire. Il lui avait été cédé par un antiquaire niçois à un prix très abordable. C'était un italien dont les 2 huits pieds étaient encore solidaires. Son premier mari, qui avait fait une bonne copie du clavecin du château d'Assas, l'avait restauré et après le divorce a tenu à ce qu'il soit vendu par autorité de justice dans une salle des ventes de seconde zone. La collectionneuse américaine qui s'est porté acquéreuse l'a eue pour 10 fois moins cher que le prix qu'elle avait proposé des années avant dans le cadre d'une cession de gré à gré que l'ex mari avait refusé de crainte que la part qu'il estimait lui être due ne lui échappe. Compte-tenu des frais occasionnées par la procédure imposée, il n'est resté de cet instrument hautement historique qu'une bouchée de pain à partager entre les ayants droits. Sans commentaire !

Licences personnelles

En ce qui me concerne, j'ai pris des distances avec la règle du poignet haut, ça n'est pas tenable pour tout le répertoire. J'ai une glace près de mes claviers et je constate que l'on ne voit guère bouger mes doigts comme le disait Forkel à propos de Bach mais quand je regarde mon ancienne prof je vois qu'elle articule certes moins que certains pianistes et le clavecin sonne comme il doit sonner. Je me suis affranchi de bien des choses en lisant l'ouvrage de Soderlund qui m'a permis de comprendre qu'il a existé différents style de techniques nationales. Aucune commune mesure entre les doigtés italiens et ceux des virginalistes, les doigts sur les bonnes notes ne sont pas les mêmes...

Quand à moi j'essaie de toujours garder les doigts en contact avec les touches et de n'articuler que pour les ornements. Les "poignets hauts", çà a correspondu à un petit moment de l'histoire que l'on ne peut pas généraliser. Il ne me reste qu'une chose très palpable, un toucher inégal qui différencie les bonnes et les mauvaises notes.

J'ai cherché ces jours-ci tout ce que je pouvais trouver comme enregistrements et vidéos des inventions à 2 voix de Bach (où les différence de toucher sont aisées à percevoir) et en particulier la première. Je n'ai trouvé qu'un seul mauvais enregistrement de clavecin et pas un seul d'orgue. Si je compare mon jeu à ce que j'entends, mon jeu sonne assez "jazz" et je crois que les pianistes de jazz américains ont hérité quelque chose de la technique qui avait court au XVIIème siècle en Europe et il est assez normal que l'immigration américaine ait conservé certains archaïsmes comme ont le constate aussi en matière de religion...

Les inventions de Bach comme "bréviaire"

A propos des fameuses "inventions" sur lesquelles les fournées anciennes d'élèves de la classe ont longuement trimé, je me rappelle que Kenneth Gilbert était venu donner un concert en la très baroque chapelle de la Miséricorde (Cours Saleya) qui vient d'être somptueusement restaurée. Mes camarades et moi on se poussait du coude et on se retenait de pouffer de rire tellement c'était plat. Je m'en excuse auprès de Kenneth mais c'est la vérité et je n'y peux rien !

On se retenait à peine, et ce au grand dam de notre maîtresse veillant à ce que ses "poussins" (dont certains fort âgés) ne commettent pas un impair qui lui aurait valu de faire une méchante jaunisse.

Ces inventions, avec toutes les subtilités d'articulation exigées et fondées sur les différentes versions de manuscrits rendaient l'éxécution de ces pièces très difficile. Mais elles s'avéraient tellement évidentes qu'il était impossible de concevoir autrement ces pièces. Enfin il faut savoir que les Duos sont vraiment parmi les genres de pièces les plus difficiles. On marche sur des oeufs... Les trios sont plus aisées, en revanche les quatuor pour orgue et les récit de tierce en taille demandent une indépendance absolument phénomènale pour faire chanter chaque partie comme s'il s'agissait d'un instrument différents. A bien des égards certains grans préludes de Bach quoique chargés sont moins périlleux.

Pour en revenir aux inventions je ne connais pas d'enregistrement qui mérite d'être cité en exemple, soit on considère ces pièces comme trop banales en en méconnaissant tout le sel, soit on ne les a pas enregistrées parce que l'éxécution telle qu'elle se concevait au temps de Bach avec le toucher inégal si particulier de la musique ancienne effraie ceux qui ont conscience de la difficulté. 

Je note en passant qu'en fait d'inégalité il en est de deux sortes, une inégalité de toucher et une inégalisation de rythme qui se peuvent combiner de façon infinie, mais les inégalités de rythme non écrites sont surtout un apanage de la musique française et éventuellement de certaines pièces de la musique d'orgue espagnole qui pose le problème d'un système de proportion et de combinaisons de rythme complexes.

C'est donc non sans fierté que je revendique mon appartenance à une "école" dont je ne peux dire que du bien quoiqu'il m'ait fallu des années pour me libérer de tendances déjà par trop analytiques. J'en étais encore il y a 5 ou 6 ans à me poser des questions sur les articulations et à tenter d'en dresser la liste des "lois" le régissant. Chauliac ressemblait à Yves Nat en ce sens qu'elle ne justifiait rien, je garde ses partitions annotés comme de précieuses reliques et j'ai entendu maintes fois la célèbre formule faites ça avec vos fesses si vous voulez mais c'est comme cela et pas autrement... De fait, les indications sont correctes et on se contentait d'un sentiment d'évidence, mais quand à appliquer à des styles encore non abordés, il fallait chercher, je n'ai pas eu l'occaison de travailler une seule pièce italienne de Frescobaldi par exemple.

Notre mère poule est parfaite pour la musique française, elle l'est dans Bach également et dans les virginalistes mais j'amais je ne l'ai entendu aborder le répertoir italien sauf pour quelques piécettes archaïques. Fresco ? Inconnu au bataillon. Peut-être que Scott a bénéficié d'une faveur mais il a eu Saorgin. Le peu d'intérêt de Chauliac pour les italianismes se comprend : la musique italienne est très exhibitionniste et n'a jamais été le genre de la maison. Un genre français un tantinet un peu guindé.

Le bon goût français donnait l'occasion à notre "gouroute" de parodier une collègue qu'elle comparait volontiers à une poule battant des ailes qu'elle traitait de "gallinacée". Non pas l'autre Huguette mais une jeunette (à l'époque) mariée m'a t-on dit à un producteur de disque. Couperin et son idée du "loock" assez compassée était passé par là... On comprend que dans la séquence de l'émission où est reprise une interview de Scott devait arborer un air entendu pendant qu'il évoquait l'art de toucher le clavecin et sa manière de se tenir devant l'instrument. On est loins, il est vrai d'un gelnn Gould réinventant note par note une Gigue de Bach avec des mines gourmandes la tête presque à ras du clavier...

Mes diverses infidélités

Après une longue période, occupé par les soucis d'une entreprise associative, j'ai mis le clavecin en veilleuse avant de retourner à mes premières amours, savoir l'orgue. Il me faut vous dire que j'avais assisté au temps où j'étais lycéen à la construction d'un orgue Müller dans une église dédié à Saint Nicolas, église où un certain Mazarin aurait été baptisé. Ca marque ! Ce sont les gens de chez ce facteur qui m'ont poussé à me rapprocher d'Arsène Muzerelle.

Donc nous voici bien des décennies plus tard. Le cordon est rompu. Les articulations presque du jour au lendemain, c'est venu naturellement. J'ai eu quantité de maîtres. Muzerelle ex titulaire du Grand Orgue de la cathédrale de Reims pour commencer qui m'a appris la propreté après que je fusse passé entre les mains d'un de ses meilleurs élèves, Maurice Pinsson, un personnage pas très gai et assez coincé mais efficace.

Ensuite il y eut Chauliac et Béatrice Clérici, puis Claudine Grisi, de nouveau "Béatroce" comme l'ont surnommé ses élèves (et dont j'ai midifié récemment le pédalier de son orgue de salon pour qu'elle puisse utiliser les ressources des banques de sons existantes). Je tiens d'elle des méthodes de travail qu'on n'enseigne pas au Conservatoire (le système des bâtons et le travail d'une pièce en commençant par la fin, chose très astucieuse car l'avant est déblayé et on n'a que la mesure rajoutée en arrière à maîtriser). J'ai bénéficié de quelque leçons d'une élève de Chapuis qui tient le Grand Orgue de Saint Germain des Près avec qui j'ai travaillé du Louis Couperin, je crois que c'est elle qui m'a débloqué, ensuite il y a eu Laurent Fiévet qui est comme moi un "nordiste" égaré sur la Côte d'Usure et qui m'a poussé à aborder de grandes pièces dont un peu de Franck.

De la Basse chiffrée en général et du "triton" en particulier

Passons à la basse chiffrée. Il est exact qu'Huguette Grémy-Chauliac a créé sans doute la première classe de basse chiffrée en France. Mais elle oublie de dire qu'elle a d'abord enseigné l'harmonie et qu'elle n'a jamais su se départir d'une approche pédagogiquement erronée pour ce qui concerne la BC. Elle va probablement hurler de douleur si elle venait à me lire mais sans qu'il puisse s'agir de la blesser par plaisir, je suis absolument sûr de ce que j'affirme car je me base sur une connaissance de la pédagogie ancienne qu'elle n'avait pas. Chauliac comme beaucoup de musiciens français c'est un pur produit du Conservatoire, institution post révolutionnaire et fabrique de virtuoses fonctionnels.

Les théorisations d'un Rameau sont non seulement tardives mais ce ne sont que des ratiocinations à posteriori. L'harmonie telle qu'elle a été compilée est le résultat de compromis dont on a voulu tirer les lois qui ne sont qu'artificielles. C'est un assemblage pragmatique. On est passé d'une logique horizontale  la polyphonie verticale, l'harmonie par empilement des modernes. Il a fallu accorder tant bien que mal ces deux perspectives contradictoires en passant de la modalité à la tonalité. Le mixage qui en résulte n'a pas à proprement parler de fondement, c'est un bricolage et j'ai démontré que même Jacques Chailley éminent professeur à la Sorbonne, quoique très intéressnat par certains côtés, s'est foutu dedans. Enfin je ne m'attends pas à ce que l'on me rendre justice car je crois que peu de gens comprennent quelque chose à ce que j'ai écrit. On admire et respecte mon érudition mais ça ne veut aps dire pour autant que l'on ait tout "capté" mais là encore peu importe. 

