30.11.2007

Epilogue de l'affaire Imbert

Voici les pièces qui m'ont été communiquées concernant cette affaire Imbert. Elle est malheureusement indéfendable du simple fait que j'arrive après la bataille. Renseignement pris auprès de juristes patentés, il est pratiquement impossible de s'opposer à une mise à la retraite d'office quand bien même il serait manifeste qu'elle est le fruit d'une vengeance.

Voici pour finir un résumé des misères de notre collègue :

Puisque la lecture du dernier blog laisse penser que des confrères  s'intéressent aux difficultés de l'un d'eux , je vous résume en quelques  lignes les 5 années de supplice que m'a fait endurer le curé bien shooté .

Dès son arrivée, il m'a interdit de jouer la moindre note pendant les heures  d'ouverture de la basilique: les répétitions ne pouvaient avoir lieu  qu'entre 13 H 15 et 15 h et de 20 H à 22 H. Bien que j'aie lâchement capitulé devant ce diktat, cela ne l'a  pas empêché de débouler à la tribune à plusieurs reprises comme un fou  furieux tandis que je jouais pendant les heures autorisées pour me dire  qu'il avait droit à un peu de calme.

Du temps de son prédécesseur, plusieurs de mes élèves venaient répéter dans  ces plages horaires, mais il les a tous congédiés en prétextant que c'était   la Mairie de Paris qui était à l'origine de cette interdiction. Pendant les messes, je n'avais droit qu'à une entrée d'une ou deux minutes  puisque c'était dans le quart d'heure précédent que nous préparions le  programme, et cette réunion trainait toujours parce qu'il ne savait pas quel  canon il allait prendre ou bien s'il allait chanter ou réciter la  préface..... Pour les chants, composés du répertoire minable qui sévit  presque partout, interdiction de faire introduction, interludes, et  obligation d'accompagner "tout doux"; l'offertoire ayant été raccourci  puisqu'il avait renvoyé les enfants de chour, incapables selon lui  d'encenser correctement, il restait la communion, plutôt courte étant donnée  la diminution continuelle du nombre de fidèles (une quarantaine à ses  dernières messes du samedi soir, mais pas la sortie puisqu'il invitait les  fidèles à venir "papoter sous l'orgue", pour pouvoir me dire que ceux-ci se  plaignaient de ce que l'orgue était trop fort!

En revanche, il se glorifiait de son amour de l'orgue en demandant une  improvisation de 2 à 3 minutes avant l'évangile, pour que les fidèles  puissent l'avoir compris avant qu'il était été  lu. Il écoutait cela assis,  comme un président de jury d'examen, et ensuite ne manquait pas d'en parler  pendant son homélie de 20 à 25 minutes s'il en était satisfait, n'hésitant  pas à chanter les thèmes qui l'avaient marqué! Lors de son arrivée en 2002, l'orgue n'était pas encore totalement achevé,  et il a mené une vie d'enfer aux facteurs d'orgue pendant les derniers mois  de leur intervention.

Le jour de la bénédiction, il a prétendu que l'évêque et les vicaires  généraux n'étaient pas disponibles afin de se donner le beau rôle. Pour le concert d'inauguration, organisé par la mairie de Paris, il avait  été convenu avec lui que ce concert aurait lieu un dimanche après-midi à 17  H puisqu'il n'y avait pas de messe le dimanche après-midi; alors que les  cartons étaient déjà envoyés, il a subitement décidé qu'il y aurait à partir  de ce dimanche précisément une messe  à 18 H ou 18 H 30. La mairie a donc  dû, en toute hâte envoyer un rectificatif pour annoncer que le concert était  avancé d'une heure: près de 200 personés ne l'ont pas reçu à temps et n'ont  pu entrer tant l'affluence était grande.

Selon ses dires, il a passé la  semaine suivante au lit, tellement cette affluence dans cette paroisse  l'avait bouleversé! Ce concert d'inauguration étant donné avec orchestre, Ila fallu avant le  concert que les musiciens eux-mêmes aident à retourner les chaises puisque  le sacristain n'avait même pas été convoqué, et surtout, dès la dernière  note jouée, démonter les estrades et remettre la basilique en état pour les  10 personnes qui sont venus à cette première messe du dimanche soir, qui  aurait très bien pu être célébrée dans la crypte! il faut préciser qu'au  bout de quelques mois, cette messe, célébrée par un très sympathique  vicaire, a été supprimée par décision du curé-ayatollah.

