Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/11/2019

Sur "Face de Bouc" : un organiste sectaire déclare la guerre au système Hauptwerk and Co

Groupe orgue.JPG

Cliquer sur l'image pour vous rendre sur ce groupe public.

Quand un organiste, "personna non grata" au sein des églises, se mêle de défendre unilatéralement les orgues à tuyaux...

Je ne fréquente pas "face de Bouc". Ces réseaux sociaux sont assez franchement débiles et l'on y pratique la censure de manière systématique. Que quelqu'un s'avise de contredire et on le vire ! Bref on lui coupe systématiquement la parole. Fort curieusement, le patron de ce groupe est un organiste, certes de très grand talent, mais qui s'est brouillé avec l'église avant de se reconvertir dans l'hôtellerie privée de luxe. Il a donc juré en avoir terminé avec sa carrière musicale. Et voilà qu'il a décidé de déclarer la guerre aux instruments à base numérique.

Une manière comme une autre de continuer à exister. Il faut espérer qu'une fois qu'il aura rodé sa maison d'hôte il renouera avec sa profession d'antan ! Les représentant de l'Ecole de Geoffroy-Dechaume ne sont pas si nombreux et tous les élèves de Huguette Grémy-Chaulliac n'ont pas bénéficié de ce "plus". Je pense à un certain Scott Ross qui m'a franchement déçu quand je l'ai vu jouer des pièces des virginalistes en un certain Musée Chéret !

J'avais qualifié, dans un post, l'inventeur du groupe de "gosse de riche" et il s'en était offusqué. On peut poser le problème autrement comme l'a fait mon autre collègue belge, je cite :

Mais dans quel monde vivez-vous ?

Oui parmi les organistes, il y a les (fausses) élites (plus ou moins friquées) liégeoises ou parisiennes peut importe et (...) Le "Gilets jaunes"...

Au final, l'ami Paul suggère à notre confrère de créer un groupe pour défendre les motos contre les trottinettes électriques. Très bien vu !

Un manifeste dérisoire !

C'est ainsi qu'on lui doit, ce groupe anti Allen et anti Hauptwerk ! J'ai intercalé mes remarques en bleu dans le cours de ce "manifeste" !

L'orgue à tuyaux, le Roi des Instruments, est menacé par les instruments numériques tels qu'Allen ou Hauptwerk.

Là où ces substituts de nos belles orgues devaient exclusivement faire partie de la sphère privée - pour par exemple s'entrainer à la maison - on constate de plus en plus d'organistes enregistrer des oeuvres du répertoire sur ces machines numériques et les diffuser sur les réseaux sociaux, youtube, etc.
 
Tout les organistes n'ont pas le privilège de pouvoir enregistrer sur un instrument réel, enfin sur youtube ou ailleurs on ne manque pas d'enregistrements sur de vrais orgues ! Ou est le problème ?

Nous constatons aussi que de plus en plus d'organistes défendent l'utilisation de ces instruments numériques pour les écoles de musique, conservatoires et parfois même dans les églises, à la place des orgues à tuyaux qu'on préfère ne pas restaurer et sauver d'une mort certaine.
 
Dans tous les cas de figure,  mieux vaut disposer d'un simulateur d'orgue à tuyaux que rien du tout !
Il faudrait prouver que là où il existe un instrument à tuyaux, il est voué à une "mort certaine" !

Le groupe "Pour la défense de l'orgue à tuyaux menacé par Allen et Hauptwerk" est destiné à rassembler ceux et celles qui défendent l'orgue à tuyaux, cet instrument de musique formidable façonné depuis des siècles par des artisans extraordinaires. Nous pourrons ici discuter et partager expériences et informations et travailler ensemble à la valorisation de ce patrimoine culturel exceptionnel et de sa musique aussi.
 
J'appelle cela "voler au secours de la victoire" ! Là où il existe un instrument de qualité, il est en principe l'objet d'attention.

Il est temps de se lever ensemble et de freiner la prolifération de ces "Aliens" de la musique qui ne servent pas la cause que nous défendons. Défendons ensemble le métier d'organiste et celui tout aussi génial des facteurs d'orgue.
 
On peut se demander, si, derrière cette "croisade" stupidissime, il n'y aurait pas un dessein plus ou moins inconscient de limiter l'accès à l'instrument par des jeunes qui risques de faire concurrence aux grands artistes patentés et objet de tous les honneurs ! En effet, je suis frappé, par le nombre de "petits génies" qui apparaissent sur le marché. Il se pourrait que ce phénomène relève d'une certaine (...) métempsycose de fin de cycle...

En acceptant d'intégrer ce groupe, vous manifesterez clairement votre amour pour l'orgue à tuyaux.
 
Et surtout vous devez vous engager à chanter en choeur avec le "chef", sinon on vous foutra dehors, comme cela a été le cas d'un confrère belge du "patron", Paul de Métairy ! Voir sa réponse ci-jointe en fin de post !

Extraits de l'intervention qui a valu au collègue son exclusion

Je ne suis pas ce qui se passe sur "Face de Bouc", j'ai été informé par le collègue de ce dont on parle. J'ia mis en gras les passage importants à mes yeux.

Ayant été invité par un groupe prônant la défense des orgues à tuyaux contre les orgues virtuels, j'avais trouvé cela un peu extrême, comme ceux qui me reprochent d'acheter mes souliers en supermarché.

C'est aussi un peu facile d'être dépensier avec l'argent des autres, notamment l'argent de nos impôts (quel particulier a jamais offert à une paroisse de village un orgue à tuyaux de 100 jeux ?).

Dans un recoin du buffet du Cavaillé-Coll (43 jeux) de St Symphorien d'Avignon, j'ai trouvé une inscription de l'époque, au crayon : “payé avec l'argent des pauvres”…

M'imaginant bêtement que c'était un groupe où on pouvait discuter et échanger, j'avais rédigé le texte ci-dessous et mis sur leur page. Mal m'en a pris ! Il a été aussitôt retiré et j'ai été sèchement informé (par un administrateur anonyme, hou le vilain…) que je n'avais rien à faire dans ce groupe. Comme disait l'Autre : “si j'ai mal parlé, dis-moi en quoi, et si je n'ai pas mal parlé, pourquoi me frappes-tu ?”…

Voici le texte, je vous laisse juge de savoir si j'ai tort ou si je suis dans l'erreur, comme on dit… Mais, par objectivité, écoutez (au casque) les extraits musicaux…

Orgues virtuels, une monstruosité à éradiquer ?

Dans un « monde parfait », chaque église de village aurait un orgue à tuyaux comme à St Eustache et un organiste lauréat de Chartres… Dans un « monde parfait », chacun porterait des vêtements “de marque” ; comme nous ne sommes pas dans un tel monde, faut-il pour autant condamner ceux qui portent des vêtements de supermarché mais rendant le même service?

Il est évidemment très noble de vouloir restaurer à grands frais (d'argent public) des orgues à tuyaux. Avec des résultats mitigés quand on regarde le service rendu par des instruments souvent très limités.

En France, où, contrairement à la Belgique et l'Allemagne, les organistes ne sont pas rémunérés, on se contente d'installer aux claviers quelqu'un dont la sœur a une copine qui a… failli faire du piano !

On y met, par exemple, un saxophoniste qui ne sait pas lire la clef de Fa, un autre qui s'abstient d'accompagner l'Alléluia du Jubilé à cause des 4 bémols, un autre qui ne sait jouer que les accords de Do, Fa et Sol majeurs, même pour les mélodies en mi bémol… Avec pour résultat que les paroisses n'ont aucune envie de dépenser un sou pour remplacer le vieil harmonium vérolé et exténué, ou le traditionnel orgue Farfisa à 2 demi-claviers décalés, fourgué jadis en  quantités industrielles aux paroisses par des vendeurs hilares…

Il ne faut pas oublier non plus la souffrance de l'organiste diplômé, réduit à jouer sur un positif à tuyaux de 4 jeux comme à Lodelinsart, juste bon à accompagner les chants.

Commentaire : J'exerce dans une église comportant un orgue historique. L'hiver, à partir de la Toussaint on change de quartier et on s'installe dans une chapelle latérale où il existe une sorte de Farfisa. Je n'ai pas les moyens d'offrir le moindre orgue à tuyaux alors j'y ai recyclé mon premier instrument Hauptwerk de travail. Je vais le porter à 3 claviers et il offrira plus de possibilités que l'instrument historique qui continuera de sonner à la belle saison. Où est le problème ? J'ai prévu d'ajouter un clavier amovible à l'instrument réel mais je prévoit qu'on va me faire chier !

Quant Zbigniew Kruczek est venu jouer la suite gothique de Boëllmann à l'orgue de Ham-sur-Heure, avec juste une trompette 8' à la pédale, c'était un exploit, mais le résultat n'était pas à la hauteur de l'œuvre.

Après que la pianiste ait détruit par son jeu tout en force l'orgue de Beaucaire (Gard), on l'a reconstruit à coups de millions de francs (et on a obligé la pianiste à suivre quelques cours d'orgue…) ; après le concert d'inauguration par André Isoir, celui a lâché : “plus jamais”, étant donné l'obligation d'être un forçat des halles pour enfoncer la moindre touche. Et le public, venu pour entendre “ronfler l'orgue” était déçu la faiblesse du tutti.

A Tarascon, l'orgue de 1604 a de belles sonorités, mais des claviers déséquilibrés : une pléthore de jeux au GO et très peu au Positif, et juste une flûte 8 à la pédale, donc assez frustrant pour l'organiste, limité dans son répertoire.

A Bourg St Andéol (Ardèche), la mairie a accepté de dépenser des fortunes pour remettre en service les Grandes Orgues… de 17 jeux, comptant attirer des artistes renommés dans de vastes séries de concerts. Les dits organistes se sont enfuis à toute allure, renonçant à meubler une heure de concert avec sans cesse les mêmes sonorités lassantes autant pour eux que pour le public ; on a ensuite essayé orgue + trompette, ou clarinette, ou soprano, ou… guitare (!) sans davantage de succès, et finalement l'orgue ne sert plus qu'à accompagner les chants, “aidé” par un clarinettiste, voire remplacé par lui vu le manque de motivation des organistes à être limités par un tel instrument…

Commentaire : il est clair que le patron du groupe n'a guère eu accès qu'à des instruments prestigieux. Il n'est donc pas conscient de ce qu'ont a endurer des organistes plus ordinaires. Parlons un peu du respect maniaque de l'historicité : Saorgin qui était, par certains côtés un assez sale type m'a fait toute une histoire à propos d'un magnifique cornet commençant à l'Ut naturel du médium. D'accord avec le facteur de l'ai condamné en glissant des petits bouts de papier sous le pied des tuyaux indésirables pour favoriser  le premier ton dans les pièces de musique espagnole. Il a ordonné à un tiers, un grossier personnage de remettre les choses en état et le malotru à désaccordé plusieurs tuyaux. Or l'affectataire m'avait nommé "conservateur à titre bénévole". Saorgin n'était pas chez lui, il a empiété sur mes responsabilités, je l'ai remis à sa place et il en a été profondément choqué car personne ne lui avait jamais tenu tête et çà a été la guerre et son influence pernicieuse perdure post-mortem. Le monde de l'orgue est hélas rempli de toute sorte de tarés qui n'ont pas le sens des proportions !

La mode du “tout baroque” a produit aussi bien des ravages. J'ai travaillé 12 ans avec un facteur d'orgue, et si vous saviez combien de jeux de Voix Céleste j'ai été contraint de recouper en deux pour en faire des flûtes 4 ! A présent, on commence à regretter le massacre de ces jeux ondulants qui avaient leur charme.

A notre époque, on a bien le droit de souhaiter jouer de la musique romantique : Reger, Vierne, Franck, Widor, etc., ce qui n'est pas possible sur des instruments baroques limités. Même Bach, qui rêvait de fonds et anches de 32', n'a jamais eu l'instrument qu'il souhaitait.

Il faut aussi admettre que les organistes lambda, même très doués, n'ont aucune chance d'accès, même en rêve, à des grands instruments parisiens, ni à ceux de Passau ou de Liverpool, et encore moins d'y faire des enregistrements.

Et voilà maintenant, qu'ayant trouvé un moyen très efficace, on le leur reproche !

Les défauts des orgues analogiques, basés sur 12 oscillateurs, c'est que toutes les notes étaient d'une justesse parfaite, artificielle. Les orgues numériques, eux, partaient de véritables tuyaux d'orgue enregistrés, mais parfois seulement un ou deux par octave, avec répartition numérique pour l'intervalle ; il manquait aussi la puissance suffisante pour une église.

Il y avait aussi la limitation dans le choix des jeux ; c'était Chromhorne ou Clarinette, Voix Céleste ou Unda Maris, Tierce ou Larigot, Hautbois ou Voix Humaine, etc. Quasiment aucun n'avait de batterie d'anches 16, 8, 4 aux 3 claviers. Dans les orgues à tuyaux, ce n'est pas très courant non plus en Belgique, sauf à l'église St Basile à Couillet, dans une église désaffectée à cause des galeries de mine ; ne faudrait-il pas s'occuper de sauver cet orgue au lieu de vitupérer contre les orgues virtuels ?

Quand je suis arrivé à St Marcel d'Ardèche, le problème du choix d'un instrument s'est posé. Attention, il ne faut pas se méprendre : ce village de 2.000 habitants a un glorieux passé ; il y a toujours le vaste château renaissance du cardinal de Brinon, conseiller de Louis XV, ambassadeur en Turquie, toujours habité par sa famille ; pas moins de deux papes (!) sont venus à St Marcel, au 9e et au 19e siècle, et même deux canonisations y ont été prononcées : St Agricol et St Sylvestre ! Combien de grandes villes peuvent en dire autant ?

Donc, pour la grande église de St Marcel, il fallait un instrument à la hauteur, que je devais financer moi-même, toutes les ressources de la paroisse et de la mairie passant à réparer la toiture. Il y avait juste dans un coin une épave d'harmonium tombant en morceaux, et le traditionnel Farfisa relégué dans un appentis.

J'ai comparé les prix et possibilités des orgues d'occasion à tuyaux, et les orgues numériques. Il n'y avait pas photo… J'ai donc, dans un premier temps acquis pour 13.000 € un orgue numérique avec fonds et anches de 32', et une sono de 500 W avec enceintes Raveland. Le résultat était très correct.

Mais il me manquait toujours certains jeux, y compris pour du Couperin.

Finalement, après des péripéties dont je vous passe le détail, je me suis tourné vers un orgue virtuel, que j'ai confectionné sur mesure, à mon goût. Je me suis procuré les meilleurs jeux des meilleurs orgues d'Europe et ailleurs, et j'ai passé plusieurs mois, comme un facteur d'orgue, à accorder et harmoniser le timbre de tous ces jeux, parfois note par note. J'avais enfin tous les jeux que je voulais (134), y compris des batteries d'anches résolument différentes, à chaque clavier, ainsi que des jeux plus rares : septième, neuvième, le brillant terzet, bourdon 32 sur tout le récit, trompette 32 sur tout le grand orgue, fonds et anches de 64' au pédalier. Ajoutez à cela une sono de 3.000 W réels (pas des PMPO !) et de grosses enceintes, le résultat est bluffant.

Ecoutez par exemple le final de la Pièce Héroïque de Franck (avec des écouteurs descendant à 8 Hz), sur https://youtu.be/kR_Lwy4M5dI ; le trait de pédale montant, avec des 64' est complètement différent des sons trop aigus pour un pédalier qu'on entend d'habitude ; je crois que cela n'aurait pas déplu à Franck…

Quelques mixtures dans une pièce d'orgue de Beethoven : https://youtu.be/dEMUeyrXfvc.

Neuvième, clarinette, et contrebourdon 32 à la fin : https://youtu.be/lzBeRQF5Dro.

Fort ou doux, dans du Satie : https://www.youtube.com/watch?v=9lccwkBRkvM.

Le 4e clavier est composé de jeux enregistrés avec chacun leur trémolo propre. Voyez dans du Bach : http://youtu.be/sw4DigRTDxs.

Voyez aussi dans BWV 721 ; rare alternance entre Voix Céleste et Unda Maris dans le Reger qui suit : https://youtu.be/sCZl7yJk8-E.

Cerise sur le gâteau : la sonate au clair de lune, jouée à son tempo correct, pour une fois, avec mélodie nettement mise en relief : https://youtu.be/P4UV_bNbqcY.

Attention : YouTube exècre les basses de 64' !

Vous trouvez vraiment tout cela moche et que cela aurait mieux donné sur un petit orgue à tuyaux ? Pas si sûr…

Cet orgue m'a coûté 12.000 €. Mais imaginez les sommes dépensées à parcourir les orgues d'Europe et ailleurs, pour chaque orgue engager un facteur pour démonter les jeux qui m'intéressaient, en prendre toutes les mesures, les replacer, réaccorder, et cela 96 fois !! Puis, trouver un facteur pour refaire ces 9.000 tuyaux à l'identique (sans passer par Laukhuff), avec du vieil étain, du vieux bois, dont les fonds et anches de 64' (!), avec buffet, soufflerie, sommiers, console, en proportion, et y passer 6 à 10 ans ! Désolé, je n'avais pas l'argent ! Ni le temps vu que j'ai déjà un pied dans la tombe !

Mais j'ai obtenu exactement le même résultat, comme on peut l'entendre dans les pièces citées, désolé ! Et je n'aurai pas à dépenser d'autres fortunes pour 2 accords par an d'un orgue de 134 jeux…

Mais s'il y a un Bill Gates parmi vous qui accepte d'offrir à St Marcel d'Ardèche le même orgue, mais à tuyaux, pas de problème !

Une "croisade" aussi débile que stérile

Il faut convenir qu'il existe d'autre urgences que de pourvoir les églises d'orgues à tuyaux. Dans un post précédant j'ai fait allusion à une campagne démagogique qui tend à multiplier les chantiers de restauration d'instruments. Je serais fort curieux d'avoir la liste de ces chantiers dont certains seraient assez pharaoniques.

A ma connaissance, il y a seulement quelques années, tous les instruments présentant un intérêt historique avaient été secourus. Il y a une dizaine d'années, j'ai pu consacrer une tournée de visites des instruments de Champagne-Ardennes que j'ai connus plus ou moins négligés durant les années 70. Tous, à ma connaissance, ont été relevés ces dernières années.

Là où il n'existe pas d'orgue, ou seulement un instrument médiocre, c'est aux communautés paroissiales à se démerder. Comme elles ont rarement les moyens de se payer un orgue à tuyaux d'une importance suffisante, c'est une chance d'avoir à notre disposition des systèmes utilisant des banques de son très réalistes. Ce que je condamne c'est l'acquisition de consoles numériques vendues parfois plusieurs milliers d'€uros quand, avec un peu d'astuce, on peut s'en tirer pour beaucoup moins

Mais tout dépend du contexte ! Une cathédrale comme celle de Valladolid peut se permettre d'opter pour un All(i)en hollywoodien !

Mais attention dans ce cas à la durée de vie limitée des composants électroniques ! Raison pour laquelle, je préconise, quand c'est possible les "solutions maisons". Un organiste qui recourt à un système comme Hauptwerk se doit de pouvoir concevoir son instrument, le construire et le gérer.

Organiste une vocation franchement "inégalitaire" !

Il est clair que si Hauptwerk était apparu dans les années 60/70, cela aurait changé ma vie. J'aurais pu commencer l'étude de l'instrument plutôt et je n'aurais pas été tributaire du bon vouloir des curés pour accéder à un instrument. Notons également que pour pouvoir fréquenter un Conservatoire, il faut non seulement être citadin mais habiter une ville où existe une classe d'orgue, or elle était très rares à l'époque où j'ai fait mes études. Je ne parle pas du programme qui, à l'instar de celui des médecins consiste à marcher sur la tête. On commence, pour les toubibs, à leur farcir la tête de statistiques, l'instrument de toutes les manipulations. Quant aux organistes on leur farci la tête d'interdits harmoniques avant de les lâcher en tant qu'improvisateurs au lieu de commencer par leur apprendre la basse chiffrée, puis les "diminutions" pour le "remplissage" entre les accords etc...

Quant à la question de savoir où et quand il est préférable d'opter pour un simulateur, c'est d'abord une question de fric et donc de budget disponible.
 