Chauliac comparait la pratique mécanique des planches de Dandrieu à la méthode de lecture globale.  Responsable de méfaits sans nombre il est vrai. Elle avait pourtant complètement tort. Les principales mémoires mise en jeu dans la musique sont la mémoire auditive et la mémoire cinétique. Il ne s'agit donc pas de comprendre d'abord par l'analyse mais de faire et de comprendre après quand les automatismes sont acquis. Quand on accompagne un instrument ou un chanteur on n'a pas le temps de chipoter il faut si possible le précéder d'un poil. J'ajoute que Chauliac préparait méticuleusement ses bassez chiffrées en écrivant une bonne part de ses accompagnements. Je suis un témoin oculaire direct, elle ne pourra donc prétendre le contraire.

J'égratigne un peu il est vrai son image de "pionnière" mais la redécouverte de tradition engrandes parties perdues ne peut pas se faire en une seule étape et ne peuvent pas être le fait d'une seule personne. Il y aurait lieu de se poser des question au sujet de l'assimilation progressive du contenus des traités. Des choses qui étaient écrites noires sur blanc et qui paraissaient floues au début n'ont pris un sens précis que très lentement, il fallait la pratique, l'expérience et la confrontation entre des sources dispersées. Cette digestion réclame du temps beaucoup de temps. Maintenant je me demande si la métempsychose ne peut pas jouer un rôle dans cette sorte de résurrection. A en juger par le mûrissement actuel du phénomène baroque et l'apparition chez les instrumentistes de capacités d'improvisation, on peut se demander s'ils ne puisent pas à leur insu dans une sorte de mémoire plus ou moins collective enregistrée quelque part de manière invisible. Il est des dons et des facilités qui ne s'expliquent pas par le travail mais que le travail sert seulement à développer.

Des chats clavecinistes

Les leçons de basse chiffrée étaient pour nous autres d'un ennui mortel. J'avais trouvé un truc je faisais dévier la conversation sur des sujets étrangers à la musique. La dame avait un magnifique matou chartreux. Sauf erreur elle l'avait surnommé Charly. Elle nous avait raconté qu'alors qu'on lui avait présenté une "fiancée" il en avait fait une cystite. La fameuse cystite des jeunes mariés bien connus des homéopathes. Je lui avais indiqué le remède mais j'étais arrivé un peu tard. Ce chat était très musicien et il avait trouvé un truc consistant à se servir de ses griffes domme de sautereaux.

Un autre chat a contribué à faire rentrer de l'argent dans mon tiroir caisse, pris d'une frénésie de composition, il avait presque décorder un clavecin en son entier : un massacre... En fait, il ne s'agissait pas d'expérimenter une sorte de musique concrète mais de se venger. Ce chat se considérait comme le patron de la maison et si les occupants ne commençaient par par le saluer et lui faire des courbettes en rentrant, il faisait sa petite crise et montrait qu'il n'était pas content du tout. On avait du l'oublier un peu et il avait fait en sorte que ça ne recommence pas. J'avais demandé à sa propriétaire si elle l'avait fait "couper" car en général ça les rend plus calmes, plus affectueux et plus coopératifs. Elle m'avait répondu, offusquée : vous n'y pensez pas, quel crime, je veux que mon chait ait une vie sexuelle normale. J'imagine qu'elle avait lu Williem Reich, La fonction de l'orgasme ou encore Eros et Civilisation d'un certain Marcuse. Enfin il faut dire que c'atait un chat très distingué, il résidait dans un très bel immeuble dans le bas du quartier de Cimiez. Il a venu inspecter mon travail et le surveiller mais on a pris la précaution de toujours refermer le couvercle. Peut-être connaitra t-il une renaissance humaine dont on fera un bon facteur ou un bon musicien...

Diabolus in musica

On ne sait pourquoi, notre excellente maîtresse était fascinée par le fameux triton (diabolus in musica) et cela donnait lieu à des imitations burlesques impayables de la part d'un autre Dominique qui devint un temps le principal répétiteur de notre guide avant d'être chassé par la jalousie et les manoeuvres d'une certaine Martine que j'ai retrouvée récemment sur mon chemin.

Martine la redoutable

Il faut dire que cette Martine déteste tout le monde dans le milieu baroque et que bien des gens la craignent. Scott qui n'avait pas sa langue dans sa poche disait d'elle qu'elle aurait été tout juste bonne à faire une poissonnière de la place Saint François.

Comme toujours, il exagérait un peu. J'ai entendu récemment ma collègue jouer en concert avec Saorgin à la tribune de l'Escarène et elle n'est pas manchote mais allez savoir pourquoi, elle a pris dans son enseignement le contrepied de tout ce que Chauliac professait. Elle a obtenu de la remplacer et elle eut un moment une assistante qu'elle a plus ou moins martyrisée en lui disant qu'elle n'aurait jamais le CA. or ce certificat d'aptitude l'assistante l'a finalement obtenu et la situation s'est inversée. Mais la coquine a fait son nid dans une vallée où elle veille à ce que l'on fasse comme si je n'existait pas. Ca ne me gêne pas trop parce l'orgue qui a été restauré grâce aux conseils donnés au Maire par Béatrice Clérici et votre serviteur avant de devenir un peu sa chose personnalle, un Valoncini, ne m'intéresse qu'assez médiocrement. Je l'ai dit la musique italienne c'est pas trop mon truc et les orgues de même nationalité n'exercent pas sur ma personne une fascination imparable...

Conrepoison

Malgré que j'eusse été cherché le contrepoison de cette approche inadéquate de la BC chez Clérici, je n'ai jamais été capable d'accompagner un chanteur ou un flûtiste pour l'excellente raison qu'au Conservatoire et dans notre vie en dehors du Conservatoire aucune occasion ne s'est présentée. Quand j'ai souhaiter combler cette lacune, la vie associative très riche au début des années 80 (années Mitterrand) s'était émiettée pour différentes raisons qui sortent de notre sujet. Il y eut le choc de la pandémie du Sida et puis la fameuse crise économique qui dure encore et n'est sans doute pas prête de finir car une troisième guerre mondiale nous guette dès que le verrou syrien sautera.

Quasi sosie de Scott

Scott je l'ai fort bien connu. Dans un sens très ordinaire, pas "biblique", il faut le préciser. A l'époque où je distribuais des affiches pour la Société de musique Ancienne de Nice, des inconnus m'ont pris plusieurs fois pour le Scott légendaire. La taille mise à part, il existait bien un air de ressemblance qui avait frappé Kenneth Gilbert qui à la fin d'un concertau Musée Chéret m'a dit qu'il avait eu l'impression d'être observé par son ancien élève et que ma foi si l'on devait faire un film de sa vie, je serais l'acteur rêvé. Je n'ai pas trop apprécié et j'ai du répondre que j'ai peu de goût pour les histoires romantiques qui ont toujours un côté assez sombre.

"Une leçon particulière"

Notons que Scott a eu son film, ça s'appele Une leçon particulière, un Scott muni d'un bonnet assez gidien y enseigne une sorte d'éphèbe boutonneux, au blaze exotique un peu hispanisant, une sorte de "ravi" un peu simplet qui dans le parc de la villa Médicis s'émerveille à propos des mimiques de son maître.

Scott_Ross.jpgAinsi Scott était bien un "romantique" de l'espèce assez noire. Ne pas oublier que la maladie romantique par excellence c'était la tuberculose. Or il existe une parenté avec le Sida qui présente quantité de similitudes au plan non seulement clinique (la pneumocystose une de ses effets secondaires est une maladie pulmonaire) mais également dans l'ordre symbolique car c'est une maladie de consomption qui a commencé par frapper des êtres encore assez jeunes.

Or dans l'émission visée plus haut on entend Scott dire qu'au fond il n'aimait pas trop le clavecin et je me souviens qu'il a menacé ses fans de se mettre au piano (romantique bien sûr)... 

Biographie canadienne

Si vous voulez faire plus amples connaissance avec Scott voyez la biographie d'un facteur canadien, un dénommé Proulx :

http://www.memetics-story.com/article-7348559.html

Cette biographie est intéressante quoique parfois rédigée dans un français assez curieux. Il y est beaucoup question du Château d'Assas à l'ombre duquel Scott s'était retiré.

Parenthèse sur Assas

J'ai fait un séjour dans ce château à la fin d'un hiver et c'est une expérience que l'on n'oublie pas. C'est quatre à cinq jours passé hors du temps. J'ai connu la fameuse Simone Demangel qui valait bien un Jean Moulin, j'ai connu également le frère de Béatrice, un personnage baroque qui avait imaginé un système de gazage à base de tuyaux d'orgue dont les nazis aurait pu se servir, un truc complètement loufoque qui semblait beaucoup l'amuser et dont je n'ai pas retenu le détail.

Je me souviens être passé du clavecin vert à la salle commune, le froid était tel qu'on ne tenait guère plus d'une demi heure. J'ai couché dans la "chambre de l'évêque" parait-il ! Normal un de mes ancêtres qui s'appelait Alexandre a été proposé pour être archevêque de Strasbourg mais sa modestie lui a commandé de refuser cette promotion. J'ai lu sa vie en deux volumes, j'étais très pieux comme lui et j'aimais aussi les sciences naturelles mais je n'escompte pas mourir en odeur de sainteté et reposer aux côté du sein tutélaire de ma cité d'adoption. Celui là adorait les grillades et en redemandait en demandant à ses bourreaux romains de s'occuper de son autre côté. Le masochisme chrétien, merci bien... 

Assas, c'est aussi le souvenir de pièces encombrées par des monceaux de vieilleries : une vrai brocante. Il fallait enjamber toutes sortes d'empilements pour atteindre un lit au demeurant assez royal. Il parait qu'on a fait un peu de ménage depuis la mort de la châtelaine qui garda une parfaite lucidité jusqu'à la fin.

Elle ne fut pas seulement une grande résistante mais également un fin cordon bleu. Je me rappelle un dessert à l'ancienne qui m'a laissé un souvenir de revient y assez inoubliable bien que je ne sache plus de quoi il s'agissait au juste. Je me suis demandé comment une telle merveille pouvait être sortie d'une cuisine des plus archaïques. Ce devait être une sorte de flan caramélisé absolument sublime et nul n'ignore que c'est dans les vieux pots que l'on fait la meilleure soupe.

Je comprends que Scott soit tombé amoureux de l'endroit et y ait établi son avant dernière demeure... Mais les endroits magiques où le temps demeure suspendu et où l'on se trouve prédisposé à une régression dans le passé m'apparaissent comme des endroits où l'on ne peut séjourner que si l'on dispose d'un minimum de fortune personnelle, sinon on risque de stagner dans une sorte d'entre deux mondes fort éloignés l'un de l'autre... La mémoire des murs avec ses fantômes comporte bien des dangers... 

