06.07.2008
Une pétasse qui ne manque pas d'air...
Le milieu de la musique ancienne ne manque pas de "phénomènes" plus ou moins hauts en couleur mais il est rare qu'ils parviennent à une situation de premier plan comme celle qui consiste à se faire nommer "artiste en résidence" à force de grenouillages politiques. En effet, s'il est rare que tel ou tel représentant d'un parti quelconque en arrive à briller autrement qu'à l'aide d'un simple vernis de culture, il fallait s'attendre à ce que les choses s'aggravent à la faveur du dernier changement de régime.
Pour conserver mon franc parler, je ne peux pas donner de nom, mais je vous garanti que si par aventure il devait vous arriver de croiser la clveciniste à laquelle je pense vous ne manquerez pas de vous rappeller ces lignes.
Cette Bécassine qui ferait penser à un travelo burlesque si l'on n'était point certain de son sexe est un sacré numéro. Titulaire d'une simple médaille de conservatoire, ladite claveciniste se la joue et pose en grande artiste. Elle ne fait certes pas de fausses notes mais sa diction est d'une insipidité totale. Elle s'est auto-proclamée grande spécialiste de tout, du clavecin, de la musicologie, de la renaissance. Elle n'est pas seulement claveciniste , grande ordonnatrice de fêtes et de mariages médiévaux, tout lui est bon mais son blog va jusqu'à proposer des ... recettes de cuisine. Appellée, devant l'élite du conservatoire de la ville sur laquelle elle a jeté son dévolu, à la question de savoir si elle avait l'intention d'enseigneur, les questionneurs ont entendu l'impudente lui rétorquer qu'elle a bien quelques disciples mais qu'elle ne compte point perdre son précieux temps à une besogne aussi servile fort peu digne de sa grandeur. Autant dire que ca n'a pas plu et qu'elle est grillée de chez grillé.
Ca ne se fait plus que chez les amateurs mais notre pétasse adore poser en marquise et quand elle n'est pas déguisée en Pompadour, elle pose attiffée de bas bleu et coiffée d'un chapeau qu'elle fait virevolter du bout des doigts. Mais si cet accessoire lui obéit au doigts et à l'oeil, ça marche beaucoup moins bien lorsqu'il s'agit de subjuguer les peuvres créatures à deux pattes que nous sommes. Oh certes elle parvient, sans doute en poussant à la lassitude les décideurs, à décrocher des tas d'occasions de concert en devenant à l'occasion organiste. Pour finir tout lui est bon. J'ai vu au détour d'une page que parlant de mariage elle a trouvé le moyen d'évoquer la griboiserie de la société médiévale et je présume qu'elle doit se faire des tas d'amis parmi les curés qui attachés à suivre les préceptes de notre Saint Paternel Benoïd seizième du nom, ce qui eu égard aux grands enseignement de la Science des Nombres, tend à le prédisposer au martyre et à tout le moins à une chute dont l'institution aura sans doute grand mal à se relever. Si tant est qu'elle puisse y parvenir.
Quoiqu'il en soit sachez que cette gente dame, afin mieux conquérir sa province s'est mise au patois local et il parait quelle le parle ni mieux ni moins bien qu'elle joue de je ne sais quel hautbois folklorique dont elle tâte à l'occasion...
Cette dame est se dit grande découvreuse d'un volume publié en fac simile voici une trentaine d'années et donc grande spécialiste d'un antique claveciniste de province que personne ne joue sauf elle. Il s'agit du rejeton d'une famille de martiens qu'un accident de "soucoupe" a contraint à la dispersion. Elle a confondu deux frères dont l'un a fini par être naturalisé parisien. Tout le monde, sauf elle, sait que le livre de clavecin qu'elle est censé jouer est perdu. Et la musique de famille qui a survecu est ce qu'on a fait de plus convenu à l'époque. Elle est pleine de clichés et de marches harmoniques qu'un jeu des plus banal tend à aggraver. C'est dans tout le tableau sa seule note d'authenticité en ce qu'elle a au moins choisi une musique qui lui va comme un gant, c'est à dire une musique tout aussi plate que son jeu est inexpressif.
Tout le monde connait un organiste quasi centenaire qui est ce que l'on appelle un agité de la queue. Mais à tout prendre si ça l'incite à imposer ses maîtresses, ceci compense cela. On est prêt à tout pardonner à quelqu'un qui est encore capable d'improviser à neuf voix en se contorsionnant les pieds sur un pédalier à la française. Présentement nous avons à faire avec une agitée de l'égo qui n' a abolument peur de rien. Mais si les choses n'ont pas changé, elle n'a que fort peu de chance de captiver les décideurs de France Musique. Mais si le cas contraire venait à se produire c'est alors qu'il faudrait se faire beaucoup de souci...
Notons pour finir que si, découvrant cette note, elle venait à s'y reconnaître et à se plaindre de ma peinture, je me trouverai dans l'obligation de lui faire remarquer qu'elle ne saurait exiger l'effacement du portrait après avoir témoigné de sa ressemblance. Qu'elle songe qu'il n'y a ici aucun nom de lieu ni quoique ce soit qui puisse orienter la moindre recherche.
17:35 Publié dans Milieu du clavecin | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note