Enfin quand on ne dispose que d'un seul clavier "historique", je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas le compléter par un clavier numérique amovible installé dans un bâti que l'on accrocherait au clavier mécanique sans la moindre vis. Je constate que c'est tout de même emmerdant de ne jamais pouvoir jouer un véritable récit ou un dialogue lorsqu'on n'a guère qu'une sorte de positif.  Que le recours à cette sorte de "prothèse" soit exclu en concert, soit ! Mais 1 seul clavier du 1er janvier au 31 décembre, cela finit par devenir fort ennuyeux.

Faut-il créer un groupe concurrent en faveur des "simulateurs" ?

Les amateurs de simulation ont leur forums et c'est suffisant. D'autre part, il serait à craindre qu'on ne parle que de Hauptwerk alors qu'il existe un système concurrent qui est gratuit. Le problème posé par le logiciel américain et qu'il entraine, en France notamment, le piratage et la confiscation de certains instruments au profit de simples particuliers tous étrangers. C'est le Ministère des Affaire Culturelles qui devrait s'assurer l'exclusivité des numérisations d'instruments et les encourager. Mais l'on est loin du compte...

Pour finir la réponse de Paul de Métairy à Serge Schoonbroodt

Je me suis permis de souligner certains passages, c'est que les gens sont pressés, il faut "accrocher" leur attention !

Bonjour Serge,

J'ai vu sur le site de votre groupe la mention : "le Sieur que j'ai viré", c'est donc bien vous qui m'avez exclu de ce groupe, alors que je ne faisais que rappeler une chose évidente : tout le monde : écoles de musique, paroisses, n'a pas les finances pour acheter un orgue à tuyaux.

A part le conservatoire de Bruxelles, combien d'académies de musique belges ont les moyens pour un orgue à tuyaux ? Lorsque Claude-Robert Roland enseignait l'orgue à Auvelais, c'était sur le bel orgue de l'église St Victor ; plus tard, à Binche, ce fut aussi sur l'orgue de l'église ; puis, quand il a été nommé à Montignies le Tilleul, il n'y a plus eu de cours d'orgue car il n'y avait pas d'orgue dans l'église, et un orgue analogique coûtait 70.000 FB à l'époque, trop pour les finances de la paroisse ou de l'académie de musique.

Combien de communes moyennes belges, ou de villages, n'ont et n'auront jamais les moyens pour un orgue à tuyaux ? Ni même pour un orgue numérique ? Allez donc faire un tour à Somzée ou Thy-le Baudhuin...

En France, c'est pire, suite à la séparation de l'Eglise et de l'Etat (sauf en Alsace-Lorraine) : ce sont les mairies qui sont décisionnaires en la matière et propriétaires des orgues antérieurs à 1905, et comme l'anticléricalisme règne en maître...!

A Givet, le Cavaillé-Coll de l'église Notre-Dame et le Schijven de St Hilaire étaient inutilisés car totalement faux, et la mairie refusait de payer un facteur d'orgue pour les accorder, surtout que leurs tarifs étaient 10 fois celui de facteurs belges, et la paroisse en a été réduite à acheter à crédit deux petits orgues électroniques premier prix à un seul clavier.

Rappelez-vous que les paroisses françaises vivent de la mendicité, d'une collecte annuelle (le denier du culte), qui ne leur permet même pas d'assurer un chauffage correct en hiver ; alors, acheter un orgue à tuyaux ! Si vous passez la frontière, allez donc à Landrichamps, l'église n'avait même pas d'électricité ! La messe de minuit se faisait à la bougie, sur l'harmonium que j'avais passé l'après-midi à rafistoler, et j'avais de chaque côté de moi un enfant de choeur avec une bougie pour éclairer mes partitions ! Allez donc dire au maire de cette commune de 35 habitants qu'il doit acheter un orgue à tuyaux...

Quand j'ai été nommé (sur concours !) à Avignon, sur le plus grand orgue du Vaucluse, un Cavaillé-Coll de 43 jeux, à St Symphorien, il n'avait plus été accordé depuis 20 ans, et j'ai passé une semaine à le faire ; j'ai aussi mis en service le jeu d'Unda Maris, jamais connecté aux claviers. Puis, les autres paroisses (St Agricol et St Didier) m'ont requis pour accorder leurs orgues aussi. Une ville comme Avignon ! Mais qui ne se préoccupait que de la cathédrale...

Vous n'avez pas idée du nombre d'harmoniums que j'ai réparés pour des paroisses qui ne pouvaient même pas s'offrir un Farfisa à crédit...

Et la position de votre groupe est de dire froidement à tous ces gens-la : "un orgue à tuyaux ou rien !". Est-ce bien correct de dénigrer et culpabiliser des paroisses modestes ou pauvres, qui ne présentent aucune menace pour les orgues à tuyaux puisqu'elles n'auraient jamais pu en acheter ? Si une famille, faute de moyens pour aller au restaurant se rabat sur un McDo, allez-vous aussi leur dire qu'il vaudrait mieux qu'ils restent sans manger ? Si quelqu'un n'ayant pas les moyens pour acheter une moto haut de gamme, se rabat sur un scooter ou une trottinette électrique, allez-vous aussi l'enjoindre de plutôt aller à pied ?

Vous savez, je crois, ce que c'est que d'être victime d'ostracisme ; alors pourquoi faire pareil envers des gens pauvres, des paroisses, des académies de musique et des mairies sans moyens ?

Savez-vous que, en France, des dizaines d'églises sont rasées par les mairies n'ayant plus les ressources de les maintenir debout ? A St Marcel d'Ardèche, pour réparer le toit de l'église, on organise depuis des années des lotos, un repas "sangliers" (pauvres bêtes), etc. ; allez donc leur parler de virer mon orgue virtuel et d'installer un orgue à tuyaux !
 
Mais dans quel monde vivez-vous ??

Je ne sais si vous avez connu l'organiste, compositeur et chef d'orchestre belge Maurice Guillaume ; lui, il ne traitait pas les pauvres avec dédain, et il ne trouvait pas indigne de lui d'aller donner un concert sur un orgue Dereux à l'église de l'Abbaye d'Aulne, y compris le 3e choral de Franck !

L'organiste de la cathédrale de Viviers (Ardèche) vient (venait...) une fois par mois assurer la messe sur le minuscule orgue Ahlborn à un clavier sans pédalier de l'église du Teil, sans se draper dans sa dignité offusquée.
 
Suite au tremblement de terre, le plafond de l'église s'est effondré (sur le dit orgue...), et ensuite une partie de la voûte ; le haut du clocher est disloqué (voir photo) ; il y a des fissures partout dans le bâtiment et même dans le sol ; il est probable que l'église ne puisse être sauvée.
 
Quand la paroisse aura trouvé un morceau de grange en remplacement provisoire, allez-vous venir dire au maire (qui doit faire face à 800 maisons inhabitables et 30 écroulées) qu'il lui est interdit (ainsi qu'à la paroisse) d'acheter autre chose qu'un orgue à tuyaux pour ce local sous peine de s'attirer les foudres de votre groupe ?!

Mais il est un point où je vous donne raison : ma place n'est pas dans un groupe qui se gausse des gens modestes.
 
Il ne vous reste plus qu'à créer un autre groupe : "pour la défense des motos contre les trottinettes électriques"...

Avec une certaine déception vous concernant, hélas...

Paul de Métairy

 

04/11/2019

Exemple de tracas "ordinaires" auxquels les organistes peuvent être affrontés...

Voici le témoignage d'un collègue dont vous trouverez l'original à cette adresse:

https://www.facebook.com/paul.demetairy.9/posts/407193499...

J'ai écrit dans un de mes posts que les ennuis viennent d'abord de laïcs. Ceux-ci peuvent exercer des pressions innommables sur les curés.

Exemple de tracas "perso"

Les manœuvres auxquelles j'ai du faire face ont présenté un caractère nettement plus sournois. On était allé jusqu'à neutraliser le régulateur de la soufflerie pour faire réagir le nouveau curé attendu que quand ma suppléante à plaqué son premier accord les soufflets se sont mis à plat. On avait déplacé les poids les traces étaient visible dans la poussière. c'était lors de mon premier ministère qui a pris fin en 2002.

Je dois ces emmerdements aux supporters du Maire actuel qui ont obtenu le déplacement du premier patron que j'ai eu. Et parce que nous étions en très bon termes. Il fallait me liquider également quitte à ce que le biniou devienne complètement muet. L'instrument a du charme mais il est loin de tout et personne ne va s'emmerder à faire 50 km chaque dimanche gratis pro Deo...

Les charmants paroissiens qui voulaient la tête du curé de l'époque ont été jusqu'à pendre une soutane armée d'un balai à un réverbère proche de l'église. Ce curé avait une préférence pour l'ancien Maire, pas du tout catholique. A l'époque un fille du pays était élève du Conservatoire, elle jouait pour les Fêtes mais quand elle s'est trouvé un amoureux, il n' plus été question d'orgue, elle avait du reste quitté le secteur.

Organiste liturgique : toujours autant méprisé par les "petits chefs"...

J'ai surligné les passages les plus ahurissants.

Fin 2016, à St Marcel d'Ardèche, j'ai assisté aux funérailles du garagiste Mr Sicco. Il appréciait beaucoup l'orgue et notamment mes CDs. C'était dommage qu'à ses obsèques il n'y avait pas d'orgue, car pas d'instrument dans l'église.

En janvier 2017, j'ai pris contact avec le Père Moïse, curé de Bourg St Andéol, et j'ai proposé d'acheter un grand orgue numérique à 13.000 €, 3 claviers, avec fonds et anches de 32', pour mettre à disposition dans l'église de St Marcel, et j'y assurerais les deux messes mensuelles ; après mon décès (qui ne saurait tarder vu mes 77 ans…), l'orgue appartiendrait à la paroisse. J'avais ajouté une sonorisation, en rapport avec le volume de l'église, et le résultat était très apprécié des paroissiens et aussi du Père Moïse.

En avril dernier, le Père Moïse, devant les absences répétées des organistes de Bourg St Andéol, m'a contacté pour me proposer d'y assurer les messes lorsque je n'en avais pas à St Marcel.

Auparavant, il fallait que j'essaie le modeste orgue à tuyaux de Bourg (17 jeux). J'ai en effet 4 doigts handicapés. Je me suis cassé successivement les deux petits doigts, sans les faire soigner, laissant la nature faire son œuvre, avec le résultat que ces doigts sont trop courts et que j'ai du mal à jouer une octave ; suite à une chute, le majeur gauche ne peut plus plier et se coince entre les touches noires ; l'annulaire droit a une articulation gonflée et douloureuse.

Un sacristain et un guitariste complètement tarés !

L'intertitre est de mon cru...

Le Père Moïse a demandé au sacristain de me montrer l'orgue ; il a accepté de très mauvaise grâce, exigeant une autorisation de la mairie (?). L'essai de l'orgue a confirmé que les claviers étaient trop durs vu mon handicap, et le sacristain m'interdisait l'accès en l'absence d'autorisation communale que je ne recevrais évidemment jamais. Ça commençait bien !

J'ai alors proposé au Père Moïse d'acheter à mes frais un orgue de chœur + sono, ce qu'il a accepté. Un nouveau problème a surgi : le clarinettiste Albert. Jadis, j'avais eu de gros problèmes avec un guitariste de Bourg qui avait mal vécu l'arrivée d'un organiste ; il avait même affiché ma photo à l'Aumônerie et y faisait lancer des fléchettes par les jeunes… Lors des messes de fêtes il exigeait que seule sa guitare soit autorisée, ce qui était cocasse quand il la lâchait pour diriger l'assemblée…

Pour le 900e anniversaire du martyre de St Andéol, je n'ai même pas été invité à la préparation. A quelques jours de la cérémonie, ils se sont quand même rendu compte que la longue procession d'entrée, avec l'évêque, tous les prêtres, diacres, religieuses du diocèse, avec des accords de guitare, c'était ridicule, et de même pour la procession de sortie ; j'ai été contacté en catastrophe et tout s'est finalement fait à l'orgue. Mais en fin de compte j'ai été contraint d'abandonner mon rôle d'organiste.

Je n'avais nulle envie de revivre ces problèmes avec le clarinettiste. Lors d'une rencontre à la maison paroissiale, je lui ai carrément posé la question, et il m'a (faussement…) assuré que lorsqu'il y avait l'orgue pour les chants, il ne jouait pas. S'il m'avait dit le contraire, je me serais enfui à toutes jambes.

J'ai donc acheté un grand orgue, à Paris, celui d'une professeur d'orgue, décédée, et j'ai commandé le matériel de sonorisation. En tout, avec le transport, il y en avait pour 7.000 €.

Comme il fallait un endroit pour entreposer la sono, le Père Moïse était d'accord pour le local annexe à la sacristie, et il a demandé au sacristain de faire un double de la clef, que je pouvais récupérer le dimanche suivant. Quand je suis venu, le dimanche avant la messe, le sacristain a refusé de me donner la clef, prétextant qu'il y en avait déjà trop en circulation ; il a fallu l'intervention du Père Moïse pour qu'il la sorte de sa poche et me la remette…

Ce même dimanche, j'ai pu réaliser que le clarinettiste “accompagnait” l'orgue, et qu'il m'avait donc bel et bien menti…

Le 16 mai, un camion de 19 tonnes, venant de Paris, apportait les 3 palettes avec l'orgue. Quand les transporteurs ont voulu le mettre à l'endroit décidé de commun accord avec le Père Moïse, le sacristain a rempli l'église de ses hurlements, car c'était l'endroit où il prétendait mettre un encensoir ; c'était lui qui se revendiquait « en charge de l'église », et pas le Père Moïse, et il me promettait “1.000 représailles” (sic). Il fallait voir la tête des Parisiens ! On a donc mis l'orgue plus loin, mais à un endroit où, vu sa taille (2 m 20), on ne voyait rien du chœur.

Le surlendemain, 18 mai, j'ai demandé au Père Moïse de s'asseoir sur le banc de l'orgue, et il a constaté qu'on ne voyait rien, et qu'il fallait mettre l'orgue à l'endroit initialement prévu. J'en ai été quitte à faire appel à des déménageurs de Pierrelatte, à mes frais, + achat de patins et poignées pour faciliter les choses. On a procédé à l'opération le mercredi 29 mai, en présence du Père Moïse, et du sacristain qui n'a pas dit un mot, se réservant, hélas, pour plus tard…

Afin de définir le rôle de chacun, le Père Moïse a fait une réunion le mercredi 5 juin, avec animateurs, organistes et clarinettiste. Hélas, on m'a attribué d'office la messe du 4e dimanche du mois, malgré mes gestes désespérés pour demander qu'on étudie d'abord le rôle de la clarinette, possible en solo à la communion, mais inutile pour accompagner les chants, l'orgue et l'organiste étant bien suffisants ; imagine-t-on quelqu'un s'amenant avec sa truelle pour “aider” une entreprise de maçonnerie construisant une maison ? Ce serait ressenti comme très vexant. J'ai quand même interpellé l'intéressé, à la dernière minute, mais sans obtenir de réponse claire.

Je comprends que le Père Moïse veuille « ménager la chèvre et le choux », mais ça n'empêche pas la chèvre de manger le chou, ni le chou d'étouffer la chèvre !

L'après-midi de la Pentecôte, où j'étais certain qu'il n'y aurait pas d'office, je suis venu faire les derniers réglages avec la sono. Je suis tombé sur le sacristain qui s'est à nouveau emporté, jurant de faire évacuer l'orgue par la mairie à la déchetterie, ou d'en jeter les morceaux sur le parvis. Il prétendait aussi avoir reçu plein de SMS à Lourdes, de personnes exigeant le départ de l'orgue sinon elles ne viendraient plus à la messe. Cela valait bien la peine d'aller à Lourdes si c'est pour revenir rempli de haine.

Il m'a dit que pour accéder au petit meuble pour les burettes, il était obligé de contourner l'orgue au lieu d'aller tout droit, ce qui le mettait en fureur… Il clamait qu'il refusait qu'on fasse le moindre concert sur cet orgue, et il refusait même que j'y répète… J'ai signalé cela par e-mail au Père Moïse, qui m'a répondu “Merci pour toutes ces informations”, sans plus.

Je me suis dit qu'il fallait que j'arrête d'essayer de faire boire un âne qui n'a pas soif. J'ai informé le Père Moïse qu'il ne restait plus qu'à revendre l'orgue, à perte. Il m'a répondu : “Nous aurions dû en parler auparavant”, et je lui ai fait savoir que cela ne servait à rien, que c'est avec le sacristain et le clarinettiste qu'il aurait fallu parler.

Finalement, devant les menaces du sacristain de dégradations ou de destruction de l'orgue, je n'ai pas voulu attendre qu'il soit vendu, et j'ai payé 420 € à des déménageurs pour le transporter à l'église de St Marcel d'Ardèche.

J'ai ajouté un 4e clavier et j'ai porté l'orgue à 134 jeux, dont fonds et anches de 32' et 64'. Voir et entendre sur https://vimeo.com/349420122. Orgue disponible pour concerts ; liste des jeux sur demande.

 

Sans commentaire ! Si ce n'est que mes emmerdements actuels ont commencé quand la chorale (managée par la femme du Maire) intervient. Heureusement, elle ne débarque que 2 ou 3 fois par an et j'ai résolu d'en profiter pour prendre un congé.

03/11/2019

A l'attention des "organistes gays" et accessoirement des "gays pas organistes"...

Sodoma Martel.JPG

MAJ du 6/11 j'ai mis en couleur les passage ajoutés ou très modifié depuis la dernière new.

Avertissement

Je dois prévenir les lecteurs éventuels de ce texte qu'ils risqueront, par moment, la crise cardiaque. Surtout en cas de prédisposition, dans ce cas demander à votre toubib d'éventuellement vous renouveler votre stock de Trinitrine sous forme de spray...

Ce texte est la reprise entièrement remaniée de la partie bibliographique d'un article paru le 25 mai dernier. Il était dédié à un collègue, lequel ayant fait son "coming out" a été profondément choqué par certaines réactions cléricales  qui a décidé, dit-il de mettre fin définitivement à sa carrière de concertiste (?).

C'est dommage car je viens de découvrir que son père et premier formateur appartient, comme votre serviteur, à la "lignée apostolique" d'un certain Geoffroy-Dechaume grand rénovateur de la musique ancienne de clavier. Enfin, rien ne l'empêche de changer d'avis quand bon lui semblera...

Cela dit on ne manque pas de très bons organistes et en France on nous en fabrique plus que l'on en aurait besoin...

A propos de la teneur initiale de cet article

La teneur initiale de cet article a suscité une réaction assez vive de l'intéressé sur "Face de Bouc".

Pour plus de détails, voir le post précédant sur le sort des organistes en Belgique, Allemagne et France. Ce que j'évoque a été la cause occasionnelle d'une découverte à propos des deux pays limitrophes. Elle méritait un signalement.

C'est quand je suis tombé sur l'espèce de "confession" qu'il a faite à un journaliste à propos de son après "période bleue", qu'il a vécue en tant qu'ancien maîtrisien au sein de la cathédrale martyre, que je suis intéressé de plus près à son cursus.

Je dois dire que la chose m'a fait sourire : raconter qu'étant adolescent on a fait confiance à un Monsieur qui, l'ayant pris en affection sous son aile, a puisé sur son compte pour lui offrir une paire de chaussure de grande marque est pour le moins assez maladroit... En fait j'apprends que c'était un "frère en civil" et que ce faux mécène a été condamné et en tant que juge, je lui aurais collé le principal et les agios...

L'égrégore (milieu psychique) qui coiffe la nation française est assez maléfique

En effet, ici en France on est de suite, à la lecture de cette anecdote, enclin a penser à un "pédophile". Je ne peux pas m'étendre sur ce chapitre mais chez nous, dans l'hexagone, règne un degré d'hystérie assez phénoménal en rapport avec cet "article".

Mais à la réflexion, il n'en va pas de même en Belgique où la mentalité est très différente. Ce qu'un ami organiste, Paul de Métairy, m'a confirmé

Sur certains arrières plan de l'affaire Dutroux

Cette affaire n'a jamais été une affaire de "pédophilie", un grand pénaliste français a osé l'affirmer il s'est fait huer mais il a eu raison !

J'aurais du me souvenir de ce que j'ai découvert à l'époque où je me suis livré à une enquête approfondie sur les tenants et les aboutissants de la fameuse affaire Dutroux avec notamment l'histoire des témoins sous X et d'une affaire ayant précédé celle que je viens d'évoquer impliquant un médecin et sa femme. me souvient plus du nom des acteurs, pardonnez-moi...