Des backrooms au séances d'enregistrement

Ce n'est un mystère pour personne que Scott, le "Couperiniste" distingué a cherché la mort en passant de la défonce dans des backrooms à des enregistrements studieux. Sur un site où Scott est désigné comme "l'haltérophile du clavecin" on peut lire ceci :

Cet érudit conjuguera dix heures de travail par jour, l'ascèse, à une vie privée démantibulée, disparaissant des radars trois jours durant pour revenir de ses escapades en pantalon de cuir voyou, montant sur scène pour délivrer le plus subtil des Couperin. Des backrooms à Erato, voici le tableau. (...) Fauché par le Sida, en 1989, Scott Ross laisse une intégrale Couperin – son Bach à lui -, du Rameau, les Toccatas de Frescobaldi, un peu de Forqueray...

Je n'aurais point évoqué de genre de turpitude si la chose n'avait pas déjà figuré sur un Web. Ce n'est sûrement pas moi qui ait tenu absolument à clamer à la face du monde que Scott était mort d'avoir trop baisé en long en large et en travers, autrement dit d'avoir pratiqué le barebacking et de s'être offert en victime expiatoire d'on ne sait trop quel crime.

J'ai même trouvé la publicité faite autour des causes de sa mort et de ce que l'on pouvait en supposer assez franchement détestable et même un tantinet pervers venant de trois femmes. On doit la publicité sur les causes de sa mort à Odile Bailleux en particulier, à ce qui m'a été dit de sources concordantes. On peut se demander s'il était vraiment nécessaire d'attirer l'attention sur sa vie dissolue dans la mesure où elle résulte manifestement d'un état de souffrance remontant au suicide de sa mère et à la mort prématurée de son père. Enfin et surtout quel besoin d'avoir organisé si rapidement un colloque en son honneur pour surtout cultiver une fascination assez morbide autour des dégâts d'une nouvelle "peste" !

Un colloque en guise de "deuil"

Je me demande en quoi la vie de Scott méritait un colloque, il a hissé le clavecin en tant qu'instrument à part entière et l'a promu instrument respectable. Il était très cultivé mais il n'a laissé aucun écrit. sa carrière aura été cahotique, il n'avait aucun diplôme. Mis à part pérorer en matière de sociologie musicale et de psychologie, en quoi ce colloque pouvait regarder la musique ? Et il aurait fallu attendre encore un peu. Mais non il fallait que ce soit de suite. Je crois qu'une personne qui avait été littéralement "jeté" lors des obsèques par le frère (ça s'est dit) avait besoin de faire son deuil.  

Un "blouson noir du clavecin"

Ainsi Scott est connu comme le blouson noir du clavecin et j'ai toujours dit qu'il aurait sans doute mieux fait de devenir le chef de meute d'une bande de motards gay plutôt que de jouer du clavecin dans un monde où il ne pouvait rencontrer que des gens vivant plus où moins à la surface d'eux-mêmes. Et circonstance aggravante le Sud de la France, et sa "dictature solaire" favorise le goût du paraître et donc la superficialité en ne favorisant pas la communication de coeur à coeur.

Chef de meute d'une escouade d'engins vrombrissants, oui certes si son dos le lui avait permis, sa vie en eût été sans doute transfigurée. Peut-être même aurait-il pu devenir une star du porno et militer en faveur du genre de protection qui s'impose dans le domaine.

On jugera sans doute de tels propos offensants mais outre qu'il n'y a aucune morale là dedans en qu'en matière de sexe il faut d'abord considérer froidement les aspects purement sanitaires, la dérision me parait, encore une fois être le seul exorcisme que l'on puisse opposer au "mauvais goût" à même à l'espèce d'égocentrisme qui a motivé le foutu colloque ! est-ce qu'on organise un colloque pour geindre sur le fait quand dans la vie de Scott tout ce qui lui est arrivé, c'est de la faute à pas de chance !

Le service que l'on puisse rendre à sa mémoire c'est de le dépeindre tel qu'il était. La mort il l'a bien cherchée entre les débuts de la nouvelle "peste" et sa mort il s'est écoulé près de 10 ans. Il a eut le temps de se protéger. C'est malheureux certes et on ne peut ni le plaindre ni le blâmer et enfin ça n'a rien à voir avec la musique sauf qu'elle ne l'a pas aidé à sublimer quoique ce soit ! Je pense pour ma part que célébrer une épopée aussi morbide et la présenter comme modèle aux futurs clavecinistes, c'est leur  injecter une sorte de poison. passer 10 heures par jour sur son clavecin, si c'est pour se flinguer comme il l'a fait, je crois que pour commencer, il vaudrait mieux changer de métier ! Il n'y a rien d'admirable ni de tentant dans cet exemple.

Mort prématurée

Il est mort trop tôt a dit Chaulias en guise d'épitaphe. Et ce 4 jours avant Hubert Bédard qui venait d'hériter le "pacson" de sa principale bienfaitrice. La mort de Scott l'a sans doute achevé lui aussi. Le péché de Bédart n'était pas philosophique mais alcoolique. Je lui ai rendu visite à Brignoles. C'était un homme triste. Il n'avait pas été brisé par le suicide d'une mère mais par une défection amoureuse. Tout ce petit monde se retrouvait au château de Maintenon et quelqu'un qui ramenait et désemmêlait des cadavres fin saoûls m'a raconté ce qui s'y passait quand des américains débarquaient.

Là encore je ne me place pas au plan d'une quelconque morale, et je me dis que si la pratique de la musique ancienne de la part de pionniers çà mène à ces sortes d'exterminations de soi-même c'est qu'elle occasionne un manque quelque part. Ce manque est évidemment à chercher dans le peu de place que lui fait la société et le fait qu'elle ne sert qu'à la replâtrer superficiellement. Bref, elle ne donne lieu qu'à des mondanités qui ne comblent pas nos besoins les plus profonds.

Alors si tel est le cas, il faudrait fuir les métier qui découlent du genre de musique dont on parle. Je n'ai jamais rencontré de gens qui ont été épanouis par la pratique de la musique ancienne. Cela a peut-être changé mais je demande à voir !

Circonstances aggravantes 

Pour ce qui concerne l'ambiance très superficielle et très provinciale de la métropole niçoise figée dans un XIXème siècle bourgeois très attardé, elle ne pouvait aider vraiment Scott à sortir de son drame personnel. De cette ambiance, croyez moi, j'en sais quelque chose. Je me fait l'effet d'avoir été une sorte de réincarnation d'un Tobias Smolett ronchonnant contre certaines des tares locales qui font que j'ai souvent entendu aboules ton fric et casse toi même quand cela n'était jamais dit ouvertement... 

Ma tribu est d'origine anglaise et peut-être irlandaise ce qui expliquerait une ressemblance avec le dénommé Scott. Ce que je n'ai jamais aimé chez Scott c'est son humour toujours assez grinçant et donc très amer. Je l'ai entendu dire ceci alors que l'on était reçu chez le Conservateur d'un Musée de la Promenade : Quand on aura trouvé un remède contre le Sida, je me coucherai sur le ventre nu et je mettrai derrière moi un tapis marque Welcome. Des réflexions comme cela ça vous sidère et vous tue ! Et je ne me rappelle pas que quelqu'un ait moufté, il s'est agi plutôt d'un acquescement muet. Sans doute suis je resté "vieux jeu", ce qui somme toute cadrait assez avec mon instrument de l'époque.

Chacun porte sa croix

Si je peux analyser avec autant d'acuité ce que Scott a pu ressentir c'est que j'ai eu à souffrir de bien des choses. Ma mère certes ne s'est pas suicidée, il vit toujours mais ma "vie antérieure" consacrée à la musique ancienne est loin d'avoir été une partie de plaisir. Je ne vais pas me plaindre de tout ce qu'il m'est arrivé. J'ai du reste bien du mal à me souvenir des détails. Mais il m'a fallu écrire un livre pour marquer ma place et ne pas avoir à me dire que j'aurais souffert en vain par pure masochisme. A les premiers temps à Nice me firent l'effet de vacances éternelles. Je vivais sous les toits au même étage que les mouettes, je n'avais qu'un ciel bleu en toile de fond. Tout était nouveau, le soleil, les paysages. Les gens, c'est pas ce que j'ai trouvé de mieux mais ça bougeait alors j'étais un peu dans l'illusion et dans l'espoir.

Mais à partir du moment où je me suis laissé convaincre d'ouvrir un atelier, les pires ennuis ont commencé. J'ai du écrire un livre et me faire nommer expert pour obtenir le respect auquel j'avais droit. Il faut avoir existé socialement avant de pourvoi se détacher de tout ce qui est par trop extérieur. 

Enfin j'ai rompu avec le métier qui m'avait causé tant de stress en déménagent et en vendant mon  clavecin (enfain avant dernier car il me reste une caisse à terminer d'un grand français de Bédart...). Mon "clavecin perso" qui a beaucoup tourné, je l'ai vendu après lui avoir refait une beauté à grand coup de laque et de feuille d'or, à un claveciniste russe et il connaît une seconde vie dans les palais somptueux et les églises et les salles de concert de Saint Pétersbourg. Et ce après avoir voyagé au péril de sa vie dans une toute petite voiture, il sonne à présent sous des doigts experts et en compagnie d'interpêtes de très haut niveau. Voyez le clavecin rouge à bande dorée sur la chaîne de Dimitri Vologdin à partir de :

http://www.youtube.com/watch?v=-NJ06Rt8YjI

Je ne sais pas si je terminerai l'instrument qui attend dressé dans une pièce me servant de débarras car je suis superstitieux et je pense à ces gens qui sont morts après avoir posé la dernière tuile sur le toit de la maison de leurs rêves. Sans doute sont-ce les côtés morbides de la vie de Scott qui m'inspirent ces réflexions assez sombres.

Je me suis remis à l'orgue qui fut mon premier instrument avant le clavecin. Voici une interprétation par l'auteur de ce blog de l'Hymne sur le Veni Creator de Grigny enregistré sur le Grand Orgue de la Basilique de Saint Maximum

Grigny+Photo25.jpg


Mémoire d'un "facteur révolutionnaire"

En tant que facteur, j'ai tout eu, y compris un contrôle des douanes après que j'ai été le principal acteur d'un procès pour malfaçon visant un clavecin Zuchermann d'un certain Bascou. Je sortais de nulle part et quand Yan Verrault a débarqué de son Canada natal à Nice pour entrer dans la classe, la première chose qu'il m'a dite c'est que l'affaire avait causé du scandale jusque dans la nouvelle "Arcadie".