Après ce concert d'inauguration, il a opposé une inertie totale à toute  demande d'organisation de concert, en ne disant jamais non, mais en  répondant que ce n'était pas envisageable pour le moment. Attitude identique  pour les demandes d'enregistrement. Donc aucune activité culturelle n'a pu avoir lieu sur ce très bel orgue  financé par la Mairie de Paris. Laquelle, pour éviter toute polémique, a  répondu à toutes mes demandes que le curé étant affectataire, on ne peut pas  aller contre sa volonté. Le cas a cependant été paroxystique au printemps  2007, où un éminent confrère ayant souhaité enregistre une de ses ouvres  récentes, à usage personnel, avait jugé bon d'utiliser la voie officielle  pour obtenir l'autorisation de ce que je pensais faire réaliser pendant mes  horaires de répétition, La réponse a été délirante, un non catégorique,  ajoutant  qu'il s'y opposerait même par la force s'il le fallait. Voila donc une paroisse de Paris où le culte est subventionné par la mairie,  puisque l'orgue ne sert que quelques minutes par semaine pour les offices  peu fréquentés.

Peut-être le successeur de ce curé a-t-il déjà réussi à  faire revenir ses ouailles. Mais je suis profondément meurtri de ne plus avoir accès à cet instrument,  même au titre d'organiste honoraire, alors que j'ai tant ouvré pour son  achèvement, ayant donné plus de 30 concerts bénévolement avec des  instrumentistes qui jouaient également à titre gracieux, au profit des  activités qui seraient programmées après l'inauguration; un petit capital  avait été réuni grâce aux quêtes effectuées à ces concerts, mais le même  curé a déclaré que lui-seul avait droit de regard sur cette somme et je ne  sais pas ce qu'il en est advenu. Lorsque j'ai reçu comme tous les catholiques parisiens une "lettre  personnelle" de l'archevêque demandant ma participation au denier du culte,  je me suis fait un plaisir de répondre que j'espérais que cette somme avait  été reversée à ses bonnes ouvres et que c'était là ma participation.

Je pourrais encore écrire des pages sur toutes les souffrances que m'a  imposées ce "prêtre de Jésus-Christ" qui n'hésitait pas à me présenter à ses  confrères comme le plus grand organiste de France, voire d'Europe!!!!!, mais  faisait tout pour m'empêcher de jouer, et dans toutes ses lettres  me  rappeler que j'étais son employé. Il n'hésitait pas, bien entendu, à ouvrir  le courrier personnel que je recevais à la basilique, ce que j'avais signalé  en au lieu, mais sans aucun résultat. Je ne sais où il exerce aujourd'hui ses fonctions mais  je plains  sincèrement l'organiste qui aura à travailler sous sa dictature, car ceux  qui l'avaient connu dans ses affectations précédentes ont le même jugement  que le mien.

Il est en tous cas très habile puisqu'il a réussi à m'évincer, après avoir  congédié mes deux suppléants, ce qui lui avait quand même valu une  condamnation aux prud'hommes, mais dans mon cas, il n'a fait que se plier à  la législation en vigueur et convaincre son successeur de se ranger dans son  camp. Je remercie à nouveau tous les organistes parisiens et autres qui m'ont  soutenu en signant une pétition adressée à l'archevêque.

JPI

Le leçon de tout ceci est qu'il faut maintenant arrêter de construire des orgues dans des églises car c'est foutre l'agrent des contribuables par la fenêtre. Il y a assez d'orgues comme cela et il va falloir désequestrer ceux qui sont entre les griffes de curés tyranniques et pervers. Je m'y emploierai et c'est une affaire de longue haleine. Cependant je sens comme je l'ai dit que les temps sont mûrs car les collègues en ont assez de ces situations.