Je me suis rendu compte que s'agissant d'un pays assez froid la convivialité en vigueur fait que les relations entre adultes et jeunes y était et y demeurent encore assez familières.

Ayant du atterrir en ce bas monde, durant une "année terrible" non loin de la frontière à quelques km de Givet, je me rappelle que, dans mon enfance, quand on nous annonçait que le dimanche suivant on allait se rendre dans le pays voisin pour une communion chez des cousins éloignés, c'était la fête ! On n'en dormait plus ! Et pas seulement à cause du chocolat mais parce qu'en tant qu'enfant on était choyés. Les Belges sont en général des gens très cordiaux et très réalistes.

Il faut également noter que bien avant que Mitterrand n'ai abaissé la majorité sexuelle à 15 ans, dans les années 60/70, les gays champenois organisaient, en prévision du samedi soir, de véritables caravanes en direction de Bruxelles ou d'une autre ville car la convivialité des boîtes où se donnaient RV les garçons jouissait d'une réputation légendaire. Il est à noter qu'au Luxembourg et à la même époque, la majorité sexuelle avait été, de longue date, fixée à 14 ans. Je n'en connais pas la raison mais ce détail m'avait frappé.

Tout cela pour dire que je m'explique mieux à présent le choc qu'a du éprouver celui dont on parle en une certaine circonstance. Il faut savoir en effet que l'innovation du "mariage pour tous" dans le pays voisin a précédé de 12 ans la version hexagonale. Et ça s'est passé en douceur ! Sans les réactions à base d'agressions homophobes qui en France se multiplient.

La France n'est pas le pays tempéré que l'on imagine, il y règne une mentalité spéciale qui tend à dramatiser quantité de choses insignifiantes dans tous les domaines. Comme je suis très casanier et que je voyage fort peu, je suis tributaire malgré moi d'un ambiance assez sinistre.

Cela dit en avoir conscience n'est pas forcément mauvais car cela me permet d'anticiper ce qui risque d'advenir ! Voir la fin de l'article.

Quelques mots sur la "pédophilie" (étymologie, ce que recouvre la hantise actuelle)

Étymologiquement "pédophile" signifie qui aime marcher à pied... On devrait au minimum dire "païdophile", sauf qu'il existe un terme plus approprié qui devrait se dire "païderaste" mais  sa simplification (pédéraste) recouvre, à l'origine, une institution "initiatique" (façon de parler...) typique des sociétés guerrières et pas seulement des Grecs, mais ne nos ancêtres les Gaulois, jusqu'au samouraïs et même aux Papous...  Voir les deux livres réunis en un seul de Bernard Sergent chez Payot.

En anglais, il y a 2 verbes pour l'amour: "liker" concerne le chocolat (et les débilités frivoles sur "Face de Bouc et Cie"), "lover" concerne les sentiments et le cul.

En grec, il existe plusieurs termes, 4 si ma mémoire est bonne, le verbe philein recouvre un amour de choses plutôt abstraites comme dans philo-sophie ou amour de la sagesse. Enfin ce qu'on désigne par "pédophilie" ne devrait concerner que le domaine, évidemment très problématique, des relations sexualisées d'adultes avec des mineur(e)s impubères. En France, c'est l'abaissement de la majorité sexuelle à 15 ans qui a foutu la merde ainsi que les abus dans l'affaire du Coral. Je dis devrais car on n'a que trop tendance à étendre l'interdit à toute la minorité de sorte que pour être sûr de ne pas avoir trop d'histoire, il faudrait attendre qu'un jeune ait au moins entre 20 et 25 ans. Sauf que de toutes façons ça passera toujours assez mal.

Je pense qu'il faut croire à l'existence du Diable ou de diables pour comprendre ce qui arrive avec la hantise que l'on observe depuis l'affaire Dutroux. La transmission entre adultes et jeunes ne peut se faire que sur la base d'une sympathie plus ou moins vive, voire d'une attirance sensuelle et même sexuelle. Les castes guerrières l'ont formalisée avec ce que l'on appelle le séjour en brousse. Si le "Système" s'est entiché de cette hantise et s'il la cultive, c'est d'abord par pure démogogie et c'est aussi parce qu'il faut absolument détruire toute possibilité par des particuliers de neutraliser le "formatage" que ce "Système" veut imposer, notamment en mettant les enfants de plus en plus tôt sous la coupe de l'Ecole publique. Quand j'ai atterri dans le monde de cinglés où l'on est contraint de survivre, l'école ça commençait à 5 ans. Avant c'était la mère au foyer qui transmettait les valeurs et ça quand il s'agit par exemple de familles catholiques traditionnaliste et bien ça énerve le "Système" dominé par la castes de marchands. Marchands qui ne sont que des voleurs autorisés et qui ne produisent RIEN mais qui spéculent !

Cela dit, quand bien même l'attrait des adultes envers les jeunes resterait purement platonique, quant à leur communiquer quelque chose, c'est pratiquement devenu mission impossible ! Il y a en face de l'entrée de mon immeuble une petite pizzeria qui donne sur une place.

C'est un point attractif mais quand il pleut et fait froid ils s'installent dans l'entrée pour leur petits trafics. En plus , cerise sur le gâteau, il existe une prise de courant qui leur permet de recharger leur iphones.

Je suis en pleine cambrousse. Il ne font pas de saletés, sont très polis mais bon les conversations ne volent pas haut : c'est chit, fumettes, fantasmes de baise, rêvent d'en découdre avec la police. On a passé l'époque des batailles rangées lors des festins entre petits coqs plus ou moins gaulois et coqs bronzés d'origine "barbaresque" dont ils ont du reste adopté la (...) "musique" (rapp).

Au sein de la France profonde et dans les villages, il reste une sorte de convivialité et il n'y a pas cette fracture nette et agressive entre jeunes et vieux que l'on observe en ville.

Néanmoins, essayer de les sortir de leurs médiocrité comporte non seulement des risques si on venait à s'intéresser à eux, mais le principal problème, à mes yeux, c'est que quelqu'un d'aussi lucide que je le suis risque, s'il s'attachait à l'un ou l'autre, d'être en situation de surtout les démoraliser !

Je pense pour ma part qu'il faut les laisser s'enfumer plus ou moins de façon leur permettre au moins de continuer à pouvoir attraper des fous rien pour un rien plutôt que de risquer d'être la cause occasionnelle d'une profonde déprime. Je ne fume pas mais le rire c'est très contagieux et c'est vraiment très agréable à partager. C'est à peu près tout ce qui nous reste...

De l'homosexualité en l'Eglise

Avec la parution de Sodoma de Frédéric Martel, le fait pour un organiste d'être plus ou moins gay ne devrait plus pouvoir poser le moindre problème, du moins en l'absence de tout militantisme. Il n'y a vraiment pas de quoi se faire une montagne de ce genre de goût.

J'ai constaté dans mon entourage en tant qu'organiste pratiquant que Sodoma n'a pas causé de scandale parmi les paroissiens que je fréquente. J'en ai parlé librement avec plusieurs fidèles et un prêtre sans noter de réaction agressive. C'est qu'il n'est plus possible de dissimuler certains abus.

Sodoma n'a fait que révéler un secret de polichinelle, à savoir que beaucoup de curés ont des penchants "homophiles". Que l'Eglise attire plus spécialement ce genre de candidats voilà une chose aisément compréhensible et la lecture du livre est édifiante à ce propos.

L'Eglise catholique a été un refuge pour beaucoup de garçons qui, sans avoir réalisé la nature de leurs penchants, ne se sont jamais senti attirés par les femmes.

J'inclus dans ce fil l'image de plusieurs ouvrages qui sont à consulter pour l'intelligence du sujet.

9782204106795-56166a39ad34a.jpg

Le livre ci-dessus est l'oeuvre d'un dominicain qui en quelque sorte aurait redécouvert la possibilité d'unions du même sexe au sein du christianisme en se basant sur Thomas d'Aquin.  Des bénédictions d'union de même sexe ont connu une existence historique. Voir en particulier le second des ouvrages ci-dessous. L'ouvrage signé Oliva aurait été sollicité indirectement par le pape actuel. Je l'admets assez volontiers mais ce n'est pas pour autant que je le considère comme étant fiable. Voir Le pape Dictateur...

410X1R22AGL.jpg   9782213597188-G.JPG

Les limites de John Boswell

Ce que j'en pense : Boswell fut un militant, on sait du reste qu'il est mort du Sida. Dans le second livre il émet l'hypothèse que la pratique d'union de même sexe au sein du christianisme serait la continuation de mariage païens entre hommes. Je regrette mais c'est complètement faux. Ceux que l'on connaît n'ont été que des parodies !

Les sources antiques

La Grèce est les sociétés ou castes guerrières n'ont déclaré licite que ce qu'on appelle "pédérastie". Sur ce sujet voir les deux ouvrages d'un certain Bernard Sergent... Il s'est agi d'une sorte de pratique "initiatique" au sens large à visée éducative qui n'occupait les jeune que durant une période assez transitoire.

Mais enfin le premier livre de Boswell est révélateur d'une absence de paranoïa à propos de la chose et il montre que certains milieux monastiques toléraient dans une certaine mesure, les "amitiés particulières" pourvu qu'il ne s'y glisse rien de trop frivole selon une formule typique du langage ecclésiastique.

La personnalité problématique du pape François

couv-dictator-pope-4vdiff.png   AUTRE_TIN_2008_01_L204.jpg

Le pape actuel a séduit une majorité de nos contemporains mais en dépit de son caractère sympathique, c'est un personnage assez franchement problématique.

Un mot encore à propos du Pape actuel : le livre de Frédéric Martel tend à le présenter sous un trop beau jour, or la réalité est toute autre. Voir Le pape dictateur... Là encore, je ne puis m'étendre sur la question. Je noterai simplement que ce Mgr Léonard avec lequel Schoonbroodt aurait eu des ennuis est ce que l'on peut appeler un "malade". Il a succédé à un prélat censé fait partie de la "mafia de Saint-Gall" a qui on reproche d'avoir favorisé l'élection du pape actuel. Ce prélat n'avait rien de subversif et j'ajoute que si la Belgique, pays encore royaliste, a adopté le "mariage de même sexe" dès 2003, c'est que son catholicisme n'était sans doute pas aussi rigide qu'on peut l'imaginer, comparer à celui du cardinal Barbarin, ce personnage absolument détestable.

L'invention de la "culture hétérosexuelle"

Le livre sur l'invention de la culture hétérosexuelle est un ouvrage capital qui montre que cette culture est une chose très moderne et très artificielle. Il faut savoir que jusqu'au XIIIème siècle la société médiévale a été régi par ce qu'on appelle une "homosociabilité" bien propre à limiter les frustrations pouvant être éprouvées par les mâles "homophiles".

La tendance contemporaines à certains débordements assez purement sexuels est, j'en suis sûr, une conséquence de la "féminisation" de la société actuelle que je fais commencer très tôt et en particulier avec l'apparition de ce fameux "amours courtois" arrivé subitement tel un météore à une époque charnière toujours la même

J'ajoute qu'en fait je la fait remonter à l'époque du fameux enlèvement des Sabines. Ce que je dis est purement symbolique mais cet enlèvement a suscité une série de compromis et un commencement de culte de la femme impliquant l'apparition d'un langage plus policé, la multiplication de cadeaux et une dévirilisation qui n'annonçait rien de bon.

Évidemment les obsédés de morale à 4 sous vont hurler...

J'ai conscience d'avoir, par certains articles (dont certains sont introuvables, puisque figurant dans une revue très confidentielle) ensemencé le milieu psychique en faveur d'un courant de recherche qui s'est incarné pleinement dans ce livre.

Les livres sur l'homosexualité sont ineptes : poubelle !

J'ai puisé mes infos d'abord dans des ouvrages historiques, dans des études sur le monde médiéval (dont les livres de Georges Duby) et divers ouvrages de sociologie historique. les ayant emprunté ou revendus pour faire de la place. Je suis dans l'impossibilité d'en dresser une liste même réduite.

Ce que je dois souligner c'est que les ouvrages qui envisage la chose sous l'angle psychologique, et particulièrement ceux qui ont été inspirés par les thèses d'un cinglé prénommé Sigmund constituent la pire des immondes saloperies que l'on peut lire sur le sujet.

Je ne fais d'exception qu'à propos d'un ouvrage du Dr Salomon Sellam, intitulé L'homosexualité n'est pas due au hasard. Il propose une explication à base de grossesses gémellaires à demi avortées. Le cas est fréquent sauf que les gynécologues évitent d'en faire état à la future mère pour éviter un trauma.

Il faut toutefois faire une distinction selon que l'on parle de penchant exclusif pour les garçons ou de "bisexualité". En l'absence de pression sociale contraire, la bisexualité serait sans doute fort répandue. Toutefois le contenu psychique de ce que ressent un "homo" exclusif par rapport à ce qu'éprouve un "bisexuel" s'adonnant occasionnellement à des ébats avec un semblable n'a sûrement pas grand chose à voir.

Je ne puis m'étendre sur ce sujet délicat mais je suis persuadé que le climat d'interdit qui règne dans les monothéismes et en particulier dans le christianisme implique, dans le cas d'un penchant exclusif, un climat passionnel assez particulier car cela donne lieu à une sorte de "cruxifixion". Pour s'en rendre compte il faut, par exemple, avoir fait la différence entre la manière dont un asiatique peu vivre la chose ou sans aller si loin, comment des jeunes influencés par la culture musulmane peuvent vivre la chose. Ce que j'évoque et qui est assez subtil tend à disparaître au sein des générations montantes d'après mai 68 car elles tendent à envisager tout en terme de culture. Disons que le climat de "tabou" antérieur à la révolution bourgeoise estudiantine, en banalisant la chose lui a fait perdre une bonne partie de sa "densité".

En dehors de l'influence des monothéismes

41iS7FFgkTL._SX287_BO1,204,203,200_.jpg

Ce livre est intéressant en ce qui concerne un phénomène particulier au bouddisme japonais. Il se trouve que la pratique pédérastique des "samouraïs" (des guerriers) a déteint, contre toute attente, sur les moines bouddhistes qui ont élu un certain "Boddhisatva" comme étant leur saint patron... sauf erreur les recherches d'un certain Watanabé sont évoquées dans ce livre qui ont trait à une question mythique assez intéressante...

On retrouve dans ce que je viens d'évoquer quelque chose qui rappelle la "densité passionnelle" chez les Occidentaux marqués plus ou moins à leur ainsi par le poids de leur religion à cause de la pesanteur tragique, fut-elle largement inconsciente, du mythe de la destruction de Sodome. J'ai observé chez Platon une sorte d'aspiration à la constitution d'un mythe apparenté dont j'ai fait état dans une critique du "Nouveau catéchisme". Sauf que j'ai des raisons de penser que tout cela est destiné à passer au dessus de la tête de nos contemporains.

Les conceptions antiques

41E8C5Z92KL._SX299_BO1,204,203,200_.jpg

Voici un ouvrage qui cadre les sources antiques. Il faut tout de même savoir qu'il existe une grande différence entre les conceptions grecques et celle des Romains. Elles sont même diamétralement opposées. La tradition grecque issue principalement de la seconde caste dans le système de tripartition mis en évidence par Dumézil et Cie implique qu'une phase "homo" à caractère initiatique marque l'éducation des jeunes.

Parenthèse astrologique : les mystère des Gémeaux

On retrouve du reste cette marque au sein de notre astrologie avec le signe des gémeaux pour le mois de mai. Les jumeaux en question sont Castor et Pollux éleveurs de chevaux et porteur d'un bouclier. J'ai fait des recherches étendue sur cette iconographie et j'ai découvert qu'en Egypte le couple des "Jumeaux divins" est bisexuel. Il s'agit de Shou et Tefnout qui correspondent en quelque sorte à Adam et Eve de notre mythologie biblique. Du moins avant qu'une influence alexandrine ne change la donne.

Shou Tefnout.jpg

Ci-dessous les gémeaux de la cathédrale de Chartres. Cette influence païenne sur un monument catholique est plutôt surprenante quand on sait d'où vient ce symbolisme et ce qu'il représente réellement, à savoir un compagnonnage pédérastique façon bataillon sacré des Thébains. A droite une préfiguration des Gémeaux du futur :

15_gemeaux.jpg  gemini.jpg

Source : https://www.voynich.ninja/thread-591-page-2.html

Faut-il restaurer les unions chrétiennes de même sexe ?

Une telle éventualité ne peut que m'inspirer une certaine répulsion, comme c'est le cas pour l'innovation du "mariage pour tous".

Il fallait bien faire quelque choses pour les vieux couples et ce uniquement pour des raisons essentiellement patrimoniales donc économique. Sauf qu'il aurait fallu banni le mot mariage. Le "mariage" ou simplement la vie commune entre deux garçons risque de tourner façon cage aux folles. Et ce genre de chose me donne de l'urticaire tout comme un certain carnaval annuel. Ce dont on parle a tendance à mal vieillir : deux ados ou deux jeunes gens qui s'adorent c'est touchant mais quand on en vient a imiter les couples bourgeois. Certes les "homos" contemporains sont assez généralement bodybuildés et sont même assez généralement "auto reverse" sans être efféminés. c'est un progrès ! Sauf que je ne puis gommer de ma mémoire l'horreur que m'ont causé les ménages de "tantouses".

En ce qui concerne une éventuelle restauration des "unions de même sexe" révélées par Boswell, ce qui me gêne c'est que le genre de sexualité dont il s'agit a été stigmatisé, certes par le catholicisme tardif et spécialement à partir du procès des Templiers et mes investigations historiques m'ont révélé que le milieu psychique des sociétés dites païennes, non seulement fut plus réaliste mais nettement plus positif. On ne parlait que de l'amour des garçons en le comparant à celui des femmes. Et l'avantage était toujours donné à la première version et çà a perduré jusqu'au moyen-âge. L'expression est neutre voire positive tandis que le mot homosexualité est une véritable malédiction : on est dans la médecine légale.

Quant à répondre à la question posée, c'est au gout de chacun !

J'ai vu des prêtres libéraux désireux de bénir, ne serait-ce qu'en privé des couples de garçons, mais il ne savent pas sur quel pied danser. Ils ignorent que la tradition nous a légué des rituels alors qu'ils lisent Boswell en faisant abstraction de ses assez nombreuses erreurs...

Pour ma part, si j'avais envie de me lier à un semblable (c'est vraiment un peu tard et ça ne risque pas du tout d'arriver) et bien je m'abstiendrais !

Si j'assiste à la messe tous les dimanches, je ne communie jamais ! J'ai trop peur que ce sacrement ait été psychiquement corrompu (disons parasité) et j'en constate l'inefficacité à longueur d'années. Je n'ai jamais vu que cela ait contribué à changer en bien le caractère de qui que ce soit ! Je vois des personnes qui ont toujours été bonnes naturellement et des dévots hypocrites qui ne changeront jamais. Même chose pour les miracles de Lourdes. On a pu observer des guérisons étonnantes mais ça ne s'accompagne jamais d'un sursaut d'intelligence remarquable. Des gens là demeurent dans une dévotion assez purement superstitieuse sans rien changer, par exemple, aux préjugés de leur moraline de bas étage. Je note également que des gens peuvent guérir spontanément du cancer sans avoir été à Lourdes et sans s'être épuisé en prières insistantes. Mais simplement en faisant un régime et en changeant leur mental !

Le nouveau souci d'accueil du christianisme romain 

Quand l'Eglise prétend se soucier d'un accueil des "homos", elle a tout faux. Les "homos" à moins d'être atteint de troubles mentaux franchement pathologiques sont des gens normaux. Il est plus facile d'aimer un semblable qu'une femme car la psychologie respective des mâles et des femelles est naturellement assez diamétralement opposée. J'entends déjà que l'on va me hurler dessus mais c'est ainsi.

La prétention qu'il s'agit d'examiner est bien de nature à faire perdurer une situation fausse. A partir du moment où l'on décide de traiter différemment les "homos", cela revient à les considérer, au moins comme des malades ayant besoin de soins particuliers. Il existe pour cela des "psys" de bon sens (non freudiens) qui peuvent les aider à surmonter le handicap social que peut causer le penchant dont on parle !  

Attendre un secours de la religion chrétienne, c'est "se jeter dans la gueule du loup !"