Mais si j'ai été traîné dans la boue par des gens qui n'ont pas connu les tenants et les aboutissants de cette affaire, ils me doivent l'abandon, par le Sieur Ducornet de Montreuil, de sautereaux en plastique absolument ingérables et à propos duquel nous avons plaidé avec succès une publicité mensongère. Même Mercier Ythier a du convenir que je n'avais pas tort. Effectivement l'articulation de la languette de ces sautereaux était une connerie magistrale. Il étaient dépourvus d'axe véritable. A mais voilà ça coûtait moins cher... Seulement l'harmonie ne pouvait pas tenir...

Soit dit en passant, si j'ai été chargé par le propriétaire de poser des sautereaux en bois après qu'il eut touché une bonne indemnisation, j'ai du recourir à un huissier pour me faire payer. Ce qui a occasionné un "froid" de quelques années... Mais ce ne fut point un stress et plutôt une rigolade, il ne m'a guère fallu que 48 heures pour obtenir un chèque de banque. Mon client se dorait sur la plage et son clavecin il s'en foutait. Enfin nous sommes redevenus amis.

Un canadien naturalisé niçois disparaît

J'évoquais Yan : c'est moi qui l'ai reçu alors qu'il devait jouer sur un clavecin décoré par un artiste des plus célèbres, clavecin avec lequel j'avais une relation particulière puisque des circonstances ont fait que j'y avais un accès régulier et que je pouvais le jouer devant des visiteurs du célèbre établissement. Ian a fait une carrière dans l'animation musicale dans les écoles niçoises avant de disparaître brutalement. Des recherches menées récemment sur internet n'ont rien donné. Ian était marié et l'on se demandait bien comment il avait pu faire une chose qui lui allait si peu. Enfin, il a vite cessé d'être timide et il a su s'épanouir très vite dans une atmosphère quasi tropicale poussant à tous les relâchements. Au point de damer le pion a un camarade qui végète toujours en donnant des leçons de piano.

Les dernières traces de ce Yan remontent à aux moins deux ans, c'était à propos de masters class. J'espère qu'il est toujours vivant quelque part. Ici personne ne sait rien à son propos mais il est vrai que je ne vois plus grand monde. Serait-il mort lui aussi, aurait-il changé son fusil d'épaule en se rangeant et en devenant un obscur fonctionnaire dans son Canada natal ? Mystère...

Un colloque très mortuaire

J'ai déjà évoqué le fameux colloque, il me reste à raconter la farce dont il me fut l'occasion. La dépouille a peine refroidie de Scott on a voulu lui consacrer un colloque. J'ai trouvé la chose assez déplacée et j'ai balancé une "lettre ouverte" tirée à moins d'une douzaine d'exemplaires et cela me vaut le plaisir de vous raconter une histoire assez palpitante. Je peux vous la dire car il y a prescription depuis belle lurette puisque ca remonte à une vingtaine d'années, presque une génération humaine. Cette lettre commençait à peu près ainsi :

Monsieur le Président,

Pour commencer veuillez noter qu'il conviendrait de ne pas interprêter mon attitude selon les postulats de votre correligionnaire Freud car vous vous condamneriez à tout comprendre de travers...

Cette entrée en matière dont je ne garanti que la substance et non le mot à mot car je n'ai pas conservé de "relique" de mon exploit littéraire était évidemment assez franchement malicieuse... Et je n'ai pas besoin de vous dire pourquoi !

Ce que je n'avais pas prévu c'est que l'on mettrait la police à mes trousses. Alors que j'étais occupé au Palais de Justice (j'ai été expert judiciaire jusqu'en 2003 année d'un déménagement qui m'a fait oublier de signaler un changement d'adresse et j'ai été radié des liste de la Cour d'Appel d'Aix) je revins à mon atelier pour apprendre qu'un inspecteur avait ameuté le quartier pour me mettre à la question. evidemment une voisine commerçante qui me connaissait bien se demandait ce que j'avais bien pu faire et elle se doutait que j'aurais bientôt des choses drôles à lui raconter.

Comme cet inspecteur avait laissé son adresse, je m'empressai de lui rendre une visite.

Il commença par vouloir me prouver que je serais antisémite en me parlant d'une plainte. En fait il ne s'agissait que d'une main courante. On me soupçonnais de n'en être resté qu'à un prélude...  On criagnait la suite d'un programme n'existanque dans leur imagination : allemande, courante, sarabande pour finir sans doute avec une gigue endiablée ! Comme dans toute suite de clavecin qui se respecte.

Je répondis à peu près ceci : que Freud ait été juif ou pas juif n'interdit point à quiconque de conchier ses théories et en particulier son fameux complexe d'Oedipe et j'en passe. Ce type était "timbré" et on lui doit la généralisation d'une maladie du soupçon et d'une théorie qui condamne tout espèce de déni à n'être qu'une résistance à sa vérité à lui qui est selon moi folie. Bref freud me sort par les yeux car lorsque vous protestez on vous accusez de n'être qu'un frustré désireux de se venger. de quoi en l'occurence je nme le demande...

Maintenant, il faudrait m'expliquer comment il se fait que la police se découvre subitement une vocation à vouloir arbitrer des polémiques entre musiciens. C'est nouveau ça ! Franchement n'avez vous pas mieux à faire ?

Je dus ajouter que je ne voyais guère ce que je pourrais faire de plus que cette lettre sinon d'en observer discrètement les effets sur le colloque.  

On s'est accordé sur une main courante susceptible de désamorcer la crise et je ne m'attendais pas à ce que le concert à 3 clavecins qui devait inaugurer le fameux colloque serait placé sous haute surveillance policière. J'arrive donc à l'entrée de l'établissement où devait se tenir l'évènement (auquel le gratin parisien avait été convié) et je vois le chef de la Sécurité, un corse, me dire en rigolant ceci : je ne sais pas ce que t'as foutu mais il y a des flics banalisés derrière chaque bosquet, ils craignent un attentat. Tires toi, de toutes façons il n'y a plus une place. Il fallait retenir. Démerdes toi pour avoir un alibi, car si un con téléphone pour dire qu'il y a une bombe t'es pas sorti de l'auberge !

Je n'avais pas pensé à ce genre de connerie. Je ne me le fis pas dire deux fois. J'allai passer la soirée dans un restaurant pour mélomane où j'avais mes habitudes et ait demandé au patron de m'avoir à l'oeil. La fille de la maison est devenue élève de la classe et son père, sans me consulter lui avait acheté un mauvais clavecin en contreplaqué que l'on ne m'a jamais montré. On a bien rigolé mais je n'étais pas tranquille.

Les portables n'existant pas encore, je ne pouvais téléphoner sans que lui ou sa femme ne m'en donne l'autorisation. Je n'étais pas dans mon assiette, c'est bien el cas de le dire, un "cher camarade" aurait pu avoir l'idée de faire ou de faire faire une mauvaise blague et de foutre la merde. Fort heureusement, ils étaient trop occupés à ne rien perdre du spectacle. Il y avait sur le plateau, l'ancienne "maîtresse de clavecin" de Scott, une ancienne camarade qui le détestait et l'avait invité à déjeuner et avait raconté qu'elle avait stérilisé ensuite les couverts et en troisième position l'amant principal de Scott qui s'est marié et a enfanté depuis. Il parait que l'ambiance était assez lourde...

Un colloque centré sur l'accompagnement des malades du Sida

De ce colloque je ne garde que le souvenir d'une séance terminale où il fut question de l'aide aux malades du Sida. Une session assez morbide patronnée par la femme d'un philosophe décédé en 2002.

On raconte que la dame avait dans son salon je ne sais plus quel objet ou animal crucifié... Trois femmes au moins ont concouru à l'hommage mortuaire, celle qui avait accueilli Scott à son arrivée à Nice parce qu'elle connaissait 3 mots d'anglais, l'épouse du philosophe et une organiste, déjà citée. C'est elle qui aurait été à l'origine d'un article précisant les causes de la mort de Scott.

Je n'ai pas compris à quoi cela pouvait rimer et n'est point Line Renaud qui veut ! 

De la part de celle qui avait pris Scott sous son aille au début et en fut un peu amoureuse comme elle le fut de Saorgin, ça ne m'étonne pas du tout car avant d'entrer dans la classe d'orgue du futur titulaire du Boisseau de la cathédrale de Monaco, elle avait vécu de centaines d'enterrements qu'elles accompagnait à l'harmonium et en particulier à la chapelle qui surplombe l'hopital Pasteur. Elle nous a du reste raconté qu'à plusieurs reprises, l'assistance avait entendu bouger et frapper dans le cercueil et il est bien possible que des gens aient été enterrés vivants. Normal, les croquemorts ne font plus leur boulot qui étaient charger de mordre le gros doigt de pied des candidats à la morgue pour s'assurer qu'ils rempliassaient les condition pour y être admis.

Son ancien métier avait du lui causer une sorte d'addiction. Il semble qu'elle en soit sortie par son goût du jardinage. Elle collectionne les plantes aromatiques les plus rares en particulier. Elle m'a souvent employé pour mettre un peu d'ordre, et parfois un peu trop dans l'excessive biodiversité de son jardin formant des gradins. Nous nous retrouvons autour de ce hobby car je suis né au millieu d'un parc de fraisiers qui a valu à un grand père d'être réputé pour ses mains vertes.

La fin d'un second romantisme

Quant à la morale, il n'y en a aucune. Les choses ont changé. Ma thèse est que Scott a cloturé une sorte de nouveau romantisme. Il y eût la dame aux camélias et le garçon aux orchidées et la réédition de telles figures n'aurait plus guère de sens. 

J'ai vécu l'époque des "pionniers" et je suis  avec mon livre l'un des tous derniers défricheurs d'un langage aujourd'hui tombé dans le domaine public. Grâce à France Musique le baroque qu'il s'agisse de notes inégales, de doigtés anciens ou de tempéraments plus ou moins biscornus tout cela est devenu d'un commun qui ne peut plus guère donner lieu au genre de discrimination que j'ai vécues. Mais à vrai dire, on s'en foutait conscient que nous étions d'appartenir à une élite moi plus encore que les autres puisque j'étais devenu un commentateur d'un auteur militant en faveur d'une certaine restauration intellectuelle. Elle a failli mais c'est égal...

En marge de la villa Paradisio

Petit retour en arrière. A Nice nous avons vécu en marge. Nous étions en dehors de la villa Paradisio. La ville avait racheté l'ancienne villa des Chauliac avant qu'ils ne s'établissent un peu plus haut au sommet de l'avenue de Cimiez la où la Reine Victoria avait tenu ses quartiers d'été.

On était à part dans notre petite "bulle" avec nos trois Dowd. Dessous était l'étage des comédiens. Les choses ont changes quand nous dûmes gagner l'ancienne école normale. Cohereau n'étant plus là pour imposer sa loi, Dame Chaulliac a eut fort à faire pour n'être pas reléguée dans des placards à balais. Les salles étaient petites, l'endroit très broyant et les classes voisines pas du tout baroque. La promiscuité la plus vulgaire, on était passé d'un âge d'or à un âge de fer, brutalement et sans transition.