J'ajoute que pour les paroisses qui veulent des orgues il y a la solution numérique, il y a le système Hauptwerk, MyOrgan et les marques telles que Johannus, Viscount qui ont évolué et évolueront encore et je donne à dessin l'url de la firme montée par Jean Lenglat car il y a sur son site une série de vidéos avec des interviews d'organistes parisiens et donc des "vedettes" qui tel un Pincemaille sont d'acoord sur le fait qu'il vaut mieux un orgue électronique qu'une raclure à tuyaux. Je suis agréablement surpris de cette évolution qui contraste avec les propos de jeunes imbéciles de puristes qu'on pouvait lire sur un certain forum aujourd'hui défunt...

http://www.orgues-lenglet.com/content/view/30/36/

 

17.11.2007

Histoire d'un curé bien shooté...

1c412c2fc114a460469092b9068fa6ba.jpgL'histoire se passe dans le quartier Menilmontant. Le curé Antoine Baron est honni d'une bonne part de ses sujets, les plaintes sont nombreuses mais d'abord vaines. Golias s'en mêle et conseille d'insister. L'archevêché finalement décide de muter le phénomène. Ce dernier se venge en mettant à la retraire d'office son organiste. Il parait que mis à part un concerne d'inauguration il n'a jamais été possible d'obtenir d'autres concerts et l'orgue gigantesque se trouve réduit à servir un culte qui s'il a été conçu à la manière des contrepétries et insanités d'un bulletin baptisé Le joint n'a pas du briller par son caractère sacral ni par une majesté en relation avec le Dieu qu'il s'agissait d'honorer.

Une pétition très diplomatique a été signée par de nombreux organistes parisiens mais l'archevêque n'a pas répondu et le nouveau curé a fait savoir que l'ancien organiste aurait marqué son désaccord avec le programme pastoral envisagé.

On suppose qu'il s'agit de l'ancien programme et que le nouveau curé aurait l'intention de poursuivre l'oeuvre de son prédécesseur, sinon cette affirmation n'aurait guère de sens. Quoiqu'il en soit elle est fort caractéristique d'une stratégie consistant pour les curés à se prendre pour Dieu le père en s'estimant seuls capables de juger du plus grand bien du peuple à eux confiés. On est bien loin des déclarations d'une église qui se déclare servante mais prouve à chaque instant qu'elle n'a nullement perdu son arrogance depuis le dernier concile.

Force est de constater que sonner le rappel en faveur de nouvelles signatures ne servira à rien. La stratégie adoptée n'a rien donné et les responsables ne plieront pas devant une liste plus impressionnante encore. Cet échec au moins momentané montre le mépris en lequel nous sommes tenus en tant que "ministres" plus ou moins occasionnels de l'Eglise romaine. Nous sommes toujours considérés comme l'étaient autrefois les comédiens à commencer par le grand Molière. Il faut être clair on nous prends pour de la merde. Il n'empêche que si Rome n'avait pas eu à son service les plus grand musiciens de la planète il y a sans doute longtemps que la "magie" de sa pompe aurait fait floc.

Telles que les choses sont présentées on ne peut pas en appeler aux pouvoirs publics qui refuseront de s'ingérer dans ce qui est présenté comme une simple affaire de désaccord dans la gesiton interne de la paroisse alors qu'il s'agit en fait d'un vulgaire acte de vengeance de la part d'un curé qui a du aller se faire voir ailleurs. Le curé actuel doit prouver ce qu'il avance et à défaut y être contraint devant la justice prudhommale.

Il faut espérer que Golias ne manquera pas de revenir à la charge et je vais de ce pas inviter cette revue à jeter un oeil sur le présent blog. j'espère que cette revue appuiera mon analyse et si c'est le cas on aurait alors une petite chance d'obtenir que la décision du curé baron soit annulée. Mais alors il serait à craindre qu'on ne lui mène la vie dure. En fait la bonne solution serait de former un comité de censure à l'intérieur de la paroisse qui aura la charge de tout passer au peigne fin. Mais il faut toruver des gens qui auront le courage de se lancer là dedans. En fait il faudrait d'abord savoir qui est ce Franck Souron et de quel bois il se chauffe.