Il faut être clair, c'est bien le christianisme surtout romain et ses excès tardifs qui sont à l'origine de la détresse et même de la damnation, sur cette terre, des "homos".

La situation est claire : oui attendre un secours, surtout de la part de l'Eglise romaine, revient, il faut être clair ! A se jeter dans la gueule du loup ?

Alors que faire ? L'athéisme ou l'agnosticisme est-il une solution ?

Oui du moins si l'on a assez de fric et si l'on est sorti d'un bon moule pour être la cible de tous les regards dès qu'on sort de sa tanière car la concurrence est devenue assez rude. Il faut pouvoir se fringuer à la dernière mode, sinon on devient invisible. Il faut avoir les moyens de fréquenter les endroits tarifiés où ça drague. Il faut en plus n'avoir guère dépassé 35 ans... Enfin il ne faut pas s'imaginer que la drague par Internet avec les sites de rencontres ce serait la panacée... On risque surtout d'y croiser des amateurs de purs fantasmes ou pire encore des êtres complètement détruits qui vont se sauver à la première tentative d'approche. Sans parler des risques de tomber sur des "truqueurs".

De toutes façons, dans le meilleurs des cas, tout cela a forcément une fin. On perd progressivement ses moyens ou simplement ses illusions ce qui est nuisibles à toute libido, on peut tomber plus ou moins gravement malade, avoir un accident et un jour ou l'autre il faut quitter la scène !

Où trouver une religion plus accommodante ?

J'ajoute que quant à trouver une religion plus accommodante, si l'on pense que tout ne s'arrête pas avec la mort, ça n'est pas si simple. Le bouddhisme par exemple est sans aucun doute assez nettement plus neutre à l'égard de ce don on parle mais d'abord il en existe de 36 sortes et les occidentaux l'ont accommodé à leur sauf. Post mortem, c'est tout aussi effrayant. Il y a le risque de la transmigration, on parle de renaissances ce qui n'a rien à voir avec la théorie de la "réincarnation" mais plutôt de la métempsychose... Il n'y a pas un paradis et un enfer mais 36 sortes de l'un et l'autre. Du côté catholique, c'est assez dualiste, il semble que la notion de "purgatoire" soit d'invention tardive.

Mais ce que je remarque c'est que les paradis des diverses religions sont bien un reflet de la mentalité des peuples auxquels elle se sont adressés, voyons cela :

Côté chrétien c'est un paradis franchement asexué qui nous attendrait, on contemple la "face de l'Eternel" et on est intégré dans la "cour céleste". Mais le prix à payer est assez abusif : surtout pas d'histoires de cul et on doit baiser seulement pour faire des gosses pour qu'ils puissent ensuite rémunérer les curés et entretenir les fastes du Vatican. Merci bien !

Côté musulman, le paradis est un lupanar ! Autrement dit un bordel où il y en a pour tous les goûts, il y a des échansons pour servir à boire et éventuellement servir à un usage plus discret aux élus qui préfèrent les éphèbes aux femmes plantureuses qui se bourrent de loukoums... Ca sent l'arnaque à plein nez !

Côté bouddhique, l'un des paradis est semblable à une sorte d'Université luxueuse avec les climatiseurs appropriés, des jardins merveilleux et où l'on ne saurait renaître en tant que femme et à l'âge des Dieux (16 ans). J'avoue que cela me conviendrait assez mais ça pendant des éons, on risque de s'en fatiguer...

J'avoue que tout cela me laisse songeur ! Quoiqu'il en soit si on reste dans le domaine des incertitudes, il faut constater que le fait de ne pas partager les goûts communs a au moins l'avantage par les questions que cela incite à se poser de "voyager" et de s'évader de la teneur assez infernale de la société dans laquelle nous vivons.

Encore quelques mots à l'intention de ceusses qui s'imaginent qu'un nouvel âge d'or gay se profilerait à l'horizon

Enlevez-vous vite cela de la tête surtout si vous vivez en France...

Ouvrez-grand les yeux !

Qu'est-ce qui est en train de se passer ?

Ce qui nous guette : une véritable dictature féministe !

Concernant la "ministresse" de l'égalité hommes/femmes voyez ceci ! En réalité il s'agit du "ministère de la castration" ! Il n'est que de voir ce qui s'est passé à propos des aspirations à une garde partagée des enfants en cas de divorce !

Ne voyez-vous pas que ce qui est en train de se profiler c'est un nouveau matriarcat particulierement agressif. Ou plus exactement un "Nana-rchat" ?

Le lesbianisme comme modèle de sexualité idéale : mon cul !

Je suis tombé ce matin sur cet article intitulé  sexualité lesbienne - sexualité modèle !

https://www.lemonde.fr/m-perso/article/2019/11/03/sexuali...

Vous ne comprenez pas ? Il faut vous faire un dessin ?

Lesbianisme sexualité modèle ? Permettez d'être grossier ! Il leur faut aux femmes user de prothèses pour vraiment s'unir tandis que nous sommes configurés pour éventuellement tenir les deux rôles et nous passer d'elle.

Je préfère certes, quand à moi, avoir toujours le dessus parce que si j'en crois le mythe de Tirésias pouvoir jouir comme une femme ça risque d'être extrêmement addictif de sorte que je n'ai jamais eu la moindre envie d'essayer. Mais bon les goûts et les couleurs...

Souvenez-vous des BDs pour ados des années 60...

index.jpg

Je vais demander aux ados qui zonent dans mon quartier s'ils lisent encore les anciens albums des aventures de Spirou et Fantasio. Souvenez-vous d'une emmerdeuse baptisée Seccotine! Rappelez-vous de la recette de Gargamel, le méchant sorcier pour fabriquer la Stroumpfette et foutre la merde chez les Stroumpfs bleus (et non roses), je cite d'après Wikipédé !

stroumfette.jpg

Désirant créer « une statuette en la dotant d'une nature féminine », il a pris la recette dans le grimoire Magicae Formulae (éditions Belzébuth) : « Un brin de coquetterie, une solide couche de parti-pris, trois larmes de crocodile, une cervelle de linotte, de la poudre de langue de vipère, un carat de rouerie, une poignée de colère, un doigt de tissu de mensonges, cousu de fil blanc, bien sûr, un boisseau de gourmandise, un quarteron de mauvaise foi, un dé d'inconscience, un trait d'orgueil, une pointe d'envie, un zeste de sensiblerie, une part de sottise et une part de ruse, beaucoup d'esprit volatil et beaucoup d'obstination, une chandelle brulée par les deux bouts. » Elle est d'abord brune, dotée de traits épais, et les Schtroumpfs la considèrent comme une congénère énervante et peu attirante.

Notez sur l'image le bonnet phygien, donc républicain. C'est Marianne  notre foutue république et pas Jeanne d'Arc, la pucelle d'Oréans.

Souvenez-vous que la seule femme dans Tintin, c'est cette horrible Castafiore ! Et faites travailler vos" méninges étymologiques". Castacastrat (mâle émasculé), de castus en latin, propre, pur, pieux, continent, chaste...

castafiore 1.jpg

castafiore 3.jpg

"L'invention de la culture hétérosexuelle" chez les Marsupilami-s !

Je regrette mais c'est bien le portrait de la "femme sauvage" non rachetée par une conversion réelle aux fondamentaux évangéliques!

Masupupilami +.jpg

masupilami fem.jpg

Le sommet de l'horreur et je m'étonne que ces BDs ne soient pas interdites mais, n'en doutez point, cela va venir plus vite que vous ne pouvez l'imaginer.

On se plaignait d'une certaine "cucuterie" avant mais 68 mais comparé à ce que nous vivons à présent, c'était un peu le paradis car la censure ambiante est devenue intolérable dans tous les domaines. Grâce à des journalistes complètement vendus ou qui ont perdu la mémoire. Des enculés en quelque sorte.

Ce qu'annonce la prochaine "doriphorie" en Sagittaire...

Vous n'êtes pas tenu d'ajouter foi en l'astrologie mais lisez quand même ce papier d'un bon praticien :

https://astrojournalblog.com/2019/08/28/le-nouveau-cycle-...

Si vous êtes pressé ne lisez que la fin de l'article... Faites vite car l'intéressé annonce qu'il va prendre sa retraite...

J'aurais été beaucoup plus dur et je vais vous dire le fond de ma pensée : je n'exclus point que ce "Nana-archat" finira par interdire l'homosexualité masculine comme attentatoire aux droits des femmes. Enfin il est clair que les féministes hard que j'évoque on bel et bien réussi à couper les couilles, au moins psychologiquement, des machos qui ont abusé. Mais quand on est innocent à cet égard il n'est aucunement question de se laisser faire. Enfin quand je vois qu'on a dévolu le patronage de la condition féminine à une spécialiste de la littérature pornographique, style Les filles n'avalent pas...  Vous m'excuserez mais la compassion à son égard ne risque pas de m'étrangler !

Les collègues qui auront le courage de me lire jusqu'au bout risquent de dégringoler de leur chaise mais il serait temps que l'on se réveille ! Les "vieux" qui me liront ont des chances de comprendre ce que j'écris quand aux plus jeunes, ils risquent de me croire fou. Ce n'est même pas la peine d'essayer de leur parler de ça. Certes les femmes avaient le droit de se rebiffer comme les "homos" avaient celui de se faire respecter mais en ce qui concerne les filles d'Eve, il est clair que le retour du balancier va donner lieu à des excès plus ou moins redoutables. C'est bien parti pour puisque personne n'ose relever et stigmatiser certaine accusations des meneuses. Je pense en particulier à cette garce qui prétend que si les femmes n'ont pas pu donner la mesure de leur génie propre c'est qu'elles étaient sous-alimentées.

La libération des femmes ? Vraiment pas édifiante du tout !

Désolé je vois peu de très très bonnes exécutantes mais fort peu de "compositrices" et quand aux "métaphysiciennes" j'en cherche encore ne serait-ce qu'une seule. Certes on ne manque pas de "théologiennes" sauf que d'où qu'elle vienne, la théologie n'a jamais cassé une patte à un canard ! Par contre c'est vraiment le genre de chose qui me casse les burnes tout en me faisant bailler à m'en décrocher la mâchoire !

Enfin je ne vivrai sans doute pas assez longtemps pour voir s'implanter ce nouveau matriarcat et quant à la possibilité d'une destinée post-mortem je ne demande guère qu'une chose, pouvoir assister à la suite et même à la fin de la comédie assez sinistre qui se joue. Et ce dans un endroit psychique potable pas avec juste le minimum de confort qui convient avec de bons compagnons pour discuter le coup sans que pour autant ça ne dégénère en partie de jambes en l'air. C'est tellement répétitif qu'on s'en fatigue... Y a que certains muslims qui ont un bite à la place de la cervelle pour rêver d'orgasmes qui n'en finissent plus...

Est ce qu'un "panislamisme" pourrait nous sauver des Femens et Cie ?

A ce propos, il n'y a pas d'Islam modéré, seulement des musulmans modérés mais ce sont forcément des mauvais musulmans. J'ai toutes les traductions du Coran, il ne s'y trouve nulle part d'interdiction de tuer et c'est vraiment un violon sur lequel jouer tous les airs.

Quant à la question de savoir si l'islam venant à dominer l'Europe future, peut-on s'attendre à ce que la religion d'un certain Mahomet mette un terme à la menace que fait peser un retour des Amazones ?

Suffit de regarder un couple de musulmans surtout jeune, faire ses courses dans un "Super"! Enfin de très nombreuses femmes se sont engagées dans le djihadisme et pas seulement pour servir comme "poupée gonflable" aux guerriers mais bien pour recourir à des armes pour tuer...

En attendant les "cathogays" devraient chanter : je suis pédé, voila ma gloire mon espérance et mon soutien ! Au lieu de je suis chrétien, voilà (..)

Bref, que la menace vienne d'une véritable Inquisition féministe, ou de l'Islam, la seule chose sûre est qu'on va se faire massacrer !

Le sort des organistes n'est pas brillant sauf (...) en Belgique et en Allemagne...

L-homme-qui-jouait-de-l-orgue.jpg

Toutes mes excuses pour l'intro qui risque d'être un peu longue. Vous pouvez la sauter allégrement et y revenir après...

En général, la vie d'organiste c'est pas le Pérou !

La version initiale de ce post avait été motivée par un incident survenu entre votre serviteur et un collègue à cause d'un article datant de mai dernier. Ce dernier m'avait mis en cause sa page de "Face de Bouc".  Il s'agit d'un musicien qui a mis fin à une brillante carrière pour, en quelque sorte, se reconvertir dans l'hôtellerie.

Excédé par la très cléricale homophobie d'un certain Mgr Léonard, un festival qu'il avait créé quelque part dans le "Nouveau monde" ayant été sabordé, il a décidé que l'Eglise catholique lui cassait trop les couilles, il s'est donc fait "débaptiser" et préfère la compagnie des "bikers" à celle des grenouilles de bénitier. Ce que je comprends fort bien...

L'excès de naïveté n'est point un péché

Cela dit, quand on se à une presse généralement anti-clérical (qui n'attendait que ce genre de "scoop"), on doit s'attendre à des commentaires. Ceux que j'ai publié étaient seulement assez moqueurs mais pas du tout hostiles et je réalise qu'il y à l'origine de tout cela une bonne dose de naïveté. Enfin chat échaudé craint l'eau froide... Ce qu'il faut noter c'est que les "homos" nés après Mai 68 ont cru un peu trop vite que c'était arrivé... Un vieux routier peut avoir du mal a réaliser cela...

Quoiqu'il en soit, un organiste qui déciderait de se marier très officiellement avec un copain, doit s'attendre à des réactions forcément plus moins déplaisantes de la part de ses éventuels employeurs.

Proposition bibliographique

J'ai conservé la partie bibliographique du post du 25 mai dernier en en changeant le titre. Les gays sont quasi dominants chez les clavecinistes mais pas très nombreux parmi les organistes. Néanmoins, je propose à toute personne s'intéressant à la question évoquée, un choix de lectures montrant que la hantise de l'homosexualité, en milieu chrétien est assez tardive en dépit du fait que tout a commencé par un "caca nerveux" d'un certain Paul. Personnage dont la déclaration a de quoi surprendre...

Cela dit, si une partie des églises chrétiennes a pratiqué des bénédictions très officielles de couples de même sexe, je ne pense pas qu'il soit forcément souhaitable de restaurer ce genre de pratique. Et je sui enclin a rire quand je vois des prêtres libéraux qui voudraient sanctifier des amitiés viriles se demander comment faire en ne sachant point sur quel pied danser...

Je constate que toute espèce de militantisme, dans ce domaine, est voué plus produire des effets indésirables de sorte que, dans le meilleur des cas on ne fait qu'aggraver la situation fausse dont les "homos", sont victimes de longue date.  A l'époque où ils se contentait de "pratiquer" dans la discrétion, on les traitait de "honteuses". Tandis que la visibilité, et surtout avec les différentes incarnations de "mariage pour tous", n'a fait  que provoquer un sursaut et une recrudescence d'agressions homophobiques...

Force est de constater que les sociétés dites "païennes" d'avant l'apparition du christianisme surtout constantinien, étaient infiniment plus cohérentes à l'égard de ce dont il vient d'être question que ce que le monde moderne a enfanté à cet égard à partir du XIIIème siècle.

Un "homo" ne peut être que comme écartelé en risquant de se plus ou moins fracasser entre Charybde et Scylla... A moins d'être complètement athée ou assez franchement agnostique et d'envisager la vie d'une manière purement consumériste, ce qui évidemment m'est absolument impossible.

Quant aux joyeusetés du métier d'organiste qui sont le sujet de cet article, je ne parlerai pas ici des bisbilles plus ou moins ordinaires du métier mais de la question plus fondamentale des divergences de statuts juridiques et de leurs conséquences notamment socio-pécunaires.

Quelques mots sur mon propre statut et mes motivations comme organiste

Cela me semble utile pour comprendre ma vision des choses.

J'ai commencé le piano à 14 ans, avec une prof particulière élève d'Yves Nat, c'est un peu tard. Ensuite interruption. J'ai repris l'orgue dans la classe de Muzerelle. J'ai été bloqué 1 ans et demi plus tard car on s'est avisé que je n'étais pas inscrit en solfège. Impossible de prendre le train en marche, le niveau étant trop dur même en élémentaire. J'ai du renoncer. Le sachant, on peut comprendre pourquoi je conchie le genre de pédagogie qui sévit dans les Conservatoire français car, pour l'enseignement de l'orgue en particulier, on marche sur la tête et même on fait tout à l'envers !

Je décide alors de gagner le Sud en 1979. Il y eu plusieurs raisons à cette "migration". Il s'agissait d'abord de couper les ponts avec un personnage fort problématique et assez "porte poisse" au bénéfice duquel j'avais organisé un colloque hébergé dans un amphi d'une certain Faculté des Sciences. Et il s'est passé quelque chose à Saint Maximin. J'avais posé comme condition à l'organisateur d'un autre colloque qu'il obtienne le feu vert de Pierre Bardon pour que je puisse donner une audition durant cette rencontre.

Contre toute attente, le titulaire a accepté. Les choses se sont bien passées mais à la fin il m'a dit ceci au bas de la tribune : normalement c'est à moi de présenter mon instrument, je ne sais pas pourquoi j'ai accepté mais bon vous vous en êtes bien tiré. Je m'étais pourtant juré de ne plus céder les claviers depuis qu'un confrère m'a planté lors d'une sortie sous prétexte de la dureté des claviers...

Il ne savait pas mais moi je savais : j'étais conscient d'avoir pratiqué ce que l'on appelait autrefois une ordalie. J'ai toujours été attiré par le Sud : je suis né à proximité d'un pont de chemin de fer posé sur un ligne filant en direction du Midi et je suis né durant une canicule mémorable...

J'abrège : il se trouve que juste après une prédiction m'a été faite m'indiquant que pour pouvoir refaire de la musique, il me fallait trouver le moyen de m'installer dans la grande métropole sudiste. Cette prédiction ainsi qu'une autre touchant à des choses d'un caractère moins profane, ce sont réalisées. En effet, cette métropole a comporté une Société de musique ancienne très active et une classe de clavecin unique en son genre... Celle d'Huguette-Grémy Chaulliac qui a perpétué le retour aux sources d'un certain Geoffroy-Dechaume rénovateur d'une véritable technique ancienne...

Trop marqué par les heures d'attente lors des examens de Conservatoire, avec le "trac" que cela implique, je n'ai jamais eu la moindre envie d'avoir a subir le stress des concerts.

Une simple discipline pour m'inciter continuer la pratique de mon instrument

Je me suis donc rabattu sur le métier d'organiste liturgique bien que l'ambiance du catholicisme ne me convienne guère. Je me suis souvent dit qu'au lieu d'être été fasciné par les instruments à clavier, il aurait mieux valu que je tombe amoureux d'un luth et que j'apprenne à chanter...

Enfin cela se passe à la campagne où je retrouve des choses de mon enfance.

J'ai donc appris à juguler le "trac" et à jouer librement et je garde ce job, d'abord pour m'obliger à continuer de travailler mon instrument. Je n'ai pas demandé à être payé car je veux être libre. J'ai le beau rôle : je n'ai que les 4 pièces traditionnelles à jouer tandis que lors de la première expérience je participais aux répétitions et j'avais parfois à accompagner.

J'ai compensé l'impossibilité de faire une carrière de concertiste dans les meilleurs conditions en produisant un ouvrage de musicologie qui fait référence à n'a strictement aucune chance d'être "détrôné". On ne trouvera guère que des exemples de "tempérament" qui ont pu m'échapper mais qui confirmeront les caractéristiques de différents principes "nationaux" que j'ai mis en évidence... 

Mes autres hobbys

Mis à part la musique, je m'intéresse à quantité de choses. Il n'y a guère que la plomberie et (...) les moteurs à explosion qui me rebutent. Je m'intéresse à l'histoire ancienne, aux causes cachées des événements actuels sans tomber dans les ornières délirantes d'une certaine théorie du complot, surtout avec illuminatis et reptiliens à la clef. Je suis surtout connu pour avoir joué un rôle de "trouble-fête" dans un certain milieu intellectuel qui s'est constitué autour d'un écrivain français converti à l'Islam dans les années 1910, avant qu'il ne soit abandonné en Egypte et décide d'y faire souche. A ce propos j'ai traduit une petite partie de l'oeuvre d'un chercheur canadien spécialiste des Nabatéens qui a tendu à démontrer que la Mecque n'était pas à la Mecque mais très probablement à Pétra.