Révélation sur la pédagogie saorginesque

A propos de Saorgin, la biographie de Scott affirme que c'était un mauvais prof. Effectivement, tout lses élèves m'ont certifié qu'il n'expliquait rien et surtout pas la technique. Béatrice Clérici ne manque pas de dire qu'elle doit la sienne à l'aide de ses camarades et en particulier à Odile Aurengo. J'ajoute qu'à ma connaissance tous les élèves mâles ont une dent contre lui à commencer par un certain Raphaël, seules deux femmes sont restées en bons termes avec le 'maître" italianisant. Soit-dit en passant, il m'a révélé qu'il détestait le baroque et son vrai royaume c'est la musique d'opéra transposée à l'orgue au temps de Verdi. Chose curieuse pour un personnage aussi coincé. 

Scott est resté américain

Enfin, si j'ai tenu à conter ce que l'on peut appeler la "petite histoire et qui est en fait la "vraie histoire", c'est que j'ai longuement médité sur le destin d'un Scott, la musique ancienne ne l'a pas libéré. Scott est resté un américain, ce qu'il appelle la persévérance recouvre un goût pour le challenge

S'infliger les 555 sonates de Scarlatti et en inventer une 506ème qui a bluffé tout le monde c'est typiquement américain. Scott c'était un peu Cameron Carpenter, les bottines scintillantes et l'excentricité en moins. Une bête de scène mais polie  par le bon goût hexagonal. Il lui manquait l'ironie mordante et fort détachée qui fait que nous fûmes réputés former une nation très spirituelle. Le politiquement correct à la mode anglo saxonne nous ayant presque complètement colonisé, j'ai bien du mal a faire vivre cette tradition mais je m'y emploie.

Un Scarlatti bien léché mais ennuyeux

Scarlatti ce n'est pas ce que Scott a fait de mieux. C'est très propre mais je lui ait préféré un Sergio Vartolo qui lors d'un colloque consacré au claveciniste devenu plus espagnol que les espingouins eux-mêmes nous a gratifié de quelques démonstrations. Il en a certes foutu un peu à côté mais quelle abîme entre les deux ! Un scarlatti fantasque d'un côté et un Scarlatti couperinisé de l'autre.

Oui j'ai trouvé Scott fort pâle à côté de cet italien ! Et j'ai compris ce qui pouvait faire la différence en découvrant chez Klinkhamer des copies inspirées de la facture espagnole et portugaise. Des "bombes atomiques" auprès desquelles les misérables copies d'italiens n'existent pas ! Je me revois encore arrivant à Amsterdam, puis mené chez un client où j'ai vu et entendu la merveille pourvu d'une queue quasi interminable. Ce jour là j'ai compris que l'idée que je me faisais du clavecin était fort réductrice. La chose aurait du plaire à Scott mais il a sans doute manqué un tel phénomène. Enfin je l'ai entendu dire qu'il ne voulait pas d'un clavecin trop brillant qui lui aurait fait de l'ombrage. 

Le clavecin est devenu respectable mais à quel prix ?

Grâce à ses performances de Scott, le clavecin est devenu un instrument à part entière mais un tel "sacrifice" sur un dons d'ambiance si dramtique en valait-il la peine ? 

Est-ce que les jeunes qui s'intéressent au clavecin risquent encore ce genre d'erreur de casting ?

C'est moins sûr car les baroqueux ont cessé d'être des gens en marge. Ils tendent à devenir des produits de consommation courante. Tout à l'heure un copain m'a téléphoné pour me demander si j'avais entendu telle chanteuse à France inter. Lui qui ne connaissait que La Callas vient de faire une découverte. Les choses ont donc bien changé, on a cessé d'être traité un peu comme l'étaient les pestiférés.

Bien sûr il restent quelques cons qui prennent leur "oreille absolue" pour une faculté extraordinaire et un don du ciel tout en souffrant atrocement quand on se fout du diapason légal. Il est en particulier un sexologue (sans doute mal baisé) qui s'est illustré à ce propos mais il y aura toujours des "malades" pour manifester par comparaison ce qu'est la bonne santé.

grinda.jpgUne prose iconoclaste

Nul doute que cette prose passablement iconoclaste va attirer du monde sur ce blog et on se repassera l'adresse mais il est des "prouesses" que l'on ne saurait multiplier. La musique ancienne compte toujours dans ma vie.

Je travaille régulièrement et je compte bien retrouver ma place sur une certaine tribune car si le fait d'avoir poireauté une fois pendant trois heures dans un couloir avant de passer sur scène pour un examen m'a longtemps privé de voir dans la musique un pur plaisir, les choses ont commencé à changer.

Seulement il y a toujours un problème : à mes yeux les concerts sont choses artificielles. je suis tout sauf exhibitionniste.

J'ai renoué avec mon instrument de prédilection et quoique je sois un fort mauvais chrétien qui se contrefous des vieilles lunes catholiques en matière de mariage notamment (ainsi que les nouvelles qui ne valent pas mieux...) le problème c'est qu'une mauvaise protestantisation des rituels dominicaux fait que la musique que j'aime jure littéralement avec la médiocrité des offices actuels,.

Et quand je parle de médiocrité, je suis très gentil. Benoit XVI n'est pas parvenu a complètement redimer le latin mais on commence à réaliser qu'il n'a jamais été interdit. Mais je me garderai de nourrir de vains espoirs en faveur d'un retour à une "esthétique" un peu plus hiératique...  Enfin je ne compte pas faire 2 fois 50 km en scooter par semaine sur une route et par dela un col hanté par des chauffards pour servir notre notre sainte patrone romaine.  

Quelques mots sur les "secrets de la musique ancienne"

Les rares écrits de Geoffroy-Dechaume m'ont certes intéressé mais à propos des notes inégales, il n'a pas su donner le moindre tableau qui permette de désigner rationnellement la valeur ou la figure de note  qui doit être inégalisée. Ce tableau me vient de "Béatroce" qui a concocté une méthode fort bien faite mais qui ne sera probablement jamais éditée.

Le livre de G.F. est au fond très impressionniste et pas du tout complet. Sur les doigtés anciens on a fait beaucoup mieux depuis mais Dominique Ferran qui a produit un article intéressant sur le sujet ignore tout de l'ouvrage magistral de Sandra Soderlund (1986) intitulé Organ technique An historical Approach. Comme cet ouvrage semble devenu introuvable je peux fournir le pdf à qui m'en fera la demande car j'ai pris la peine de le scanner ainsi qu'un article de Vogel plus le Langage du clavecin de Geoffroy Dechaume qui a été livré aux soldeurs par son éditeur.

Suis-je médisant ?

Vous allez sans doute me demander pourquoi je vous raconte tout cela ? Est-ce pure méchanceté ? Certes, je dois admettre que je suis mauvaise langue mais pas plus ni moins qu'on l'était aux XVII et XVIIIème siècle quand certains moralistes brocardaient leur contemporains à coups de plume trempé dans un vitriol savamment dilué derrière toutes sortes d'élégances plus ou moins ampoulées. Et ma foi, derrière les clavecins décorés par Watteau ou un de ses élèves cela faisait bien partie du décor. Il s'agit donc de perpétuer une certaine tradition moyennant l'adoption d'un langage un peu moins chatié.

Post scriptum : Si Madame Chauliac venait à tomber sur ce blog, qu'elle veuille bien considérer qu'il n'entre dans mes propos aucune arrière pensée de vengeance. Elle a son blog et donne son email, n'allez pas lui donner l'adresse de ce papier. Je ne voudrais point qu'elle fit une crise cardiaque. 

Le milieu du clavecin était ce qu'il était. Personne ne m'a forcé à le fréquenter. En réfléchissant au destin de Scott je me suis demandé si je n'avais pas fait fausse route en gâchant mes meilleurs années au contact d'un milieu assez recrocquevillé sur lui-même.

Cette question en cache une autre : ai je bien fait de voguer vers le Grand Sud. Réponse : je suis né au bord d'une voie ferrée près d'un pont. Je voyais les locomotives manoeuvrer et la ligne de fuite courait droit plein Sud. J'ai toujours eu envie de fuir de ce côté. Si je réfléchis bien, j'aurai du faire l'inverse et me tourner vers Albion, ma patrie d'origine mais il fallait le "choc" avec une mentalité pétrie par un soleil caniculaire tapant sur le forum, arbitre de toutes les élégances.

C'est encore et toujours Smolett qui raconte que le consul d'Angleterre qui vivait à Villefrance lui avait raconté qu'il n'a jamais été invité à boire et à manger chez un niçois. Je retrouve dans les extraits de son livre (que je viens de commander) des choses qui n'ont pas changé. Le peu que je connais de ce livre est un régal. Et ce qu'il dit est toujours vrai excepté sur un point, le crime a beaucoup prospéré dans l'ancien comté et la police est dépassée...

Ce que je tire de tout cela c'est que les deux questions sont liées, le sud est une région où même la descendance des pires "ploucs" est fascinée par le jeu des apparences. On vit dehors et on n'invite que la famille. Je vois une ancienne marchande de pinard au demeurant sympathique se nipper comme une princesse (du moins le croît-elle)  pour aller aux apéritif de fêtes dans un village de la cambrousse. Il s'agit d'une région où l'on doit se garder de toute intimité, excepté avec d'autres "immigrés".

Madame Chauliac nous racontait volontiers qu'elle faisait du crochet ou de la tapisserie avec les femmes ou les filles des Rothschild au temps de l'exode d'où un côté très "collet monté" qui nuisait à ses côtés "maternels". Comment pourrais-je lui en vouloir de quelques maladresses ? C'est effectivement une "grande dame" et je me sens tout petit à côté d'elle mais pas le moins du monde complexé. 

J'ai noté en faisant mes recherches à son sujet que son petit fils est devenu un gratouilleur de guitare qui sévit au profit de l'église catholique accompagné de sa femme Claire. Il se produisent sur un site assez niais baptisé "adoredieu". Je ne sais pas ce qu'il lui trouvent à leur "Dieu", un dieu fabriqué à l'image des catholiques par des catholiques réactionnaires depuis la nuit des temps mais enfin tous les goûts sont dans la nature. Au moins suis-sûr d'une chose, je n'ai pas été fabriqué à l'image de ce Dieu barbu et fort peu riant dont les "fans" me paraissent surtout être en deuil d eleur âme.