Les réponses de l'archevêché qui a freiné des 4 fers la mutation du dénommé baron démontre une jobardise sans borne. On s'imagine encore qu'on va rameuter du monde dans la "secte" en parlant un "langage branché". La maladie du jeunisme sévit dans les rangs de la "calotte". Ils n'ont pas encore compris que la seule manière d'être crédible auprès d'un jeune ce n'est sûrement pas d'affecter d'imiter leurs manières car à ce compte là il ne peuvent qu'en arriver à mépriser les "pitres" qui se livres à ce genre de prestation. Quant à se moquer d'un vieux qui marque sa dévotion à la patronne du lieu, cela relève tout simplement d'un mépris et d'un cynisme abyssal. Malheureusement, l'Eglise ne peut pas se permettre de virer carrément ce genre de clown car ses troupes sont bien maigres. Il ne faudrait pourtant pas grand chose pour changer tout cela et mettre les pendules à l'heure. Mais comme je l'ai montré par ailleurs il n'y en a que pour des "bagatelles".

La suite au prochain numéro... Enfin quoiqu'il arrive on aura fait ce qui est en notre pouvoir en mettant le doigt sur ce qui cloche. Les gens ne sont pas idiots et ils finiront par se réveiller et envoyer au bain MM. les curés lorsqu'ils comprendront que leur salut ne dépend nullement du genre de guignol dont il est question.

Pour la question des orgues, il va falloir faire remonter tout cela en haut lieu afin qu'on cesse purement et simplement de gaspiller les deniers publics si c'est seulement pour accompagner les fantasmes de curés populistes...

http://leblogdemusicreprints.blogspirit.com/files/Dossier...

09.11.2007

L'énigme du mesurage de Louis Couperin (pièces d'orgue)

4429b8bb192869e81c4f33b78da8796c.jpgLe volume des pièces d'orgue du manuscrit Oldham poublié par l'Oiseau Lyre monégasque contient des pièces qui incitent à se gratter la tête. Pour de multiples raisons d'abord parce que ces pièces ne ressemble pas aux pièces de clavecin du même auteur. Il n'est donc pas étonnant qu'on ait élevé des doutes sur la paternité de l'une ou l'autre série en avançant la thèse qu'elles pourraient bien être de deux Couperin différents.

Il y a bien un problème car les pièces d'orgue dont on parle ne ressemblent à rien de connu. Elles sont certes assez françaises par certains côtés mais aucun autre organiste n'a écrit quelque chose qui s'en rapprocherait.

On s'est posé la question de savoir pourquoi le smesures de Couperin sont souvent inégales. Il y a deux réponses possibles: où bien il s'agit d'un barrage approximatif car on sort d'une époque qui méconnaissait les barres de mesures où ces inégalités ont une signification et l'on doit en tenir compte dans l'interprétation. Mais très franchement, je n'y crois guère car après avoir cherché et cela fait au moins 3 ans que je me pose des questions je n'ai pas trouvé de réponse certaine.

J'ai questionné une élève de Chapuis avec qui j'ai pris quelques leçons durant un été. Ca m'a énormément aidé pour les articulations et bien qu'elle ne m'ait point donné de directive magistrale, j'ai pu établir une liste de principies qui déterminent les bonnes articulations. Quant à la question posée on m'a répondu qu'il y aurait dans certains cas 2 interprétations possibles. Une lente et une rapide...

Prenons un exemple précis : la Fantaisie n° 24 p. 38. Le thème apparaît à nu sur 2 mesures contenant 4 blanches. On est donc tenté de compter à la brève (notre blanche) mais à partir de la 3ème mesure on n'a plus que 4 noires par messures et ça coïnce. Si la brève est l'unité de tactus, c'est la croche qui est inégalisée et non la double. Non seulement les barres exédentaires, dans cette perspective, gênent la lecture mais je me demande si c'est vraiment possible d'inégaliser les croches et de considérer les doubles comme purement ornementales. Ca l'est sans doute mais àa n'est pas aisé pour diverses raisons, e tparticulièrement quand des croches sont superposées à des doubles.  En revanche, si on décide de compter à la noire çà marche très bien. La seule difficulté concerne l'intonation du thème car il faut faire le rapprot entre la pulsation des petites mesure et l'énonciation (qui paraît trop lente) du thème dans les 2 mesures initiales.