Dans ce domaine, j'ai créé dans les années 90 du siècle passé une mailing-list réunissant la fine fleur du milieu intellectuel évoqué et nous avons eu parmi les intervenants une "taupe" qui avait ses entrées dans les archives du KGB. Le personnage auquel je pense aurait été un des conseillers occultes d'un certain Président de la Fédération de Russie. Le rapport auquel je fais allusion concerne un personnage qui est à l'origine de la création d'une certaine loge triadique qui fit beaucoup causer à l'époque.

Il se trouve que c'est le fait d'avoir pris des risques considérables dans certains domaines qui fait que j'évite d'étaler mon nom partout sur le Net. J'ai subi assez régulièrement des attaques diffamatoires auprès desquelles une récente "lettre ouverte" m'apparaît comme un aimable enfantillage.

De la dégradation d'Internet

Force est de constater que si j'ai été l'ordonnateur d'échanges documentaires fort intéressants dans certaines domaines, d'années en année j'ai vu tout cela s’essouffler progressivement et être remplacée par l'agitation stérile et assez parfaitement dérisoire des "réseaux sociaux".

A propos de "Face de Bouc" and Co

J'ai plusieurs comptes sur ce réseau. J'utilise ces inscriptions pour, le cas échéant, aller voir ce qui se passe quand on me signale quelque chose. Je ne nourris pas ces comptes et je n'intervient jamais sur une page de "Face de Bouc" car dès qu'on dit une chose désagréable on vous efface et on vous bloque.

La façon dont fonctionne ce genre de machins est franchement débile et les gens qui s'exhibent dans ce genre d'endroit, souvent ne réalisent pas à quel point ils se dévoilent et sont parfois ridicules.

J'éprouve beaucoup de sympathie pour les Gilets Jaunes. J'avais cependant prédit que le mouvement serait un fiasco. Tout ce qui arrive a été programmé de longue date. L'arrivée de migrants a été anticipée au moins depuis le début de ce siècle. Vous pouvez également vous attendre à un durcissement des conditions d'exercice des infirmiers et infirmières à domicile. l'anéantissement de ce type de personnel médical libéral est programmée car la France est le seul pays d'Europe qui rembourse ce genre de prestation.

"Psychotages", frustrations and co

Concernant l'ambiance qui règne sur le Net et dans le monde contemporain, il faut surtout déplorer des "psychotages" engendrée par l'imposture phénoménale que son les théories freudiennes. Si vous critiquez quelqu'un : c'est que vous êtes jaloux, donc frustré et forcément ignoble. Ou que vous avez eu une mère indigne... On ne peut que hausser les épaules...

Voyons à présent le sujet propre à cet article !

Le sort des organistes francophones est-il si lamentable qu'on le dit ?

Je ne parlerai que de ce que je connais et j'invite par la même occasion les confrères éventuellement non francophones, à compléter éventuellement ou à modérer mon propos.

Le statut (excellent) des organistes belges et allemands

Comme en Allemagne, l'Eglise belge est sous statut concordataire. Tous les employés d'église, depuis les femmes de ménage jusqu'aux organistes sont payés par les communes. La fabrique de chaque église déclare le nombre d'heures mensuelles occupant chaque salarié et ceux-ci sont mensualisés avec paiement des congés payés. Il existe un barème officiel.

Télécharger le barème.

Ce barème est très décent puisque pour un chantre organiste, en 2016, le salaire horaire était de presque 100 €uros.

Petite parenthèse : je comprends fort bien que pour un musicien qui disposerait d'une fortune personnelle ou d'un patrimoine susceptible, par son exploitation, de le faire vivre confortablement, que le job d'organiste liturgique puisse être une contrainte excessive... Dans ce cas, l'ambiance générale du catholicisme plutôt homophobe, peut constituer un excellent prétexte pour s'en affranchir. Pour ma part, ce que je lui reproche c'est d'être excessivement infantilisante... Mais bon, si  on prend de la distance, pour un célibataire endurci ça peut être un moyen de garder le contact avec la réalité. J'adore les enfants quand ils sont encore innocents et malicieux car la vérité toute crue sort souvent de leur bouche. Les enfants oui mais chez les autres. Quant aux ados, au moment de la puberté, ils sont souvent insupportables et je les fuis. Les jeunes ne reviennent intéressant qu'après avoir bien dépassé la vingtaine. Ils peuvent être sympas, très marrants sauf que je constate que je ne trouve pas de sujets de conversation vraiment commun.

La différence entre la Belgique et l'Allemagne c'est que de l'autre côté du Rhin, ce ne sont pas les communes mais l'Etat qui paient les organistes. Il existe également un système d'imposition apparenté à l'ancienne dîme qui demande à chaque contribuable d'opter pour telle ou telle religion et à défaut de contribuer à l'écologie et au développement durable !

Le résultat de tout ceci est que les orgues des moindres campagnes belges sont pourvues d'organiste de talent et qu'en Allemagne on trouve souvent de magnifiques orgues a 3 claviers dans des villages assez modestes.

Le statut des organistes italiens

Je n'ai pas d'information à ce sujet, il faut que je me renseigne auprès d'un collègue qui fut élève de Saorgin.

Je suppose que ce sont les paroisses qui paient les organistes et qu'ils sont mieux lotis qu'en France dans la mesure où les communautés catholiques sont sans doute restés plus vivantes.

En France, la permission de Vatican II en faveur des langues vernaculaires pour l'ordinaire de la Messe a été une véritable catastrophe ! L’Église de France s'est montrée particulièrement perméable à ce que, pour résumer, je qualifierai de "gauchisme". 

Le statut des organistes français : franchement calamiteux !

Je suppose que le régime des organistes de Notre-Dame de Paris s'apparentait à celui des organistes belges mais à la charge principalement de ladite paroisse qui était une des plus riches de France.

Je ne connais pas les salaires où les honoraires versés dans les autres cathédrales, il est sans doute assez modeste et les titulaires s'en tirent que parce qu'ils ont généralement un job à côté. Ils sont souvent professeurs dans un Conservatoire et ils bénéficient d'un casuel qui leur permet pour les "extras", des honoraires plus libres. Enfin l'intérêt de l'instrument dont il possèdent l'exclusivité leur permet de s'accommoder de la modicité des honoraires de messe. Ils peuvent du reste se faire suppléer par leurs meilleurs élèves.

En revanche, dans les églises plus modestes et à la campagne, c'est un métier de crève la faim !

La chasse aux articles du "Casuel"

Dans les grands centres citadins, un ou deux organistes font la course au casuel et se disputent mariages et enterrements. Une vraie vie de forçat avec le stress et les "saloperies" entre confrères que cela peut éventuellement occasionner. Voir à ce sujet le témoignage d'un organiste francilien dans le livre représenté ci-dessus.

Ce livre, je le trouve assez frustrant, ce qu'il conviendrait de publier c'est un ensemble de témoignages d'organistes plus ou moins retraités à propos du genre de "saloperies" qu'ils ont du affronter soit de la part de curés tyranniques, soit plus généralement de sacristains et surtout du genre de paroissiennes qui s'agglutinent autour des curés pour, par désœuvrement, faire la pluie et le beau temps dans la paroisse.

Un certain Paul de Métairy et votre serviteur ont des choses à raconter à ce sujet.

En ce qui me concerne cela a été fait. J'ai négligé d'entrer dans certains détails concernant la malfaisance de certaines femmes tout simplement parce qu'avec le temps j'ai appris à déjouer les manœuvres dont elles sont parfois capables et j'ai fini par m'en foutre !

Je précise que la malfaisance que j'évoque n'a strictement rien à voir, en ce qui me concerne, avec des "mauvaises mœurs": je n'ai comme compagnon qu'un petit chat noir qui est une véritable crème. Je me voit mal vivre avec un "bipède" quelconque dans un assez minuscule F2 envahi par les livres et les dossiers et où la cuisine ressemble plus au préparatoire d'un apothicaire, voire au labo d'un alchimiste qu'à une cuisine à l'américaine.    

Tout cela pour dire que je suis ravi de prendre des vacances lorsqu'à l'occasion d'une fête une chorale ou même un confrère voudrait briller à ma place. Comme je l'ai déjà dit, je ne vois dans ce "job" qu'une excellente occasion de continuer à entretenir ma technique voire à l'améliorer. Je dois avouer que je m'ennuie durant les offices, j'ai fréquenté longtemps le catéchisme, je connais les textes presque par coeur et les sermons sont très rarement palpitants, et même ça n'arrive même jamais ! 

Quelques mots sur la fameuse "charte des organistes"

Cette foutaise a été concocté jadis par une vieille fille assez tyrannique, et un syndiqué non représentatif. La vieille fille est héritière d'un célèbre facteur d'orgue alsacien qui aurait voulu la donner en mariage à un repreneur éventuel. L'histoire me rappelle la fuite d'un certain Jean Sébastien quand il a entr'aperçu la fille dudit Buxtehude de sorte que la co-signataire de la "charte" a fini par plus ou moins entrer en religion. Il y a quelques années elle avait la haute main sur une association s'occupant d'enseignement de l'harmonie au clavier. Signe particulier, elle a été accusée de plagiat par l'organiste allemand qui lui a enseigné sa méthode. Un certain Harald Vogel...

L'enseignement de l'harmonie au clavier

La participation sporadique à des stages n'est pas suffisante pour acquérir la maîtrise de cette discipline. Je ne connais qu'un seul conservatoire où ce type d'enseignement a été inscrit au programme. L'enseignant est un homme sympathique, mais ce qu'il m'importe de souligner c'est qu'il ne m'a pas paru suivre la bonne méthode. Comme chez Chauliac, la référence à des règles harmoniques dont l'invention est tardive et postérieure à la pratique très empirique de la basse chiffrée s'est avérée déroutante.

La bonne méthode, dérivée de cette pratique basique dans l'ancienne pédagogie organistique, est donc venue d'Allemagne, sauf qu'en contexte catholique on ne pratique pas l'art consistant à harmoniser un choral sur la base d'un chiffrage sous la basse.

Les cantiques assez souvent purement ineptes que l'on nous presse d'accompagner, non seulement ne sont ni faits ni à faire car ils s'apparentent plus ou moins à de la psalmodie mal mesurée mais en outre on nous colle un chiffrage d'accord de guitare !

J'ai du lors de mon premier ministère, prendre le temps de regraver les chants les plus usités en cherchant les meilleures basses possibles en me fiant à la fameuse "règle de l'octave" d'autrefois. Cela prend un temps fou. Par la suite est paru un assez bon manuel d'accompagnement à 3 voix mais je n'étais plus en service. A présent, je suis déchargé de la tâche ingrate des accompagnements. Si le collègue de choeur est absent et bien les fidèles chantent a capella. Comme entretemps le nombre moyen des pèlerins dominicaux a singulièrement fondu, ils font ce qu'ils peuvent et comme on s'abstient de me solliciter j'en suis fort aise.

Je précise, pour le cas où un des paroissiens que je croise le dimanche tomberait sur cet article que l'on s'en tient à des cantiques populaires que j'ai connu dans mon enfance avec l'increvable Chez nous soyez reine avant la sortie. C'est supportable. Enfin notez que l'on a fait pire que les "gélinoteries"...

La charte des organistes et l’obsession de la rémunération

A mon humble avis, cette obsession est tout-à-fait inadéquate. Il est beaucoup plus important d'être bien reçu que d'être payé. Où l'orgue est intéressant par son esthétique et l'on s'accommode du bénévolat dès lors qu'on nous remet un jeu de clefs personnel et la possibilité d'accéder à l'instrument hors office pour le travail ou simplement le plaisir ou alors mieux vaudrait profiter des dimanches pour faire un peu de sport et, par exemple, partir en randonnée lorsque le pays s'y prête...

Les organistes qui ne peuvent officier que dans une église aux moyens modestes, n'ont pas l'air de comprendre que le fait d'exiger une rémunération et une connerie car en cas d'incompatibilité d'humeur, ceux qui paient peuvent manifester des exigences disproportionnées pour se débarrasser de l'importun.

Un régime salarial insultant

Ce que j'ai trouvé ahurissant, c'est que la "charte" prétend imposer aux paroisses le salariat et interdire les "honoraires", soit un statut libéral qui impose à l'intervenant d'assumer la comptabilité de ses charges. La raison invoquée est que l'organiste n'est pas là pour intervenir selon sa propre fantaisie et qu'il doit s'imposer certaines règles stylistiques en relation avec le temps liturgique et les divers moment de l'office.

C'est d'autant plus méprisant qu'il est évident qu'un organiste qui connait son métier, à plus fortes raisons s'il n'est pas un improvisateur, puise automatiquement dans un répertoire de pièces classiques plus ou moins passe partout !

Dans la paroisse où j'exerce, on me demande de ne pas jouer trop fort durant l'Offertoire et à la communion. Je m'y conforme d'autant plus volontiers que mes ressources instrumentales sont limitées. Il était d'usage de jouer les Offertoires façon fanfare sur les Grands Jeux. J'utilise le plein jeu pour l'entrée et le grand jeu pour la sortie. Pour les pièces intermédiaires la montre ou le bourdon sont si beaux que je m'en contente et me borne à jouer un duo ou un trio comme pièces intermédiaires. Je ne peux même pas utiliser un dessus de cornet dans la musique espagnole, il commence à l'Ut diatonique et Saorgin m'a emmerdé à l'époque où je m'étais accordé avec le facteur pour le neutraliser.

Ainsi, le fait d'avoir voulu imposer par la "charte" comme régime le salariat est stupidissime à plus d'un titre !

D'abord parce que ça témoigne d'un autoritarisme et d'une méfiance mal placée. Les improvisateurs sont assez rares. En France il faut s'être tapé tout le cursus de clavier jusqu'en supérieur, plus l'harmonie, le contrepoint et la fugue, soit des disciplines "stérilisantes", pour, enfin, entrer dans une classe d'impro ! Bien sûr que les choses tendent à changer avec la redécouverte de l'harmonie au clavier. Sauf que je présume que les "sorties de routes" de l'ancien programme pédagogique dépendent encore d'initiatives personnelles plutôt exceptionnelles...

J'ajoute que les paroisses modestes ne peuvent que répugner à tenir certain comptes imposant le paiement de charges sociales. Or il se trouve qu'un statut fiscal relativement pratique existe, celui de la micro entreprise. On devrait donc laisser les organistes se débrouiller avec le Fisc et les services sociaux comme le font ceux qui donnent régulièrement des concerts.

Les joies du "casuel" côté mariages

Pour ma part, ne réclamant rien, je suis bien aise de n'avoir aucun souci de rémunération.

Jusqu'alors le casuel, depuis 2015, s'est limité à un seul enterrement et à un mariage. Les enterrements je pourrais fort bien m'en accommoder, ce sont des choses plus sérieuses que les mariages qui souvent tournent à l'aigre plus ou moins rapidement.

Je suis allergique aux mariages quelqu'en soit la teneur ! Je me soupçonne d'avoir été moine dans une vie antérieure. Peut-être même au Tibet... 

Mariages ? Que des mauvais souvenirs !

Pour en revenir aux mariages religieux, au total j'ai du en faire 3 ou 4 dans toute ma carrière. Je garde un très mauvais souvenir du premier. J'ai du passer du temps pour présenter un programme à l'approbation de la maîtresse de cérémonie. Les mariés sont arrivés dans une voiture de location somptueuse et on m'a gratifié du tarif d'époque : 25 balles. La plupart des confrères sont ravis, en ces occasions de faire monter les prix et de réclamer jusqu'à 300 €. Pour ma part, ce genre de  trop mondanité me gave au plus haut point et je préfère que l'on m'épargne la participation à ce genre de comédie à l'américaine.

Enfin, il faut parfois jouer des marches des fiançailles ou nuptiales prétendument romantiques. Je m'y suis essayé. La dernière fois et ça s'est très bien passé et ça m'a valu un franc succès plus un supplément d'honoraires.

Cela ne m'empêche pas de prier assez régulièrement pour que ce genre de chose se reproduise le moins souvent possible.

Il faut dire qu'alors que je vivais en Champagne-Ardennes j'ai été saturé de mariages en tant que photographe. J'étais spécialisé dans les reportages en campagne avec présentation des clichés quand les mariés et le public est bien éméchés et comme ces mariages attiraient pas mal de famille belge, je revenais avec des commandes juteuses. L'enfer c'est quand il fallait faire retraite au labos et tirer les épreuves et poster tout ce labeur dans 36 directions différentes. J'ai eu un mal de chien a terminer les épreuves du mariage de mon propre frangin.

Fort heureusement, deux occasions en or m'ont permis me spécialiser dans la photo d'architecture pour le Ministère de la rue de Valois au temps d'un certain Maurice Druon puis pour la plaquette d'un architecte prix de Rome à qui l'on doit le nouveau Conservatoire remplaçant une certaine villa Paradisio... Ouf !

Le statut des orgues historiques en France

Je suis juriste de formation. J'ai dans ma bibliothèque le fascicule du J.O. donnant toutes les règles de droit régissant les rapport entre les Eglises et l'Etat français.

ce dont on parle est, d'une certaine manière, une catastrophe à tous égards. En ce sens que l'affectataire étant seul maître après Dieu de l'usage de l'instrument de sorte qu'il peut interdire les concerts sans que l'on puisse protester. En effet, l'orgue est considéré comme mobilier liturgique par destination. Hormis la conservation des binious historiques, les finances publiques ne peuvent pas servir à l'édification d'un orgue moderne, à moins que sa construction ne soit régie par une convention prévoyant que sa fonction principale sera d'ordre pédagogique.

A ma connaissance, il n'existe en France qu'un cas de ce genre et j'ai oublié le nom de la ville où c'est arrivé.

Personnellement, ça ne me dérange que les curés puissent interdire les concerts puisque j'ai décidé de n'en point donner. Le succès des concerts d'orgues comparé au remplissage médiocre des églises le dimanche est sujet à susciter des conflits entre les organistes et les affectataires. Ce qui est étrange c'est que quoique n'ayant point le tempérament d'une "star" au point de mépriser cette catégorie de citoyens, j'ai quand même été assimilé à cette portion de l'humanité assez souvent caractérielle... les gens qui fréquente les églises ou les administrent ne brillent guère par ce charisme qu'on appelle le discernement des esprits.

Marbella_Church_of_the_Incarnation_Organ.jpg

consola.jpg

Des concerts, j'ai du en donner 4 en tout est pour tout. Un en Espagne à Marbella (console ci-dessus photo Michaël Reckling) en remerciement pour avoir pu accéder à l'orgue lors d'un séjour de vacances, un à Saint Max, et deux là où j'exerce, l'un pour des amateurs fortunés de vieilles demeures, l'autre au bénéficie d'une certain Academia. Et à ce propos j'ai découvert récemment le compte-rendu de la visite de ces historiens locaux d'où il ressort que l'instrument aura été joué par un fantôme...

La consécration du "titulariat" dans la "charte"

Le système du titulariat est mal vue à juste titre car cela revient en pratique à une séquestration de l'instrument au profit d'un seul et de ses élèves et qui plus est des seuls "chouchous" qui daignent le flatter avec plus ou moins d'insistance.

Comment sortir de cette impasse ?

La solution est à mon sens assez simple, c'est de mettre les orgues sous le même genre de régime que les cloches pour les sonneries civiles et de nommer, non pas un "titulaire", mais un conservateur local à titre , le cas échant, bénévole. Soit une personne chargée de veiller à la sécurité de l'instrument et de gérer les entrées et les sorties des usagers.

Pour bien faire, il faudrait que les collectivités locales reprennent le contrôle complet des églises construites avant 1905 et réservent des jours interdits d'offices pour l'usage pédagogique. Bref, se démerder pour que le personnel religieux comprenne bien que dans la mesure où on assure la survie des lieux de culte historiques et qu'on ne leur fait même pas payer le moindre loyer et bien ils ne sont pas vraiment chez eux et se doivent de se comporter comme le devraient des bénéficiaires de notre sacro sainte République laïque.

Ce que je viens de dire va faire hurler mais il est clair qu'il faut réclamer le plus pour obtenir le moins. Quoiqu'il en soit la sort des orgues historiques français est archi bancal !

Sur un projet récurrent de réformer la loi de 1905

Mais comme on est gouverné par une belle collection de spécimens où brillent des tarés, on parle de réformer la loi de 1905 pour pouvoir exercer un contrôle sur le fonctionnement des mosquées.