J'imagine que la grand mère ne doit pas être ravie que sa descendance ne manque pas de souligner qu'elle émane d'une célèbre claveciniste qui n'en peut mais enfin si les chiens ne font pas des chats, la réalité contemporaine à tendance à faire pire encore... Le style Chauliac 3ème génération va bien avec la mièvrerie des curés actuels quant on leur demande d'expliquer l'Ascension qui ne serait au fond qu'un symbolise pour nous signifier que Jésus a dit au revoir à ses copains avant de leur envoyer le Saint Esprit. Au moins ai-je la fierté de partager avec la mère grand le goût pour les grand pleins jeux en entrée et les dialogues sur les Grand jeux en sortie. Nous nous retrouvons autour d'une musique de cour infiniment plus céleste que les tristesses actuelles, ces sucreries qui me font gerber !

Enfin quand le Vatican et la conférence des évêques français n'a qu'une Frigide Barjot pour ambassadrice, savoir une onaniste à deux doigts, affligée d'un mari que l'on dit préférer ses semblables à sa moitié, au point de l'avoir vu se tordre la cheville sans faire un geste pour la ramasser, la réalité se doit de pulvériser toute fiction. Ca ne fait probablement que commencer.

Au moins puis-je dire avec sincérité que je me sens honoré d'avoir été l'élève d'une femme qui conserve de la classe bien que ce genre de vernis ait toujours un peu tendance à craquer par moment. J'ai appris en devenant bouddhiste, à m'accomoder de l'impermanence en toutes choses. Enfin j'ai d'autres centres d'intérêt que la musique et ayant plusieurs cordes à mon arc, n'ayant pas placé tous mes oeufs dans le même panier, j'ai pu surmonter quantité de traumas et il me faut bien admettre que parfois je me les suis cherchés par mes côtés provoquants.

Mais au moins ai-je gagné à ce jeu un sens de la dérision et de l'humour qui fait qu'à présent je peux dire que tout cela est assez loin. Il s'agit bien d'une "vie antérieure" et j'en ai connu d'autres avant ou parrallèlement.

Nota : Les personnes qui trouveraient mon humour déplacé peuvent toujours protester en m'adressant un email de motivation. C'est en bas et à droite : supprimer la mention anti spam et recollez les morceaux avant de cacheter et d'expédier. On peut également rafraîchir mes souvenirs si on les juge imprécis afin de les rendre plus piquants.

23/06/2011

Les "souteneurs" et les vendeurs du système Hauptwerk en France

muse.jpg

Voyez le nouveau site et son manuel en pdf

http://fr.hauptwerk.free.fr 

 

Une petite revue des "spécialistes" qui vendent des systèmes basés sur Hauptwerk en France est nécessaire. Voici les éléments : 

La Société EMA de Creil

  • EMA-CDDVD
  • 2, rue des Bruyères
  • boîte 39
  • CREIL
  • France
  • 60100 CREIL
  • Téléphone: +33 - (0) 344 31 02 45
  • Fax: +33 - (0) 344 31 02 45
  • E-mail: orgues [signearobase] organist.com
  • http://www.organiste.fr

Trois adresses Internet au total dont :

http://www.organist.com/contents/fr/contactus.html

et http://www.hauptwerk.fr/contents/en-uk/contactus.html

Consoles de 1300 € (1 clavier, un pédalier et un banc) à 17600 €uros pour 5 claviers et 2 enceintes Toccata. Quand à cliquer dans le dédale des nombreux pages pour faire votre choix, je vous souhaite bien du plaisir !!!!!!!!!!!!!!!!!

Pourquoi faire simple quand il suffirait d'un catalogue en pdf de quelques pages avec une liste de prix et quelques photos. Rien que la conception du site montre que l'on a à faire avec un esprit tortueux.Et qui se ressemble s'assemble !

Il y avait autrefois un forum http://www.hauptwerk.fr/forum/ : il serait en maintenance. Réalité ou mensonge diplomatique...

Derrière la Société EMA il y a un organiste (de talent certes...) que j'appelle pour simplifier Adam en sky car son nom est pourmoins imprononçable pour un gosier francophone...

Ce personnage représente Hoffrichter, un fabriquant allemand de consoles Midi dédiées Hauptwerk dont j'avais signalé le caractère problématique du contenu des bloc de claviers (un vrai standard téléphonique et des vissages très problématiques destinés à foirer au second ou troisième démontage). Je rappelle que le représentant français a laissé dans l'embarras un client ami que j'ai du dépanner en lui fournissant les contacts graphiques venant de Fatar. Et ce particulier se souviendra encore longtemps de la partie de plaisir en lequel a consisté le démontage du bazar dont je possède des photos éloquentes. Quand je pense qu'il ne me faut que 2 circuits de quelques centimètres carrés et 4 nappes pour midifier un orgue, je rêve devant la sophistication des ingénieurs allemands...

console-mpcomb-listing_800-600.jpg

Diese-Info -Joël Pétrique

Voir : http://www.dieseinfo.com/index_o.htm

Là on est en présence d'un vrai facteur d'orgue connaissant la facture mécanique qui est devenu un spécialiste de la traction électronique et des transmissions Midi. Il connait son métier sans nul doute et mes réserves porteront uniquement sur la tendance de ce genre de technicien a favoriser l'électronique au détriment du mécanique quand la mécanique classique reste pratiquable.

Ne pas oublier qu'à Notre Dame de Paris, on réfléchit à une solution qui permettrait de limiter la part de l'électronique car l'informatique ça plante et quand ca arrive dans un office ou un concerte de la première cathédrale de France, ça fait très mauvais effet même si, avec un système bien conçu, il ne faut que quelques minutes pour relancer la machine.

Ce qui n'est pas le cas avec Hauptwerk compte tenu du temps de chargement des banques de son !!!!!!!!!!!!!! En effet à Notre Dame l'informatique n'est pas géré que un Windows (alias Defenestron) mais par un système plus archaïque et nettement plus stable !

Donc je me méfierai de la tendance de Pétrique à trop favoriser l'informatique dont la durée de vie est nécessairement assez limitée car la technique évolue très vite et les composants ne sont pas éternels !!!!!!!!!!!!!!!!!!

L'association avec Bernard Dumon : le simulateur de Cassis ! 

Voici le site perso de cet organiste qui loue des instruments et qui est à l'origine du simulateur installé à Cassis :

http://www.organo-forte.fr/crbst_6.html

Voici la page qui le présente comme "agent commercial" de "Diesez Info- alias Pétrique :

http://www.hauptwerk-france.com/crbst_5.html

Les prix des réalisations varient de 4300 €uros à 40 000 Euros (version cathédrale).

Observations

C'est ce Joël Pétrique qui est l'auteur du devis à 3700 Euros (H4 compris) pour les éléments de console qui n'ont coûté que 1800 Euros à cet organiste amateur qui a bien voulu suivre mes conseils. Mais il faut être honnête, ce n'est pas excessif pour un professionnel et d'après mes calculs il n'aurait pas tiré plus de 500 à 700 Euros de bénéfice de l'opération, ce qui contenu des responsabilités encourues (garantie, assistance minimale) est assez dérisoires.

Je dis simplement que lorsqu'on est un organiste ou un paroissien futé il y a moyen de s'en tirer à meilleur compte en ayant recours à un pédalier de récup, etc...

Maintenant, quand à dépenser 40 000 €uros pour équiper une grande église, il faut tout de même savoir que la maintenance d'un tel matériel et son éventuel renouvellement a un coût et que le fait d'être tributaire d'un fournisseur tiers implique de se poser la question de savoir si, à ce prix là, il ne vaudrait pas mieux se comtenter de récupérer un vieil orgue à tuyaux d'un quinzaine de jeux et de le rénover. 

En ce qui me concerne, je fixerai la barre des investissements concevable dans une église à 15 000 Euros tout comprise sous réserve d'avoir à disposition un organiste ou un  paroissien suffisament aguerri en informatique Midi pour pouvoir effectuer les choix nécessaires et assurer la sauvegarde et la maintenance du matériel à demeure !

La vitrine de Cassis

Voir http://www.hauptwerk-france.com/crbst_16.html

et http://www.youtube.com/watch?v=1gk4cxD9Lns

Mais ces liens ne vous diront rien quand à la réalité que vivent les organistes appelés à jouer à Cassis. La console se trouvant dans le choeur et la réverbération étant importante si les auditeurs peuvent être séduits par le réalisme du rendu parce qu'en général leur capacité de jugement auditif est très relatif, les organistes souffrent beaucoup du décalage qu'un cablage high tech est insusceptible de compenser.

On ne connait pas le coût exact de l'opération mais on peut le deviner puisqu'il s'agit de la vitrine de MM. Dumon et Pétrique.

L'erreur, outre le gouffre financier d'une opération par nature fragile du fait de la vulnérabilité des systèmes informatiques en général, consiste a avoir voulu que l'organiste soit visible tel une bête de cirque alors que si l'on avait eu la sagesse d'inclure la console dans le faux buffet de la tribune l'exécutant aurait jouit d'un confort sans égal ! 

Maintenant je me pose des question au sujet du réalisme du faux buffet : on ne dispose que de photos très sombre et je suis soupçonneux de nature : il est bien possible que le réalisme de cette pure façade composée uniquement de "chanoines" ne soit pas à égalité avec le rendu sonore.

Quoiqu'il en soit entre "Adam en Sky" et Pétrique, mon choix personnel serait vite fait. Seulement il ne suffit pas d'un bon technicien pour faire un bon choix ! Il faut savoir de quoi on parle et ne pas accepter de se laisser vendre un château de carton âte en bordure d'un décor figurant les bords de Loire quand un modeste particulier ou une maison de village suffirait à loger une famille...

Ma conviction est que la simulation d'orgue à tuyaux ne pourra progresser en France qu'à partir du moment où ses défenseurs et ceux qui veulent en vivre cesseront de vouloir imiter ces investissements dispendieux qui ne sont concevables qu'en Amérique où les églises sont riches et en Allemagne où le "denier du culte" est inclus dans l'impôt sur le revenu des particuliers.

Soit dit en passant je ne suis pas du tout hostiles au religion sinon je ne me serais pas donné la peine de pratiquer les rituels compliqués du bouddhisme tibétain en usage dans le Vajrayana et je suis d'avis que les religions ont au moins l'avantage (à défaut de certitudes post mortem) de procurer un effet civilisateur lorsqu'elles sont bien comprises. Et le système germanique est parfait car si vous ne voulez pas opter pour une religion, vous avez la ressource de miser sur l'écologie et le développement durable. La chancelière allemande ayant eu la sagesse de faire une croix sur le nucléaire on a au moins l'avantage outre Rhin de savoir que cet impôt peut servir au bien commun !