Je ne sais pas comment les interprêtes ont résolu ce problème et je n'ai même pas écouté en entier la version de David Moroney car elle me barbe littéralement. Du reste j'ai appris que lorsqu'il a donné l'intégrale en concert à St Michel en Thiérache beaucoup de m'élomanes qui étaient venus de Paris sont sortis avant la fin... On doit à la vérité de dire qu'indépendemment du genre d'énigme que je viens de mentionner, et qui est réelle pour quelques pièces, cette musique est très dense et assez sombre. La rendre intéressante pour l'auditeur est réellement une performance et je connais beaucoup de profs qui se refuse à la jouer car il trouve cette musique chiante.

La plus difficile est sans doute la Fantaisie des duretés. Je la maîtrise parfaitement du point de vue technique sans le concours du pédalier (beaucoup de positions chez Louis Couperin sont très écartées et parfois impossible à toucher sans le pédalier ce qui pose le problème de savoir où il est cohérent de s'en servir...). Ce n'est point que son chromatisme en mésotonique soit choquant mais il est difficile d'arriver à la fin des 2 pages sans s'être emmerdé. On décroche très vite et en fait ce n'est pas une pièce qu'on peut jouer au pied levé n'importe quand. Il faut trouver le style juste et je ne em hasarderais pas à la jouer en concert car il est très malaisé de conserver la "tension" nécessaire jusqu'à la fin. Et si l'exécutant "décroche" même en faisant correctement les notes l'auditeur le sentira sans forcément en prendre conscience de sorte qu'il dira à la fin. Mais qu'est-ce que c'était ennuyeux ! En revanche, si on a été en accord, il dira ceci : c'est de la très belle musique mais je n'aime pas parce que c'est trop sombre pour mon goût personnel...

Pour en finir avec le genre de l'énigme de mesurage. Je propose de considérer la Fantaisie n° 27. On a 4 blanches par mesure du début à la fin. La croche est inéglisée sans nul doute. Et si on y réfléchit bien en récrivant cette pièce à raison d'une noire au lieu d'une croche par battement, on se retrouve exactement dna sle cas de figure de la fantaisie n° 24, à savoir que si l'éinégalisation des double spouvait paraître un peut "chinoise", voire artificelle, la comparaison des deux cas de figure montre que c'est probablement la solution la plus naturelle. En vérité je ne crois guère à l'existence de 36 solutions pour une même pièce et je demande à entendre la  pièce n° 24 pensée avec des croches inégales. Il est des organistes très habiles.

Si ce genre de rubrique intéresse, voici les corrections qu'il faut apporter à la rytmique des thèmes de la Fugue n° 11 p. 16. J'ai noté une faute manifeste dans le ms qui n'a pas été corrigée (seconde page, 1er système, mesure 3 ré do do ré mi au lieu de ré do ré mi fa qui n'a aucun sens...).

En fait il y a peu de chose à dire et voici le secret pou bien éxécuter cette pièce à savoir que le thème lorsqu'il apparait sous la forme ré do ré mi dans toutes ses transpositions doit être franchement inégalisé ce qui implique un subtil décalage d ela première note de cette figure par rapport aux voies qui l'enserrent.

Pour la première mesure d'introduction, le fa de fa mi fa sol est une formule dasns laquelle le premier fa n'est pas une croche mais bien une double inégalisée. Donc quand on arrive à l'entrée de Sib sol Sib la c'est le même cas de figure. Le premier Si b est doublement décalé par rapport au ré de la voix inférieure parce qu'il est une double et de plus elle est inégalisée. A dire vrai le thème tel qu'il est écrit est un non sens. Et le principe énoncé doit être appliqué à toute la pièce. C'est alors qu'elle prend un tour bien différent car telle qu'elle est écrite elle est complètement brouillée... j'aoute que la confirmation de ma thèse d'une écriture négligée se trouve dans la pièce elle-même puisque dans la suite la note initiale du thème ou de ses imitations est une double...

Je peux fournir les pages en pdf à ceux qui n'ont pas l'édition et veulent se pencher sur ces cas de figure. Il suffit de les demander...

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