Ce serait évidemment la dernière CONNERIE à ne jamais faire car si on décidait de pouvoir consacrer une part des deniers publics à la construction de mosquées, les officialités catholiques ne manqueraient pas de réclamer la réciprocité alors que si le dernier du culte concourt à la faillite de certaines paroisses, c'est d'abord parce qu'une série de scandales à déniaisé une majorité de catholiques qui ne veulent plus s'en laisser conter au point d'avoir décidé de déserter.

J'ajoute qu'il n'est pas nécessaire de participer à ce financement. Les maires qui courtisent les muslins et aussi les islamistes leur brade des terrains à vil prix... Et le fric arrive en masse de l'étranger...

Sur le concordat des départements recouvrés

La séparation de l'Eglise est de l'Etat n'existe guère que sur le papier. Le système qui prévaut en France, en mettant les monuments religieux historique à la charge de tous les citoyens, y compris les athées et les agnostiques à des effets très inégalitaires. Les communautés orthodoxes, à défaut d'être natives, sur le sol hexagonal sont désavantagées, voire discriminées.

Le seul système valide est finalement celui du concordat. Régime qui perdure dans les départements recouvrés d'Alsace Lorraine.

Soit dit en passant, j'ai eu à prendre conscience de l'existence d'un régime de droit privé à propos d'une facture d'imprimerie pour un travail qui ne m'avait pas donné satisfaction. J'ai été pressé de payer par le biais d'une procédure extrêmement arbitraire dont on s'est inspiré pour créer chez nous un système de recouvrement simplifié. J'ai du faire venir en urgence, par le prêt-inter bibliothèque, un ouvrage non officiel de procédure locale et trouvé une feinte afin de priver le créancier de tout recours ultérieur. Sa facture, il l'a eu dans le troufignon pour parler poliment, et je me suis bien éclaté. Notez que c'était une toute petite facture... Je garde donc une assez mauvais souvenir du particularisme local en question car lorsque cela vous tombe dessus sans crier gare, c'est extrêmement énervant.

Néanmoins, cela m'a donné l'occasion, en tant que juriste, de faire la différence entre les régimes de droit latin, de droitgermanique et finalement anglo-saxon et je suis arrivé à la conclusion qu'en matière procédurale tout est plus ou moins pourri au royaume de France, ce qui m'a donné l'occasion de publier un assez long article différenciantles régimes accusatoire des régimes inquisitoire. Or, chez nous, le régime inquisitoire en matière pénale est une survivance de la sacro-sainte inquisition ecclésiale (dont on connaît les abominations du côté albigeois...). Une immonde saloperie empruntée à la partie du droit romain s'appliquant seulement aux esclaves.

Symboliquement, c'est d'une luminosité aveuglante quand à la façon dont l’Église catholique envisage ses fidèles !

De ce point de vue la connivence en faveur des prêtres abuseurs, comparé à la diabolisation des "homos" est finalement, ce qu'il faut bien appeler un "détail de l'histoire" ! Ce qui me désole c'est que les victimes ne sachent point remonter aux "fondamentaux" lorsqu'il s'agit d'intenter un procès à la secte romaine.

Sur les abus dans certaines églises parisiennes

Dans l'une des paroisses des beaux quartiers de Paris, il est interdit à l'organiste, une ancienne élève de Chapuis, de donner le moindre concert. On a bien sûr cherché à la remplacer par un organiste plus docile et à la solde des curés mais c'est banal.

Elle est privée de casuel car la paroisse est riche, très riche au point de dispatcher les enterrements et les mariages sur diverses paroisses pauvres... Elle ne consent à accepter que des grands mariages et des enterrements de gens huppés. Normal le quartier est un quartier très bling bling qui héberge un café dit "de Flore" qui fut jadis un rendez-vous littéraire où les "pédés culturés" ne dédaignaient pas d'y paraître...

D'une manière générale, on ne favorise pas les concerts d'orgue, en revanche on loue volontiers les églises comme salles de concerts pour des ensembles instrumentaux étrangers souvent composés d'étudiants plus ou moins virtuoses empruntés à des des pays de l'Est que les maquignons qui les exploitaient payaient au lance-pierre en négligeant bien sur de payer les charges sociales dues en France. Les inspecteurs du travail ont fini par mettre le nez dans ce trafic. Néanmoins, ce système de location perdure, toujours au détriment des organistes car il faut bien dire que ça rapporte plus que les concerts d'orgue.

Évidemment, tous ces déséquilibres ne sont pas près de finir...

Peu importe en ce qui me concerne, je m'y suis accoutumé. Je pense avoir proposé là une analyse qui devraient faire tilt dans l'esprit des collègues qui daignent me lire...

17/10/2019

Bientôt les municipales, c'est, pour les organistes, le moment de réclamer des tuyaux en plus...

orgue Moscou.jpg

La facture d'orgue française est en pleine expansion. Mulheisen a été choisi pour construire un orgue à Moscou mais ce n'est point de cela dont je veux vous parler.

Découverte incidente

Organiste quelque part dans le Grand Sud, accusé d'avoir commis pour 5396 € H.T. de dégâts en pénétrant dans un buffet d'orgue classe, j'ai été amené à avoir des contacts avec plusieurs des techniciens conseil en exercice pour leur poser des questions à la fois techniques et administratives. Ils ne sont pas nombreux puisqu'ils ne sont plus que 5. Il n'en est qu'un seul avec qui je n'ai pas eu l'occasion d'entrer en contact et c'est Christian Lutz mais tous me connaissent forcément car ils ont forcément mon livre dans leur bibliothèque.

Ces contacts ont été l'occasion d'une prise de conscience des effets démagogiques positifs que suscite la proximité d'une nouvelle échéance électorale. Le sinistre qui a abîmé Notre-Dame est la cause de l'amplification d'un certain phénomène coutumier.

Les techniciens conseil et les DRAC sont saturés de demandes de restauration

Concernant le litige évoqué, dont je dirai quelques mots plus loin, ayant du relancer le technicien conseil en charge de l'instrument dans l'espoir d'avoir une date au moins approximative, j'ai appris qu'il se trouve être tributaire des disponibilité d'un.e conservateur.trice de la Drac concernée, doit avoir lieu ont ne sait trop quand. Un autre technicien conseil avait émis l'hypothèse que la délivrance de l'ordre de mission pouvait être freiné par un épuisement des crédits d'où possibilité de report sur l'exercice suivant.

Poursuivant plus avant mon enquête, j'ai obtenu une confirmation au moins pour une des régions concernées. L'expert concerné effectue les interventions urgentes en sachant qu'il ne sera défrayé que l'année prochaine.

L'approche des municipales suscite un engouement assez extraordinaire en faveur du patrimoine en général et des orgues en particulier

Toutes les grandes villes se sont mise depuis quelque mois à faire des travaux, et dans toutes les villes importantes, surtout à Paris c'est l'enfer. Quoique je circule en scooter, je ne descends en ville que contraint est forcé. Les chaussées des accès périphériques sont pleines de trous et de saignées mal rebouchées qui sont assez dangereuses en 2 roues  et dans le centre ce sont des détours à n'en plus finir...

Là où je veux en venir c'est que les techniciens conseil n'ont jamais eu autant de boulot. L'Etat a programmé dans ses cathédrales des chantiers des restaurations plus ou moins pharaoniques avec créations de plan sonore entièrement neuf. Tandis qu'en province, on m'a cité le cas d'une demande de restauration qui s'est trouvée bouclée sur le papier en moins d'un an ! A un certain niveau quand c'est au plus haut niveau que cela se décide on traite les dossiers comme s'il s'agirait du marché de la rénovation de 30 km de trottoirs (sic).

Si donc vous voulez des tuyaux en plus c'est le moment de réclamer !

Je plaisante, cela va de soi car les choses ne sont pas aussi simples. Tout dépend sans doute de l'orientation du député, du sénateur ou du Maire faisant ou appuyant la demande. Et j'imagine que l'on doit plus ou moins favoriser, par exemple, certains "convertis" de fraîche date à la manière d'un Raffarin.

Rien donc de très nouveau sauf que... Du point de vue du volume et du coût des opérations projetées ce serait assez faramineux comparé à la mesure du même phénomène lors des précédentes élections.

Le ministère d'organiste liturgique est semé d'embûches...

Dans ce domaine, je suis sans doute l'un des organistes qui aurait le plus d'histoires surréalistes à raconter...

Dès mon arrivée dans le secteur, en 1979, j'ai été affronté à une situation empoisonnée des plus originales et aussi des plus désagréables qui m'a donné l'occasion de faire, à l'adresse d'une femme qui m'avait invité comme gardien d'un vaste et ancienne demeure (un petit château avec sa tout génoise et sa chapelle orné d'un tableau assez hermétique) sous le coup de l'indignation une prédiction qui s'est parfaitement réalisée. J'ai quitté l'endroit et j'ai laissé faire les choses sans rien instrumenter contre elle. Quelques temps après, poursuivie par le Fisc, elle s'est cachée plusieurs années et quand elle est revenue cela a été pour se faire serrer par les "bleus" et finalement mourir d'un méchant cancer...

Le climat, le relief et certains drames historiques déterminent les mentalités et la connaissance d'une science traditionnelle comme par exemple la géomancie chinoise (Feng Shui) aident à comprendre une certain chauvinisme local qui est à l'origine de tous les ennuis que j'ai pu avoir.

Personne n'est censé savoir quel instrument je joue. Internet est une bibliothèque d'une richesse considérable mais c'est un réseau fort dangereux. J'ai consacré environ 25 ans à finaliser une enquête sur un milieu et un phénomène sectaire très particulier et les révélations que j'ai publié à son propos m'ont valu une campagne de diffamation particulièrement gratinée...

J'ajoute que bien que pour cette facture de 5396 € que l'on voudrait me coller sur le dos, je soupçonne le Maire de la commune d'avoir poussé le facteur à me charger, j'entends ne citer ni nom de personne, ni non de lieu pour ne pas être accusé de vouloir nuire à sa campagne. Résidant à distance respectable de son fief, le sachant pratiquement inamovible, et la majorité des particuliers se foutant de ce qui se peut passer à l'intérieur des communautés catholiques (excepté quand il s'agit d'abus sexuels propres à exciter des hypocrite plus ou moins refoulés) il serait tout à fait inapproprié d'en faire une sorte de "vedette"...

Un contexte sociologique vraiment particulier

J'en suis a un second ministère, le premier s'étant terminé en 2002 par un limogeage. Venu des pays froids, le facteur de l'époque m'a demandé de vider le buffet de ce qui n'avait rien à y faire, d'apposer une serrure et de veiller à être le seul à y entrer. On n'aime guère qu'un "estranger" vienne faire la police en territoire mi provençal, mi occitan. En plus un certain René Saorgin m'a fait un coup dans le dos que je n'ai guère apprécié. On s'est trouvé en conflit et le prêtre qui m'a réengagé en 2015 m'a prévenu qu'un avait fait son siège pour le convaincre de refuser mon offre. Je précise que je n'étais pas en concurrence avec qui que ce soit. Aucun organiste de la métropole n'a envie de venir s'emmerder si loin, surtout gratis pro Deo.

Si donc je démissionnais, ce serait la fête pour les souris et un orgue qui ne joue pas d'abîme comme une maison qu'on a cessé d'habiter.

Une histoire assez forte en chocolat

Après des avanies diverses, suscitées par la femme du Maire qui s'occupe d'une chorale, humiliations auxquelles j'ai fini par m'accoutumer, j'ai du attendre 4 ans pour obtenir mon jeu de clef perso de la tribune, par la signature d'une convention avec la collectivité locale, convention dont j'ai du rewriter le texte issu d'un formulaire inadapté. Les curés affectataires ont donc été court-circuités. Tout cela parce que le magistrat concerné bavait d'admiration devant "maître Saorgin" qui lui a monté la tête à mon sujet.

Arrive le mois de mai. Je constate que le prestant est resté enclenché et que le tirant n'agit plus. Donc impossible de jouer sur le bourdon ou la montre et/ou le dessus de flûte seul.

Je demande donc la clef du buffet à la Mairie pensant qu'une clavette avait sauté au RdC. Je constate l'impossibilité de la chose en découvrant une cassure du registre à ras du manchon recevant la verge métallique qui l'actionne. Je ferme le registre et je prends 2 photos avec mon portable, je rends la clef dans le quart d'heure et je fais mon rapport au facteur.

Drôle de fête

Ce dernier propose d'attendre son passage durant la première semaine de juillet et propose un supplément de 300 € H.T. au contrat pour remédier. Il indique comment procéder. Il pense sortir le registre suffisamment pour faire la greffe. L

Le dimanche 7 arrive, je viens d'entrer dans ma 73ème année, les anches sont accordées mais le prestant n'est pas joignable. Je ne m'inquiète pas vraiment, le facteur a du réviser son prix et je m'attends, vu l'ambiance, à quelque chose.

Le 8 août, fête de mon saint patron, je prépare un office de semaine exceptionnel quand j'entends monter à la tribune. La secrétaire de Mairie qui passait sur la place a entendu le "biniou" et s'enquiert de qui le joue et me reproche d'avoir commis pour plus de 6000 € de dégâts. Je demande des explications : je suis censé avoir abîmé un tuyau de cuivre (inexistant), installé ou touché à un néon en fraude, aplati des tubulure en plastique. Du délire !

En fin de messe le Maire arrive, confirme la chose et m'annonce que je vais recevoir une lettre recommandée, il y en aura finalement deux. On me refuse communication du rapport du facteur mais on me réclame la remise des clefs et on m'interdit de toucher l'instrument à titre conservatoire.

Je réponds que puisqu'on est en août je suis heureux de prendre des vacances et qu'on avisera à la rentrée et que le cas échéant le curé sera ravi de se transporter dans la chapelle attenante où on officie l'hiver car il est intimider de devoir parler devant une assemblée très clairsemée.... Cette chapelle je l'ai dotée, à mes frais, d'un instrument "synthétique" que je vais porter à 3 claviers.

Conflits d'intérêts convergents...

On peut reconstituer les choses ainsi. Le facteur lors du relevage, quand je me suis présenté, m'a battu froid. Il se pique d'être compétent en matière de tempérament et a prétendu ne pas connaître l'existence de mon livre...

Or il a séjourné en face de chez moi chez un aubergiste qui a du me noircir à outrance car lui aussi je l'ai remis à sa place. Le service de cet hôtel est impeccable envers les étrangers mais les indigènes sont méprisés et insulté. On fait attendre délibérément certains fumeurs ou acheteurs de journaux.

Le bistrotier découvrant qu'il avait comme client un homme de l'art, il a du lui demander ce qu'on pensait de moi dans la profession. Or comme j'ai fait allusion indirectement à son client à propos d'une histoire assez curieuse, l'un et l'autre ont visiblement sympathisé sur mon dos.

Une entente suspecte

J'ai établi que le facteur était venu 2 fois, une première avant le 7 et une seconde le 18 juillet.

Mettons que ce facteur ait réalisé qu'il avait minoré le coût de l'intervention. Il a entièrement démonté et remonté l'instrument. Il n'avait aucun besoin de revenir pour ajuster le devis initial.

J'imagine le scénario suivant : soit l'intervention a été minorée volontairement pour lors de sa visite annoncer au Maire que la facture allait être plus salée, soit il a mal regardé la photo et s'est réveillé en arrivant sur place sauf que je penche pour la première solution pour une raison que l'on peut deviner.

Le Maire saute alors sur l'occasion : je n'aime pas un tel, j'ai du lui remettre les clefs mais à regret alors si vous pouvez inspecter l'orgue et trouver des arguments à charge, je serai ravi d'avoir là un moyen de lui faire peur et de m'en débarrasser en le contraignant à démissionner. Parce que si je parviens à lui reprendre les clef il risque d'exploser et de tout lâcher...

Seulement voilà, j'ai des années d'heure de vol dans une région remplie de traquenard, et j'ai appris à me faire respecter...

Les faux arguments à charge

Le facteur a essayé de prouver l'existence d'interventions répétées dans l'orgue et a surestimé grandement le coup de la réparation du tirage de 4 pieds.

Je suis censé avoir abîmé des pavillons des jeux d'anches, sans doute pour insinuer que j'aurais entrepris de rectifier l'accord des anches. Mais pour cela il faut être 2 et mon collègue de chœur aurait refusé son concours...

L'accusation est parfaitement stupide et même suicidaire car à mon âge il est fréquent de souffrir parfois de chutes de tension orthostatique quant après s'être baissé on se relève, d'où un risque de chuter dans la tuyauterie et outre un gros dégâts de se faire excessivement mal...

Un tuyau en plastique aurait été posé quelque part, je ne sais où...

Un estimation du coût "surdimentionnée"

La première estimation prouve qu'il est possible de tirer le registre sans déposer une partie de la tuyauterie une  avant de "déchaper" pour ensuite reprendre les postages et s'assurer de l'accord.

Maintenant si c'est l'Etat ou la commune qui paie, il m'est égal qu'elle se fasse éventuellement escroquer mais, j'ai pris un certain nombre de renseignements, tout ce tintouin est superflu.

Quant à prouver que le bris serait survenu de mon fait, il était nécessaire d'inventer des dégâts à distance pour tenter d'accréditer la thèse d'intervention à la fois maladroites, répétées et donc frauduleuses. Et c'est complètement absurde !

Un "complot" qui a toutes les chances de faire "Pschitt" !

Si ce genre de situation est pénible connaissant la capacité de nuisance de certains notables, néanmoins les avis concordent pour dire que c'est un coup dans l'eau.

Sauf que j'ai fini par comprendre pourquoi on tient à envoyer un conservateur sur place.

C'est qu'il y a plusieurs hivers, l'instrument, en une période où je n'y avais pas accès a été victime d'un dégât des eaux. C'est en surprenant une réflexion d'une des sacristines que j'ai découvert le "pot aux roses". C'est un pianiste convié à donner un concert qui en venant répété à découvert des registres coincés qui ont nécessité 3 jours d'intervention à raison de 3 intervenants.

Si je compte 3 x 3 x 8 soit 72 heures à 50 €, cela fait déjà 3600 €. Combien ça a coûté, qui a payé je l'ignore.

Le problème c'est qu'on ne sait pas par où l'eau est passée, mais c'est forcément la même histoire que celle d'un "petit frère". L'eau n'a pu passer que par la verrière comme c'est arrivé quelques vallées plus loin lors d'une mémorable tempête. Là où grâce à mon constat gracieux et illustrée de photographies, le maire a pu actionner l'assureur après devis d'un facteur qui est à présent retraité. De l'argent aurait été versé mais il a du être utilisé ailleurs. Je n'ai même pas la certitude que la Drac a été informée du sinistre. J'aurais du prendre l'initiative de lui envoyer mon rapport mais c'était au Maire à s'en débrouiller

J'espère que l'on ne s'est pas imaginé que j'aurais versé de l'eau dans le biniou pour me venger du pianiste. Je n'étais même pas au courant du projet de concert. Comme je n'ai aucune envie d'en donner, il ne peut pas y avoir eu de concurrence.

Sans doute faudra t-il attendre un moment le transport annoncé pour les raisons évoquées plus haut...

Mais en attendant, je n'ai pas de souci à me faire. Cela va forcément se terminer par un coup d'épée dans l'eau qui, d'une certaine manière, risque de renforcer ma position. Cela fait 4 an que je fais partie des meubles

Quoiqu'il en soit de nouvelles tentatives toujours possible, tant que je resterai valide, je m'accrocherai à ce poste car en m'imposant comme devoir de participer à la liturgie chaque dimanche, c'est le seul moyen que j'ai trouvé pour m'obliger à cultiver la maîtrise de mon instrument, voire à la développer. D'autre part, il convient que l'argent investi serve d'abord à ce pour quoi les instruments ont été construits. Je précise en disant cela que je ne suis pas le genre de citoyen qui aspire à se confire en dévotions plus ou moins exubérantes. Doté d'une culture spirituelle multidirectionnelle, je suis trop critique pour m'enfermer dans un parti quelconque.

Post-scriptum : Le Maire qui m'est hostile est un médecin. J'ai fait une recherche à son sujet sur Internet. Il a du embaucher quelqu'un pour s'y faire mousser. J'ai trouvé 8 pages le concernant. Il existe quelques sites qui donnent les coordonnées des médecin. Il les a fait rechercher tous pour s'y faire inscrire. C'est d'autant plus troublant qu'il ne pratique plus guère. En effet, les remplaçants ne font que défiler dans son cabinet.