Mais en France on s'obstine en attendant un Fukushima local qui nous pend au nez car les réserves d'eau des centrales sont quasiment à sec ! Au mieux c'est une panne générale qui nous attend alors la simulation d'orgue nous paraitra un souci bien dérisoire...

Sainte colère !

Mes propos paraitront bien durs au légion de "bénis oui oui" qui mène notre infortunée planète à la ruine mais vu le peu d'années qui me reste à vivre dans la meilleur hypothèse et le sentiment que j'ai de l'impermanence des choses je dois me résoudre à parler un langage sans fioritures ! 

On est gouverné par des fous furieux et des têtes de mules qui ne travaillent que pour le CAC 40 et Cie!  Heureusement que les Kalachnikoffs ne sont pas en vente libre sinon vous pouvez être sûr qu'il y a des tas d'élus qui se feraient descendre sans la moindre sommation et ce ne serait guère que justice tant il excellent à se foutre du monde... Enfin il est heureux que le musique d'orgue, en particulier, adoucit les moeurs car si la musique romantique n'est pas ce que l'on peut concevoir de plus favorable à la santé morale (avec ses tempêtes dans un verre d'eau), on est loin des méfaits du rock et du rap qui portent sur les nerfs !

Une société qui n'est pas capable de concevoir des solutions non polluantes pour se nous débarasser des mouches (des insectes parmi les plus diaboliques...) qui vous agressent par temps d'orage et quand on sue est ce qu'on doit appeler une société de merde ! C'est d'autant plus insupportable et d'autant plus rageant qu'on est capable à l'heure actuelle de transferer sur une parcelle de jardin une information insecticide pour protéger nos plantes rien qu'à l'aide d'un simple témoins sans avoir à employer de produits toxiques !

Je ne parle pas des procédés de captation de l'énergie libre qui sont mis sous le boisseau et qui sont occulté par le lobby pétrolier car je suis absolument certain qu'on n'a pas besoin de polluer le paysage avec des éoliennes pour pouvoir se passer d'EDF. Oui j'enrage car dans tous les domaines sans exception (à commencer par celui de la médecine) il existe des moyens de lutter contre les pires maladies sans qu'il soit nécessaire de ruiner les finances publiques. C'est une autre histoire que je n'aborderai pas ici.

Ceci est pour dire que je ne vais pas me gêner en voulant enjoliver la triste réalité quand il s'agit de parler de "frivolités" comme l'est la musique. Une disciple qui ne nourrit (grassement) que quelques rares élus plus ou moins exhibitionnistes, une tendance dont je serai à jamais incapable. Et je me félicite de n'avoir pas grand chose à vendre car la vraie liberté est à ce prix ! 

22/06/2011

Hauptwerk 4 est arrivé, mais il manque l'ivresse (même frelatée car trop chimique) de nos "Beaujolais nouveaux"...

H4.png

Voyez le nouveau site et son manuel en pdf

http://fr.hauptwerk.free.fr 

Oui Hauptwerk 4 est paru après une longue attente. L'un des revendeurs français du logiciel avait signalé l'événement en louant les nombreuses palettes flottante de cette version 4 dans un forum français. Malheureusement la simplification n'est pas au rendez-vous et la chose n'est point faite pour me surprendre. Je m'y attendais car on ne saurait transformer une "usine à gaz" en un logiciel simple et limpide sans tout repenser de A à Z.

Si j'ai décidé de publier une nouvelle mise en garde sans attendre c'est que ce logiciel ne cause indirectement des soucis.


Rappels utiles

Je ne suis pas hostile à Hauptwerk 4. C'est un logiciel qui fonctionne très correctement et c'est la seule possbilité que l'on n'ait d'utiliser les nouvelles banques de sons, la dernière sortie étant celle de Saint Michel en Thiérache instrument que je connais bien pour l'avoir joué lors de ma dernière tournées des orgues de Champagne Ardennes... Voici donc les points qui ne doivent pas être oubliés !

Conception et coût d'une console Midi

L'idéal c'est une console à 3 claviers pédalier avec 4 fois 8 combinaisons générales (donc 8 poussoirs et un bouton rotatif). On peut éventuellement doubler les poussoirs par des pistons à contact fugitif. Et tous les problèmes de registration peut être résolus avec ce système simple.

La seule difficulté vient de ce que je n'ai pas l'assurance que sur H4 on peut loger les 32 combinaisons générales sur le même canal Midi mais si difficulté il y a elle est contournable myennant éventuellement un transcodage. 

Pour ce type de console, il ne faut pas dépasser un investissement de 2500 Euros. Ce qui est aisément réalisable en achetant d'occasion une console même analogique en recourant aux annonces du site "au bon coin". J'ai vu récemment des consoles avec un pédalier à 150 Euros. Ne dépasser en aucun cas 1000 Euros transport compris !

Coût HT  de 3 claviers Fatar + pédale d'expression + bandes de contacts graphites de rechange : moins de 500 Euros.

Coût des circuits Midi et des nappes : environ 300 Euros.

Ce qui monte l'opération à 1800 Euros pour les fournitures. Mon association demande 500 Euros pour l'adaptation éventuelle du circuit de pédalier et l'assistance dans la mise en oeuvre et elle fournit claviers, pédales d'expresion et circuits assemblés et testés. L'intéressé doit disposer d'un n° de TVA pour la commande des claviers etc et je fournis l'adresse d'un transporteur italien pour quérir la marchandise et l'acheminer à bon port au meilleur coût.

Les offres du marché

Je ne détaillerai les offres existantes mais cela commence à environ 5000 Euros pour la moindre console à 3 claviers et va jusqu'à des sommes astronomiques de plusieurs milliers d'Euros pour les consoles (horribles) du type Dactilus !

Avec l'inconvénient, pour ceux qui sont incompétents en matière d'informatique Midi d'être tributaire de fournisseurs plus ou moins gourmands pour l'installation et la maintenance d'un matériel purement informatique qui par nature n'a qu'une durée de vie très limitée est s'avère de plus en plus fragile.

L'équipement informatique

Le coût est variable : on peut se contenter d'un Dual Core de bas de gamme et d'au minimum 8 mégas de RAM. Mais quand on est capable de monter son ordinateur on peut s'en tirer pour 1300 Euros écrans tactiles non compris. Le poste peut donc varier de 600 Euros à 2000 Euros suivant les exigences du client.

La sonorisation

Le poste qui s'avère le plus coûteux dans le cas d'une église c'est bien la sonorisation dont le coût dépend de l'importance de l'édifice.

Une première chose est à noter : on n'utilise pas dans une église (surtout humide) du matériel haute fidélité destiné à un salon d'appartement ! Or le Fameux "Adam en sky" continue de promouvoir les fameuses enceintes chamades conçues par un ancien séminariste d'Ecône, un personnage que j'ai eu la joie d'égnatigner quelque part à propos de son ancienne liaison avec un prétendu professeur de philosophie de Nancy qui était le "moquadem" d'un Suisse converti à l'Islam qui fut déféré en 1991 devant un Grand Jury à Bloomington dans le cadre d'une affaire de moeurs assez haute en couleur. Bref, la reconversion de cet ancien séminariste dans la musique d'orgue n'est pas mieux réussie que son ancienne implication en matière de sonorisation des systèmes de simulation d'orgue à tuyaux

Et oui, je connais bien ce monde interlope qui fréquente les églises (et les "sectes") de tous poils et les orgues historiques qui parfois les garnissent telles des perles jetées aux cochons... C'est que j'aurais pu faire, dans un certain domaine un excellent agent de renseignement, c'est que je dispose de nombreuses antennes sous la forme d'honorables correspondants très bénévoles...

Bien peser le coût d'une bonne sonorisation dans le cas d'une église et s'adresser pour ce poste à des firmes aguerries comme France Orgue à Toulouse ou la Société Lenglet de Louveciennes qui ont l'expérience de ce genre de problème.

Résumons

La simulation d'orgue à tuyaux est une ecellente solution tant pour les organistes que pour les paroisses mais c'est sous plusieurs conditions :

1) Disposer d'un informaticien aguerri connaissant la micro-informatique et le système Midi et comme tel capable de dépanner gracieusement un système qui plante sans devoir être tributaire d'un technicien payant

2) Ne pas dépenser une fortune dans la console et le matériel informatique !

3) Commencer par se familiariser avec MyOrgan/Ourorgan

http://sourceforge.net/projects/ourorgan/files/GrandOrgue...

N'aborder H4 qu'après avoir imprimé et digéré les 316 pages de la documentation. Si vous n'avez pas une laser performante et une provision de toner suffisante vous allez vous crever les yeux. Je ne parle pas de l'obstacle de la langue.

Bref, la moindre des choses aurait consisté à proposer d'abord une prise en mains d'une trentaine de page en anglais et en français mais il ne faut pas rêver : Martin Dyde n'a pas et n'acquérera jamais le génie de la pédagogie la plus élémentaire.

Résumé sur Hauptwerk 4

Le seul progrès réside dans l'assignation des claviers pour chaque banque. Tout le reste est excessivement compliqué et réclame une expérience or en informatique, si on ne pratique pas journellement un logiciel, on perd la mémoire dès qu'une difficulté se présente. Déjà avec un traitement de texte ultra connu comme Word c'est la galère quand une mise en page coïnce alors quand un logiciel veut à toute fins inclure les sophistications parfaitement inutiles des consoles d'orgues à tuyaux de facture américaine il faut s'attendre à de sévères prises de tête.

Or l'informatique devrait s'implifier les choses. Si donc j'étais à la place de Milan Audio j'aurai fait un logiciel simple type MyOrgan à 150 Euros pour les débutant et un logiciel sophistiqué pour les utilisateurs aguerris. ca ne coûte rien de le dire et même de la brailler mais autant pisser dans un violon !

24/05/2011

Bientôt les huissiers aux trousses de l'association "Lyre et Muses" ?

L'association "Lyre et Muses" (voir http://www.lyre-muses.fr/) censée être parrainée par Alain Duault, célèbre journaliste à FR3 et grand admirateur de Noureev (http://www.telleestmatele.com/article-25712270.html...), est un organisme qui produit des concerts dans différents lieux prestigieux.

Muses.jpg

Alain Duault, le Président d'honneur (qui a fourni le carnet d'adresses des artistes) est là pour prêter consistance à cette officine privée recourant au mécénat des entreprises, une structure au sujet de laquelle circulent des informations très alarmantes quant à sa santé financière. Le nom du Président d'honneur a disparu du site. Y aurait-il de l'eau dans le gaz ?