Il existe un bulletin municipal qui célèbre ses faits et gestes où au fond il y a surtout des placards de photos pour faire illusion. J'ai découvert en plus une collection de lettre impressionnante. Cette façon de se mettre en avant est rès symptomatique et elle contraste avec ce que j'avais perçu du fond de sa personnalité. Ce Maire a tendance à faire des discours interminables où son caractère émotif le fait s'embrouiller. C'est un grand timide et je l'avais même soupçonné d'être marqué par le signe du Cancer comme votre serviteur.

Bingo, j'ai trouvé ses coordonnées et nous sommes presque jumeau. Toutefois ne disposant pas de son heure de naissance je suis dans l'impossibilité d'orienter son thème. Nos deux thèmes se ressemblent presque comme deux gouttes d'eau pour ce qu'il en est de la position des planètes. Mais s'agit-il d'une naissance diurne comme pour votre serviteur où au contraire d'un naissance nocturne. Un tel déploiement d'énergie pour "émerger" m'incite à opter pour cette possibilité d'où une surcompensation et une tendance à cumuler. Peut-être vis-à-vis pour égaler le père qui fut médecin cantonal.

Reste à obtenir l'heure manquante, j'ai joué un rôle au sein du milieu astrologique à la jointure des années 70/80 en participant à l'organisation de colloques internationaux. La profession s'est beaucoup trop féminisée et les cartomanciennes ont investi un job qui autrefois étaient réservé à des mathématiciens pourvu sachant lire le latin et la plupart des astrologues, sauf un qui publie sur le Net un journal, me gavent. Si on arrive à trouver l'info il va sans doute me dire des choses intéressantes.

J'ai à l'occasion de mes recherches sur le personnage, trouvé un compte-rendu d'une visite de l'église par les gens d'une certaine académie où il est indiqué qu'un 24 septembre, ils ont pu auditionné les divers jeux de l'orgue. Le nom de l'organiste requis gracieusement pour l'occasion faisant défaut on a du installer un robot.

Il faut convenir que la situation est gerbante. A l'avenir je me bornerai aux messes et sécherai les fêtes et rassemblement s'ils impliquaient la présence de certaines "huiles". Je ne demande pas à ce que l'on me tresse des couronnes mais on m'a toujours systématiquement oublié.

Alors basta ! C'est terminé, en plus j'ai horreur des "mondanités", on ne m'y reprendra plus... N'étant pas payé, je ne suis obligé à rien du tout !

22/05/2019

Olivier Latry en lévitation dans "Bach to the future"

61HTUXfWFuL._SL1200_.jpg

Une fois de plus ce post va constituer une bonne occasion de "dérailler" à propos de considérants multiples et divers.

Le plus connu des titulaires de Notre Dame est représenté en lévitation sur la pochette de son disque intitulé Bach The Future enregistré à Notre-Dame de Paris avant l'incendie de sa charpente.

Voir : https://www.francetvinfo.fr/culture/musique/classique/quo...

La bêtise journalistique en matière de musique est sans borne. Latry aurait procédé à une véritable transcription des œuvres de Bach qu'il a enregistrées. En vérité dans ce que j'ai pu ouïr il n'a pas changé une seule note. Il ne faut pas confondre transcription et "orchestration".

115896081.jpg

En fait ce que l'on entend dans la vidéo qui va suivre c'est pour mes oreilles du Michael Schneider amélioré car son orgue de Luneburg étant un instrument de facture baroque entièrement mécanique ne lui permettait pas la degré de souplesse de l'instrument de Notre-Dame de Paris avec ses combinaisons et les diverses possibilités de crescendo, d'abord par la ou les boîtes expressives.

Latry évoque une "machine" nécessitant toute une vie pour être maîtrisée... Faut pas pousser ! Certes étant habitué à de petits instruments et en dépit des facilités offertes par les grandes banques utilisables avec Hauptwerk, il me serait impossible d'en tirer le maximum sans y passer des années d'autant plus que mon répertoire est pratiquement limité à une partie seulement de la seule musique dire "ancienne". Je ne fais que de rares escapades dans la modernité et je saute volontiers toute la période romantique en faveur d'un retour plus tardif de la modalité.

Disons que 5 ans pour apprivoiser l'engin ne serait pas de trop. Quoiqu'il en soit cet enregistrement assez parfaitement superflu de l'incontournable Jean-Sébastien Bach n'a rien de révolutionnaire, Notre-Dame n'étant pas le seul vaisseau pourvu de plus de 7 secondes de réverbération.

A propos de la nouvelle console

A propos de la console on me communique ceci : La console actuelle est neuve (2014 ?), ce n'est plus celle de 1992.

A l'époque de Cochereau (jusqu'en 1984), beaucoup de mélomanes ont regretté qu'il ne reste aucune trace d'improvisations en concerts non enregistrés, et la console de 1992 permettait, grâce à un séquenceur, d'enregistrer non pas les sons mais les signaux MIDI (notes, durée, appels de registres) lors de l'exécution, et de faire à loisir rejouer la pièce par l'orgue, (système Synaptel). Le signaux MIDI étaient stockés dans un PC 486 tournant sous Windaube 3.

Voici la console de 1992 qui a coûté 11 millions de francs de l'époque ! Une paille!

arton207-2238e.jpg

Voici la console de 2014 de Quoirin :

870x489_maxnewsspecial010038.jpg

J'ai fini par trouver des informations sur cette nouvelle console et l'extension de l'instrument :

http://www.concertclassic.com/article/inauguration-de-lor...

Qu'est de qui a changé ? Pas grand chose mais ça a coûté un "pognon de dingue" ?

La console de 1992 comportait un séquenceur. Cochereau disposait d'une traction électrique mais pas de la moindre ressource électronique. Le "replay" de la console actuelle ne constitue pas une nouveauté. On a prétendu que le système Sinaptel était sujet à des bogues. J'ai des raisons d'en douter car Windaube 3 était un système stable moyennant le soutien d'un onduleur.

C'est Etienne Perrot, avec lequel j'ai travaillé sur certaines éditions qui m'a parlé des bogues. Il avait eu l'occasion de voir fonctionner la console de 1992 et je me souviens bien qu'il m'a dit que chaque organiste pouvait, à l'aide d'une carte, enregistrer ses propres combinaisons et ses modalités de toucher. Ce qui suppose déjà et en principe la possibilité d'un toucher varié dans le dynamisme et je suis sûr de n'avoir pas rêvé ! Je me souviens également qu'à cause des bogues, nécessitant le redémarrage du système lors de concerts, on se posait la question de l'éventualité d'un retour à une traction plus conventionnelle.

Je me pose donc la question de savoir ce qui a pu déterminer la commande de la console de 2014 et celle de savoir qui est à l'origine de ce gaspillage

A cause de l'ajout de "floating divisions" et donc de l'ajout de quelque jeux, on a viré l'ancienne console alors qu'il était tout-à-fait possible de l'adapter au nouveau système. Le gaspillage relève d'une forme de démence mégalomaniaque !

Le fric fou consacré à la nouvelle extension de l' instrument de Notre-Dame a manqué pour d'autres instruments et je suis persuadé que l'on aurait pu conserver l'ancienne console tout en changeant le système informatique car le langage n'a pas changé, c'est toujours le Midi.

J'ai fini par trouver des infos sur le système Eltec consistant en une "traction proportionnelle" qui donc est censé reproduire une traction mécanique.

http://www.eltecautomazioni.com/Eltecautomazioni/FR%2007%...

La question que je me pose, indépendamment de la fiabilité reconnue de la nouvelle console c'est celle de savoir, si pour le toucher, le résultat est sensible sur un engin aussi important. J'en doute ! Mis à part l'absence de "latence" comment pourrait-on espérer, sur un montre pareil, obtenir ce qu'on obtient sur un instrument mécanique doté d'une traction suspendue lorsqu'elle est réglée sans la moindre flexion. 

Ainsi, la pression sur les touches s'exerce dans une gradation de 0 à 128. Mais encore une fois, je doute qu'au niveau de la subtilité d'émission de chaque tuyau le résultat soit sensible. Et comment pourrait-il l'être quand on exécute surtout une musique de pure virtuosité, l'instrument n'était pas conçu pour jouer de la musique baroque moyennant le toucher plutôt clavecinistique qu'elle réclame, sans parles des doigtés les mieux adaptés !

J'arrive donc à la conclusion qu'il suffisait de changer les claviers de la console de 1992 et le système informatique. Mais on a agrandi l'orgue de façon assez critiquable d'où la nécessité de commandes supplémentaires sauf que l'on aurait pu percer dans celle de 1992 des trous supplémentaires ou refaire simplement les panneaux en réutilisant les même tirants. Enfin et pour finir la couleur jure avec le buffet.

Moralité : Olivier Latry semble disposer d'un charme assez irrésistible pour avoir bénéficié d'un jouet aussi dispendieux et quand on voit que la victoire de celui qui gouverne l'actuel paquebot France lui vient également de sa bonne mine, je me dit qu'au lieu de contester les statistiques d'un certain Kinsey il faudrait les réviser à la hausse pour au moins l'une de ses rubriques... Et il me faut constater au final qu'en dépit de certaines "prédispositions", je suis absolument réfractaire au charisme manifestement ravageur de ces personnes.

Un "cadeau" qui a du fragiliser les voûtes de Notre-Dame

Cette hommage à la patronne de l'édifice apparu environ un mois avant l'incendie et bien elle ne semble pas l'avoir beaucoup apprécié...

Latry ne manque pas de dire que lorsqu'il arrive à Notre-Dame très fatigué, une nuit de travail le recharge et le remet à neuf. Rien d'étonnant à cela, les constructeurs de temples antiques connaissaient parfaitement les règles d'une science que les chinois appellent Feng Shui. Sauf qu'avec les innovations qui nous guettent quant à la reconstruction et bien les architectes qui convoitent la palme d'un certain concours d'architecture et bien ce Feng Shui, ils encourent le risque de le carrément bousiller. Tant pis pour le tonus des quatre titulaires actuels qui se trouvent privés pour longtemps encore de l'accès à leur cher biniou.

Et en fait de malheurs, les Gilets Jaunes vous diront qu'il y a bien pire que le chômage technique auquel ils sont condamnés.

L'incendie de Notre-Dame un maléfice posthume d'une âme errante ?

Paul de Métairy, un collègue belge devenu réfugié politique en France qui a longtemps tenu, au terme d'un concours, un instrument avignonnais fameux, vous dira que si la cathédrale a été sinistrée c'est que Latry a refusé qu'une certaine Symphonie des de la vie soit jouée à Notre-Dame. Non seulement il a décidé que l'œuvre n'y avait point sa place mais il a du interdire à ses collègues de répondre à toute sollicitation.

Toujours est-il que lorsque ce collègue a constaté que Latry était en train de se pavaner à propos du Nième disque de l'œuvre de Bach, un méchant pressentiment, dont il m'a fait part, l'a convaincu que quelque chose de fâcheux allait arriver à Notre-Dame.

Quid de la symphonie de la vie ?

La composition est l'œuvre d'un certain Lucas, le neveu de Paul qui a été un peu son élève. On peut comparer cette œuvre de musique descriptive aux quatre saison de Vivaldi, sauf que si on creuse un peu, la vie après la vie décrit l'arrivée dans un mode étrange qui pourrait faire penser plus à un "livre des morts" à la façon tibétaine ou égyptienne plus qu'à l'eschatologie chrétienne.  Cette œuvre avait pour principale vocation de permettre de déployer tous les timbres en usage sur un orgue doté de jeux de 32 et même de 64 pieds.

Latry affecte volontiers une attitude assez "cul bénit". J'emploie un terme assez inadéquat, ce n'est pas un dévot à la façon des vieilles bigotes loin s'en faut mais je l'ai vu déclarer qu'il en faut peu pour qu'un organiste fasse dérailler un office. Il aime donc à se poser en modèle de la profession et en gardien des bons usages et son côté prétentieux est assez désagréable.

Je présume qu'il aura un peu enquêté sur les arrière-plans autobiographique de cette symphonie.

J'aurais bien du mal de résumer l'histoire dont un film a été tiré. Et un livre également.

Un arrière-plan biographique assez peu vendable

Disons que ledit Lucas a commis une chanson qui n'a pas plu au FIS algérien, un mouvement islamiste fondamentaliste. Ce dernier lui a envoyé un jeune tueur d'une quinzaine d'année (Saïd) que Lucas est allé chercher à Marignane. Ce jeune avait pour mission de tuer et s'il ne le faisait pas, la famille de Saïd allait faire les frais d'un éventuel refus ou échec. Une amitié est né entre les deux jeunes. Saïd aurait demandé des preuves concrètes. Finalement Lucas avait résolu de se sacrifier et Saïd est décédé d'une crise cardiaque après avoir plongé le couteau dans le cœur de son nouvel ami et victime.

Dans le livre, Paul de Métairy a imaginé une sorte d'apothéose impliquant la reconnaissance de ce double martyre avec une histoire de châsse qui vient à être vénérée à Notre-Dame. Sauf que les petits arabes ne crachant point sur certaines "consolations sensibles", le détail de l'amitié particulière survenue fait un peu tâche dans l'histoire. Et ce en plus qu'une conception le l'existence post-mortem plus en phase avec certaines représentations païennes qu'avec la doctrine catholique.

Le film quant à lui a fait l'objet d'une véritable persécution en France (sous prétexte d'incitation à l'homosexualité voire à la "pédophilie") tout en rencontrant partout ailleurs aux U.S.A., en Angleterre et aux Indes un franc succès.

L'effroi d'Olivier Latry

J'imagine que Olivier Latry  a du fouiller un peu que les arrières plans et juger que sa réputation risquait d'en prendre un coup s'il consentait à jouer cette œuvre. Aussi a t-il décrété qu'elle serait indigne de son grand talent. Un autre collègue, dans une autre cathédrale, n'a pas craché sur l'offre qui a coûté plusieurs milliers d'€uros à l'ami Paul.

Bref, Saïd, l'élément le plus volcanique de ce duo aussi bref qu'improbable aurait jugé que la mise sous le boisseau de leur histoire aurait trop duré de sorte qu'il aurait fait en sorte que l'édifice soit en partie détruit. Les rites funéraires ont toujours eu pour objet principal de faciliter le passage des âmes dans l'autre monde ou dimension en faisant en sorte que celles qui pourraient être tourmentées s'abstiennent de venir tirer le vivants par les pieds. Je ne sais si Saïd a bénéficié des rites funéraires en usage dans l'Islam mais bien évidemment, j'écarte l'hypothèse envisagée.

A propos de certains phénomènes psychiques

Des intuitions, des rêves  et même des voyances ont précédé le sinistre qui ont été diversement interprétées. Cela montre simplement qu'il se tramait quelque chose et que le "milieu psychique" en était affecté et que la traduction passe par divers filtres individuels.

J'ai bénéficié jadis de deux prédictions qui se sont réalisées moyennant une transposition dans le premier cas de figure. Un voyant parisien que j'ai connu alors que je m'occupais d'astrologie, a cru voir que mon existence allait prendre un tour nouveau par le jeu d'une sorte de mentor qu'il s'est représenté comme une sorte de religieux, un prélat. Il me semble qu'il a parlé d'évêque. La chose s'est bien réalisée au moins d'une certaines manière mais il s'est agi d'un simple particulier qui s'était entiché de l'œuvre d'un français mort au Caire avant de prendre fait et cause pour un pseudo disciple de ce personnage. Cette aventure intellectuelle ne m'a pas réconcilié avec le catholicisme puisque j'ai préféré chercher du côté du bouddhisme. Je ne vais à la messe que pour jouer d'un instrument dont j'aime la musique indépendamment de toute espèce de dévotion. Et au final, j'en suis venu à douter de toutes les religions et s'il en est une qui tend à sombrer dans le 36ème dessous c'est bien le catholicisme.

L'autre prédiction est venu du maniement d'un jeu de cartes en langue provençale, par lequel un pont suivi d'une lyre m'annonçait que si je consentais à un quitter ma région d'origine, je trouverais les meilleures conditions pour renouer avec la musique. J'ai pu en effet y trouver la meilleur maîtresse de clavecin en la personne d'une ancienne élève d'un certain Antoine Geoffroy-Dechaume, entr'aperçue, des années auparavant à Paris dans l'église de Saint Séverin.

Epilogue

Enfin ce retour tardif vers la musique, vers 32/33 ans, m'a, tout au plus, permis de parvenir à faire bonne figure parmi les musicologues les plus originaux et ce après une douzaine d'années de recherches sur un sujet ardu. Et ma carrière en tant que "facteur de clavecins" n'aura été qu'une longue suite de désagréments de toutes sortes.

Il faut dire que c'est en quelque sorte ma participation en temps que conseiller technique dans un procès intenté à un monteur de l'Atelier Ducornet, qui m'a lancé.  Le procès a été gagné et j'ai contraint Mercier Ythier a reconnaître que les sautereaux avaient été l'objet d'une publicité mensongère en seconde expertise. Comme pour Martial Morand, c'est le passage au Conservatoire d'un certain Klinkhamer avec un copie d'un clavecin de Zell qui de fil en aiguillé m'a fait embrasser la profession.

Je dois cependant dire que le local qui m'avait été affecté par la ville concerné m'ayant été repris subitement et sans motif, j'ai été très heureux d'être délivré d'un métier passablement ingrat à tous égards.

La musique n'aide guère quand on embrasse des soucis de chef d'entreprise qui m'ont valu une visite des douanes sur dénonciation du facteur de Montreuil. Si cette vengeance n'aura guère consisté qu'à frapper un grand coup dans l'eau, ce genre d'incident reste assez désagréable.

Bref, les milieux artistiques sont remplis de "vedettes" à l'égo plus ou moins démesuré et qui sont assez positivement infréquentables. Sauf que la nature et certaines conditions de mon enfance m'avait préparé à faire face en me démontrant, dès mon plus jeune âge que l'humanité ne vaut pas grand chose et depuis l'année terrible qui m'a vu naître, les choses n'ont fait qu'empirer.

Quoiqu'il en soit, j'estime que de la même manière que Serge Schoonbroodt, j'ai été configuré très providentiellement de manière à limiter les dégâts en considérant que devenir père de famille ne pouvait conduire qu'à un véritable suicide. Surtout que cela implique désormais d'empoisonner ses mômes avec près d'une douzaines de vaccins tous plus pourris les uns que les autres.

Chercher à ce propos les révélations d'un pharmacien nommé Serge Rader.

11/09/2014

Mise en sommeil du blog

Duccio_maesta_detail4.jpgSauf nécessité impérieuse, je ne compte pas publier de nouvelles notes. Comme j'ai du l'expliquer à propos du pillage des instruments français personne n'a daigné se gendarmer. Personne ne m'a aidé, j'ai du dire qu'une personnalité locale apparentée à la DRAC a négligé de répondre à un mail. Personne ne veut se mouiller et les gens qui pourraient faire quelque chose se déclarent incompétents. Les techniciens conseils ont été avertis, Thierry Semenoux a prévenu ses confrères mais on les contourne. Il est vrai qu'ils ne sont pas les propriétaires et que la plupart s'en foutent en voyant pas plus loin que le bout de leurs nez..

Donc puisqu'il en est ainsi je souhaite à Zureck en particulier un gros accident s'il vient à continuer le pillage. Pas un accident mortel, un gros accident matériel juste ce qu'il faut pour lui donner une leçon et avoir à l'esprit que la justice immanente existe !

Et pour le reste je fais comme Ponce Pilate, je me lave les mains de tout cela !

J'ai laissé l'exemple du dénommé Nay pour montrer que les curés ne sont pas toujours les fautifs dans l'histoire et que certains collègues s'ingénient a rendre la profession impopulaire, ce qui m'a permis au passage d'exprimer mon opinion sur des "problèmes de société" que l'on adore compliquer et j'ose espérer que l'on conviendra que mes positions à ce sujet sont loin d'être subversives.

Je dois dire que les derniers événement politiques font partie des événements qui m'ont profondément déprimé. Je ne m'occupe pas des problèmes des femmes car je constate qu'elles savent parfaitement se débrouiller seulse et tendent à prendre des positions excessivement dominantes. J'en ai eu encore un petit exemple ce matin qui m'aurait fait sursauter si je n'étais pas habitué de longue date à certaines immixtions.