En réalité l'âme de cette machinerie est une certaine Cécile Eloir, de son vrai nom LELOIR. Blaze fort peu auspicieux puisqu'il incite au farniente pendant que les autres bossent. Le plus souvent pour des clopinettes ou même rien du tout ! Cette artiste émérite, qui a fait ses débuts aux Arts Florissants, est en effet connue pour vouloir le beurre et l'argent du beurre. Je présume qu'au train où vont les choses elle va vite "déflorir" car son affaire est branlante. 

Des informations, à nos oreilles sensibles sont parvenues : les pianos Hamm, en la personne de son directeur M. Canac ont fini par envoyer la dame au bain. C'était la croix et la bannière pour se faire payer ! Ce M. Canac a fait circuler un mail avertissant les artistes, ses clients, qu'il ne voulait plus travailler pour la reine de Prusse... En effet, la dame qui est nulle en informatique ne sait pas utiliser la fonction BCC (copie carbone secrète) de sorte que le créancier mécontent a eu beau jeu d'avertir tous les adhérents... Personne ne sera donc surpris de ce que je dis !

Notons les gens de la Symphonie du Marais (Hugo Reyne) attendent depuis un an d'être payés. Et tout cela finit par faire des buzz sans avoir besoin des nouveaux "téléphones arabes" made in USA...

L'association a recours à des contrats aidés pour faire tourner la boutique et utilise deux salariés. Sont-il payés régulièrement ?

Il y a quelques jours, le site était forbidden. Peut-être que c'est le moyen qu'a trouvé le webmestre pour presser sa cliente de régler une facture en souffrance. Je découvre également que la page sur "Face de Bouc" ne contient plus la photo de la dame évoquée ci-dessus. Au fond ça vaut peut-être mieux car la "muse" en question y présentait un visage dur dont les cheveux ondulés ne suffisent pas pour en faire l'une des trois Grâces de notre sacro sainte mythologie hellénique, ce trésor de baroquitude... 

Le navire fait eau de toutes parts. C'est que la dame, une "artisse" tient solidement les cordons de la bourse. La femme de l'imprimeur serait le trésorier en titre mais personne d'autre que la patronne ne peut contrôler la billetterie.

Bref notre petit auriculaire (qui a des tas de relations dans les milieux baroques) nous susurre à l'oreille qu'un tout petit grain de sable pourrait faire capoter la belle machine et qu'il faut s'attendre à ce que les tribunaux soient conviés à mettre les pieds dans le plat....

Va t-on découvrir un jour que la dame n'avait trouvé que ce moyen pour se payer des chapeaux ?

Affaire à suivre ! En attendant faites circuler, c'est chaud ! 

30/01/2011

Trois nouvelles banques de son gratuites (HW1)

bureachurch.jpg

Voyez le nouveau site et son manuel en pdf

http://fr.hauptwerk.free.fr 

 

Musicreprints adresse ses meilleurs voeux à ses fidèles lecteurs.

Cela tombe plutôt bien : trois orgues de facture plutôt allemande ont été numérisés et sont disponibles gratuitement sur :

http://www.familjenpalo.se/vpo/download

L'un de ces instruments fait 63 jeux en version étendue. Le travail de prise de son est de très bonne qualité. La prise de son est plutôt sèche cependant les cartes sons comportant la possibilité d'ajouter une petite réverb, on peut corriger cela très facilement. Voilà de quoi faire un instrument très potable à l'intentions des organistes et des paroisses peu argentés.

A noter que les deux petits instrument ne se chargent pas sur MyOrgan (erreur : Out of range). Ceux qui en sont restés à ce logiciel en seront quittes pour passer à "Grand Orgue". Le lien est sur le site . Il s'y trouve également une page indiquant les mensurations pour construire un pédalier.

 

04/12/2010

Pensez à vos cadeaux de Noël !

Mon livre, Le Tempérament Musical, l'ouvrage de référence sur l'accord des instruments de musique à travers les âges (et particulièrement des claviers est de nouveau disponible. Vous pouvez le commander en m'écrivant à online.musicreprints((at))free.fr.

tm.jpg
Le prix en boutique est de 57,50 E avec le port recommandé. C'est un gros livre de 540 pages. Voir la page concernée de la boutique.
Pensez aussi aux DVDs de partitions

 

 

04/11/2009

Générateur d'ODF pour MyOrgan

mod.jpg

Voyez le nouveau site et son manuel en pdf

http://fr.hauptwerk.free.fr 

Je signale l'existence d'un logiciel permettant la génération d'ODF pour MyOrgan ou Grand Orgue. Il ne coûte que 12 Euros et se trouve sur :

http://www.themysticorgan.com/

Une fois décompressé, copier les éléments du programme dans le répertoire contenant les séries d'échantillons de la banque concernée en reproduisant une architecture de répertoire identique à celle contenant les fichiers de démo du programme.

Lancer le programme, les jeux disponibles dans la banque sont listés à gauche. Vous pouvez les disposer et les renommer à votre guise. Idem pour les tirasses et les accouplements pour lequels je vous conseille d'adopter des intitulés tels POS/GO ou REC/GO en ne suivant pas les propositions du logiciel conçu en anglais.

Je regrette seulement que l'auteur ne se soit pas borné à une trentaine de combinaisons générales en offrant des combinaisons par claviers qui à mon sens sont inutiles mais cet agencement pourrait être corrigé aisément. Vous n'êtes pas obligé de programmer dans le détail chaque combinaison car vous pourrez les modifier sous MyOrgan. En revanche si vous repassez par le logiciel pour modifier l'ODF vous perdrez cette programmation.

Ce logiciel est limité quand au nombre de boutons mais dans la mesure où il servira a améliorer les ODFS originaux de banque de petites dimensions pour lequelles l'éditeur n'a pas proposé de boutons de combinaisons, ce n'est pas gênant. A noter que ce logiciel permet d'assigner à chaque jeu un degré d'intensité variable et donc d'agir sur les équilibres. Il est donc conseillé lorsqu'on décidera de refaire un ODF d'éditer le fichier texte et de reprendre les équilibres adoptés par l'éditeur quitte à les modifier dans un second temps.

09/10/2009

Nouveaux DVDs de PDFs (ORGUE - CLAVECIN)

pdf.jpgLa crise aidant les partitions papier se vendent très mal. Raison pour laquelle j'ai décidé de publier sous forme de pdfs les archives dont nous disposons. Sont disponibles les nouveaux DVDs suivants :

1) CLAVECIN - ORGUES - Fac simile d'ouvrages gravés dont une bonne partie de l'Ecole française

2) ORGUE - HARMONIUM (nombreuses anthologies de pièces assez faciles + BATTMANN et LEFEBURE-WELY)

3) PATRIMOINE ET MEMOIRE DE L'ORGUE - Les 6 volumes sont maintenant disponibles sur CD.

En préparation :

DVD - ORGUE ROMANTIQUE

Soit des milliers de pages de musique à un prix défiant toute concurrence dont une bonne partie sont introuvables sur les sites gratuits...

Rendez-vous pour le détail du contenu sur http://musicreprints.free.fr/Boutique/

Cliquer en haut à gauche, dans le vert, sur "Collections sur DVD" et sur "Patrinoine et Mémoire de l'Orgue".

15:58 Publié dans Boutique | Lien permanent | Commentaires (0)

30/06/2009

Mise à jour de l'étude sur les simulateurs

hauptwerk myorgan grandorgue aeolusJ'ai mis à jour mon texte sur les simulateurs d'orgue (Août 2013).

Voyez http://fr.hauptwerk.free.fr


01/04/2009

Banques de son d'orgues : Zurek (Sonus Paradisi) accepte le principe d'une «moralisation»

Voyez le nouveau site et son manuel en pdf

http://fr.hauptwerk.free.fr 

J'ai exposé, dans une notre précédante, la nécessité de parvenir à un accord entre techniciens conseil responsables des orgues du patrimoine français appartenant à des collectivités locales sur la nécessité d'une moralisation des futures numérisations.

On peut les résumer ainsi :

  1. Obligation de proposer une version H1 à petit prix (200 Euros maximin pour un grand instrument.

  2. Pas de cryptage y compris en H3

  3. Imposition d'une direction artistique, contrôle des extensions et du produit avant mise en vente, dépôt légal

En réponse, la firme Sonus Paradisi m'a fait savoir que les conditions préconisées seront acceptés..

Il reste maintenant à finaliser ces conditions quand aux points de détail et à convaincre les propriétaires d'accepter les numérisations. Cet accord me paraît être une avancée puisqu'il devrait permettre la survie de MyOrgan et donc un développement futur.

A présent c'est aux techniciens conseil de jouer car je ne dispose d'aucun pouvoir particulier pour aller au delà de cet accord de principe.

On arrive à présent à une saturation des offres disponibles ce qui va poser le problème de faire de bons choix pour les banques à paraître.

Enfin j'ose espérer que mon action assez « musclée » ont pu faire naître vont s'estomper. Et dans ce domaine la devise Bien faire et laisser braire devrait permettre certaines économies...

21/03/2009

Le logiciel Berlioz (gravure musicale) est devenu gratuit !

Berlioz_.gifLe logiciel de gravure intitulé Berlioz est téléchargeable gratuitement.

Voir http://www.berlioz.tm.fr/prix.html

Il existe en 2 versions Mac et PC, la première étant la plus évoluée. Son auteur, Dominique Montel, chercher des volontaire pour un portage de la version Mac sous Windows.

Souhaitons lui de réussir car c'est le seul logiciel au monde à avoir été conçu selon la logique d'un graveur traditionnel. Malheureusement, les "usines à gaz" que sont Finale et à présent Sibelius l'ont tué, ce qui explique que son concepteur ait jeté l'éponge. Ses déboires (Berlioz n'étant utilisé que par de rares éditeurs tels le Centre de Musique Baroque de Versailles) le caractère de l'auteur avait fini par s'en ressentir ce qui ne pouvait guère arranger les choses.

Ceci démontre une fois de plus qu'il ne suffit pas de concevoir un produit intelligent pour l'imposer car le succès d'un logiciel de traitement de texte comme de gravure dépend des possibilités d'échanges de fichiers. Cela signifie que si des millions d'imbéciles ont opté pour le logiciel le plus mal foutu, celui qui veut se mettre à la gravure se trouve obligé de suivre le mouvement sauf cas particuliers. En l'occurence seuls les éditeurs qui ont encore à leur service des graveurs en interne peuvent se permettre de déroger...

Malheureusement et en ce qui me concerne, je crains d'avoir renoncé pour toujours à la gravure car les partitions que l'on peut éditer ne se vendent plus et beaucoup sont devenues gratuites. Néanmoins, je signale la chose et ne peut qu'encourager ceux qui voudraient graver leurs partitions à opter pour Berlioz.