Enfin si nous sommes gouvernés par une bande d'escrocs et de crétins, je vais tenter de me refaire une pinte de bon sang en lisant le livre d'une "semi première dame" nommé Valérie au sujet de l'espèce d'ectoplasme qui risque de survivre jusqu'en 2017. Mais il parait que la presse a publié le meilleur et que le pavé est truffé de fautes grossières parce qu'il aurait été imprimé en Allemagne mais le manuscrit devait être loin d'être nickel...

J'essaie de compenser la médiocrité des temps par un mélange d'humour anglais et d'ironie à la française mais c'est dur car l'ambiance est excessivement pesante ! Et on ne voit aps la fin de la crise, il est probable que cela ne fait que commencer...

26/08/2014

A propos du nouvel orgue de la cathédrale de Monaco

Orgue_de_Monaco_21.jpgIl y a déjà plus d'un an que le Boisseau de la cathédrale de Monaco a été viré et je ne sais ce qu'il est devenu...

Un ami m'avait prévenu que je serais estomaqué en voyant et en entendant le nouvel instrument.

Sur l'esthétique de ce monstre un ami m'écrit ceci : on se croirait dans une boîte de nuit ou sous un rideau douche..... c'est moche ! Nous sommes tous deux des mauvaises langues certes mais je dois saluer la pertinence de ces deux comparaisons au demeurant très et même excessivement perfides pour bien des raisons que des lecteurs doués de l'esprit de finesse découvriront sans trop de peine. Il n'est rien qui puisse arriver par hasard...

Je n'ai pas trouvé de photo qui rende vraiment palpable le phénomène mais je n'invente rien.

Enfin je note quand même que depuis l'année dernière on a déprogrammé les changements de couleur pour une nuance céleste quasi exclusive mais il n'empêche que cela reste d'assez mauvais goût.

Pour ce qui concerne l'harmonisation d'une puissance outrancière, cela reste froid. On a l'impression que les jeux de détail en particulier (cromorne, voix humaine etc...) on été amplifiés par une sonorisation, c'est vraiment très très surprenant et finalement complètement dépourvu de finesse. Je ne trouve cet instrument sympathique que lorsque la boîte du récit est entièrement fermée sur les fonds. Quant aux tutti il sont assourdissants. Notez que c'est bien ainsi la musique que l'on joue sur ce biniou ayant tendance à m'ensuquer, cela a au moins le mérite de vous réveiller en sursaut quand on vient à piquer du nez. Il est possible que la plupart des organistes aggravent la situation en recourant à des registrations trop chargées mais quand même !

Je serais curieux de l'effet que cela fait quand on est à la console mais tout bien réfléchi je crois que je n'aurais aucun plaisir à jouer cet instrument que je trouve excessivement "froid". Aller à Monaco sans voiture est une expédition compliquée. Il me faut monter à l'Observatoire par un vallon dit de l'Oli en cheval à deux roues par une piste assez dangereuses et avec un ami descendre jusqu'à la basse corniche à pinces, attendre un bus bondé en plein cagniard.

Et Monaco c'est une autre planète, ça change les idées, cela un côté très provincial et en même temps excessivement "bling bling". A présent que je ne suis plus fournisseur de clavecins de louage pour la Salle Garnier, je peux me permettre quelques impertinences et dire que c'est à mes yeux une principauté d'opérette. Elle regorge de policiers fort bien payés. Au moins ce n'est pas le coupe gorge dans lequel j'ai vécu, savoir le vieux Nice dont la saleté, le bruit et la violence nocturne n'ont fait qu'empirer. IL y a belle lurette que les rues ne sont plus lavées deux fois par jour (pour la climatisation en été grâce à un dispositif ingénieux, une verrière avec ouvertures latérales, au sommet des cages d'escalier) et la nuit de gros rats déambulent dans les ruelles.

Le rocher à quand même son charme mais je ne vois guère aux concerts de la cathédrale de personnes de connaissance avec qui l'on puisse s'enquérir des dernière nouvelles de la "planète orgue". Beaucoup d'étrangers et des russes en particulier et si on a soif le moindre rafraîchissement coûte une fortune.

Enfin que le titulaire me pardonne, il a pour lui la courtoisie et le savoir vivre qui fait tant défaut au malotru que j'ai épinglé dans un autre post mais j'ai tout de même eu la surprise d'apprendre qu'au court de l'enregistrement du BWV 532, il se serait fâché avec les montées de la tonalité de ré majeur. Enfin personne n'est parfait et si j'ai quelques fois des problèmes avec les "fusées" mais c'est parce que je ne sais pas toujours sur quel pied danser entre doigtés modernes et doigtés anciens tandis que Vernet ne semble pratiquer que des doigtés classiques et très sécurisés.

Les grands virtuoses sont courageux mais pas téméraires : Huguette Grémy-Chaulliac qui fut ma très vénérée "maîtresse de clavecin" nous éblouissait en classe avec les doigtés des virginalistes mais je ne l'ai jamais vu pratiquer ce genre d'exercice en public. Il faut convenir que tirer les doigts avec des 2-3, 2-3 c'est non seulement très casse gueule mais ça peut être générateur de tendinites. En revanche j'ai vu une Diana Petech pratiquer les très curieux doigtés ascendants de l'école italienne (des 3 qui passe par dessus le 4) du moins avant qu'une très méchante affection imunologique ne l'ait complètement immobilisée.

petechMais il semble qu'elle ait surmonté cette épreuve car je viens de découvrir qu'elle est devenue enseignante de Zen et parait être en pleine forme, ce qui est une bonne nouvelle à laquelle je ne m'attendais pas.

http://www.editfiume.com/lavoce/cultura/2153-si-riscopre-...

http://www.diberardinocarlo.it/welcome/index.php/meditazi...

Le point sur Hauptwerk IV, la simulation d'orgue et les banques cryptées

H4.jpgUne erreur de manip m'a fait perdre certaines notes sur le sujet dont un bon nombre étaient répétitives.

De la justification du "piratage"

Je signale à toutes fins utiles qu'une nouvelle version IV de Hauptwerk a été postée par Milan Audio en date du 15 août qui fait que le crack qui circule, ayant pour effet de supprimer la clochette, invitant à alimenter le tiroir caisse de l'éditeur américain n'est plus opérationnel. Il suffit pour contourner le problème de recourir à l'ancienne version IV. Les éléments nécessaires traînent sur Internet et les gens futés savent comment les trouver.

Concernant le logiciel américain il est parfaitement justifié d'en contourner l'achat autant que possible dans la mesure où l'impérialisme américain qui a présidé à cette entreprise commerciale avait pour dessin de priver MyOrgan/GrandOrgue de banques par le biais d'une incitation au cryptage.

Sonus Paradisi a cédé devant Milan Audio

Je rappelle que Milan Audio a contraint Zureck (Sonus Paradisi) à adopter le cryptage et ce dernier l'a justifié par une sorte de "référendum" bidon et il fallait s'attendre à ce que les blaireaux friqués, qui sont désireux de frimer en faisant étalage d'un luxe stérile, s'expriment en majorité pour le cryptage. Tant que Sonus s'est abstenu de crypter, on pouvait fermer les yeux sur le pillage des orgues français, à présent cela n'est plus possible !

Si je ne craignais pas de passer mon temps à faire des copies, je distribuerais les banques que j'ai acquises, et cela tout à fait gracieusement mais j'ai autre chose à faire. Et puis pendant les copies l'ordinateur rame et je supporte pas ! A présent que chacun se débrouille !

Mégalomanie organistique

En ce qui concerne les banques "nouvelles manière" avec quantité de relâchements et tutti quanti, je condamne cette évolution démente qui réclame des ordinateurs de compétition et je doute que l'investissement nécessaire soit à proportion du gain obtenu...

Je rappelle également que le fait de dépenser des dizaines de milliers d'Euros pour l'acquisition d'une console hollywoodienne est une aberration ! Le système Windows quelque soit son grade (XP 64 ou version ultérieure) n'est pas conçu pour faire de la musique, c'est un système qui restera instable ad vitam eternam.

Faire sa console soi-même

En d'autres termes la simulation d'orgue n'a d'intérêt que si l'on est capable de faire sa console soi-même et si l'on est en mesure de dépanner le système en cas d'avaries. J'ajoute qu'il n'est pas à la portée de tout le monde de purger les différentes version de "Défenestron" de toutes les saloperies qui l'encombrent et le fond ramer à plus ou moins brève échéance parce que ce saloperie s'auto-pollue en permanence.

Si les professionnels de l'hébergement internautique refusent de fournir des prestations basées sur le système de Micromerde c'est qu'il est tellement merdique qu'il faut le relancer au moins une fois par 24 heures. On ne peut faire de la bonne micro-informatique que sur une base Linux. Les macs sont des ordinateurs pour les "bobos". Mais des tas de crétins, jeunes ou vieux, complètement ignares en informatique sont prêts à nier ce qui est évidence pour un professionnel. Et j'en suis un, je me suis occupé d'un service universitaire pendant 7 ans et j'avais une bonne trentaine de machines à maintenir.

Un climat de corruption généralisée

Je ne vais pas me gendarmer éternellement pour lutter contre le pillage des orgues de notre patrimoine. Je constate que personne ne veut se mobiliser pour mettre de l'ordre et qu'un collègue qui devait me tuyauter sur les méandres de l'administration française afin de mettre au point la stratégie à mettre en oeuvre alors je renonce. J'ai contacté en vain une organiste dont le mari est acteur d'une Drac. Pas la moindre réponse.

Nous avons été gouvernés par des escrocs (affaire Bygmalion) et à présent nous le sommes par des crétins finis dont j'avais mésestimé le génie destructeur. La fausse droite et la fausse gauche ont collaboré à rendre les riches encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres. Deux ministres qui avaient rués dans les brancards viennent d'être démissionné par un "matador" connu pour son rictus méchant. Que ce dernier saute et le présent locataire de l'Elysée, ne pourra guère trouver le salut que dans la fuite. Et là on peut être à peu près sûr que la Marine emportera le morceau. Cela risque encore de n'être que de la "marine marchande" mais que faire ? Si ça se fait, je peux vous prédire sans risque d'erreur ce qui va se passer : les américains qui travaillent à l'agitation des banlieues hexagonale susciteront une "révolution arabe" sur notre sol  mais peut-être faudra t-il en arriver là pour que les français qui sont des "veaux" se réveille quoique je doute que ce puisse être le cas.

A propos de la rafle américaine d'un "Pisaurensis"

Je ne manque pas de vomir que l'impérialisme américain mais je n'oublie pas une chose, à savoir qu'il existe quand même des américains qui sont de grands admirateurs de la culture française et une américaine qui a encore assez d'argent pour rafler les clavecin paraissant en salle des vente. Je pense à un Pisaurensis que j'ai pu toucher jadis...

Considérations de politique générale

Dans le domaine de l'entreprise, les patrons français ont recours aux méthodes de pression américaines pour booster la productivité mais la différence réside dans le fait que si on presse partout à outrance le citron, en France on n'obtient jamais les promotions que l'on peut obtenir aux USA. Maintenant, ça ne coûte pas grand chose outre Atlantique car la richesse de cette partie du nouveau monde est constituée de monnaie de singe et la course en avant que cela implique exige d'étendre le marché à l'Europe (qui est une création américaine) afin d'échapper à la banqueroute qui guette la réserve fédérale.

Si nos gouvernants étaient intelligents ils s'allieraient à la Russie, avec la Chine, l'Inde et bientôt la Turquie ainsi que des voisins de l'oncle Sam comme le Brésil et j'en passe. Soit dit en passant je vous suggère pour vous distraire des mesquineries "baroques" en étudiant la doctrine d'un certain Chauprade et je remercie Poutine de nous avoir évité un engagement en Syrie qui eut été synonyme de troisième guerre mondiale. Enfin si les services secrets faisaient correctement leur boulot ils iraient flinguer sur place les djihadistes d'origine française avant qu'il n'aient l'occasion de revenir foutre le bordel chez nous ! 

Nécessité de revenir au sens des proportions

En conclusion, et pour en revenir à notre propos initial, la solution de la simulation n'est viable et cohérente que moyennant le recours à un sens correct des propositions sinon il vaut mieux investir dans un orgue à tuyau fut-il modeste ! Pensez aussi au budget sonorisation dans une grande église : la simulation n'est concevable que dans un édifice relativement modeste. A Cassis c'est une monstruosité et ça a coûté un pognon fou pour pas grand chose !

Vous allez me trouver bien amer, ce n'est pas le cas, je suis simplement lassé par le niveau exponentiel de la connerie ambiante et le manque de discernement généralisé mais je suis sûr d'une chose, ce que j'énonce fera son chemin et en discutant avec des gens encore assez "normaux", je vois de plus en plus d'interlocuteurs se rallier à mes vues. Malheureusement, une fausse conception de l'amour chez les chrétiens nous a outrageusement fragilisés devant toutes sortes d'agressions et il existe bien une menace islamique. A ce propos j'ai du mal de croire qu'il puisse exister un "islam modéré" : la guerre est inscrite dans les gênes de cette religion qui progresse. J'ai vu un ami, prête de la lignée Ngo Din Thuc (ancien archevêque catholique de Hué) passer par divers patriarcats orthodoxes finir par se rallier à une branche du soufisme turc. Et cela après m'avoir fourni toutes sortes d'informations tendant à prouver que l'Islam serait une "diablerie". J'ai un neveu qui s'est fait raccourcir la peau du bicou pour l'amour d'une marocaine. Mais voilà, on oppose un islam "ésotérique" à un islam "exotérique", seulement voilà il y un hic : les hypothèses de "redressement" de l'Occident élaborées par un célèbre français mort au Caire après s'y être remarié avec une descendante du "prophète" on toutes foiré. Le monde occidental s'enfonce dans un mondialisme anarchique. La seule chose prévisible c'est une banqueroute plus ou moins généralisée.

Pour clore cette digression, il faut souligner qu'un certain Louis Massignon est à l'origine du renversement "islamophile" observé depuis quelques décennies. Si vous creusez vous découvrir que ce n'est pas tant un mystique chiite qui l'a fasciné mais le fait que les arabes sont généralement assez bien montés... Cela a commencé par un idylle avec un espagnol et ça s'est terminé avec un délire autour de l'histoire de Sodome avec messe de réparation cautionnée par le cardinal Daniélou qui pensait sauver son frère. Une histoire complètement dingue de masochisme chrétien. Bref, les "pédés honteux" dans le style de ce personnage font un mal considérable à la religion et à la société. Ce qui est extraordinaire c'est que les gens ne veulent pas voir que Massignon relevait avant tout non pas de la mystique mais de la psychiatrie.   

Le Saint Esprit souffle où il veut ou plutôt où il le peut et on ne semble pas très réceptif du côté de l'hiérarchie. Enfin si les curés prenaient conscience du potentiel sensible que représente la musique d'orgue au lieu de voir dans les organistes des intrus, peut-être qu'il y aurait un peu plus de monde dans les églises. Mais il faudrait sans doute aussi renouveler les discours. Un jeune abbé à qui j'ai dit ceci : vous avez un pelé et deux tondus à chacun de vous office, peut être que s'il y avait un organiste et des cantiques potables, ça changerait un peu ! Que croyez vous qu'il me répondit ? La musique c'est pour la gloire de Dieu. Donc les fidèles on s'en tape ! Ce à quoi je répondis : la gloire de Dieu a bon dos mais n'oubliez jamais qu'on n'attrape pas des mouches avec du vinaigre. Le même abbé s'est fait unanimement détester. Il existe dans certains paroisses une tradition consistant en une procession avec bénédiction pour la fête patronale. Et bien d'après cet individu : c'est nul ! Il est vrai que c'est assez superficiel car l'église ne joue plus le moindre rôle social. Dans les villages dortoirs ne vont à l'office que des vieilles chèvres qui ont déjà un pied dans la tombe et fort peu de jeunes, mais à qui la faute ? 

A propos d'interdits portant sur les concerts, un curé polonais en charge d'une paroisse insulaire vient de se mettre à dos tous les corses qui sont outrés d'avoir vu "blackboulé" une demande en faveur de chants polyphoniques traditionnels dont la plupart appartiennent au patrimoine religieux. J'ai bien des raisons de penser que ce mauvais coucheur a du souci à se faire... Enfin il faut se poser la question de savoir pourquoi il faut recourir à l'importation de curés africains et polonais pour maintenir en bien des endroits un semblant de vie paroissiale. Je ne suis pas raciste mais il importerait de se poser la question du pourquoi du tarissement des vocations occidentales. Certains clercs rêvent en pensant que c'est le célibat qui constitue un obstacle et qu'il faudrait permettre le mariage avant l'ordination. Ils rêvent pour des tas de raisons et il suffira de rappeler que le retour à cette tradition ne verra jamais le jour pour deux raisons : l'une est économique, l'autre est disciplinaire. A savoir que s'il faut compter avec les femmes des curés, les évêques ont bien du souci à se faire et je donnerai comme point de comparaison la montée aux créneau de femmes de gendarme mécontentes du logement dans certaines casernes, l'histoire se passant à Menton...

Pour ce qui concerne les relations des organistes avec les curés, il me faut espérer que celui avec lequel je suis en relation sera assez intelligent pour accepter l'offre qui lui a été faite.

 

L'organiste de Nay, un triste sire...

Nay.jpg

MAJ du 31/10/19 Voir :

Le héros de ce post à obtenu gain de cause contre l'association diocésaine concerne en appel (chambre sociale de la Cour d'Appel de Pau) qui a condamné ladite association à de dommages et intérêts dont le montant n'est pas précisé par la presse locale.

Il ressort des infos que l'on peut glaner ici et là que le curé, en tant qu'employeur n'a pas respecté les formes prescrites pour un licenciement. Formes qui supposent une gradation : avertissements, entretien préalable et enfin licenciement dument motivé, ce qui n'a pas été le cas.

Je demeure sur ma mauvaise impression, à savoir que sur le plan strictement relationnel, le personnage n'avait manifestement pas le profit psychologique requis pour le job. Il a du reste avoué s'être livré à des insultes à consonances homophobes et il suffisait de regarder les vidéos qui existent pour constater qu'il ne doutait de rien.

On a le droit d'être organiste et d'avoir une vision très critique de l'Eglise romaine mais là où l'on exerce on se doit de pratiquer l'obligation de réserve et de ne pas semer la merde. On ne saurait troubler, par un comportement agressif, la foi des fidèles. Si on a des observations à faire sur certains points de doctrine ou de pédagogie ecclésiastique, on doit le faire en des lieux appropriés et si possible en s'adressant à un public cultivé tout en évitant de viser tel ou tel clerc en particulier.

J'ajoute qu'un collègue de ma connaissance a eu à se plaindre de ce triste sire à sa propre tribune... J'ai du y faire allusion dans une version précédant, ce qui a déclenché à son égard de nouvelles agressions.

Tout cela est bien dommage car si ce genre de "personnalité" n'était pas si ingérable, ce M. m'a paru jouer de son instrument de façon assez potable. Tant pis pour lui !

MAJ du 26/08/2014 - Note revue le 27 mars 2017

Je vous convie à visiter cette page avant de lire la suite qui n'est pas piquée des hannetons :

http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2013/10/21/l-organi...

Titulaire de l'orgue depuis plus de deux ans, Antoine Giovanini (35 ans) a vu son contrat de bénévolat rompu par l'abbé Pierre Haramburu dans une lettre du 19 août dernier. Le curé de la paroisse reproche à l'organiste "des dérives inacceptables de (sa) conduite" sans préciser les "motifs graves et répétés" qui justifient cette résiliation.

On sait seulement que le curé a traité son organiste de "drogué" et lui a envoyé les gendarmes pour une perquisition. C'est grave ! Ont-ils seulement agi avec en main une commission rogatoire? J'en doute ! Un juge n'aurait pas été assez bête pour délivrer pareil mandat sans s'être rencardé avant d'agir. Alors si les gendarmes sont aux ordres des curés, où va t-on?

Reste à déterminer en quoi consistaient les mystérieuses "dérives inacceptables" et "non motivées".

Le jeune homme reconnaît bien un langage parfois fleuri et s'être laissé aller à quelque insulte à consonance homophobe à l'encontre d'un apprenti diacre lors d'une empoignade à propos de matériels de l'église. Pas de quoi fouetter un chanoine, selon ses amis.